Bonjour à toutes et à tous ! Vous écoutez Nala et la poussière de ciel, épisode 5. Saviez-vous
que l'annexion de la Franche Comtée par le roi de France n'a pas seulement eu des conséquences
pour le château de Précy, que nous avons exploré au côté de Nala dans l'épisode précédent ?
La région est alors propice à la contrebande. Le souverain tente d'y mettre un terme. Il
instaure tout un système judiciaire et fait construire les prisons royales de Saint-Amour.
Au contrebandier s'ajoute les criminels de la région et les prisonniers politiques.
Tout ce petit monde a sa propre cellule, des cellules que vous pourrez découvrir à l'occasion de
votre venue. Les espaces communs et des lieux pour rendre justice sont également construits,
si bien que les prisons royales de Saint-Amour forment un ensemble tout à fait unique dans la
région. Envie d'en apprendre davantage sur cet endroit ? Rendez-vous sur juramuse.fr. Bonne écoute !
Tic tac, tic tac ! Des vallées au sommet, rien ne peut nous arrêter.
Par de l'alespace et le temps, retrouvent celle qui nous a été enlevée.
Au château de Présie, une clé, cachée dans un morceau de pain, conduisent Nala et Granny dans
le donjon. Tandis que Nala ouvre une paire de menottes dans laquelle le foulard de Nona est
coincé, un nouveau bruit de chaîne retentie suivi d'un grand flash. Nala et Granny sont
appées par cette lumière. Le vent fouette leur visage, des éclairs les frôles. Il n'y a plus de
eau ni de bas. Les deux femmes virevolent encore et encore. Quand cela va-t-il s'arrêter ? Nala
croit apercevoir toutes sortes de choses. Une horloge sans aiguilles, un sablier rempli d'eau,
un soldat chevauchant sa monture à l'envers. Quel endroit étrange ! Pendant un instant,
elle s'imagine à la place d'Alice, chutant dans le terrier du lapin blanc, pourvu qu'elle ne
rencontre pas la reine de cœur. Brusquement, sa course s'arrête. L'espace de quelques secondes,
elle est là, suspendue dans l'air comme en l'évitation. Et d'un coup, vlan ! Nala tombe
lourdement sur une surface dure et froide. À quelques mètres d'elle, Granny s'écrase aussi en
étouffant un grognement. Sonné, la fillette doit reprendre ses esprits. Elle passe une main sur
sa nuque un peu raide, tandoucement les jambes s'étirent. Ouf, rien de cassé ! Nala lance
alors un regard inquiet vers sa grand-mère. Elle lève un pouce en l'air pour lui signifier qu'elle
va bien. Comme si elle attendait ce signal, Nala crape à eut jusqu'à elle et se jette dans ses bras.
Ça va aller ma chérie. L'arrassure, Granny. Une chute pareille, ça me rappelle mes années de judo.
Ah, mais ne t'inquiète pas, je suis solide. Et toi, rien de cassé ? Tandis que Nala secoue la
tête de gauche à droite, Granny se relève précautionneusement, puis tend la main à sa petite
fille pour qu'elle l'énite. Attention, le sol a l'air de glisser. Mais je ne pense pas que ce soit
à cause d'un grand coup de serpilière. Non, on dirait plutôt que nous avons atterri dans un endroit
très humide. Et tu as remarqué ces torches autour de nous ? C'est diablement bien fait pour une
reconstitution historique, dit donc. Je ne savais pas que certains lieux proposaient un pareil
dépaysement. Il semblerait que Granny se voile la face. Une reconstitution historique, alors qu'elles
ont été aspirées dans un étrange tourbillon lumineux. Drôle d'idée. Nala en est certaine.
Elles ont voyagé dans le temps. Où est quand on t'est atterri ? Rien n'est moins sûr. Soudain,
Nala entend des éclats de voix. À pâfetrer, elle suit le bruit avec Granny dans son sillage.
Après quelques mètres, elle tombe sur une lourde porte en bois, renforcée par des barres métalliques.
Une porte qui tout à coup s'anime. Quelqu'un de l'autre côté la secoue vieux laman en criant.
Joli ! Joli ! J'ai soif ! Et j'ai faim ! Joli ! Je sais que tu es là. Si tu ne veux pas me donner un peu
de pâté, remplis au moins mon gobelet avec de l'eau fraîche. Tandis que la porte continue de s'agiter
sur ses gonds, Nala s'en approche. Sa grand-mère inquiète tente de l'handi suadé d'un geste.
Mais Nala a une intuition. Elle ne craint rien. Elle se met sur la pointe des pieds, face au juda,
cette trappe qui permet de voir ce qui se passe sans ouvrir la porte et le fait basculer. Là,
l'homme cesse de bugler. Bah, de qui toi ? Bonjour monsieur, moi c'est Nala. Enchanté de
faire votre connaissance. Bah dis donc, t'es drôlement poli, drôlement plus poli que le
joli. En plus, il refuse de nous nourrir. Remarque, c'est sûr qu'en mangeant rien, on ira nulle part.
Vous voulez vous évader ? Bah, si l'occasion se présente, je serai toujours mieux chez moi
contre ces quatre murs. Bon, personne vient m'enquéquiner et je peux dormir sur mes deux oreilles.
On a des cellules individuelles mais je voudrais bien revoir ma famille.
Oui, enfin, vous devez avoir fait quelque chose de grave pour être emprisonné.
Bien le bonjour ma bonne dame. Pardon, j'avais pas vu. J'avais vu que la petite. J'ai rien fait
de méchant. Y a pas si longtemps, je travaillais à la saline. Mais voyez-vous, tout ce sel,
ça m'est monté à la tête. Y en avait partout, de l'or blanc. Alors, un jour, je me suis dit un peu de
plus ou un peu de moins, personne verra la différence. Et vous aviez tort ? Ça, pour avoir tort,
j'avais tort. Puis voler la saline, c'est comme voler le roi. Et même si j'avais pas piqué grand
chose, direction les prisons royales de Saint-Amour. Pour l'exemple. À ces mots, le visage de Nala
s'éclaire. Elle savent enfin où elle sont. Quand à l'époque, difficile à dire. Vous ne seriez pas
enquel année nous sommes par hasard. Vlaine drôle de questions. J'ai la réponse mais une
pareille information s'asper. Nala sait exactement comment monnailler ce renseignement. En se dirigeant
vers le donjon du château de Présie, elle a glissé ce qui restait de sa tranche de pain dans
sa banane. Sa banane de superhéroïne. Elle savait bien que ça pouvait lui être utile. La fillette
frotte délicatement l'ami, histoire d'enlever quelques poussières, étant le morceau de pain au
voleur. Ravi, il se jette sur la tartine et commence à grignoter la croûte avec application. La bouche
pleine, il répond finalement à la question de Nala. Elles ont atterri en 1801. Granille
blémi. Sous le choc, elle s'assoit contre le mur de la cellule. Nala vient la rassurer. Le 19e
siècle ce n'est rien du tout. Avec Elio, elle a même rencontré un dinosaure une fois. Il y a
plus de 150 millions d'années. Sa grand-mère n'en croit pas ses oreilles. Nala lui promet de tout
lui raconter mais il ne faut pas trop s'attarder. Si elles sont là, ce n'est pas un hasard. C'est
une étape dans leur jeu de piste pour retrouver Nona. Et si elle se fit à son expérience, pour
revenir dans le présent, il faut généralement résoudre un énigme. Moi, la seule énigme qui
m'intéresse, c'est de savoir combien de temps je vais croupir ici. Si je peux vous donner un conseil.
Faites donc un tour dans le coin. Mais Garavu, le jolié n'est jamais bien loin. Un vrai gognafier.
En plus, il est méchant comme tout. Garavu s'il vous attrape. Rassurez-vous,
nous ne laisserions pas faire. Je le remettrai à sa place. Mais merci de nous avoir prévenus.
Vous serez vigilant. Et puis, merci d'avoir répondu à nos questions. Si j'avais plus à manger,
je vous aurais donné mes provisions. On s'est bien aimables. Allez, arrêtez de traîner avec les bandits.
Bon courage pour la suite de votre aventure. Sur la pointe des pieds, Nala et Granny passent
devant d'autres portes de cellules. Plant encore, des protestations se font entendre. Assurément,
l'endroit est plein à craquer. Les contrebandiers, ceux qui vendent des produits sans respecter les
lois, ne doivent pas manquer dans la région. Elles tombent finalement sur un escalier qui leur permet
de quitter le sous-sol et son atmosphère confiné. Lorsqu'elles arrivent au rez de chaussée,
elles entendent des bruits de pas et le teintement dans l'ourtre au saut de clé.
Pas de doute, le jolié se rapproche, elles sont fichues. À moins qu'elles n'atteignent
l'autre volet de marche, Nala et Granny se regardent droit dans les yeux, hoche la tête en même temps et
bondissent tout en souplesse vers l'étage. Ouf, c'était moins une. Une porte en trouverte
les mène vers une salle. On dirait un tribunal. Tu as raison, c'est une des salles d'audience.
J'ai lu qu'ici, dans les prisons de Saint-Amour, on rendait aussi la justice sur place. Aussitôt jugé,
aussitôt emprisonné, difficile de faire plus efficace. Tu crois que nous allons trouver quelque chose ici ?
C'est possible. Je pense que le mieux pour le découvrir, ce serait de fouiller les lieux.
Faisons-nous discrète. Je n'ai pas envie de croiser le jolié. Sa réputation le précède.
Moi non plus. Histoire d'être plus efficace, prenons chacune à bout de la pièce.
Instantanément, elles s'exécutent. Elles ouvrent les livres, retournent les piles de documents,
regardent sous les bancs, soulèvent les tentures. Brusquement, Nala fait de grand geste pour attirer
l'attention de sa grand-mère. Derrière un épéridot, elle est tombée sur une niche, avec à l'intérieur
un coffre irrectongulaire. Le bois brille comme un soulier vernis. Nala ouvre le loquet en métal doré,
délicatement ouvragé. Dedans, Granny et elle découvrent plusieurs cubes en acajou. La fillette
les sort un par un de les tuis. Sur chaque face, on peut élire une lettre différente.
Granny est catégorique. Il faut former un mot. Oui, mais lequel ? Peut-être que si toi aussi tu
timais, tu pourras le découvrir et ainsi permettre à nos héroïnes de revenir à notre époque.
Tu as de quoi noter ? C'est parti ! Il y a deux E, un O, un T et deux F. Bonne chance et à bientôt !
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Clémence Simon.
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