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Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chéri FM.
La Grotte des Corrigans, d'après un conte traditionnel Breton.
Tous les Bretons savent qu'il ne faut pas trop s'aventurer dehors après le coucher du soleil.
Car la lande abrite bien des créatures magiques.
Si on a de la chance, on peut tomber sur le haut par nôse, le héleur de nuit qui avertit les passants égarés des dangers.
Mais on peut tout aussi bien rencontrer le bugul nôse qui emporte les enfants dans son chapeau
ou les lavandières de nuit qui annoncent toujours des malheurs.
Le plus fréquent, c'est encore de croiser des corrigans.
C'est l'utin des falaises qui sortent la nuit jouer des tours aux passants.
Et là, tout dépend de leur humeur.
Ces farfas des malicieux sont parfois redoutables, parfois généreux.
On ne sait jamais trop ce qui arrivera avec eux.
Laissez-moi donc vous raconter ce qu'il se passe quand on pénètre leur royaume.
Il y a bien longtemps, il y avait à Bats sur Mère, dans le sud de la Bretagne,
un coordonnier du nom de Yann Glamarek.
C'était le plus aimable des hommes, toujours de bon humeur et toujours prêt à rendre service.
Pourtant, sa vie n'était pas facile.
Sa femme soisique et lui avait beau s'acharner au travail pour nourrir leurs dix enfants.
Sur la table familiale, le pain noir et la bouillie de chou manquaient souvent.
Un soir, après une longue journée à recloer des sabots pour quelques sous,
Yann Glamarek reprit le chemin de sa maison.
Il n'y avait plus d'une lieu à parcourir et la nuit était déjà tombée.
Mais la lune était claire et Yann marchait en s'y flottant au milieu des bruyères et des agents,
dont les fleurs jaunes semblaient parsemmer la lande d'autant de gouttes d'or.
Quand un orage terrible éclata.
Vite, Yann se mit à courir.
Jusqu'à ce qu'au milieu des torrents de pluie, il entend un gémissement.
Au pied du ménir de Saint-Michel, cette pierre longue dressée devant la mer,
une vieille femme gisait dans la boue et l'appelait.
Je me suis foulée la cheville.
Je ne peux plus marcher et je suis si loin de chez moi, j'ai besoin d'un gîte.
Yann savait qu'il fallait se méfier de tout le monde, la nuit, sur la lande.
Et en particulier des créatures qui apparaissent près des ménirs, ces pierres mystérieuses.
C'était peut-être une sorcière qui sait.
Mais faisant fi des superstitions et n'écoutant que son bon cœur,
Yann prit la vieille femme sur son dos et la porta jusque chez lui,
malgré les branches épineuses et la boue glissante.
A la maison, sa femme soisique s'empressa d'installer la vieille au coin du feu.
Et elle allait chercher des vêtements secs quand la vieille laissa tomber son manteau boueux.
Les glaies maraîques ébaillent, virent apparaître une jeune femme resplandissante,
couverte d'or et de bijoux et d'une beauté sans pareille.
Et surtout, petite, minuscule même, une vraie lutine.
Incroyable, mais vrai.
Ils étaient devant la reine des Corrigans.
Etaient-elles donc venus leur jouer un tour ou les couvrir de bien fait ?
Elle s'adressa à eux d'une voix douce.
Mais chère glaie maraîque, savait-vous que ce nom de glaie maraîque, autrefois,
servait à désigner les plus braves des chevaliers Bretons ?
Ce soir, en m'offrant votre secours, vous vous êtes montré dignes de le porter.
Et je veux récompenser votre générosité.
Alors, écoutez-moi.
La reine leur révela que non loin de là, dans le creux de la falaise,
se trouvait Toul-ar Gorriganade, la Grotte des Corrigans.
C'était là que son peuple entreposait ses trésors.
Si Yann le souhaitait, il pourrait s'y rendre le lendemain soir.
Elle ferait en sorte qu'il soit invisible grâce à un sortilège,
et il pourrait y prendre ce qu'il voudrait.
Mais attention, si forte soient les tentations qu'il rencontrerait,
il devrait absolument être ressorti de la Grotte avant le lever du soleil.
Le lendemain, au crépuscule, Yann prit deux grands sacs de jus avec lui
et emprunta la barque de son voisin.
Malgré le vent qui soufflait et les flots agités,
il navigua jusqu'à l'entrée de la Grotte.
Amarrant sa barque au flanc de la falaise,
il se friait un chemin parmi les rochers jusqu'au fond de la fente,
et prononça la formule que la reine des Corrigans lui avait enseignée.
«Digor Datoul, ouvre-toi, Grotte.
La roche s'ouvrit dans une explosion de lumière.
Yann dû se frotter les yeux,
le trésor des Corrigans brillait de mille feux.
Dans la Grotte, si profonde qu'il n'en voyait pas le bout,
des monstros d'or, d'argent et de pierres précieuses s'entassaient jusqu'au plafond.
Et partout, des créatures minuscules qui ne lui arrivaient pas au genou,
mais aux cheveux et à la barbe, si longs, qu'il recouvrait jusqu'à leur pied fourchus.
Des Corrigans, les légendes disaient d'Hongvrai,
et non seulement qu'ils existaient, mais ils produisaient des trésors.
Ce petit peuple était bien afféré.
Certains, alchimistes, changaient les galets en pépites d'or.
D'autres taillaient les pierres pour les rendre toujours plus belles et plus brillantes.
Mais leur passion, c'était de s'amuser.
Alors, la plupart dans ces temps rondes faisaient des glissades sur les montagnes de pièces,
ou jouaient à la balle avec les aimeraudes.
Tout signorait Yann.
Grâce au sortilège de la reine des Corrigans, il était invisible.
Yann s'empressa de remplir ses sacs.
Il y avait là de quoi mettre sa famille à l'abri du besoin pour plusieurs générations.
Il allait vite pouvoir rentrer chez lui, loin de ses créatures.
Il s'apprêtait à re-embarquer, quand il lançait un dernier regard à la grotte.
Il y avait tant d'or, tant de richesse, et les sacs étaient remplis si vite.
Ce serait quand même bien dommage de ne rapporter que ça.
Alors, il se souvint des filets de pêche au fond de la barque.
Hop ! Il les lançait dans la grotte et attira à lui, plutôt que des poissons,
des gobelets d'or, des plats d'argent et des safirs gros comme le poing.
Quel bel pêche !
Il aurait pu s'arrêter là, mais l'éclat de l'or avait allumé en lui un brasier de désir.
Une fois les filets pleins, il arracha ses propres vêtements
pour en faire des balluchons de joyeuses et de pierres précieuses.
Désormais, tout nu, il courait déverser dans la barque des brassés d'or, des poignées d'argent.
Ses allers-retours étaient de plus en plus frénétiques.
Son regard, brûlant.
Ce n'était pas assez, ce ne serait jamais assez, il voulait tout, tout !
Soudain, Yann Sarreta, net, dehors, le soleil brillait.
Pauvre de lui, obnubilé par la cupidité, il avait oublié les avertissements de la reine.
Et maintenant, le soleil était levé.
Il fallait partir d'ici, et vite. C'était peut-être déjà trop tard.
Ni une, ni deux, Yann sauta dans la barque.
Mais, sous le poids du butin, elle coula à pique.
Catastrophe, il ne savait pas nager.
Sa crochante rochée, il se hissa hors de l'eau, hoquetant, terrifiée,
et toujours nu comme un verre.
Il reprenait à peine son souffle, que les corrigants, dans un tourbillon, l'encerclèrent.
Le sortilège s'était dissipé, Yann n'était plus invisible.
Les corrigants entamèrent une ronde infernale autour du pauvre Yann,
qui était balancée de coups en coups, de rochers en rochers, au rythme de leur chant.
Voleur, voleur, voleur, voleur.
Il allait perdre connaissance quand la reine apparut.
Un geste d'elle, et pfff, les corrigants s'évaporèrent,
laissant derrière eux l'écho de leur rire maléfique.
Et Yann, à terre, meurtri, abbas sourdi.
Magnanim, la reine le couvrit d'un manteau et lui dit,
Alors tu as cédé à la cupidité.
Je te croyais plus raisonnable que ça,
mais tu n'es qu'un homme, et les hommes toujours se laissent aveugler par l'or.
Je n'oublie pourtant pas que tu m'as aidé, et que ton cœur est bon.
Alors, prends tout de même ce plat.
Avec lui, toi et les tiens n'aurez plus jamais faim.
Va, et que cette aventure te serve de leçon.
Elle claque à des doigts, et Yann se retrouve à devant chez lui.
Pfff.
Soisique fut un peu déçu de le voir revenir avec un simple plat de terre.
Mais l'important, c'était que son mari soit rentré.
Elle n'était pas rassurée de le savoir mêler au corrigan.
Et bien vite, il découvrit que le plat était magique.
Il leur suffit de penser aux choux qu'ils allaient faire bouillir pour qu'ils en débordent.
La reine des corrigans avait tenu promesse.
Les glaimarecs n'auraient plus jamais faim.
Les enfants glaimarecs étaient fous de joie.
Une pensée suffisait, et le plat se remplissait des mêles les plus délicieux.
Ou les plus farfelus.
Toute la journée, ce n'était que cochon rôti, gratin de pommes de terre,
Queen-Aman et Tartopommes.
Quand il n'essayait pas la soupe de poissons aux fraises,
ou le miel aux champignons.
Il n'y avait qu'une seule règle qu'ils avaient fait jurée à leurs parents de respecter.
Ne plus jamais, au grand jamais, remplir le plat de choux.
Ils en avaient assez mangé pour toute une vie.
Conte-moi l'aventure est un podcast chéri FM réalisé par une bande de lutins.
A l'écriture, notre Bretonne, Marion Lemoine.
A l'interprétation, la lutine des falaises, Léa Desgaré.
A la réalisation et au mix, le chercheur d'or, Guillaume Rémon.
A la production, l'alchimiste, Spot Machine.
Et à la rédaction en chef, la reine, Maud Ventura.
Pour soutenir ce podcast, vous pouvez lui déposer 5 étoiles sur Apple Podcast, et bien sûr, vous abonner.
A bientôt pour une nouvelle aventure.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org