et la considération de notre effrayante position ici bas, que soit nous deviendrons
fous de la révélation, soit nous enfuirons la lumière mortelle dans la paix et la sécurité
d'une nouvelle era d'obscurité.
Je me souviens de cette jeune fille, elle était belle, du moins dans mes cauchemars elle l'est.
J'avais croisé son regard étonné juste avant qu'un cercle bien net, gros comme une assiette,
ne s'ouvre dans son abdomen, c'était comme un hublot ouvert sur ses entrailles.
Elle poussa d'abord un petit cri de surprise, puis elle voulait hurler, mais sa voix comme
ses tripes furent aspirées et disparurent à travers ce cercle. C'était comme si on lui
avait enfoncé dans le ventre, l'abus d'un aspirateur invisible. Mécaniquement,
elle tenta de porter les mains à son abdomen, elle ne la ténière jamais, elle butait
à rencontrer une masse invisible à laquelle le positionnement des doigts a donné une forme
cylindrique. Puis les jeunes filles entamènent une danse de sanguille à quelques centimètres
au-dessus du sol. Au bout de quelques secondes, ça m'a paru des heures, des bulles de sang
commencent à éclater un peu partout sur ses lèvres. La foule formait un cercle autour
d'elle, qui se tatue de sel figé par la terreur, paralysée par ce spectacle morbide.
Son calvaire s'achetait lorsque son corps se brisa en deux, dans un angle qu'il n'aurait
jamais dû prendre. J'espère encore aujourd'hui qu'elle était déjà morte lorsque ses talons
va reconnisser à Nuki que son corps disparut dans l'invisible suceoir. Tout ce qui restait
d'elle, c'était cette flacque de sang et d'humeur dans laquelle trempaient quelques
morceaux de chair et une chaussure. Le cercle et le sort se brisaient enfin, nonomimes
tout sa courir, en beuglant comme des animaux à peurée qu'on nommait nalabatoires. C'est
d'ailleurs ce que nous étions devenus. Durant cette phase de grande boucherie urbaine,
un mec que j'ai croisé plus tard appeler comme ça ce moment, la panique tuait autant
que ces choses affamées qui fait se toyer sur les boulevards. Ce type, historien, il
prétendait l'être et franchement je m'en foutais, j'avais pas lui demander son diplôme.
Il tentait de tenir une chronique des événements. Il m'avait dit, tant que nous écrivons notre
histoire, nous existons, notre mémoire nous est aussi vitale que l'air que nous respirons.
Et nous n'étions plus si nombreux que cela à respirer, si j'en croyais le nombre
d'un déclinement des autres déchus de la chaîne alimentaire que je croisais de temps
à autre. Je ne l'ai côtoyé que quelques jours. J'avais
fait une hale dans la bibliothèque dévastée qu'il avait choisi de hanté. J'y avais
pris quelques livres. J'ai toujours aimé lire, surtout maintenant, malgré tout le reste.
Depuis l'enfance, j'ai lu tout ce que je pouvais trouver. Polar, romance, aventure,
catalogue et trois suisses, j'ai semé des nombreux livres durant toute mon érence.
L'homadisme n'est pas un sport de bibliophile. D'ailleurs, la première victime, ce soldat
en Suisse justement, avait fait éteinter quelque chose dans ma mémoire de lecteur.
Il y eut d'abord Brume, ma nouvelle préférée de Kign. Ce texte n'est jamais oublié depuis
mon adolescence. Plus agréable à lire qu'à vivre. Vous pouvez me croire. Je suis drôle,
putain.
Mais la véritable révélation m'était venue durant la soirée de cette première journée
de fin du monde. Le truc m'a même figé sur place lorsque c'est revenu. Abdu la
Lázered, l'arabe démon, l'auteur d'une échronomiconne. Dans son histoire d'une
échronomiconne, Lovecraft est décrivé la mort de Lázered au IXe siècle. L'attaquée
est mise en pieds sous milieu de la foule par une créature invisible. J'ai vérifié
immédiatement lorsque j'ai pensé à Lovecraft. Au moment de la première attaque, Internet
existait encore. La grande réseau de télévision aussi. Mais nous avons été nombreux à faire
le lien entre ce qu'on a vu et cette histoire.
Ce fut le début du temps des complots. Des théories délirantes autour de la cosmogonie
créée par Lovecraft et ses continuateurs. La terreur ouvrait une fenêtre de tir à la
ruée vers les délières mystiques. Des gourous sortirs de l'ombre. Et les ouvrages
de Lovecraft s'arrachèrent. Un festival de la connerie. Une apothéo...
Une consécration postume démente pour le citoyen de Providence. Il aurait aimé le bouffard de glace.
J'ai trouvé plus tard des temples grossiers à la gloire de Chtulu et des anciens. J'ai aussi
trouvé des traces de sacrifices sur ces minables hôtels abandonnés. Souvent des animaux. Parfois pas.
L'humanité se jeta dans la recherche de toutes les explications possibles. Avec son cortège
de stupidité et de violence absurde. La civilisation s'écroule à dans un château ayant
qu'à meilleux d'horreur, certaines bien humaines et de peurs paniques. Survivre à
les bientôt signifiant combattre. Combattre c'est semblable souvent plus dangereux que les
quelque chose. J'avais lu beaucoup de romans de science-fiction qui décrivaient la fin du monde.
Et je ne me faisais que peu d'illusion sur mes semblables. Je n'aurais pas dû être surpris.
Malgré tout la vitesse avec laquelle l'humanité et ses structures sociales,
technologiques et politiques s'écrouler me stupéfient encore aujourd'hui.
On avait bâti tout ça sur du sable en réalité. Les autres nous avaient frappé là où était
notre force en tant qu'espèce. L'homme avait colonisé et dominé la planète, résisté au pierre,
parce qu'il est, ou tu n'aimes moins été, un animal social. Nous avions compris que les
concentrations humaines les attirait. Au milieu des carnages commença un exodus urbain massif.
Puis lorsque le président des États-Unis se fit ouvrir en deux, mais avec lui quelques dizaines
d'ambassadeurs, de ministres, de secrétaires d'État lors d'une réunion de l'Assemblée
générale de l'ONU, une débandade totale de toute forme d'organisation étatique
va ajouter au chaos. La mise en pratique de la théorie du chaos avec un putain de papillon bien
énervé. La cerise sur le gâteau de merde dont nous n'avions dégusté que les premières bouchées.
Nier la tauté, le chaos rampant avait pris le contrôle. Oui c'est comme ça que j'appelle les
quelque chose. Je dois bien ce petit hommage à Lovecraft, qui se souvient de lui maintenant.
Alors que cette fin innombable dure une de l'homme sur cette planète, il aurait pu l'écrire.
Les horreurs cosmiques nous sucesse la, mais toute la viande qui l'entoure.
Rater. Le fait que les animaux soient épargnés par ces carnages renforcent à l'idée d'une sorte de
chasse à l'homme, nécessaire à l'affirmation du pouvoir des nouveaux maîtres du monde.
Où ils avaient juste l'adal les invisibles, simplement l'adal. Ça me rappelle encore un truc,
un vieux truc en noir et blanc. Je me souviens de ça mais pas du nom du dernier humain que j'ai côtoyé.
Évidemment il y a eu bien quelques uns qui tentent à les vénérer et de mendier leur survie,
aux besoins en offrant certains de leurs semblables en holocaustes,
comme si le genre humain ne pouvait s'empêcher, même dans ces derniers instants d'être décevant.
Il fure tué aussi mis en pièce après consommation des offrandes. J'ai assisté à l'un de ces spectacles,
un soir d'été, de loin, derrière mes jumelles, tête lors du solstice, à la lisière d'une
grande aglomération. Ils avaient dressé trois grands bûchers qui éclairent à l'époto où étaient
attachés des hommes, des femmes et trois enfants. P'tain des enfants, ils m'ont de pâta. L'un des
prêtres improvisés s'était mis à l'assert et les sacrifier avec un grand couteau, sans doute pour
les faire hurler et attirer leurs nouveaux maîtres. Pendant ce temps les autres se prosternaient en
silence dans de grands mouvements obsequieux. Ça avait été une boucherie, tout le monde y était passé.
Les voix digestives des nouveaux seigneurs étaient décidément impénétrables.
Avec ce carnage, les hommes compris que toute communauté de plus de quelques personnes les
attirait trop fréquemment. L'unité de base de la communauté humaine se réduisit alors à 5 ou 10
personnes, rarement plus, et les plus éloignés les unes des autres possibles. L'humanité
eût cette fois encore besoin que d'elle-même pour franchir un nouveau stade de son annihilation.
La peur de devenir des proies amène à certains achacés, pour affaire à disparaître
tout groupe s'établissant trop près du ciant. Vu les réflexes de tueur de haute chaîne alimentaire,
sans doute. Nombre de dépouilles en témoignant corps au détour d'une habitation abandonnée
ou d'un fossé. Nos sociétés urbaines et policées disparaurent si rapidement, si violemment.
Impossible aussi de maintenir l'activité d'une centrale électrique, un hôpital,
d'une usine. Certains essaient hier, cela ne durera jamais longtemps. Quand ce n'était pas les hommes,
c'était les quelque chose. Quand ce n'était pas les quelque chose, c'était une maladie ou un accident.
La mort trouvait toujours un moyen.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org