La toile sur écoute !
Madre les gars !
Allez !
Madre !
Je me souviens que c'est mon sœur !
Ok stand up !
J'en ai marre !
Stand up now !
Mais j'arrive pas !
NOOOOO !
Cet épisode a été réalisé grâce au compte Instagram La Toile Sur Ecoute.
Vous savez, ce compte Instagram qui vous met des postes avec des phrases qui vous reboustent,
des photos de sa fondatrice à tomber par terre,
et des extrêmes et podcasts de chacun de ces programmes.
Et bien figurez-vous que ce compte Instagram n'a que 550 followers.
Et vous savez pourquoi ?
Parce qu'il est très spécial.
Allez voir, vous verrez bien !
Et n'oubliez pas de vous abonner hein !
Salut les arnaqueurs, c'est Penalopey !
Et oui, en Australie on appelle Penalopey !
Exotique hein !
Dans cet épisode de l'Arnaque, je vous raconte comment s'est passé mon premier cours de surf.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin, vous ne verrez plus les profs de surf de la même façon.
En vrai je suis comme tout le monde hein !
Parisienne 35 ans et j'ai évidemment en tant qu'Australienne temporaire testé le surf.
Pour choisir avec quel club je compte prendre des cours, ça me prend déjà une de mes journées.
Je prends les infos, je regarde la tête des profs, la couleur des combis,
et finalement je décide de prendre celui que j'estime être le meilleur club de surf de Manly.
C'est-à-dire le plus cher.
Donc après avoir payé 400 dollars la semaine plus les 9,90€ de frais bancaires internationaux,
on me présente John, qui sera mon prof pour toute la semaine.
Et là John me fait mon planning de progression.
Fifth day Penalty, we try to jump on the surfboard.
Hey, ok, donc là je comprends qu'en fait la difficulté du surf c'est concrètement de jump on the surfboard.
Donc je dis ok mais qu'est-ce qui se passe si jamais j'arrive pas à jump on the surfboard ?
Oh, you just have to book another week of lessons.
Another week of lessons, another week of lessons.
Moi je fais des podcasts, je suis pas trader.
Et là je me souviens d'une conversation de ma pote Audrey qui vient en Australie,
et qui me raconte que le vice de l'Australien, c'est de te faire consommer un max.
L'osteo à 120 dollars il te fait revenir deux fois dans la semaine.
Le dentiste à 180 dollars te dit de revenir pour un suivi de ton détertrage.
Et la genico à 250 dollars le frottis te dit de revenir la voir pour récupérer tes résultats physiquement.
Donc bon, j'en vais pas tellement à John, je comprends juste que ça fait partie de la culture
et je me dis que je vais tout donner pour tenter de jump on the surfboard, à zapp, soit dès le troisième jour.
Je me retrouve donc le premier jour, comme tous ces gens dont je me suis toujours un peu moquée,
en combis, la planche de surf sur le sable, à faire comme si je creusais dans le sable pour apprendre à pagailler.
Et là il me met le minuteur, il me dit ok, penelope, so you gonna paddle for 30 minutes, 30 minutes.
Il veut que je pagaille 30 minutes sur le sable.
30 minutes, are you sure? Long time, 30 minutes, what is this for?
Now.
Ok.
Je prends position, le buste relevé et je pagaille.
John se met devant moi, pile devant le soleil, je ne sais pas si il me demandait de se bouger d'un cran à droite
et il me regarde en alternant entre son chrono et moi en train de souffrir.
J'ai des crampes dans les épaules, mes cervicales sont tendues et je crée une marre de transpiration autour de moi.
Le chrono sonne, je m'affale sur la planche, il me dit get up and watch me penelope.
J'ai même pas le temps de souffler que je me lève et là il se met allongé sur la planche,
pousse ses bras, position qu'au bras, et se met debout comme les surfers.
You repeat this position for 30 minutes.
Now.
Ok, can I have a break, like 15 minutes?
Now.
Now.
Ok, j'ai l'impression d'être sur le bateau pour la regate,
je comprends que j'ai pas vraiment le choix et je m'y colle.
Je fais 300 fois cette même position en 30 minutes.
La leçon aura duré qu'une heure mais je suis ravie que ça se termine.
Le lendemain matin, à l'aube, je rejoins John sur la plage.
Cette fois-ci on va dans l'eau et pendant une heure et demi, je paddle et fais du bodyboard.
Troisième jour, ça y est, c'est le moment de jump on the surfboard.
Donc je passe mon heure et demi à me prendre des vagues en pleine tête,
j'y arrive pas, je passe plus de temps dans l'eau que sur ma planche.
Quatrième jour, il n'y a pas de vagues.
Je passe plus de temps à pas gailler qu'à essayer de me lever sur ma planche.
Cinquième et dernier jour, je suis déterminé à réussir à me lever sur ma planche
et quand j'arrive au club pour mettre ma combi, un autre prof me reçoit et me dit
que John a du sape santé pour la journée mais qu'il les remplace et prend la relève.
Alors ça change pas grand chose, pour moi vu que maintenant j'ai la technique,
il n'appartient qu'à moi de choper le coup de main.
Je vais dans l'eau, pas de truc me précède avec sa planche
et me dites passer devant lui pour qu'il regarde ma façon de pas gailler.
Et là il me demande d'essayer de prendre les vagues pour essayer de jump on the surfboard.
Je t'en prends une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept
et là il me fait signe de le rejoindre alors qu'il est revenu sur le bord de la plage.
J'arrive sur le sable et là, vous n'allez pas me croire parce que c'est incroyable
mais il me dit, panallopi, I'm sorry, but your technique is bad.
Really bad. You have to paddle quicker
and you have to jump on the surfboard more slowly.
The best thing to do right now is to go back on the sand
and to paddle for 30 minutes.
Just for a double check.
J'ai évidemment refusé, j'ai donc passé le reste de mon séjour à essayer le jump on the surfboard
par moi-même et deux jours avant mon retour en France, je me suis levé.
Ah bah je savais pas que l'Australien était aussi mercantile.
Et si vous voulez savoir comment c'est passé ma date avec Troy,
le prof de yoga, écoutez lundi l'épisode numéro 6.
La toile sur écoute.