La toile, je vous écoute !
Bada, les gars !
Allez !
Bada !
Je me souviens que c'est mon sœur !
Ok, stand up !
J'en ai marre !
Stand up now !
Mais j'arrive pas !
Nooooo !
Cet épisode a été réalisé grâce à Pakret Vanbroek.
Vous savez, cette jeune photographe qui propose ses services pour immortaliser vos moments les plus précieux.
Elle s'adapte à toutes vos demandes.
Elle est basée à Paris,
mais se déplace partout partout partout et sa spécialité,
c'est qu'elle est géniale !
Elle vous demande pas de poser et elle vous prend au vol sur le vif.
C'est un peu la douaneau des temps modernes.
Allez faire un tour sur son site,
pak-photographie avec un y.com
Et parce que je sais que vous vous posez la question,
oui oui, Pakret, c'est son vrai prénom.
Génial !
Salut Zernacher, c'est Penalope.
Et oui,
en Australie on m'appelle Penalope.
Et oui,
exotique hein !
Dans cet épisode de l'arnaque je vous raconte comment,
sans le vouloir,
je suis devenu Eco-friendly,
Zero Waste Spirit et VG.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
je crois que j'aurais adoré vivre la préhistoire.
En vrai, je suis comme tout le monde,
parisienne 35 ans et j'aime m'adapter à mon environnement.
Alors l'objectif de passer un mois d'Australie,
c'était pas du tout de voyager,
mais plutôt de faire mes podcasts ailleurs qu'à Paris
pour sortir d'une zone de confort
et pour trouver l'inspiration.
Alors j'ai décidé de passer ce mois,
chez mon ami, Audrey,
qui vit là-bas avec son mari et ses deux enfants.
Ils habitent à Manly,
une ville de quelques milliers d'habitants,
qui est accessible par un ferri en 25 minutes
depuis le centre de Sydney.
Alors à 22h,
tous les bars ferment,
les rues se vide,
il n'y a plus de ferris,
donc on ne sort pas,
on se couche à 21h,
et on se lève à 5h00 min
pour aller surfer, nager, courir,
confaire son yoga,
et on mène une vide d'asset.
Dès mon arrivée,
je suis Audrey dans sa routine du dimanche.
On prend des totes bagues,
des jaussettes,
tailles 46 en coton,
des vieux chiffons,
de la cordelette,
des beaux coups en verre,
les bouteilles d'huile d'olive,
de soja et de vinaigre vide,
et on part faire le food shopping.
Et je découvre un autre monde.
J'ai l'impression d'être
dans la cuisine de la marque La Léthière.
Il y a des beaux coups en verre
remplis de toutes les graines
et céréales possibles imaginables,
et des énormes modes de beurre,
de la crème fraîche et la cuillère,
un mini poulailler avec des poules
qui couvrent leur eau.
Des légumes tous aussi
oubliés les uns que les autres,
des fruits qui ressemblent
aux pommes du monnau prix
qu'on ne choisit jamais
Et il y a cette grosse machine
qui a son réservoir rempli de cacahuètes.
Je suis appuyé sur le bouton
et là,
du beurre de cacahuètes naturelles,
soit des cacahuètes écrasées
qui tombent dans ton bocal.
Je suis tout excité,
alors je continue à faire les rayons
et je vois une quarantaine de bocots
remplis de poichiches semoules,
bête-gogis, quinoa,
et là,
fulgurances.
Mais bien sûr,
les chaussettes.
Et je remplis les trois paires de chaussettes
de ces poids, céréales et germes
en tout genre.
Autre réel,
je choisis les fruits les plus abîmés
parce qu'ils sont meilleurs
quand ils n'ont pas l'air bon.
Elles mettent dans un sac à chaussures
de la tisane en vrac
et terminent par toute la partie liquide
en remplissant ces vieilles bouteilles
d'huile d'olive,
de produits vaisselles,
de gel d'ouche et de champs-points.
On rentre à la maison,
il n'y a pas un sac plastique,
ni un papier,
ni un filet,
ou même une étiquette à jeter.
Et là,
Audrey se met au fourneau.
Elle fait un houmou
sans faisant cuire des poichiches,
puis elle fait tremper du quinoa,
elle met dans un mixeur bête-gogis,
date, amande,
Farine de Noisette,
cacao,
lette-coco
pour faire des énergies-balles,
et me propose un thé glacé
à la menthe fraîche évidemment.
Ça fait bien une heure
que je n'ai pas touché à mon téléphone,
tellement je suis fascinée par tout ça,
et ça me fait le plus grand bien.
La journée,
on part faire du vaudibord
en emportant avec nous
les énergies-balles
qu'on a fait pour le goûter.
On a à chacu notre gourd en caoutchouc,
et on prend une brassière
pour faire une session de hot yoga.
A la plage,
personne n'est sur son téléphone.
Les gens lisent,
regardent la mer,
ou alors,
sont dans l'eau.
18h,
yoga time.
On s'épuise,
on su.
Elles ont toutes des gourdes recyclables,
et leur tapis de yoga
est en bambou.
Pour le dîner,
c'est humous
avec des crackers
fait avec de la farine de maïs.
A 20h30,
les enfants vont se coucher,
et autraient aussi.
Je me retrouve,
seul dans le noir,
à vouloir fumer une cigarette,
boire un coca,
et poster sur un sagrame.
Mais je me couche.
Et je commence
à y prendre tellement goût
que j'ai fait en sorte
que toutes mes journées
ressemblent à
footing à 7h,
sondage à voie,
écrit sur de podcasts,
Dégené à base de graines,
bodyboard pendant 2h,
yoga,
dîner frugal,
et dodou.
J'aime cette routine,
et je ne change pas
mon programme quotidien
d'un yota.
Je vais faire les courses
avec chaussettes,
bocal,
sac à chaussures,
j'en prendre les mêmes rues,
je vis comme si
j'avais mes habitudes de quartier.
Et puis un jour,
où j'ai la tête ailleurs,
je me trompe de rue.
Donc je m'apprête
à faire demi-tour,
et je me dis qu'en fait,
non.
Je vais en profiter
pour explorer.
Alors j'y vais,
j'arpente les rues,
et je tombe
sur un callse.
Soit l'équivalent
d'un supermarché carrefour.
Et là il y a tout.
Coca,
bonbon,
plat préparé,
sac en plastique
pour légumes reluisants,
les gens remplissent
leur caddie de popcorn
au cheddar
de Tim Tam
et de licorice.
Je reste la bouche
ouverte
à me dire
que ça fait 2 semaines
et demi
que j'ai vie dans une bulle,
à mettre au compost
mes épluchures de courgettes,
à faire mes mixtures
au son d'avoine,
à faire mes smoussi
aux graines de chia
pour le petit déj,
parce que j'ai pas le choix.
Alors je craque,
et je me jette littéralement
sur le coca-zero,
les Hollywoods
et le Saint-Mauré.
J'arrive chez Audrey,
tout excité
avec mes courses.
Non mais Audrey,
en fait,
je pensais qu'on vivait
un autre arcyme,
en fait,
pas du tout.
Il y a des gens
comme moi
dans cette ville
qui aiment le plastique,
les produits chimiques,
et les exhausteurs de goût.
Oui, mais pénélope.
A ce qu'avant de voir
ce supermarché,
tu avais le sentiment
de manquer de quoi que ce soit.
Tu m'as quand même dit
3 fois que c'était bon
de prendre soin de soie,
toute lève tous les matins
à 6h
pour faire des énergies boules,
alors qu'est-ce que tu as vraiment
besoin d'aller dans ce col ?
Bah non,
et d'ailleurs,
je n'y suis pas allé
une seule fois en main-moi,
sauf
le dernier jour
pour acheter du champagne.
Il y a quand même des choses
qui ne se remplacent pas.
Et ouais,
ça y est,
je crois que je suis devenu
obsédé par le plastique,
je maitrise toutes les variétés
de céréales,
et je reprise les trous
de mes chaussettes.
Et si vous voulez savoir
comment s'est passé
mon premier cours de surf,
écoutez lundi
l'épisode numéro 5.
La toile,
je vous écoute.