La toile sur écoute.
Maman, les gars !
Allez !
Maman !
Il me souvient avec son sœur.
Ok, stand up !
Je suis vraiment barbe !
Stand up now !
Mais j'y arrive pas !
Cet épisode a été réalisé grâce à l'aéroport de Singapour
qui s'appelle le Changi Airport.
Vous savez, c'est celui qui a été élu meilleur aéroport du monde.
Il est un terminal 1, 2, 3
et chacun est accessible par un tram gratuitement en 8 minutes.
Changi Airport, c'est le plus gros, spiky, de la planète
parce que c'est l'endroit qui accueille le plus de lieux cachés extraordinaires.
Bon, je vous en dis pas plus parce que je vais gâcher mon épisode.
Salut les arnaqueurs, c'est Penalopey.
Eh oui, en Australie on appelle Penalopey.
Exotique, hein ?
Dans ce premier épisode de la saison 3 de l'Arnak sur le terme de l'Australie,
je vous raconte pourquoi rien que le voyage pour aller en Australie,
c'est déjà un périple à lui tout seul.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
36 heures de voyage, c'est en fait assez génial !
En vrai, je suis comme tout le monde, hein.
Parisienne, 35 ans et j'adore voyager.
Et j'adore les vacances.
Quand on part en vacances, on est malheureusement obligé de se taper des heures de voyage
avant de sentir vraiment en vacances.
Non mais Penalope, t'as rien compris.
L'alertour, c'est aussi ça qui fait partie des vacances.
Euh... Attends Charlotte, t'es déjà allé en Australie ou pas ?
Non.
Bon, et bien je t'assure que faire le voyage en Australie,
c'est un peu comme un marathon, un accouchement ou un trek sur le Mont-Rue de Johnny.
Une fois que t'es arrivé,
te dis que plus jamais tu le refrases tellement c'était épuisant.
Mais, c'est vrai que je dois reconnaître que si tu te prépares bien,
en fait, c'est assez jouissif de faire un aussi long trajet.
Euh... Non mais alors là, Penalope, faut pas exagérer,
dire que t'es en plein kiff de taper des heures d'attente à l'aéroport,
t'es un peu extrême là.
Pas du tout.
C'est même, et je te le dis après coup bien sûr,
mais le meilleur moment de toutes mes vacances.
En fait, l'inconvénient avec l'Australie c'est quoi ?
C'est juste qu'il n'y a pas de vol direct.
Que tu payes ton billet et une fortune ou le prix planché,
tu auras forcément minimum une escale.
Et bien sûr, c'est pas une escale d'huneur,
mais plutôt une escale de 10, 12, 15 heures,
qui peut être dans des villes assez sympas,
Singapour, Los Angeles, Dubai, Bangkok, Tokyo.
Sauf que bon, t'as pas tellement temps de sortir,
donc t'es obligé de rester à l'aéroport.
Oui, ben ça, Penalope, c'était quand même pas jouissif.
Mais en fait, c'est génial l'aéroport.
On se croirait un peu dans Truman Show.
C'est un mini village dans lequel les gens vont,
viennent et repartent.
Alors c'est sûr, il y a un torneuveur de malade,
je te conseille pas de te faire des potes,
parce que tu vas les perdre aussi tôt qu'ils sont arrivés.
Et en plus, c'est le seul endroit où ne pas avoir de permis de conduire,
ne pas avoir son bac et ne pas avoir de taf,
ne pose de problèmes à personne, tout le monde s'en fout.
Et en plus, et ça c'est quand même fou,
c'est que le gouvernement emplace dans les aéroports
et hyper flex sur l'immigration.
Il n'y a aucune frontière.
Tu peux y entrer comme tu veux,
on te demande pas ta nationalité,
ni ton salaire, ni ton statut marital,
ni ton numéro de sécu, rien.
Tu peux faire ta vie tranquille,
participer même à la vie communautaire,
consommer et profiter gratuitement des infrastructures mises à disposition,
bénéficier de cette effervescence multiculturelle
et être un terroriste sans que personne s'en aperçoive.
Non mais c'est génial.
En fait, l'aéroport te donne la chance d'être qui tu veux.
Franchement, quel autre endroit te donne cette opportunité ?
New York, en Congo, Londres peut-être ?
Ok, sauf que là,
il y a quasi zéro chance de croiser qui que ce soit
et tu peux te fondre dans la masse.
Et puis c'est un endroit qui bouge quoi.
Il y a de la vie, et contrairement à ce qu'on pourrait penser,
t'as pas le temps de t'ennuyer.
T'en connais, toi, des endroits où t'as le droit de dormir partout sans qu'on te prenne pour un SDF ?
Et puis faut reconnaître que c'est quand même l'endroit idéal
avec ces grands espaces pour s'entraîner à la course de chariot.
Et ça t'excite pas de te dire que tu peux te mettre l'espace d'une heure
dans la peau d'un bureau à l'îste en ayant un accès direct à toutes ces cartouches de clope,
ou alors te transformer en dit à ventez en essayant tous les parfums du jusifri.
Et puis on néglige, mais c'est grand luxe quand même le service, hein.
Quand tu sais plus dans quelle poche t'as rangé ta boulette de sheet,
tu fais ton boarding et t'inquiète qu'avec tes affaires sur le tapis roulant,
ils vont te la retrouver, hein.
C'est comme une femme de ménage, c'est un gain de temps énorme.
Je dois reconnaître que mon meilleur moment dans l'aéroport,
c'est justement ce moment où on se déshabille presque entièrement pour passer les portiques.
Alors j'ai souvent des baskets, moi, donc qui me demande jamais d'enlever mes chaussures.
D'ailleurs, je suis dégoûté, mais je m'en fous un peu, je le fais quand même, parce qu'attends.
Ça n'a pas de prix de faire aérer tes pieds qui viennent de voyager 10 heures
et qui reprennent l'avion pendant 10 heures.
T'en connais des endroits où tu peux marcher pieds nus,
juste pour taillérer les pieds ?
Ça existe pas.
Et puis tu vas au dernier étage où il y a toujours un foot de marquette,
et là c'est comme si tu étais au lafayette gourmet.
Tu te balades, tu sens, tu jettes un coup d'œil dans les assiettes des autres,
tu fais la queue pour les révélis vapeurs,
à mi-chemin tu te dis qu'en fait tu veux tester le barbecue coréen,
mais comme il y a trop de queue, tu te dis qu'un feu vietnamien ce serait aussi pas mal,
et en même temps manger une soupe chaude alors que tu es à 5 à poids d'oubaille et qui fait 1000 degrés,
te fais atterrir au prêt à manger et tu finis avec une salade césar et t'es dégoûté.
Mais ça finalement, est-ce que c'est vraiment moins rigolo que de passer 20 minutes devant une étagère de salade qu'au gens
à te demander si t'en changes ou si tu prends la même salade que d'habitude parce que t'es sur ton cou ?
Et puis, quand est-ce qu'on a l'occasion de se retrouver seul, dans un endroit neutre,
sans repère et sans contrainte pendant autant de temps ?
Est-ce que c'est pas le moment de penser à rien, à soi, de faire sa vie, de vaquer,
avec la seule deadline d'un horaire d'avion qui t'emmène en vacances ?
Bah tu vois la pénélope, je crois que pour une fois, tu m'as convaincu.
Ha ! Je sais pas si c'est l'appel des vacances qui me rend aussi zen,
mais en tous les cas, moi je lance hashtag aéroport pour tous.
Et si vous voulez savoir comment s'est passé mon premier cours de yoga à Sydney,
écoutez lundi l'épisode numéro 2.
La toile sur écoute.
Ici, pour préserver la nature, il fallait d'abord l'écouter,
la comprendre, s'en aimer réveiller, la questionner jusqu'au bout de la nuit.
Répondre à la nuit, c'est le nouveau roman d'Annias Lédique,
une ode au monde sauvage et à sa poésie.
L'histoire d'une jeune femme au cœur de la forêt vogienne,
une combattante de la nuit, prétale et jusqu'au bout d'elle-même
pour protéger le vivant, quitte à frôler les ténèbres,
quitte aussi à mettre en péril le grand amour de sa vie.
Répondre à la nuit, le plus lumineux des romans d'Annias Lédique,
chez Albin Michel.