La toile sur écoute !
Non mais c'est des grands malades !
Salut les earnickeurs, c'est Penelope Buff
et oui, je m'appelle vraiment Penelope Buff
Buff comme un buff !
Dans ce 13ème et dernier épisode de la saison 4
je vais vous raconter comment j'ai réussi à me faire cracher dessus
dans le métro à 11h du matin.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
plus jamais je me balade sans mouchoir dans mon sac !
En vrai, je suis comme tout le monde, hein !
Parisienne 35 ans et je prends le métro !
Faut être honnête, hein !
Le scooter, c'est trop dangereux,
la voiture, on perd trop de temps dans les empoutéliages,
le vélo, thank you, no thank you,
la trottinette, c'est pour les flemmards
et les taxis, c'est pour les riches.
Donc non, je ne choisis pas délibérément de me déplacer en métro,
mais j'ai pas tellement le choix !
Oui, alors je peux aussi marcher,
mais quand je dois faire boule en garde et laisser tapier,
faut bien au moins quelques semaines d'entraînement,
et franchement, j'ai pas le temps !
Et puis avec le métro, en fait, ça va vite !
Tu marches un peu quand même,
et puis tu trouves que les gens ont une sale tête,
donc ça te remonte le moral, donc en fait, c'est tout bénéf.
Sauf qu'en fait, le métro, c'est dangereux.
Très dangereux !
Et pas qu'à minuit, hein !
Le matin à 10h, un jour de semaine, ça peut être fatal !
La semaine dernière, j'avais un rendez-vous,
et pour une fois, je suis partie de chez moi très en avance.
C'est très agréable, d'ailleurs !
Je prends le temps de monter les escaliers marches par marche,
Si je dois envoyer un texto plutôt que de l'écrire en marchant
et d'écraser les talents du mec devant,
je m'assois, je l'écris, je l'envoie et je repars.
J'avais jamais expérimenté le métro en mode balade,
mais c'est génial !
Donc il est 10h du matin, je sens bon,
je viens d'ailleurs de finir les dernières coupes de mon parfum,
et comme je voulais pas en laisser une ridicule dans le flacon,
j'en ai clairement mis beaucoup trop.
J'ai les cheveux tout propres, je les ai même brochés,
et je me surprends même à sourire à toutes les personnes que je croise.
Premier changement à Concorde.
Forcément, je me tape le long couloir en supportable
avec les gens qui ne marchent pas assez vite et ceux qui vous doublent leur tronquinette,
mais bon, je marche tranquillement, en somme pressée,
dans ce couloir interminable, et je vois au loin un homme un peu louche.
Louche parce que torse nu, en jean, les pieds nus et qui titube.
Alors même que j'arrange doucement,
je me retrouve assez rapidement à quelques mètres derrière lui,
pourtant il fait pas de sur place, il marche,
mais il marche à l'horizontale.
Un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche.
De temps en temps, il se retourne et dit des trucs incompréhensible assez forts.
Cet homme est clairement en détresse.
On sait d'ailleurs que les personnes en détresse sont parfois imprévisibles,
et j'avoue être sur mes gardes quand je me retrouve pas loin de lui.
Je vois les autres qui longent les murs pour l'éviter,
d'autres qui se tiennent la main pour se donner du courage et se rassurer,
certains, le nez dans leur téléphone, ils font même pas attention,
et moi, le sourire au lèvre, je me dis simplement que le pauvre y titube.
J'étudie sa chorégraphie,
et je comprends assez rapidement que lorsqu'il y est à gauche,
je devrais passer à sa droite pour l'éviter.
Seulement au moment où j'arrive presque à sa hauteur,
il se met à faire des grands gestes dans tous les sens,
et surtout, il change un tout petit peu sa choré,
car il ne va plus toucher le mur à droite, puis toucher le mur à gauche.
Non, il se met en plein milieu de ce couloir assez large,
et fait deux petits pas à droite, puis deux petits pas à gauche,
tout en se parlant à lui-même.
Je ralentis le pas pour essayer de capter le moment propice pour me faux filer à droite,
et au moment où il part sur la gauche, j'accélère pour passer.
Et là, c'est l'un à l'ion qui aurait senti sa proie derrière lui,
il s'arrête, se retourne,
je me retrouve donc bloqué entre le mur de droite et lui,
il prononce quelques mots que je ne saisis pas,
et me crache dessus.
Alors il y a crachat et crachat,
il n'a pas craché quelque chose qui m'est retombé dessus, non.
Il a d'abord fabriqué dans sa bouche sa semence baveuse,
puis...
Il a craché.
Et bien sûr, il a visé ma tête.
Et il repart.
Je crie, je lâche même un...
PUTAIN !
Je suis courbé en avant pour faire couler la bave de ce monsieur
que j'ai un peu sur la bouche, un peu sur la joue et un peu sur le menton.
Je réalise rapidement que je suis seul.
Enfin, le couloir est assez bondé,
mais personne ne vient me voir pour me demander si ça va.
Et là, comme un oasis au fond du désert,
une femme avec sa valise à roulettes apparaît
et me donne un mouchoir, me dit qu'elle a vu la scène,
qu'elle est désolée et qu'elle était prête à le frapper avec sa valise à être salée plus loin.
Bref, elle est aux petits soins pour moi.
Je reprend ma balade,
qui vient en une seconde de se transformer en tannée,
et j'ai la chance que le cracheur soit sur lequel en face.
Je m'adose à un distributeur de boissons et friandises et je le regarde.
J'ai peur qu'il me reconnaisse,
qui tente un crachafontaine de l'autre côté du quai,
donc je reste assez concentré pour anticiper tout ce qui pourrait m'arriver.
Et là, j'entends un bruit sourd.
Je tourne la tête.
Ouf, c'est qu'un homme qui vient d'acheter une bouteille de coca
qui l'a récupérée en la machine.
Il ouvre sa bouteille et là, le bouchon part trop vite,
et la bouteille explose,
et ma cuisse gauche se retrouve aspergée de haut en bas par le coca.
J'en ai partout.
Heureusement, j'ai un dit noir, mais franchement je suis trempée.
Je tourne la tête à droite,
la dame au mouchoir me regarde et explose de rire.
J'explose de rire jaune, et je réalise qu'en fait, en vrai,
même si tout ça est vraiment dégueulasse,
c'est quand même pas la fin du monde.
Et puis je suis assez rassuré de me dire que les maladies ne se transmetent ni par la bave, ni par le coca.
Deux jours plus tard, je découvre,
au réveil, que vient d'apparaître une sorte de petit bouton sur ma bouche,
qui a une vilaine tête.
Hum, mais chias quoi vous pensez là ?
Mais non, je ne veux pas imaginer que cela soit possible que le fou
m'ait refulé un putain d'herpès.
Et voilà, la saison 4 est terminée,
c'est ce qu'on appelle finir en beauté, hein, ou pas.
La saison 5 arrive dans quelques jours,
et elle sera sur le thème du voyage.
Car oui, j'ai eu la chance de visiter beaucoup de pays dans le monde,
et je vous assure que les vacances à l'étranger,
c'est pas toujours de tout repos.
En attendant, suivez-moi sur Instagram et sur le compte de la Toile sur Écoute.
À très vite !
La Toile sur Écoute !