La toile sur écoute !
Bienvenue sur le vol S5 LTSE !
Je suis Pénélope Bœuf, votre commandante bord.
Veuillez mettre aux écrouteurs le trajet va durer 5 minutes.
Toute l'équipe de la toile sur écoute vous souhaite un bon vol !
Ciao les arnaqueurs, c'est Péné !
Ça y est, on se collait maintenant, ça fait 5 saisons, je vous augre le droit de m'appeler Péné.
Dans ce 9ème épisode de l'arnaque, je vous raconte pourquoi ce qui aurait pu être les pires vacances de ma vie ont été de loin les meilleurs.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin, quand on voit le positif partout, ça change la vie.
En vrai, je suis comme tout le monde, un parisien de 35 ans et je suis parti avec une copine en sardin.
S'il y a bien une chose que j'ai appris pendant mes voyages, c'est de toujours mettre dans son sac cabine un maillot de bain,
ses médicaments, une brosse à dents et une paire de tongues au cas où vous perdrez votre valise à l'aéroport.
On arrive à Holbia, la capitale de la sardin, on attend chacune de valise et on attend, on attend, on attend,
on attend, on attend.
Nos deux valises n'arrivent pas. On fait une réclamation et ils nous disent qu'elles se sont perdues en route et qu'elles devraient arriver dans 5 jours.
5 jours ? Mais comment va-t-on faire sans champs-points, sans chorts, sans crème solaire et sans toutes nos affaires ?
Mais c'est l'enfer ! On sort de l'aéroport, un peu dépité, on prend un taxi pour le centre d'Holbia où on doit aller chercher notre voiture de location.
On arrive chez Hertz, Sorry Miss, there is no car available, sorry but we booked and paid for the car already.
Yes but you are too late, you can pick up your car in the city of Alguero.
Alguero ? Mais c'est à une heure d'ici, on n'a pas le choix et on attend le bus pour Alguero.
On attend une heure, deux heures, trois heures, le bus ne vient pas.
On demande à un passant ce qui se passe et il nous dit que le bus a été remplacé il y a trois ans par le train.
Alors on fait du stop pour aller à la gare, on prend un billet pour Alguero, le train part dans deux heures.
Et on attend, on attend, on attend.
Finalement on monte dans le train et on rit. On rit de ce périple qui commence très mal.
On a chaud parce qu'évidemment on a voyagé en pantalon noir basquette pour ne pas avoir froid dans l'avion
et il fait 45 degrés mais on se sent légère de ne pas avoir un porte-novaliste qui sont perdues.
On arrive enfin à Alguero et l'agence de voiture nous surclasse, Bingo.
On se retrouve avec une mini décapotable automatique, le rêve.
Do you want the insurance ? No it's ok, we drive safe.
On commence nos vacances en arrivant très tard dans l'hôtel qu'on avait réservé.
Le matin il fait grand beau, 35 degrés à l'ombre et nous allons prendre notre petit déjeuner en maillot de bain
car on n'a rien d'autre à se foutre.
On squette la crème solaire des touristes de l'hôtel, on kemente du champ point et on conduit la voiture en maillot de bain.
Les Italiens, très bizarres, sont tous sur Android et n'ont pas de chargeur iPhone à nous prêter.
On n'a donc pas d'autre choix que de commencer une digitale des tox.
Les deux premiers jours sont très difficiles et finalement on déconnecte complètement
et on se met rapidement dans le bain des vacances.
Le soir on met notre pantalon noir et nos baskets qu'on ne peut plus voir en peinture,
qui nous donnent chaud et qui ne nous a pas du tout à draguer du bel hidalgo.
Au bout de 4 jours, quelqu'un frappe un matin à la porte de l'hôtel et on nous apporte nos valises.
On est tout excité mais on se dit qu'on les ouvrira plus tard.
On rend une journée d'excursion en maillot de bain et on ouvre enfin notre bagage.
Tout y est mais bizarrement on n'a envie de rien.
De rien du tout, on sait plus quoi mettre.
On trouve que toutes ces fringues n'ont plus aucun intérêt
et on utilise que deux culottes, un t-shirt, nos produits de beauté
et bizarrement on ne recharge même pas notre téléphone.
Ça y est, on est sevré.
Notre trip de trois semaines continue sans encombre
jusqu'à la veille du départ où on récupère notre voiture après être à l'édiner
et on trouve la voiture esclintée.
Rien de grave mais il y a quand même une belle air à flure
et évidemment on n'a pas pris l'assurance parce que c'était un coup en plus.
On repart pour l'aéroport, on rend notre voiture à Alguero,
la fille de l'Aiqeille ne voit pas l'air à flure, on se dit qu'on s'en sort bien.
On arrive à Paris en ayant passé les meilleures vacances de notre vie en maillot de bain
sans soucis du matériel, de la coqueterie et en total des connexions avec la France.
On attend nos valises à Orly, on attend, on attend, on attend,
on vend. La blague, nos deux valises n'arrivent pas.
Elles sont restées bloquées en Italie et on les récupérera que dans quatre jours.
Et bien sûr, on travaille le lendemain.
Mon aperceau, ça me pose pas tellement de problème si ce n'est que j'avais quand même
rapporté des gressins que je comptais bien m'en filer le soir même,
mais bon je m'en passerai, mais c'est plutôt ma copine qui elle avait laissé ses clés de maison
dans sa valise. Du coup, elle s'est pointée au bureau le lendemain
avec sa tenue de voyage de l'allée qui était celle qu'elle a mise pendant cinq soirs
et qu'elle a remis pour le voyage du retour.
Bon bah voilà, pour votre prochain voyage, n'oubliez pas de garder vos clés sur vous
une brosse à dents, un maillot de bain et un short,
parce que si ça m'est arrivé, je vois pas pourquoi ça vous arriverait pas.
Et si vous voulez savoir comment s'est passé mon voyage en Tunisie,
écoutez jeudi, le dernier épisode de la saison 5 de l'Arnak.
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