#L'ARNAQUE : S5.08 LA BALINAISE

Durée: 5m20s

Date de sortie: 22/07/2019

Dans ce 8ème épisode de la saison 5 de #larnaque, je vous raconte comme s'est passé mon ascension mes ascensions du Mont Rinjani sur l'ile de Lombok.


Ecriture et voix: Pénélope Boeuf

Réalisation et production : La Toile Sur Ecoute


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La toile sur écoute !
Bienvenue sur le vol S5 LTS-E !
Je suis Pénélope Bœuf, votre commandante bord.
Veuillez mettre aux beaux écouteurs le trajet va durer 5 minutes.
Toute l'équipe de la toile sur écoute, vous souhaite un bon vol !
Salut les arnaqueurs, c'est Péné !
Ça y est, on se connaît maintenant, ça fait 5 saisons.
Je vous augre 3 le droit de m'appeler Péné.
Dans ce 8ème épisode de l'arnaque, je vous raconte mon ascension du monde Ringjani,
sur l'île de Longbocque dans le sud de l'Indonésie.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin, la satisfaction d'aller au bout des choses vaut tous les efforts du monde.
En vrai, je suis comme tout le monde, hein.
Parisienne 35 ans et j'ai eu la chance d'aller 3 fois à Bali.
3 fois avec des personnes différentes mais dans les mêmes conditions.
C'est-à-dire en sac à dos avec ce même objectif de se faire bronzer,
de rencontrer du monde et de partir en escapade.
Comme j'y ai avec de nouvelles personnes à chaque fois, je suis un peu le guide.
Et je refais tous les ans les mêmes spots de surf, les mêmes restos, les mêmes clubs lounge et les mêmes excursions.
Il y a un trek sur lequel j'insiste tout particulièrement, c'est l'ascension du monde Ringjani.
Le Mont Ringjani est le 2ème sommet le plus haut de l'Indonésie.
Il fait 3726 mètres.
L'excursion dure entre 2 et 3 jours et je décide de faire les choses à fond en prenant l'option 3 jours.
On s'équipe d'un guide, d'un sac dans lequel on fourre un kawai, une culotte propre, une brossadelle,
une frontale, un bon tulle et des gants.
Car même si il fait très chaud la journée, le dernier petit pic à grimper se fait en pleine nuit glacial.
La première année, je découvre ce trekking et je trouve ça épuisant.
6 à 7 heures de marche par jour, en plein canyère, avec des mini-passages d'escalade.
On s'écorche les mains, on se fait les ampoules au pied, on a chaud, on a froid, on est sale.
Et bien évidemment, on se demande au bout d'une journée et demi comment on a pu se retrouver là,
à souffrir le martyr pour finalement juste un paysage.
La deuxième année, j'ai envie de me taper la tête contre un mur à mi-chemin en me demandant à nouveau
comment j'ai fait pour oublier la difficulté et la souffrance de ce trek.
Et quand j'ai refait pour la 3ème fois le même trek avec un pote qui voulait le faire absolument,
j'ai failli abandonner au 2ème kilomètre parce que je savais trop ce qui m'attendait.
Les 3 années, c'était la même chose.
On était en petit groupe de 6 suites toute la journée, on digne des nouilles instantanées,
du riz blanc le soir, tous ensemble et on s'en dort à 20h.
Tous, on s'est même objectif de monter tout en haut du riz janie pour la vue imprenable dont tout le monde nous parle.
Pour atteindre le sommeil, il faut se lever le 3ème jour à 2h du matin,
mettre sa larme frontale, enfiler son pantalon, un gros pull et marcher pendant 3 heures.
Une fois là-haut, vous prenez une photo et vous redescendez.
Rien de très compliqué, il faut juste pouvoir se lever.
La première année, je suis avec Eva, qui, à 1h50 du matin, le 3ème jour, me dit dans la tente
« Pénélope, je suis désolé mais je reste de dormir là, je vais pas là-haut, j'ai la flemme, je suis épuisé.
Oh non, allez Eva, on se motive, on n'a pas fait tout ça pour rien.
Non mais moi je capitule, mais toi vas-y ! »
Le guide frappe à notre tente en hurlant « Wake up everybody, we live in 10 minutes ».
Eva est déjà en train de ronfler.
Je n'ai pas la foi de le faire seul même si tout le groupe le fait.
Pourtant je suis une jusque boutiste normalement, c'est pas mon genre d'abandonner juste avant la ligne d'arrivée.
Alors je désipe mon sac de couchage, je mets une première chaussure dans le froid,
et au moment où j'enfie la deuxième chaussure, je me dis « Mais pourquoi s'infliger des choses qu'on ne désire pas ?
Pourquoi se forcer à grimper en haut d'une montagne juste pour une vue ? »
Alors j'enlève la chaussure et me remets dans mon sac de couchage.
Trois heures plus tard, le petit groupe revient de son ascension et je me sens comme une énorme merde de ne pas être allé jusqu'au bout.
La deuxième année, j'emmène Caroline en haut de Rinjani et je la préviens.
Caro sache que tu ne voudras pas monter, on sera fatigué, on aura froid,
mais il faut se prendre par la main et y aller car on va le regretter quand on va voir les autres descendre.
Je te promets, elle me dit qu'elle n'est pas du genre à laisser tomber en plein milieu.
Parfait. Le jour j'y arrive, 1h50, wake up everybody, we live in 10 minutes.
Allez Caro, c'est horrible, mais là vraiment il faut qu'on le fasse.
Oh non, mais je suis désolé Penelope, mais vraiment là je peux pas, mais vas-y toi.
Ah non Caro, tu vas le regretter si tu ne monte pas, il paraît que la vue est superbe.
Caro se rendors et, influencé, je fais pareil.
La troisième et dernière fois où j'y suis allée, et que j'ai emmené mon ami Addy,
j'étais seule dans ma tente à 1h50 parce qu'Addy avait capitulé au deuxième jour
et était redescendu au point de départ.
Wake up everybody, we live in 10 minutes.
Je n'ai personne pour me démotiver, il n'y a que moi pour prendre la décision de monter ou pas.
Évidemment j'ai pas envie, j'ai mal partout, je me demande vraiment pourquoi je pousse mes limites
une fois encore alors qu'à chaque fois je me dis que je ne ferai plus ce trek.
Je reste dans mon lit et j'entends James, un américain célibataire charmant
qui fait partie de mon groupe qui désite ma tente, passe une tête et me dit
Penelope, you will regret if you don't go up, come on.
Ce que je me suis bien gardé de dire à James, c'est que je n'aime pas les vues.
Je m'en contrefous des vues, je ne vois pas l'intérêt des vues,
les vues ont les uns en carte postale, en film, dans notre imaginaire.
Je n'ai rien à foutre de monter tout en haut pour une vue.
Mais je me lève, je m'habille, je mets mes chaussures, ma frontale et j'y vais.
Je ne le fais pas tellement pour voir la vue, non, pas du tout même.
La seule raison pour laquelle je m'inflige ces 3 heures de marche en pleine nuit
c'est uniquement pour ne pas décevoir James et essayer de nous appuyer dans l'œil.
Je suis le petit groupe à la culoleux, on arrive tout en haut, tout le monde s'extase devant la vue.
Je la regarde à peine car je cherche James du regard.
Je le vois, il est assis face à la vue, je m'approche transpirante avec un grand sourire
et je vois Kelly, l'Australienne, une autre célibataire du groupe assise entre ses jambes,
la tête en arrière, en train d'embas c'est James.
Je suis tellement énervé que je redescends aussitôt en courant
parce que j'ai honte d'avoir pu gravir cette montagne dans le seul but de plaire un mec.
Ah bah c'est ça, de ne pas faire les choses pour soi, on se retrouve pris à notre propre piège.
Surtout que j'ai recroisé James sur l'île Givy quelques jours plus tard
dans les bras de Marie, une française de notre groupe, qui n'avait pas réussi à se lever pour monter le ryjanie.
Ah bah au moins j'ai appris que c'est pas en vouloir impressionner qu'on impressionne,
mais c'est tout simplement en s'assumant.
Et si vous voulez savoir pourquoi avoir perdu ma valise en sardaine
m'a fait passer les meilleurs vacances de ma vie, écoutez lundi l'épisode numéro 9.
La toile sur écoute.

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L'Arnaque est une chaîne de podcast qui diffuse des chroniques courtes, humoristiques et décalées sur la vie d'une jeune trentenaire parisienne.

Entre histoires (réelles) improbables et partage d’expériences, Pénélope vous ouvre la (grande) porte de son univers sur un ton enjoué et décalé, avec une touche de fantaisie qui donne le sourire, un coup de boost et votre dose de vitamine pour la journée.

Attention, c'est addictif ! Quand on commence, on a du mal à s'arrêter !


Mon conseil: Commencez par la saison 1 !


#L'arnaque - Format court - 4 à 5 minutes

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Saison 3 - 12 épisodes

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Saison 5 - 10 épisodes

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