#51 — Menace sur les albatros de l'île d'Amsterdam, avec Corisande Abiven

Durée: 43m23s

Date de sortie: 23/03/2022

En 2021, Corisande Abiven est partie pour une expédition scientifique sur l’île d’Amsterdam, afin d’étudier une étrange maladie qui touche les populations d’albatros à bec jaune.


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🎙 Un épisode réalisé par Thomas Firh, présenté par Clémence Hacquart, mis en musique par Nicolas de Ferran accompagné par son frère Igor, mixé par Laurie Galligani, et monté par Chloé Wibaux en duo avec Capucine Lebot.


🤝 La saison 5 des Baladeurs est soutenue par Columbia.

Plus de détails sur l'épisode : 

Ses grandes ailes blanches toutes déployées permettent à l’albatros de fendre les airs et survoler les mers, sur des milliers de kilomètres. Roi de l’azur martyrisé dans les vers de Baudelaire, l’oiseau majestueux s’épanouit dans les TAAF les terres australes et antarctiques françaises à Kerguelen, à Crozet, ou encore sur l’île d’Amsterdam, un sanctuaire de biodiversité au centre de l’océan indien.

Il n’existe pas, sur cette terre, d’endroit plus isolé. Située à plus de 3 000 kilomètres de tout continent, à mi-chemin entre l’Afrique du Sud et l’Australie, ce caillou volcanique et verdoyant n’héberge qu’une vingtaine d’habitants. Sur ses falaises abruptes en revanche, des immenses colonies d’albatros à bec jaune et fuligineux à dos sombre nichent pour donner vie à leurs progéniture.

Aujourd’hui, l’oiseau doit faire face à une nouvelle menace. Celle d’un virus ravageur qui pourrait mettre en péril la survie de son espèce.
Depuis des années, des chercheurs se mobilisent pour tenter de trouver un remède en se rendant à tour de rôle sur place pendant des périodes de 14 mois.

En 2021, Corisande Abiven a fait partie de cette poignée de scientifiques privilégiés à avoir pu côtoyer le voyageur ailé. Dans une petite cabane au pied des falaises, elle a multiplié les études et les relevés de terrain, pour tenter de sauver l’albatros et de percer son secret.

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Les grandes ailes blanches, toutes déployées, permettent à l'albatrosse de fendre les airs et survoler les mers sur des milliers de kilomètres.
Roi de l'azur martyrisée dans les verres de beaux de l'air, l'oiseau majestueux s'épanouit dans les taffes, les terres australes et en tartique française,
à Kergelen, à Crozet ou encore sur l'île d'Amsterdam, un sanctuaire de biodiversité au centre de l'océan indien.
Il n'existe pas, sur cette terre, d'endroits plus isolés, situés à plus de 3000 kilomètres de tout continent, à mi-chemin entre l'Afrique du Sud et l'Australie.
Ce caillou volcanique et verdoyant n'héberge qu'une vingtaine d'habitants.
Sur ces falaises abruptes en revanche, des immenses colonies d'albatrosse à bec jaune et fulisineux à dos sombres niche pour donner vie à leur progéniture.
Aujourd'hui, l'oiseau doit faire face à une nouvelle menace, celle d'une bactérie ravageuse qui pourrait mettre en péril la survie de son espèce.
Depuis des années, des chercheurs se mobilisent pour tenter de trouver le remet dans ce rendant à tour de rôle sur place pendant des périodes de 14 mois.
En 2021, Corrissan d'Abibin a fait partie de cette poignée de scientifiques privilégiés à avoir pu côtoyer le voyageur hélée.
Dans une petite cabane au pied des falaises, elle a multiplié les études et les relevés de terrain pour tenter de sauver l'albatrosse et de percer son secret.
Les albatrosse, ça sent super bon ! C'est incroyable parce que c'est des oiseaux qui mangent du poisson, on pourrait se dire que ça sent le poisson.
Mais en tout cas, ils sentent un peu sucré. Il y a des gens qui disent que l'albatrosse hurleur, moi je l'ai pas eu en main, il sent un peu le miel.
L'albatrosse à bec jaune, ils sentent le cosy, ils sentent un tout petit peu sucré. Tu mets ton nez dans son cou, tu as envie d'habiter là, c'est extraordinaire.
Tous les ans, l'équipe pour laquelle je suis partie envoie quelqu'un pendant 14 mois sur l'île d'Amsterdam pour passer plus de 50% du temps dans la colonie d'Albatrosse à bec jaune,
dans les falaises d'Entrecasteau, je pense en toute objectivité, le plus bel endroit du monde. En tout cas, le plus bel endroit, j'ai eu l'occasion d'aller de toute ma vie.
C'est vraiment le graal d'aller travailler dans les terres australes quand on fait mon travail, donc quand on est écologues de terrain,
il se trouve qu'il faut avoir une sacrée expérience pour pouvoir partir là-bas. Quasiment tout ce qu'on fait, on l'apprend au fur et à mesure.
C'est un peu rare d'avoir quelqu'un qui est déjà spécialisé en bagages d'albatrosse, en étude d'autarisme en tartique, c'est un petit peu rare.
Mais il faut vraiment avoir la capacité d'être tout seul représentant de ton travail sur une île pendant 14 mois sans chef en présentiel.
Sachant qu'il y a des périodes de terrain qui sont assez longues, jusqu'à quasiment un mois où on n'a pas accès aux emails, etc.
On a juste accès à une VHF pour se dire à la vague du soir, ça s'appelle la VAC. C'est Entrecasteau, tout va bien.
C'est la seule communication avec le monde extérieur pendant qu'on est en cabane.
J'ai postulé une offre sur Internet pour partir avec le programme Ecopathe, qui est soutenu par l'Institut Polar Français.
J'ai rencontré l'équipe et le profil a collé. En plus, on s'est bien entendu tout de suite.
C'est hyper important parce qu'il faut qu'il y ait un certain lien de confiance entre nous.
Même si ils savent que je peux faire le travail, il faut qu'ils soient à l'aise en se disant qu'on n'a pas de nouvelles pendant un mois.
Normalement, ça devrait aller. Ça veut dire qu'elle est en cabane, elle sait à peu près ce qu'elle a à faire.
C'est plutôt rassurant.
Ma mission, c'était de partir 14 mois sur l'Ildham Sardam pour étudier la circulation d'agents infectieux entre les différentes populations d'oiseaux, notamment.
Je suis partie une semaine avant les autres VSC, donc les autres volontaires services civiques comme moi, qui sont partis des gens entre 25 et 35 ans, qui vont faire de la science sur tous les districts.
Avec tous les autres ornithons, on est parti une semaine en avance à la réunion pour faire une formation en escalade avec une équipe spécialisée dans une équipe de cordistes qui s'appelle Antichute,
pour nous familiariser avec tout le matériel qu'on allait avoir potentiellement à utiliser sur l'Ildham pour avoir accès à nos sites d'études.
Et après, à l'issue de ces deux semaines, on est parti sur le marion du frein et là, on embarque pour trois semaines.
Donc il faut compter à peu près cinq jours de navigation pour atteindre Crozet.
Avec le programme, j'ai la chance d'être descendue sur tous les districts pour travailler.
Donc on a pu descendre, travailler sur Crozet.
Ensuite, il faut compter encore trois, quatre jours et on arrive à Kergelen.
Donc pareil, tout le monde descend. Dans la mesure du possible, on descend tous pour visiter à peu près tous les districts.
Et à partir de là, il reste que les gens d'Amsterdam parce que nous, on est le dernier district à être desservi.
Donc on a vécu depuis déjà quasiment un mois, si on prend en compte le confinement, etc.
avec des gens qu'on n'avait jamais rencontrés mais auxquels on s'est super attachés, qu'on a laissé sur leurs districts respectifs.
Et finalement, on se retrouve à être dis-vécés, il reste que nous.
On a fait un arrêt par Saint-Paul le matin.
Et ensuite, on a viré directement au nord et déjà au loin, on voyait le Damsterdam.
Et on est passé par les falaises d'Entrecasteau.
Donc on avait tous nos jumelles, on était à l'avant du bateau tous les 10 et on disait, oh là, regarde, c'est sûr, c'est la cabane, on ne voyait rien.
On était beaucoup trop loin. C'est sûr, regarde, je vois Delcano, je vois Entrecasteau, j'ai l'impression que c'est là, non, je vois pas bien, c'est ou.
Et il y avait des centaines de milliers d'albatros qui étaient là, des albatros à Begg-Jone qui étaient en rado sur la mer,
ou qui étaient en trempe volée dans le ciel. C'est extraordinaire.
Et quand on est arrivé sur l'île, on se met en face de l'île et donc ils envoient le courrier en premier.
Et ensuite, ils nous disent, bah voilà, c'est à vous, vous mettez, vous attendez sur la DZ, dans la Drop Zone, c'est là où l'hélicoptère décolle et atterrit.
Et on rentre dans l'hélicoptère et en deux secondes, ça y est, on est déposés et puis il y a les anciens nous qui nous accueillent.
Et puis c'est parti, ils sont tous sourires et ils ont une banderole, il y a de la musique.
Et là, tu ne vois pas le temps passer, quand tu réalises, t'es dans l'hélicoptère dans l'autre sens.
L'île d'Amsterdam, c'est une île volcanique. Donc ça veut dire que c'est quasiment comme un gruyère à l'intérieur,
ce qui explique notamment pourquoi on n'a pas de dos qui reste sur l'île, parce que tout s'évacue par les millières de trous qui sont dans cette île.
Elle est plutôt humide, notamment sur le dessus, puisqu'il y a un endroit qui s'appelle le Plateau des Tourbières,
qui est une zone également exclusivement réservée à la recherche. Et on y accède obligatoirement équipé de raquettes.
Alors pour moi, les raquettes avant, c'était plutôt pour marcher dans la neige. Et bah en fait, non, c'est aussi pour pas abîmer la mousse.
Et donc sur ce plateau des Tourbières, il y a des mousses absolument extraordinaires qu'on appelle les sphènes.
Et c'est des mousses qui changent de couleur selon leur concentration en eau.
Donc si elles sont gorgédo, elles vont être verpétar, et moins alzando, elles vont passer par des stades de orange, de rose,
et puis alors quand elles ont pierre, elles sont blanches. Et donc ça, c'est vraiment pour le dessus de l'île qui est à peu près en pente douce.
Les falaises d'entre castos, c'est à loin de 700 mètres de haut. Donc pour y accéder, il faut traverser toute l'île.
La base scientifique, donc, est comme un petit village, un vrai petit village qui s'appelle Martin de Viviers.
La base, elle est située tout au nord de l'île, et les falaises d'entre castos, c'est tout au sud de l'île.
Et sur l'île, il n'y a pas de route, il n'y a pas de voiture, il y a quelques tracteurs.
Et donc, on part avec un sac à dos et on traverse toute l'île, donc il faut d'abord monter, parce que c'est un volcan.
Donc il faut d'abord monter tout en haut et redescendre tout en bas.
Et le seul moyen d'accéder aux falaises d'entre castos, c'est de terminer par une vie à ferrata.
C'est assez épique, et donc on arrive là, au pied de cette vie à ferrata, il y a encore une zone très humide à traverser.
Avec ce qu'on appelle des souilles, donc des grandes marres de boue, on traverse épuisé après 8 heures de marche avec un sac à dos de entre 12 et 20 kilos.
Alors là, il reste qu'une heure, donc dans l'étape, on apprend qu'une heure de marche ne t'a rien.
Donc quand on a fini la vie à ferrata, on est quasiment arrivé, mais la première fois, c'est assez du costaud.
Donc tu arrives, tu es fatigué, puis tu tombes dans la boue, c'est insupportable et tu n'arrives pas à te relever.
Tu es trop lourd, tu glisses, etc. Et ensuite tu arrives à la plage.
Donc là, c'est peuplé d'otaries qui font des bruits assez exceptionnels et qui sont énormes et qui font très très peur.
Et passer la plage, il y a une petite bute, et là, juste derrière, il y a la cabane qui s'appelle le Refuge des becs jaunes.
Il y a une cabane refuge où on habite.
Une cabane labo juste à côté, et en face, ça fait une toute petite baie.
Il y a la cathédrale, donc il y a un rocher un peu emblématique.
Il faut plutôt un amas de sable où il vaut mieux pas essayer de grimper parce que c'est frite.
Et puis à droite, si on lève la tête, il y a toute la falaise d'entre castos qui est peuplée d'Albatros à becs jaunes et de Gorfous sotards.
Et la colonie dans laquelle nous on travaille, elle est située à peu près à 200 mètres de haut dans cette falaise.
Donc tous les jours, elle monte à peu près à 200 mètres parmi les Poas, avec l'aide de quelques mains courantes,
quand même des cordages qui sont installés pour nous aider à monter les parties un petit peu difficiles,
et aussi pour un niveau de sécurité, ou pour se rassurer, parce que tout le monde est pas forcément très à l'aise d'être sur un point quasi vertical.
Et de là, on a une super vue assis parmi les oiseaux, c'est vraiment super, c'est vraiment le plus bel endroit du monde.
Quand on est dans les terres australes, c'est complètement un écosystème supposé fermé,
parce qu'il y a quand même des individus qui voyagent très très très loin.
Par exemple, il y a beaucoup d'individus d'éléphant de mer qui viennent meuer sur l'île d'Amsterdam,
alors qu'ils se reproduisent sur Kergelen, mais ils pourraient très bien transporter entre des maladies,
ou des petits parasites, des tics, par exemple, pourquoi pas.
Les terres australes, elles sont très très très très très éloignées de toutes les terres habitées au monde.
L'île d'Amsterdam, c'est l'île la plus éloignée de toutes les terres habitées au monde entier.
Donc c'est une réserve naturelle également.
Le but d'avoir créé ça, c'est de se dire qu'il y a un écosystème unique avec des oiseaux et des animaux,
des mammifères uniques qui se reproduisent.
Les albatres sabacc jeunes, c'est des grands voyageurs, même quand ils sont en reproduction,
ils parcourent plusieurs centaines de kilomètres pour aller chercher leur nourriture.
Ils peuvent se retrouver facilement à suivre des bateaux de pêche aussi,
parce que c'est des individus qui apprennent, donc ils ont capté assez vite que s'ils suivent les bateaux de pêche,
il y a du poisson facile.
Et ils pêchent également à proximité, puisque dans les régurgitards, on trouve pas mal de langoustes,
et Amsterdam, c'est réputé pour avoir une grosse population de langoustes,
donc c'est des pêcheurs assez larges et ils vont assez loin.
Ils habitent dans les falaises parce que pour décoller, ils sautent,
contrairement par exemple à l'albatros d'Amsterdam,
ou l'albatros sur l'heure qui y oniche sur les tourbières,
donc ils font pas du tout de colonies, les nids sont très très très espacés les uns des autres,
les poussins se rencontrent jamais, alors que dans les colonies d'Albatros à Bekjohn,
les poussins, ils sont à moins d'un mètre d'écart,
et là on parlait de plus de 300 nids juste dans la colonie que nous on suit,
donc c'est vraiment une énorme densité d'oiseaux, et donc ils n'ont pas du tout la place de courir,
donc ils sont dans des falaises assez abruptes et ils sautent,
et c'est assez drôle parce que quand il faut les attraper,
alors s'ils sont surnis c'est assez facile entre guillemets,
parce qu'ils ont ce qu'on appelle trop investi pour risquer de perdre leur progéniture,
donc ils bougeront pas, au pire ils vont essayer de donner des coups de bec,
mais il faut juste être un peu vif et réussir à attraper.
Il faut en fait lui fermer le bec, donc il faut aller assez vite et chopper tout le bec
qui fait facilement la taille de la main,
en faisant attention du coup de pas boucher les trous de nez pour pas l'empêcher de respirer.
Il faut ensuite passer la main comme si on voulait lui faire un gros câlin,
donc essayer de l'enlasser tout en tenant le bec avec l'autre main,
on ramasse les pattes, une patte, deux pattes, et ensuite on le tient contre nous,
et ensuite on l'installe sur la personne qui nous aide,
et qui elle aura donc l'individu posé sur le ventre sur ses genoux,
avec la tête calée sous un coude, et comme ça il ne peut pas se faire mordre,
l'individu peut respirer, en plus il est un peu à l'ombre,
ça rassure souvent les oiseaux d'être un petit peu à l'ombre,
donc ils étaient un peu moins agités,
mais alors si jamais ils ne sont pas surnis, pour les attraper c'est quelque chose,
parce que dès qu'ils le voient au début, si t'es nouveau dans la colonie,
tu ne connais pas, bon, il ne sait pas trop ce que tu vas faire,
t'en attraper cinq, et ça y est, moi je mets un pied dans la colonie,
tout le monde me regarde et tout le monde s'en vole,
et là il faut apprendre à courir un peu dans la colonie, c'est assez drôle.
On se met d'eau au dos au vide pour les empêcher de partir,
mais ça arrive très souvent qui nous filent sous le nez, ils ont bien raison.
Et en plus c'est des animaux qui pétinent vachement bien par rapport à,
on dit qu'ils sont pâteaux en l'air, mais alors eux ils courent à toute vitesse dans la colonie,
c'est quasiment vertical, ça fait un peu désescalier la colonie.
D'Albatros, c'est avec jaune dans les falaises d'entre castos, des colonies de végétation,
donc au bout de 10, 15 jours à travailler là-bas, on est à l'aise,
on est comme à la maison, mais alors au début quand il faut leur courir après,
éviter les autres congénères et pas marcher sur des eaux ou sur des poussins, c'est assez chaotique.
Dans la falaise, je suis comme ça, je cours après les Albatros,
j'ai du caca d'Albatros dans les cheveux, j'ai les mains en sang parce que je me fais bouffer les mains par les oiseaux,
mais surtout j'ai le même sourire, je pense que j'aime maintenant, c'est absolument génial,
je passe toutes mes journées, alors soit attraper des poussins et avoir des poussins d'Albatros sur les genoux,
c'est adorable.
Ou alors à courir derrière des superbes oiseaux et qui sentent bon, qui sont beaux, qui sont rares,
et dont le but, alors je les embête, c'est sûr, mais le but que je vois derrière,
c'est qu'on essaie de travailler à leur conservation aussi et ça, ça motive énormément tous les jours.
Les Albatros avec jeunies sont beaux, c'est des oiseaux qui sont très très bien dessinés
et déjà, ils ont une attitude, comment dire, ils sont fiers, les Albatros avec jeunies sont fiers
et ils en imposent un peu, ils ont des grands yeux marrons assez profonds,
ils ont comme une trace de, comme si ils avaient mis un peu du col au-dessus de leurs yeux,
qui se prolongent, j'en ai une espèce de faux sourcil, super bien dessiné,
et ils s'appellent les Albatros avec jaune, parce que du coup ils ont le dessus du nez qui est jaune dorée
et qui se dégrade vers le crochet en orange et après ça finit en rose,
et c'est vraiment des oiseaux qui sont sublimales, ils sont petits par rapport aux Albatros sur l'heure,
qui est le plus grand oiseau volant du monde, mais ils sont assez majestueux,
parce que ils ont toutes ces points de couleur qui sont assez hallucinantes.
C'est des espèces qui sont en danger, mais suffisamment nombreuses pour que niveau éthique ça passe.
Sur l'île d'Amsterdam, il y a des très très très fortes mortalités qui ont été observées,
l'équipe avec laquelle je travaille a suspecté qu'il s'agissait sûrement d'une maladie,
donc potentiellement le colère à averses qui a été vérifié plus tard.
On suppose que ça affecte également par exemple les Albatros d'Amsterdam,
mais eux ils sont auteurs d'une centaine de couples, donc forcément on ne va pas aller faire des études un peu invasives,
les déranger sur leur unique site au monde de nidification qui est sur le plateau des tourbières Amsterdam.
Donc il y a des choix qui sont faits au niveau éthique, qui permettent de faire de la conservation et de la science,
en essayant d'avoir un impact minimum, mais c'est sûr que ce qu'on fait,
on peut considérer ça comme un peu invasif, on fait des prises de sang,
on va visiter les nids de façon régulière, on dérange un peu les oiseaux.
Le colère à averses on pense qu'elle a été apportée à cause des gens qui sont venus comme tous les malheurs,
des gens qui sont venus en premier habiter sur l'île d'Amsterdam et qui à l'époque,
quand on voyagait on apportait en plein d'animaux et ils avaient apporté notamment des poules,
donc ça c'était fait exprès, les poules ils en portaient sur l'île en se disant c'est trop chouette on va avoir des oeufs et du poulet.
Et sûrement avec les bateaux il y a aussi du coup des rats, donc ça c'était pas fait exprès,
parce que les rats déjà ils s'adaptent à tout et en plus c'est des excellentes nageurs,
donc ils ont très bien pu nager jusqu'à l'île en sautant du bateau, pour imaginer plein de trucs.
Les poules on sait qu'en France elles ont cette maladie là et ensuite les rats on sait qu'ils mangent tout et n'importe quoi.
Simplement c'est seulement une hypothèse parce qu'au niveau génétique on retrouve pas forcément les souches de la bactérie
qu'on a en France sur l'île d'Amsterdam, donc parce que ça fait très longtemps,
les bactériles se sont un peu différenciés et spécialisés pour cette île quoi.
C'est encore à vérifier mais c'est juste, pour le moins c'est juste une hypothèse,
on pense que c'est une maladie qui n'était peut-être pas présente sur l'île.
Dans la colonie que nous on étudie il y a à peu près 600 coupes d'eau 300 nits qui sont suivies,
ça fait plus de 1500 individus qui sont là juste, mais juste dans la colonie
et c'est vraiment défini scientifiquement.
Mais sinon dans la falaisse il y en a plus que ça quoi, c'est juste dans la colonie que nous on suit pour se limiter un peu
parce que sinon on n'en finirait pas d'aller regarder des nids d'Algothraus.
C'est assez drôle parce que c'est des animaux qui sont fiers, ils sont beaux et ils sont blancs, immaculés
et c'est assez intéressant parce que dès qu'ils pleuvent ils se mettent à plat ventre dans la,
alors il faut imaginer les pattes derrière quoi, à plat ventre, les pattes derrière eux
et ils poussent avec leurs pattes donc ils sont sous leurs queue derrière, ils poussent avec leurs pattes la boue,
ils font des petites attebous et ensuite ils continuent, en fait pendant toute la saison ils continuent à construire leurs nids
ils font des petites attebous, ils coupent un peu des herbes, ils mélangent et ils collent par dessus leurs nids
donc ce qui rend la recherche d'étiquettes assez intéressantes parce que deux jours après la pluie ils ont tous recouvert leur étiquette
et on ne sait plus qui équipe parce que nous on met des étiquettes sur les nids pour les suivre
et malgré ça ils sont complètement immaculés, c'est des oiseaux assez propres, donc dès que le partenaire arrive pour échanger
je pense qu'ils en profitent pour aller se laver en mer mais c'est assez intéressant
et sinon de leur journée ils attendent souvent quand ils sont en période de reproduction
les coupes d'albatros ils sont fidèles, il y a un certain taux de divorce mais de façon générale ce sont des animaux qui sont monogames et fidèles
et donc si jamais il y a un oeuf il faut absolument qu'il y ait quelqu'un qui reste dessus
déjà parce que l'oeuf il a besoin d'être à une certaine température pour que l'embryom puisse se développer
et aussi parce que de toute manière si jamais l'adulte a le malheur de laisser son oeuf moins de 30 secondes tout seul
il y a un squaw qui va débarquer pour attraper l'oeuf et le manger donc il faut absolument qu'il reste assis dessus
les deux individus peuvent couver chez les albatros ce qui n'est pas le cas chez toutes les espèces d'oiseaux
et du coup celui qui assis il attend et donc ça peut durer 3, 4, 5 jours avant qu'il y ait un changement de partenaire
quand il y a un changement de partenaire donc déjà il faut que le partenaire arrive à atterrir à peu près à l'endroit d'uni
ils ont une façon d'atterrir qu'assez chaotique les albatrosses avec jaune
et ce qui est drôle c'est qu'en plus ils atterrissent n'importe comment
tous les jours je me prends des albatrosses dans la figure comme je suis sur les falaises d'entre castos
et en plus ils atterrissent sur toi ou sur un congénère et c'est toi qui le fait gronder
ils atterrissent dans un grand bruit ils font n'importe quoi ils tombent deux étages plus bas
et en plus après ils se permettent de crier sur les personnes sur qui ils atterrissent
et là ils font une espèce de danse alors ils font un bruit un peu nasal
ils ont des commissures qui sont cachées donc les commissures c'est sur les joues
et ces jaunes soleils c'est de la même couleur que le dessus de leur bec
ils montrent donc ces commissures ils font leur petite chanson ils mettent leur queue un peu comme un pan
ils déploient ce que j'appelle la jupette mais c'est pas du tout un terme scientifique
ils chante le bec etc ils chantent sur le f ou sur le poussin s'il y a le poussin et puis ensuite ils échangent
et le partenaire s'en va en mer pour se nourrir et ils font ça jusqu'à ce qu'il y a un poussin
et quand il y a un poussin en plus on rajoute la phase de nourrissage du poussin qui est assez long au début
parce que le tout petit poussin il dit qu'il a faim donc il fait pi pi pi
et c'est hyper dur parce que l'adulte il a un bec qui fait un peu plus de 20 cm
et il faut qu'il trouve comment se mettre en quinquance avec le bec du poussin qui lui fait genre 2 cm
pour réussir à lui régurgiter ce qu'il a mangé et ça c'est très mignon à voir parce que ça prend des fois
des dizaines de minutes avant que le premier nourrissage ait lieu et que ça marche
qu'ils arrivent tous les deux à trouver la position qui leur convient et puis après ça se fait plus en plus facilement
On a l'impression de la connaître par coeur, c'est-il parce qu'on l'a parcouru à pied
et à pied tu découvres tellement plus de trucs que quand tu es en voiture et à pied tu vas pas vite
tu marches et tu l'explores de long en large et en travers pendant un an
et tu connais tous ces habitants que ce soit humain ou alors un des oiseaux ou d'autres sortes de mammifères
donc forcément t'échelles toi
Sur Amsterdam il y a toujours un bruit de fond qui sont les otaries
quasiment n'importe où tu es sauf si tu dors sur les hauts l'île mais les otaries elles font vraiment des bruits hallucinants
on dirait soit des aboiements soit des hurlements soit des chèvres
ça reproduit tous les bruits de la ménagerie possible elles elles font du bruit en continu
quand on est sur base on entend quasiment que les otaries parce qu'il n'y a pas d'oiseaux qui nichent proche de la base
par contre il y a une grosse grosse grosse colonie
et les otaries sont tout autour de l'île et il y a une grosse colonie qui est juste à côté de la base scientifique
et la grosse différence quand on est entre castos c'est qu'on entend les otaries
on entend aussi les gorgues fouceteurs et les albatroses filiginoados sombres
et les albatroses avec jeunes qui eux passent leur journée à crier pour se retrouver
alors c'est pas des petits champs de oiseaux mais c'est pas moche non plus
c'est plus comme des clickteams et un peu des hurlements ça dépend
mais c'est une ambiance sonore assez intense mais c'est pas...
en fait on s'habitue quoi ça devient à peu près un bruit de fond
auquel on s'habitue comme peut-être nous les voitures au bout d'un moment quand on habite en ville
ça nous dérange plus mais c'est vrai que ça tranche un peu avec les oiseaux qui chantent et qui recoulent
quand on arrive sur l'île de la Réunion
La cabane où on habite donc le refuge des becs jaunes c'est vraiment comme un petit chalet
c'est très cosy moi j'y ai passé jusqu'à quasiment un mois
il y a quatre couchages on peut dormir à quatre donc de lui superposé
il y a une cuisine qui est plutôt bien équipée pas de courante pas de robinet on récupère l'eau de pluie là bas
il y a une cuve d'eau potable qui nous permet de boire quand même parce que sur Amsterdam
ce qu'il a différenci des autres districts cargéliennes et croisés il n'y a pas de source il n'y a pas de courante
il y a du gaz pour pouvoir faire à manger il y a une petite douche solaire
il y a un labo donc qui est aussi très très bien équipé avec un petit frigo dans lequel on peut mettre les échantillons
notamment le sang le plasma etc les choses qui vaut mieux éviter de laisser avec les fluctuations de température journalière
et tout le matériel qui permet de faire des prélèvements alors c'est vrai que pour le programme pour lequel je suis partie
c'est énorme il y a des centaines de milliers de tubes de seringues d'aiguilles de différentes tailles
il y a vraiment des milliers de boîtes de tout plein de choses dans ce laboratoire et il y a aussi ce qu'on appelle un sas de biosecurity
parce que là bas c'est très très très important de ne pas transporter de graines
il faut que les chaussures soient nettoyées les scratchs etc pour pas ramener donc des graines
et en plus la problématique avec laquelle nous on travaille c'est la problématique des pathogènes et leurs dispersions
et donc nous on fait encore plus attention à entrecasteaux de ne pas ramener de transporter de maladies
donc on travaille en flexo donc les cirrhettes pêcheurs comme les pêcheurs bretons
et donc ça c'est hyper facile à nettoyer donc tous les soirs on brosse on frotte avec de l'eau et on rajoute du produit qui tue toutes les bactéries
et donc on les met à sécher dans le sas de biosecurity là où on ne met pas à sécher d'autres affaires
et voilà comme ça c'est propre et on est sûr de ne pas favoriser ce contre quoi on se bat donc le colère à vière ou d'autres maladies
et donc on va se faire un petit peu de réveil
réveil à 6h à 6h30 on fait ce qu'on appelle la com du matin donc tous les jours deux fois par jour on communique avec la base scientifique
donc comme du matin juste pour dire salut peut-être pour vous dire que ça va on se voit ce soir enfin en centant ce soir à 18h45
petit déj classique et on s'équipe donc avant de monter dans la colonie on met les habites pêcheurs donc les flexo
des bottes exprès également on a juste le droit d'avoir notre pantalon en dessous et un t-shirt si jamais il fait chaud sinon dès qu'on touche un oiseau
on est obligé d'être en full kwe en haut kwe en bas bottes de biosecurity
on prépare les sacs à dos donc on a l'intérieur de quoi manger de quoi boire et surtout des boîtes et des fiches et des silos pour prendre les notes etc
et tout ce qu'il faut pour faire tous les prélément dont on a besoin et on monte dans la colonie donc on en a pour entre 20 minutes
et puis à la fin quand on connaît bien 10 minutes pour monter donc ça fait le petit cardio du matin en plus en pantalon en plastique
peut-être j'ai déjà feré les 500 calories et ensuite après ça tu es directement à 2mètres des premiers oiseaux
et donc tous les jours quand on est sur entrecasteaux, tous les jours on regarde tous les nits suivis donc tous les nits à étiquette pour savoir à quelle sate de reproduction ils en sont rendus
donc ils peuvent être sur oeuf ou sur poussin grosso modo et malheureusement très souvent il y a aussi des poussins qui sont morts
par jour on a également un planning d'individus à suivre donc tel poussin à 10 jours
alors c'est la date à laquelle on fait les prélèvements sanguins, quelques écouvillons en mesure on pèse
et également si par malheur il y a des individus qui sont morts, une partie de mon travail consiste également à réaliser des autopsies
dans ces autopsies on cherche déjà à l'aspect voire si jamais on peut mettre en évidence peut-être la cause de la mort
en sachant que nous on n'est pas du tout vétérinaire, nous on dit que ça ressemblerait peut-être à quelque chose qui pourrait être une septisémie
ou un étouffement ou quelque chose comme ça et on fait plein de prélèvements de pas mal de morceaux d'organes qu'on appelle clés
dans lesquels on soupçonne que la bactérie que nous on recherche donc Pasteurélamyltocida qui est responsable du colère à aviaire peut se développer
et on fait aussi des écouvillons avec des crocs ou toutils, exactement comme ce qu'on nous met dans le nez pour tester le Covid
qu'on conserve avec nous et qu'on met ensuite en culture soit dans la cabane labo si j'aime mon parlant temps
ou alors sur base on a aussi un laboratoire qui est un petit peu plus équipé que juste une cabane
à laquelle on a rajouté le mot labo pour faire comme si c'était stéril et donc là on peut faire de la mise en culture
et on a pris à reconnaître à peu près les aspects des colonies qu'on cherche, des colonies de bactéries
et donc à ce moment là qu'on prélève et qu'on envoie ensuite en France donc c'est un processus assez long
l'étude entre ce que nous on fait sur le terrain, tiens je pense que c'est cette bactérie qui a poussé sur tel cadavre
je la mets dans une gélose qu'on appelle de conservation qu'on va envoyer en France
les prélèvements qu'on fait sur les oiseaux donc il y a des mesures classiques donc BEC, TELBEC c'est les mesures classiques
quand on fait des études sur les oiseaux donc c'est un peu, c'est global et comme ça c'est assez facile à faire des comparaisons
il y a LEL, le TARS, ça c'est pour les mesures et ensuite on fait pour l'équipe des copates
où on va un peu plus loin parce qu'on fait pas mal de démétropologie, recherche d'anticorps, serologie, etc.
donc on fait des prises de sang, donc pour les prises de sang ça se passe dans la pâte parce que c'est des gros oiseaux
c'est assez sympa, c'est assez dur à faire les prises de sang dans les pâtes de ces oiseaux là parce qu'ils ont les pâtes glaciales
souvent ils ont les veines plates et bleues alors il n'y a rien qui sort, il n'y a pas de débit et puis au bout des quelques individus
on devient pas de moi expert, c'est plutôt agréable d'ailleurs de se sentir expert
on fait ça donc après on divise le sang, on le met dans une centrifugeuse et on divise entre plasma et globule rouge
ça va permettre de faire justement la partie génétique avec les globules rouges par exemple pour pouvoir sexer les individus
qui sont absolument identiques mal et femelles, taille, couleur, comportement, poids, on peut pas les différencier
mais on le même qui est quelques couples homosexuels donc ça c'est plutôt intéressant, ça a creusé
et le plasma qu'on récupère également pour la partie anticorps donc est-ce qu'on peut trouver justement les anticorps
qui permettent de se défendre contre la bactérie qui nous intéresse donc pas de citer la multocida responsable du colère à vière
et on fait également des écousvillons donc dans le cloac, donc les oiseaux ils n'ont pas de zizier, de trou de fesses, ils ont tout en un seul trou
et donc ça s'appelle le cloac et donc c'est leur organe sexuel, leur organe excréteur, ils font pas kkbp, ils font tout d'un coup
il n'y a qu'un trou et donc on met un écouvillon dans le cloac de l'individu et là c'est pareil, il y a une faune microbienne qui est assez énorme
comme n'importe quel organe excréteur finalement pourrait contenir et du coup ça s'est parait, ça nous intéresse beaucoup
donc on garde ça dans du liquide qui permet de conserver l'ADN et ensuite il y a des gens experts qui vont chercher par PCR
est-ce qu'on trouve l'ADN de la bactérie qui nous intéresse parmi les milliards de bactériques qui seront présents sur cet écouvillon
ça dure à peu près 10 minutes max quand on est rodé et des fois il y a des manips un peu plus lourdes
c'est quand on pose des GPS sur le dos des oiseaux et là ça peut nous amener à un petit quart d'heure de manips
donc on essaie d'optimiser tout d'ailleurs souvent quand on pose les GPS on dit qu'en échange on prend pas les mesures comme ça
on essaie de pas garder l'animal trop longtemps déjà parce que pour lui c'est stressant, il faut pas qu'il s'envole
si jamais on le repose et qu'il se remet pas sur son poussin on a l'air nouille parce que déjà nous il faut qu'on reste à côté pour sauver le poussin
pour pas qu'il se fasse enlever par un squat et le poussin va avoir froid parce qu'on peut pas s'asseoir dessus parce qu'on n'est pas les oiseaux
donc il faut qu'on essaie d'optimiser le temps pour nous tout ce qu'on peut faire en maximum 13 minutes on va dire
pour toutes les données scientifiques qu'on peut récupérer et en même temps que la priorité c'est vraiment l'oiseau
la méthode qui est utilisée par le projet Ecopat c'est qu'on scotch directement les GPS sur les plumes du dos
donc entre les ailes juste en dessous des homoplettes et de cette façon les GPS ils vont tenir suffisamment longtemps
mais pas toute la vie donc ça amenait à tomber parce que les oiseaux ils muent aussi comme les serpents pour être tout beaux
pour pécho à la saison d'après ils se refont un plumage et tout pour être vraiment sexy et donc à ce moment là ils vont perdre leur plume
et du coup belle GPS va tomber donc des fois ils tombent sur la terre et ça c'est cool parce que nous on peut les récupérer
pour les réutiliser puisque c'est des matériels dont on n'a pas besoin de l'avoir en main pour connaître leurs données
en fait c'est des GPS qui distribuent l'information à des antennes que nous on a positionnés sur l'île et donc il suffit d'aller télécharger les données depuis l'antenne
donc ça c'est plutôt chouette et on réussit à avoir quand même des données vraiment très très chouette et très représentative avec ce genre d'installation
C'est vrai que le sujet que j'ai dit c'est pas forcément, si oui si on le dit c'est pas forcément très sexy après mon travail c'est quand même au quotidien d'attraper des albatros, des gorfous, des squas
alors moi ça m'éclate c'est sûr effectivement il y a une grosse partie qui, pour le projet Écopathe qui consiste à travailler avec des animaux morts
mais c'est toujours dans l'esprit du plus loin et à l'échelle de la population
c'est sûr que des albatros que tu vois éclore et que cinq jours après ils sont morts parce qu'ils sont mangés par des races c'est un peu triste
et au final c'est vrai qu'on se détache un peu de la personnalité, sur le moment où tu les as dans le jeu, sur les genoux c'est super génial
et tu as l'impression de vivre un moment hyper privilégié mais tu sais qu'ils sont sujet à plein de trucs qui peuvent les tuer
et tu prends un peu, dans la science qui est bien c'est que tu peux prendre un peu tout ce qui vient alors que ce soit bien ou pas bien
si en plus on est morts c'est hyper triste et c'est nul et c'est pas juste, surtout s'il a été tué à cause d'un rat donc par le biais des activités humaines
mais tu te dis qu'il y a peut-être quelque chose d'hyper intéressant à tirer de cet individu, ça se trouve c'est lui qui a la bactérie dont on connaît pas encore le code génétique
et donc c'est une nouvelle souche et ça se trouve c'est cette bactérie là qui tue le plus grand nombre d'individus
donc si j'arrive à l'après-levé on fait un vaccin et on peut se soulever les congénères
on peut complètement avoir des jours off, sur le terrain c'est un peu plus rare donc quand je dis sur le terrain c'est quand on part en cabane
parce que là on a des planings précis, les oiseaux ils vont pas s'en fichent que tu sois fatigué ou que ce soit normalement un dimanche eux de toute manière
il faut qu'ils s'en vole dans un mois donc ils ont pas que ça à faire
donc là quand on est sur entre castos c'est la journée typique du 6h jusqu'à coucher du soleil et ensuite on travaille dans le labo
mais quand on est sur base en fait tant que le planning est achevé on n'a pas forcément d'obligations
on n'a pas du 8-17 quand il fait beau effectivement il y a une des grandes activités à Amsterdam qui consiste à aller se baigner avec les otaries ciment d'articles et ça c'est assez extraordinaire
donc il faut prévoir une grosse combinaison parce que là elle est pas très chaude elle est entre 10 et 12 degrés
mais on oublie vite qu'il fait froid quand il y a des bébés otaries qui viennent mettre leurs nageoires et leurs petites moustaches contre ton masque de plongée parce qu'elles sont curieuses
et donc voilà on peut être amenés à aller mesurer des arbres le samedi après midi, à les planter des arbres, à mesurer des otaries
donc ça fait partie aussi des jours off
pour le moment on essaye de voir si le taux d'anticorps qui est donné par le vaccin avec lequel on vaccine les petits poussins augmente dans le temps
et persiste suffisamment longtemps pour les protéger éventuellement contre la maladie du colère à viert
on essaye aussi de vérifier du coup d'une année sur l'autre si les poussins qui naissent de parents vaccinés ont un taux d'anticorps supérieur aux individus témoins qui descendent pas d'individus vaccinés
donc est-ce que le fait de vacciner les adultes ça marche pour protéger les descendants
on étudie aussi pas mal les rats cette année à savoir est-ce que les rats sont porteurs de la bactérie
on le sait que oui mais est-ce qu'ils le développent fort dans la bouche ce qui pourrait expliquer pourquoi est-ce que des morsures ça cause des morts imminent chez les poussins
et on continue encore à suivre les squas du coup parce que ça permet d'obtenir des données à long terme c'est des espèces qui sont pas suivies depuis très longtemps
les squas sur l'île d'Amsterdam autant les albatrosses ça fait vraiment une trentaine d'années qu'on a des chiffres sur la démographie donc les albatrosses philigineux à dos sombres
les albatrosses d'Amsterdam et les albatrosses avec jeunes et les squas c'était pas très suivi ils sont pas très très nombreux à se reproduire sur l'île
mais ils sont quand même un fort impact on pense dans la dispersion de cette maladie et donc on a continué à poser des gps sur une trentaine de squas
et de suivre leur reproduction en lien surtout avec les autres programmes de l'institut polarencer
le gros problème qu'on a pour l'étude de l'effet de la bactérie c'est que les rats souvent ils nous coupent un peu l'herbe sous le pied
c'est à dire qu'on a des saisons où il n'y a pas trop de mortalité mais en fait on s'est corrélés avec une saison où il n'y a pas trop d'attaque de rats
typiquement cette année donc l'année que moi j'ai quitté là on passe quand même un mois avec notre successeur pour lui apprendre tous les rudiments de la colonie etc
et pendant cette période là il y avait énormément d'attaques de rats et donc c'est un peu compliqué de dire si c'est la bactérie
ou juste parce que ces animaux ils se font littéralement manger vivant qui meurt, est-ce que c'est parce qu'ils ont la moitié du crâne exposé et qu'il souffre et ils finissent par mourir
ou est-ce que c'est des suites de la bactérie c'est un peu compliqué à dire les rats ils nous mettent vraiment dans la mouille par rapport à ça
parce qu'ils interfèrent complètement avec les études scientifiques qu'on pourrait faire
alors c'est pas de leurs faute, ils ont peut-être pas demandé à être là et puis ils font ce qu'il faut pour survivre
mais au niveau populationnel c'est vraiment un gros problème le rat
il y a une campagne d'éradication qui va avoir lieu l'an prochain
pour essayer de se débarrasser de tous les rongères de l'île donc rat et souris par le biais de poisons qui seraient lâchés par hélicoptère
et donc à partir de là s'il n'y a plus de rats on pourrait vraiment commencer à étudier vraiment les effets de la bactérie en elle-même
et pas malheureusement les interférences avec les rats
à la fin de ma mission donc c'est à mon tour de former la personne qui va me remplacer pour 14 mois
donc cette année c'était Juliette donc à l'OP3 donc un an après mon arrivée on reçoit les nouveaux
donc qui sont déposés comme nous en hélicoptère qui viennent de passer 3 semaines sur le marion du frein
et qui arrivent tout frais tout excité donc nous les accueil on passe un mois avec eux donc pour mon programme c'est un mois de 100% terrain
et quand le bateau part, bien directement nous on part entre castos
nous voilà pour 8h de marche et donc ça commence déjà la formation puisque la nouvelle personne
on lui propose de passer devant comme ça se familiarise avec le trajet puisque dans un mois c'est elle qui devra emmener d'autres personnes pas toute seule
et donc on passe un mois complet à prendre tout et nous à la fois on lui fait ses premières manips et nous à la fois on fait toutes nos dernières manips
donc il y a le dernier squad qu'on a trahable, le dernier gps qu'on pose, le dernier poussin qu'on mesure etc
au bout de 3 semaines on refait le trajet dans l'autre sens, on retourne sur base et puis là nous c'est un peu rush pour notre programme
parce que nous on a un jour pour fermer nos mâles donc ça fait un an et demi qu'on s'est complètement éparpillé chez nous
un jour pour fermer les mâles pour les faire envoyer sur le bateau, on a encore 3 jours quand le bateau est là
donc c'est plutôt 3 jours de soirée et on essaie d'expliquer absolument tout ce qu'il reste à expliquer pendant ce qu'on appelle la campagne d'été
donc ce mois de passations qui est hyper important et puis ensuite ça y est c'est l'heure, l'hélicoptère vient de chercher
et puis on décolle et on atterrit sur le bateau on comprend pas et à la fois on a l'impression qu'en fait il ne s'est rien passé depuis le moment
on était au même endroit il y a un an et demi et qu'on nous a dit allez c'est à vous maintenant c'est parti Corésine,
c'est dans l'autre sens c'est dans l'autre sens c'est dans l'hélico tu rentres à la maison et on compte tout revient assez vite
ça c'est bon en 10 minutes tu te souviens comment fonctionne le bateau, qui habite où, où est rangée quoi et puis tu as encore 4 jours de navigation
tu arrives à la réunion et puis là c'est hyper agressif pour après tout l'essence toutes les couleurs sont vives
nous savait un an qu'on habite avec du bleu, du gris, du vert et là il y a du bruit, il y a des voitures, il y a des avions dans le ciel, il y a des bateaux,
il y a des gens qui claquent ça c'est assez intense et puis c'est pareil en fin de compte on est parti que 14 mois et le premier journée c'est assez fatiguant
et puis finalement on y revient vite
on ramène une malle d'une quarantaine de kilos, il y a déjà au moins 600 tubes de sang on va dire par exemple quand on est à mi-saison sur les albatres
ça c'est juste le sang, le sang qu'on divise en plasma, le plasma avec lequel on fait des helicotes plasma, des écouvillons etc etc
plus les trucs un peu exceptionnels, les autopsies un peu étrange, on prend plein plein d'échantillons et c'est costaud et ça c'est assuré du coup par l'Institut Polar Français
parce que c'est des échantillons qui sont au congèle donc quand le bateau est là on nous appelle au dernier moment notre malle est prête mais les échantillons sont encore au congélateur
on nous appelle on nous dit bah là corresponde il faut y aller, il y a l'hélicoptère qui arrive pour le moins 20 dans 3 minutes
donc moi je jouve le congèle je mets tous mes échantillons dans ma malle on s'assure qu'elle est fermée, qu'elle est fermée avec les clés, qu'il y a les étiquettes, les inventaires
et l'hélicoptère vient récupérer les mâles, il les met sur le bateau dans un congèle à moins 20 et ensuite on arrive à la réunion
il reste dans des containers à moins 20 qui sont mis sur un autre bateau qui va lui faire encore tout le tour pour arriver jusqu'à Brest
et ensuite eux ils se charge de retirer tout ça et d'envoyer au labo qui vont analyser les différentes choses qu'on peut récupérer avec ces échantillons
moi je n'ai pas découvert grand chose mais on le saura vachement plus tard puisque là je suis rentrée il y a maintenant 2 mois
et je suis en train de trier les échantillons que ma prédécesseur avait envoyé en avril de l'année d'avant donc ce que moi j'ai récolté ça va prendre encore plus de temps au niveau étude c'est sûr
on a hâte de savoir si en tout cas les poussins pour lesquels on fait des prélèvements quand ils sont tout petits à 5 jours
et qu'ils sont issus de parents vaccinés et ce qu'eux ils peuvent développer des anticorps parce que ça voudrait dire que du coup il suffirait de vacciner un maximum d'oiseaux
et se dire qu'on pourrait éradiquer cette maladie de l'île d'âme serdam pour les albatres sabèques jaunes et alors ils auront plein d'autres problèmes contre lesquels il faudra faire face
mais ça ce serait quand même une grosse bêtise humaine qui serait réparée par le biais de la science et ce serait vraiment extraordinaire
je pense que j'étais déjà amoureuse des albatres avant de partir sur amsterdam alors que j'en avais jamais rencontré
mais j'ai vraiment, je suis tombée amoureuse du site, je suis tombée amoureuse d'entre casto et des albatres et de juste la cabane c'est chouette de vivre juste en cabane
et d'avoir un objectif de travail du matin au soir c'est super intéressant et c'est des animaux qui sont vraiment extraordinaires
je me suis jamais sentie autant à ma place que dans cette falaise
Selon le ministère de l'écologie, jusqu'en 2003 les albatres sabèques jaunes étaient classés vulnérables
aujourd'hui ils sont considérés en danger d'extinction
merci à Corisande Habivin pour son témoignage
Les balladeurs est un podcast du magazine Leosers
cet épisode a été réalisé par Thomas Fier et monté par Chloé Vibo et Capucine Lebeau
le texte a été écrit et lu par Clément Sacar
la musique originale a été composée par Nicolas de Ferrand avec une musique additionnelle de Igor de Ferrand
et le mixage a été assuré par Lorie Galligani
merci à vous d'avoir écouté cet épisode
à donc un jour pour une nouvelle aventure à la recherche des cristaux dans le massif du Mont Blanc
à très bientôt

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Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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