La toile sur écoute !
Je suis sûre que c'est pas la première fois que vous m'écoutez sinon vous seriez plutôt en train d'écouter de la saison 1, n'est-ce pas ?
Bah oui ! Si il y a des saisons, c'est qu'il y a un ordre !
Aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe !
Salut les arnaqueurs, c'est Péné !
Et comme vous m'écoutez depuis le tout début, vous pouvez même m'appeler Penouch !
Penouch boeuf, c'est stylé, non ?
Dans ce 6ème épisode de l'arnaque, je vais vous raconter comment je me suis comportée
la première fois que je me suis fait draguer par François Civil.
Sans vous spoiler, je peux vous dire que depuis, j'ai complètement arrêté de regarder les magazines People.
En vrai, je suis comme tout le monde, hein ?
Parisienne, 35 ans et je suis nullissime en People.
Je reconnais aucun acteur, je connais pas les nouveaux coupes de Star Kies Formes
et encore moins le prénom de leur bébé, déjà que j'ai du mal à retenir sur de mes potes.
Parce que oui, j'ai des copines qui sont des pros pour ça.
Alice Closer, voici Gala et regarde beaucoup la télé.
Moi, je me suis arrêté à Brad Pitt qui s'est appelé la nounou, alors j'ai complètement décroché depuis.
Mais quand même, il y a des acteurs qui ne passent pas une aperçu
et que je pourrais les yeux fermer et reconnaître facilement dans un bar.
Louis-Garrelle, Pio Marmaille, Pierre Niné et François Civil.
Alors François Civil est un peu moins connu que les autres
et si vous ne savez pas qui c'est, allez voir tout de suite sur Internet sa tête.
Objectivement, il est officime.
Donc j'étais dans un bar fatigué avec aucune envie d'être là
parce que je ne rêvais que de mon lit.
Donc j'étais pas du tout motivée à l'idée de faire la conversation aux inconnus de ce bar
sachant que c'est un endroit où vous êtes les uns sur les autres
et que vous ne pouvez que vous retrouver né à né avec votre voisin
et lui parler.
Donc je me donne quand même la peine de faire des petits sourires à droite à gauche
histoire de ne pas avoir l'air trop désagréable
tout en faisant comprendre que j'ai pas du tout envie de parler.
Jusqu'au moment où arrive droit sur moi François Civil.
François Civil les gars,
le mec il fonce sur moi, me sourit,
je lui rend mon beau sourire un peu tremblant
tout en me disant qu'il a dû faire une erreur et me prendre pour quelqu'un d'autre
mais a priori non non non non non.
Salut, je t'offre à boire.
Euh ouais, avec plaisir.
Un djine tonique ?
Non mais j'aime pas djine tôt.
Ou autre chose hein ?
Je vais avoir l'air chiant si je prends un coca-0.
Je veux bien un coca-0.
Allez c'est parti, un djine tonique et un coca-0.
Et voilà qu'on se met à parler de tout ou de rien,
de ce bar très bizarre,
des gens qui nous entourent,
de la musique qui est très mauvaise.
Et finalement on parle de tout sauf de nos boulots respectifs.
Comme il ne pose pas la question,
bah je lui pose pas non plus
parce que je sais que si me répond qu'il est comédien,
je vais pas réussir à être moi-même
parce que je suis pas assez comédienne
pour simuler la surprise alors que je peux citer en vrai toute sa bio.
Entre temps j'ai perdu mes potes,
ils m'ont envoyé un petit
ont-a vu un bonne compagnie,
je suis assez ville bordel.
Et j'avoue que je me surprends.
Ça doit être la maturité qui fait ça,
mais je sais pas,
j'arrive à ne pas en faire des tonnes,
à être même plutôt normal,
plutôt sympa,
et je crois même que je marque des points.
Je craque en acceptant un djine tonique à 2h du matin
parce que je sens qu'il va me falloir un peu de courage
quand il va passer la seconde.
Je fais mine d'adorer le djine
et je le bois presque d'une traite
pour que les effets soient plus rapides.
Le type est drôle, sympa, nature, assez smart,
et à 3h du mat'
quand il me propose d'aller se balader,
je suis comme une dingue.
Il dit qu'il ne prend pas sa veste pas
parce qu'il est trop saoul
et qu'il repassera de ma matin dimanche le récupérer.
Là moi je marche déjà plus droit
mais j'essaie de garder le buste droit.
Quand il me fait un grand sourire et il me dit
« Tu prends quoi petit déjeuner ? »
Je fais éviter de lui répondre
que je prends du son d'avouale
avec du cendrel et de l'eau chaude.
Eh ben quand j'ai le temps,
je me fais des oeufs à la coque,
avec des mouillettes qui sont faites
avec de la ficelle et pas de la baguette,
du beurre salé,
des tranches de bacon bien grillées
et des grains de grenade
dans un fromage blanc 7% de matière grasse.
Il éclate de rire et il me dit « Nickel ! »
« Je sais où trouver des grains de grenade,
j'ai du beurre grosser à la maison
et j'achèterai le pain frais de ma matin. »
De ma matin ?
Je sais clairement plus où me fousser
et je suis à la limite du mal à l'aise.
Mais en fait,
ce qui me rend le plus mal à l'aise dans tout ça,
c'est quand même de me dire
que je vais passer la nuit avec un type
qui ne m'a toujours pas demandé mon prénom.
Moi j'ai pas besoin de qu'il me donne le sien
parce que je le connais déjà,
mais en vrai,
je trouve ça quand même pas très classe
qui ne m'est pas demandé le mien.
Et justement,
en pleine balade,
Je suis en train de me rendre compte
que je connais même pas ton prénom.
Je suis désolé,
comment j'ai pu passer à côté ?
Non, t'inquiète,
je m'appelle Penelope.
Wow, Penelope,
mais j'adore ce prénom.
Ah, merci.
Et toi,
enfin, je...
Oui, oui, toi,
tu t'appelles comment ?
Pierre.
Très drôle.
Mais qu'est-ce qu'il y a de très drôle ?
Bah non, non, mais c'est bon,
enfin, je t'ai reconnu.
Comment ça tu m'as reconnu ?
Bah oui,
tu t'appelles pas François par hasard ?
François ?
Bah non, je m'appelle Pierre.
François civil.
T'es pas François civil ?
François civil ?
Ah mais non, mais moi c'est Pierre.
Et là, je le regarde de près,
et je me rends compte que ce n'est en effet pas du tout François civil.
J'ai tellement voulu y croire que je me suis fait avoir.
Et ouais,
je sais pas ce qu'ils ont mis dans mon goca,
mais je suis vite redescendu.
Et si vous voulez savoir
comment s'est passé le premier jour de ma puberté,
enfin, le premier jour où...
Bah enfin, le premier jour où j'ai mes règles, quoi.
Mais oui, n'ayons pas peur des mots.
Les règles !
Oui, mon premier jour de règles !
Ah, c'est beau la liberté d'expression, les règles !
La toile sur écoute !