
Les Odyssées de Jules Verne 4/4 : De la Terre à la Lune
Durée: 14m20s
Date de sortie: 05/07/2023
durée : 00:14:20 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - A l'époque où se déroule cette aventure, les humains ont déjà deux bras et deux jambes, mais personne n'a encore réussi à atteindre la lune. Enfin... Pour le moment !
Les Odyssées de France Inter avec Pro-Notes, toute la vie scolaire en une seule appli.
Pour les profs, les élèves et aussi leurs familles.
Attention ! Flash spécial odyssée !
Bonjour à tous ! Vous êtes bien à l'écoute des Odyssées,
nous poursuivons notre série spéciale, consacrée à Gilles Verne.
Et non, vous ne rêvez pas, je suis bien en train de courir !
Michel Ardon, notre proche en invité, m'a prise de cour.
Il m'a demandé le suivre, je l'ai fait et franchement, je ne sais pas très bien où je suis.
Autour de moi, ça ressemble à une piste de décollage, j'imagine.
Et là, devant, il y a une sorte de grand machin.
Je crois que ça doit voler.
Allez-là, montez !
Attention ! C'est continuit.
Vous êtes sur, Michel ?
Faites-moi confiance, vous ne le regretterez pas.
Ok, ok.
Maintenant, attachez-vous et mettez ce casque.
Ok.
Mais, mais, mais, mais, mais, mais, qu'est-ce qui se passe là ?
Nous sommes en train de décoller, Lord.
Mais quoi ? Mais où ça ?
Vers la lune, yahu !
Mais vous êtes complètement ma poule !
En plus, en plus, je vous laisse l'audicère !
Comme Michel Ardon s'est retrouvé à faire cet incroyable voyage de la Terre à la Lune,
c'est par là que nous allons commencer !
À l'époque où se déroule cette aventure, les humains ont déjà deux pieds, deux mains,
la Terre, bien sûr, est déjà ronde, mais personne.
Je dis bien, personne n'a encore réussi à atteindre la Lune.
En 1861, aux états de la Terre,
aux États-Unis, les habitants du Nord affrontent ceux du ciel.
Une terrible guerre avage le pire.
Durant ces années s'ouvrent, un étonnant cercle voit le jour.
Le Gun Club.
Traduction.
Le Club d'Arts.
Constitués de spécialistes et de grands amoureux, de tous ces petits joujous mortels qui font...
Ils comptent environ 30 000 personnes.
Eux, non.
Correction, 30 000 hommes.
Sir, yes, sir !
Grâce à leur formidable travail, les États-Unis deviennent en quelques années les numéros 1 dans le secteur de la fabrication d'armes à fond.
Il faut dire que chacun de ces membres est extrêmement motivé.
La guerre, c'est ma passion.
Chaque fois qu'il y en a une, je fonce.
Ce que je préfère, c'est de tirer un peu partout, comme ça.
Ah !
Pardon. Avec un bras en moins, c'est sûr que je ne vise plus aussi bien.
La guerre au Gun Club, ils l'ont tous faite.
Et chacun y a perdu quelque chose.
Un bras, un pied, une jambe, une hanche, une main, ou encore une oreille.
Oh, c'est extraordinaire. C'est incroyable.
Inouï.
Tant d'essayer bien que le célèbre mathématicien, Pete Kern, ayant décidé un jour de se poncher sur le sujet,
est parvenu à cette fascinante moyenne.
Hum, Gun Club, après mes calculs, il n'y a pas tout à fait un bras pour 4 personnes et seulement 6 jambes pour 6.
Oui, c'est ça !
Et puis, ce qui devait arriver, arrive à, en 1865, une terrible nouvelle frappe tous ces grands phalades du combat.
La paix est signée.
Fini, le duron des révolvets.
Galtristas.
Et maintenant, que fais-t-il ?
N.P. Barbica. Le président du Gun Club est extrêmement préoccupé.
Que vont devenir tous mes petits gars ?
Une nuit, enfin, tout s'éclate. Le président a trouvé quelque chose.
Oh, mes clés ! Oh, ça fait une semaine que je les cherche, à dis-l'on.
Mais non, enfin, pas vos clés ! Vous avez trouvé une idée ?
Ah oui, oui, oui, bien sûr, oui, c'est une idée, bien sûr, je trouve une idée, oui.
Le lendemain, au Gun Club, ça a remis dans tous les sens.
Le président s'apprête à faire une grande annonce, les fermissances sont à son compte.
Oups, là, parlons.
Oh non, John, encore !
Oh, attention, il arrive. Ça va commencer.
Un, deux, un, deux, test, test.
Oh, allez, ça marche.
Très cher Colleen.
La guerre est terminée, je suis comme vous, écoeuré par cette effroyable nouvelle.
Mais au-le-coeur, j'ai pour nous tous un incroyable projet.
J'imagine que vous avez déjà tous entendu parler de la Lune.
Oh, yeah !
Et bien, si je vous disais que nous pouvions l'atteindre.
Yeah !
Messieurs, je vous propose de construire la plus belle arme du monde.
Un canon si puissant qu'il pourrait envoyer un poulet jusqu'à la Lune.
Ensemble, changeons l'histoire.
Canardons, l'astre de la nuit.
Ah c'est bon, tous les hommes se lèvent.
Enfin, ceux qui ont encore l'argent.
Et applaudissent à tout nombre.
Enfin, ce va qu'il reste encore une main.
Et les comprengent tous, le Gun Club se met au travail.
Hey Jim, comment qu'on fait ?
Eh ben, j'sais ben, Jim. On a qu'à demander ?
Ouais, bonne idée. Mais à qui ?
Eh, on a qu'à demander à quelqu'un à qui on doit demander.
Ouais. Mais à qui on demande ?
Oh purée, on n'est pas rendu.
Le président Barbican prend les choses en l'un.
Il est réunis chez lui autour d'une table remplie de sandwich.
Un petit groupe de grands spécialistes.
Pendant deux jours, il mange, puis il vante à la piscine.
Enfin, il prend une décision.
Bien, notre canon sera positionné dans la ville de Tampataun, en Floride.
Quant au lancement, il aura lieu le 1er décembre de l'année prochaine.
À 11h moins 13 min et 20 sec.
Ce point est capital.
Si le boulet de canon part une seconde plus tôt ou plus tard,
il loupera la lune, c'est certain.
Voilà, voilà, voilà.
Eh ben, bonne chance à nous.
Barbican, le président du club donne le change, mais il est moralement épuisé.
Depuis son annonce retentissante, il n'a pas une seule seconde à lui.
Le public américain, vorace, veut tout savoir.
Chaque jour, les citoyens s'arrachent les journaux pour connaître les derniers avancés.
Tous ? Eh bien non, pas tout à fait.
Un drôle d'énergumène attaque le président et qu'il le peut.
Bouh, Barbican, Barbican, qu'est-ce que tu as à la place du cerveau ?
Une tatane ? Un platane ? Une banane ? Une...
Merci, monsieur, merci.
On a bien compris, vous connaissez toutes les rimes en Anne.
Enfin, le 4 novembre, la construction commence.
Mutez jour, le métal, bouillant comme de la lave fondue.
Cool.
Sans cesse, on assemble, on chauffe, on liqué-fille, on fusionne.
1200 fours, crachant d'immenses flammes entourées de vapeurs rougeâtres,
fonctionnent à plat régime.
La température est à peine supportable, les ouvriers se relaient pendant près d'une année.
Et puis, un matin, le canon le plus puissant du monde, droit commun,
point de son immense bouche vers le ciel.
Tout est prêt.
Nous sommes le 22 septembre.
Il ne reste plus qu'à attendre le 1er décembre.
Ce jour fatidique, où la Lune sera assez proche de la Terre,
c'est là qu'il faudra tirer.
Attendre, attendre, attendre, attendre,
diable, que le temps semble lent !
Enfin, s'il s'en comptait sur les coups de théâtre...
Une semaine plus tard, un message arrive au domicile du président Barbican.
Paris, 30 septembre, 4h du matin, remplacé boulet de canon par gros cylindres.
Je partirai dedans.
Je partirai dedans ? Je partirai dedans ?
Mais qui serait assez dingue pour se faire envoyer sur la Lune,
sans savoir si il pourrait jamais revenir ?
Barbican, Fébril, j'ai un oeil en bas du papier.
Signé Michel Ardent.
Le président du Gun Club, Immobil, la machoire pendente,
n'en croit pas si mirette.
Mais c'est absurde !
Mais quel homme pourrait vouloir...
Non, non, mais c'est impossible !
Ou bien ce français cherche à se moquer de nous,
ou bien il est complètement fou !
Tout cela demande vérification.
Lorsque Michel Ardent, chevelure soyeuse et regard de muap,
débarque dans le port de Tampa Town, Barbican est là pour l'accueillir.
Il n'est pas le seul. L'info visiblement a futé.
Une foulante délire, arrivé des quatre camps du pays,
s'il fait écrire le nom de celui qui, au nom de l'humanité,
veut prendre la place dans le boulet de canon !
Michel ! Michel ! Michel ! Michel !
Le lendemain d'une conférence de presse internationale est organisé.
Qui est ce mystérieux Michel Ardent ?
Quel est son projet ? Comment compte-il s'y prendre ?
Le public, bon sang, veut des réponses.
Et ainsi, l'aventurier français, debout sur les strades,
prend la parole face à 351 personnes pendues à céler.
Mesdames et messieurs, chers peuples d'Amérique,
certains pensent que je suis fou.
Je ne le suis pas. Je suis l'avenir.
Pensez-vous que les humains habiteraient toujours la planète Terre ?
Aujourd'hui, nous voyagons de Liverpool à New York.
Demain, nous irons de la Terre à la Lune.
La distance n'existe plus. La distance n'existe pas.
Ma parole. Notre bonhomme, une fois encore, a écrisé la foule.
T'as tué l'explicé au juste ?
Pas grand chose, mais il a mis le temps au juste et la bonne énergie.
Hé, oh, pas si vite, l'asticot.
L'ençus, une voix qui tout à coup s'élève de l'assemblée.
Vous nous endormez avec vos belles idées.
Vous prenez-vous pour une divinité ?
Oh, enfin, un esprit critique.
Mais comme Barbican, niveau pratique, vous êtes un zéro historique.
C'est un pristis. C'est l'homme qui fait des rimes.
Aussitôt, deux flammes s'allument dans les yeux du président Barbican.
Capitaine Nicole !
Sale fripouille, genre est un pro.
Comment mais ? Vous connaissez son nom ?
Un peu que je le connais, ouais.
Nicole est mon pire ennemi. On se déteste depuis la guerre.
Tandis que je fabriquais des boulettes-canons pour servir mon pays.
Monsieur construisait des plaques en acier blindé pour protéger les navires.
Il est temps d'en finir !
Le soir même, Barbican et Nicole se donnent rendez-vous pour un duel.
Un duel ? Oh, purée ! Le président ne plaisantait pas !
Les deux hommes, dos à dos, charge leurs armes.
Ah, Barbican, bientôt tu vas payer tes… chicanes !
Ils s'éloignent. Puis, ils se font face.
Ils lèvent leurs pistolets.
Trois.
Deux.
Un.
Arrêtez ! Arrêtez !
Michel Ardent, qui arrive dans le saison, saute sur les deux hommes pour les séparer.
Personne ici ne doit mourir.
Écoutez-moi bien car j'ai beaucoup réfléchi.
Si vous vous détestez depuis toutes ces années, c'est sans doute que vous êtes jaloux.
Euh, oui, oui, oui, oui, oui.
Eh bien j'ai trouvé la solution pour arrêter cet affreux sentiment.
Laquelle ?
Enbarquez tous les deux avec moi.
Si vous faites tous deux parties de cette folle aventure, vous ne pourrez plus être jaloux l'un de l'autre, et ainsi, finir le sentiment.
Mais oui, excellente idée !
Et ainsi, après avoir transformé le boulet de canons en capsule spatiale,
le 1er décembre, tout est prêt pour le grand lancement.
Impey, Barbica, le capitaine Nicole et Michel Ardent saluent toute l'Amérique, puis ils s'enferment dans le projectif.
Le canon est chargé.
Un 11h, moins 13 minutes et 20 secondes, soit environ 10h47.
On appuie sur le bouton.
Le canouton, la Terre tremble avec fracas, dans un tonnerre assourdissant, propulsé par une flamme gigantesque.
Les 3 hommes partent dans l'espace, direction la Lune !
Qui sait ce qu'ils attend ? Soyez prudent, les amis, et revenez vite !
Et si ce n'est pas vite, ben, revenez un jour !
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Juliette Proutot, Guillaume Meurice, Marion Lollet, Mathieu Noël, Benjamin Orgeret, Clément Nouguet, Julverne et moi, leurs grands besançants.
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