La toile sur écoute !
Cette épisode est susceptible de dorter la sensibilité des plus jeunes.
Cette épisode a été réalisée grâce à Eduardo.
Vous savez, cet homme qui a fait sa déclaration d'amour à sa petite amie qui l'a quittée en chanson.
Non mais vous imaginez...
Un homme qui vous dit qu'il vous aime tous les jours de la semaine et tous les mois de l'année.
Oh !
Moi, c'est quand même un peu Mito, non ?
C'est pas un peu Mito, Eduardo là !
Mito, Eduardo, Eduardo, Mito, Eduardo, Mito, Eduardo, Mito, Eduardo, Mito !
Salut d'un hacker, c'est Penny.
Ce s'écrit plus ou moins comme un pénis mais sans es.
Dans ce quatrième épisode de la saison 9 de l'arnaque sur le thème de mes dates foirées,
je vais vous parler de cette fois où j'ai été relativement surprise par les pratiques d'un homme,
d'autant qu'il n'avait pas la tête de l'emploi.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'il ne faut surtout pas se fier aux apparences.
En vrai, je suis comme tout le monde, parisienne, célibataire, 37 ans,
et on l'a vu, il m'arrive parfois de craquer pour des hommes qui ne sont pas du tout mon genre.
C'est un peu ma spécialité d'ailleurs.
Alors que j'aspire un leader tolérant, un dynamique calme,
un créatif pragmatique et un drôle pas trop relou,
je tombe le plus souvent sur des timides renfermées coincées.
J'illustre parfaitement l'expression les opposées satires,
même si c'est évidemment pas ce que je veux.
Mais c'est la vie, non ? On n'a pas toujours ce qu'on veut, hein ?
Je crois que c'est ça, ouais, apparemment c'est ça.
Donc j'étais à Nîmes chez une copine pour faire la feria.
La feria Nîmes, c'est extraordinaire quand on aime les tauraux,
le verre de vent des 11h du mathe adossé à un tonneau et les journées sans manteau.
Parce qu'il fait beau, il fait chaud, et jusqu'à 4h du matin,
vous faites la bamboula sans voir le soleil se lever et ce pendant 4 jours.
Ce qui est génial, c'est que si vous arrivez seul à la feria,
vous pouvez être sûr, mais alors sûr, que vous repartirez à 2 ou à 3
ou en plus grand groupe pour les plus audacieux.
Mais c'est ma boule, s'ambiance, ma boule.
Parce qu'en plus, être sympa, les gens ils sourient, ils sont détentes, ils se prennent pas la tête
et ils draguent tout ce qui passe, donc c'est le pied.
Je me retrouve donc sous une grande tente blanche en pleine nuit
avec de la musique à fond la caisse, on est tiré comme des sardines,
il y a limite un pogo qui est en train de s'organiser,
même si ça s'organise moins que ça surgit généralement un pogo.
Un pogo qui surgit, c'est pas très français,
même temps pogo non plus, donc bref.
Et là j'entends quoi, j'entends ma chanson préférée pour danser le rock.
Hit the road Jack, hit the road Jack,
ta-na-na-na-na-na-na-na,
je ne peux pas, ne pas danser sur Red Charles, impossible.
Il faut absolument que je me fasse inviter,
ou que j'invite moi quelqu'un.
Je regarde autour de moi, tout le monde est déjà en couple,
en train de se faire des acrobassies,
et je suis la seule au milieu de la piste qui suisse sans cavalier.
Je fais un petit tour de piste, je check ceux qui font la piserie
et je cible le seul homme assis sur une chaise
qui n'a pas l'air de tituber et de tomber de son siège.
Très grand, très fin, très coincé,
avec sa chemise et son pull rose pâle sur les épaules.
Pas du tout mon genre, mais je m'approche de lui.
Est-ce que tu sais danser le rock ?
Euh ouais, on danse ?
Euh non, pas là, non.
Allez, c'est ma chanson préférée stopper,
personne ne veut danser avec moi alors que je suis une star du rock'n'roll.
J'espère que c'est vrai, parce que j'aime pas du tout danser avec des filles
qui veulent faire le mec,
ou alors pire, celle qui bouge pas.
Non non, promis, je bouge grave,
et si j'ai tendance à vouloir mener la danse, c'est pas faux,
t'inquiète, je te fais confiance et je me laisserai complètement faire.
J'aime les filles qui se laissent faire, j'aime.
Ils m'attrapent par la taille,
me portent comme si j'étais le bébé roilion,
et m'emmènent au milieu de la piste en donnant des coups de coups
d'os autres danseurs qui prennent toute la place.
Ils crachent dans sa main droite, ils crachent dans sa main gauche,
se frottent les deux mains, et sans même que j'ai le temps
de comprendre ce qui se passe, ils me fais virvolter dans les airs
comme une toupe y géante.
Le mec ne sourit pas, il laisse transparrer être aucune émotion
et il est concentré.
Moi, les mecs, sans émotion, ça me gonfle.
Mais là, justement, parce qu'il est un oxy mort à lui tout seul,
il m'excite. Mais il m'excite grave.
He do how Jack se prolonge en blue sweatshirts,
en twists and shout, en rock around the clock,
et au fur et à mesure des chansons, la piste se vide petit à petit
et on devient l'attraction de la grande tente blanche.
J'ai l'impression d'être Olivier Newton-John
avec John Travolta dans la fête foraine.
Et puis tout d'un coup, après avoir fait le soleil,
qui est une passe de rock où l'homme vous fait faire
une petite galipette dans les airs,
il m'attrape par la main et me sort de la grande tente blanche.
Mais qu'est-ce tu fais ? On va où là ? J'invite toi.
D'accord. Je peux connaître ton prénom quand même avant ?
On s'en fout de mon prénom et je m'en fous du tien. Viens.
Euh... Donc on arrive chez lui.
Je suis mi excitée, mi anxieuse quand même.
On se chauffe et on se déshabille comme dans les films
qui nous rendonteuses quand on les regarde avec ses parents.
Et une fois nu sur le lit, il me dit,
« Tu peux me cracher sur la queue ? »
Pardon ?
« Crache-moi sur la queue ! »
« Tu veux que je te crache sur la queue ? »
Non ! Pas sur la queue ! Sur la gueule !
Hum...
Euh...
D'accord.
Ça te ferait plaisir que je te crache sur la gueule.
Oui, vite !
Je rappelle qu'il est 4h du matin,
que je n'ai pas bu d'eau depuis midi,
et que ma salive, s'il en reste,
va donc devoir venir de bien plus loin que ma glotte.
Je vérifie une dernière fois que j'ai bien compris
ce qu'il m'a demandé.
Tu es certain que tu veux que je te crache sur la gueule.
Oui, je te dis ! D'accord.
Je l'ai regardé,
il n'avait pas spécialement l'air de kiffer mon molar.
Et il m'a dit,
« Euh, je crois que j'ai fait erreur sur la marchandise,
tu es bien moins expérimenté que ce que je pensais.
Excuse-moi, il s'est levé,
m'a demandé de partir,
il m'a claqué la porte-honnée,
sans même me demander mon prénom au passage.
Non mais attendez, là.
C'est quoi ces façons ?
Non mais il sait lui que tous les concours de crachat au primaire
c'est moi qui les gagnais, il le sait pas ça.
Pas expérimenté, pas expérimenté,
non mais oui, mais pour qui il se prend ?
Me dire que je suis pas bonne crachote,
non mais les mecs, pas expérimenté,
ouais d'accord, mais je lui ai dit qu'il pouvait les pieds, moi lui.
Non, bon, alors,
vous ne voulez pas expérimenté,
non mais je te jure.
La toile, je vous écoute.