La toile sur écoute !
Salut les arnaqueurs, c'est Chouquette !
Bah les gars, vous savez pas pourquoi on m'appelle Chouquette ?
Bah faut suivre là, allez, on va sur Instagram !
Dans ce huitième épisode de la saison 10 de l'arnaque sur le thème de Mykonos,
car oui, Mykonos peut-être un thème !
Je vais vous parler de cette nana,
qu'on a accueillie dans notre petit groupe pendant notre séjour.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin, à côté d'elle,
j'avais vraiment, mais alors vraiment pas l'air de Parisienne.
Mais alors, vraiment pas !
En vrai, je suis comme tout le monde en Parisienne, célébataire, 37 ans,
et parce que mes potes et moi, on est plutôt sympas.
On a accueilli dans notre maison, et donc pendant nos vacances.
Cette fille qu'on va appeler Marine.
Marine, c'est la pote de potes, de potes, de potes,
ça commence à faire loin,
qui devait partir avec un groupe de potes à Mykonos,
et qui s'est finalement fait planter la veille.
On ne sait pas si on croit à cette histoire.
Reste que Marine est quand même allée seule à Mykonos,
et que la pote de potes, de potes, de Marine,
qui est donc ma pote, pas Marine, mais la pote de potes, de potes, de potes,
m'a appelé en me disant,
la pote de potes, de potes, de ma pote, et seule à Mykonos,
c'est chaud franchement pour elle.
Est-ce que tu veux bien s'en plait l'héberger avec tes potes dans ta villa ?
Tu verras elle est très très cool.
Alors j'ai d'abord dit non, mais potes aussi on dit non.
Enfin on a dit non, quoi.
Et puis bon, j'ai eu pitié.
Je me suis dit que Dieu me le rendrait un jour.
Et surtout, je me suis dit,
« Pénélope, si tu te retrouvais un jour dans cette situation, t'aimerais bien… »
Non mais t'aimerais bien rien en fait.
Non, en vrai je me serais démarinée tout seul moi.
Mais bon, peu importe, on a dit oui.
La fameuse Marine, censée être très très cool,
débarque donc notre villa.
Il nous reste une petite chambre,
très petite, sous les toits, avec un lit simple,
une climatisation qui laisse à désirer.
Surtout, la chambre est à l'étage, et donne sur la cuisine,
et donc potentiellement, quand on fait cuire des sardines
qu'on n'a jamais fait cuire, mais on aurait pu,
elle se tape l'odeur des potentiels sardines si on avait fait cuire.
Et du moment où elle a mis un pied dans la maison,
on se serait cru dans un sketch.
En même temps, vous allez voir, elle n'y a pas resté longtemps dans cette maison.
Le premier matin, au réveil, petit déjeuner,
« Oh là là là là, les gars, merci, merci pour l'hospitalité,
il n'y a rien à dire, mais on se croirait en Syrie dans cette piôle.
Non mais en fait, c'est pas une piôle, c'est une jôle.
C'est marrant en même temps de vivre un peu comme les réfugiés,
parce que c'est dur, c'est dur ce par quoi il passe franchement.
D'ailleurs, moi j'ai vécu exactement la même chose que ce qu'ils vivent.
En gros, pendant le Covid, j'étais partagé chez mes parents,
passé un week-end en France, parce qu'il s'habite en France, mes parents,
et je devais revenir chez moi pour retrouver mon mari en Suisse,
parce que nous, on habite en Suisse.
Et là, à la frontière, les flics ne m'ont pas laissé passer.
Ils m'ont dit « Désolé madame, en pleine crise sanitaire,
si vous n'avez pas l'enfant, on ne peut pas vous laisser passer ».
Donc évidemment, j'ai fait un sketch, je dois rétenu l'argent pendant une demi-heure,
et ils m'ont laissé comme une conne, mais comme une conne,
sur le cas de la gare.
J'ai dû faire demi-tour, et j'ai dû revenir vivre chez mes parents pendant des mois,
alors que mon mari, il lui était en Suisse.
Et ben là, je vous assure que j'ai compris ce que ça faisait de se faire éjecter de son pays,
mais c'est traumatisant, traumatisant vraiment.
Et puis pardon, mais moi c'était, honnêtement, presque, presque,
allez, je vais pas dire pire, mais presque pire que les Syriens,
parce que j'avais pas mon mari avec moi.
Eux, les réfugiés, quand ils fuis, quand ils se font dégager, c'est en famille.
Donc, si leur anniversaire tombe pendant qu'ils sont sur un canot,
ou dans la rue, à crever la dalle, au moins ils sont en famille.
Franchement, est-ce qu'il vaut mieux pas, en chier, et crever en famille,
qu'être toute seule, dans une maison, en sachant quand même ton mari en Suisse,
dans votre maison.
Enfin, je dis ça, mais en même temps, ça a été aussi dur pour lui,
parce que mon mari était seul en reculence, enfin sans moi, quoi.
Et alors, qui est-ce qui fait tourner la mermite ?
Bah c'est moi.
Bah oui, c'est moi qui dis à la maide ce qu'elle doit nous cuisiner pour la semaine,
c'est moi qui la paie, enfin c'est moi qui lui donne l'argent, quoi.
Et puis, lui, il s'est passé à organiser, quoi.
Enfin, il sait même pas où sont les têtes de riais, donc vous imaginez.
D'ailleurs, parfois, j'ai l'impression d'avoir épousé un...
Enfin, je sais même pas quel adjectif lui donner,
mais il est sacrément à la ramasse, quoi.
Un peu comme ses réfugiés, tu vois.
Enfin, finalement, qui ne savent pas que pas faire de leur vie, c'est hallucinant.
Non mais je rigole, mon mec, il n'a pas du tout une tête de réfugié,
il est canon, rassurez-vous.
On est restés cons.
On savait pas comment réagir.
Soit on riait, parce qu'on se disait que c'était du 10e degré.
Mais même au 10e degré, en fait, c'était pas très drôle.
Soit on l'a dégagé de chez nous.
Et bah vous savez quoi, c'est tel qu'il est parti.
Parce qu'apparemment, les restos qu'on avait réservés
étaient pas assez...
Ou un peu trop...
Enfin, pas à son goût, quoi.
Donc elle a pris sa mâle 8-ton, oui, oui, oui.
Véridique, sa mâle 8-ton.
Et elle a reparti presque aussi vite qu'elle était arrivée.
Note pour plus tard.
Dire oui à la pote de pote, de pote, de pote, de ta pote,
c'est pas toujours une bonne chose.
Mais moi, ça m'aura permis d'écrire un épisode de l'arnaque.
Y'a rien que pour ça, honnêtement, je suis contente de l'avoir rencontrée cette marine.
Parce que franchement, je ne pensais pas
qu'une meuf comme ça, ça pouvait exister.
Ils ont été élevés où ces gens, sérieux, là ?
Bah pas en prison apparemment.
La toile sur écoute.