#54 — Le journal du promeneur solitaire, avec Thibault Dumont

Durée: 58m19s

Date de sortie: 04/05/2022

Avez-vous déjà ressenti l’urgente nécessité de prendre le départ ? Thibault Dumont s’est retrouvé à ce croisement. Celui où claquer la porte avec un sac sur le dos semble être la seule option. De Paris à Marseille, il a marché 950 km. Il a tenu, tout au long de son parcours de 35 jours, un journal de bord audio. Sur les bandes, le souvenir du voyage. Marcher, raconter, rencontrer, se blesser, s’interroger. Marcher ou guérir ? Marcher pour guérir ?


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🎙 Un épisode réalisé par Thomas Firh, présenté par Clémence Hacquart, mis en musique par Nicolas de Ferran, mixé par Laurie Galligani, et monté par Chloé Wibaux en duo avec Capucine Lebot.


🤝 La saison 5 des Baladeurs est soutenue par Columbia.

Plus de détails sur l'épisode : 

Depuis quand n’avez-vous pas crié de toutes vos forces, senti les battements de votre coeur au fond de votre poitrine ou été ému aux larmes lors d’une rencontre avec un animal sauvage ? Depuis quand n’avez-vous pas eu l’impression de vivre pleinement ? Avez-vous déjà ressenti l’urgente nécessité de prendre le départ ?


Thibault Dumont s’est retrouvé à ce croisement. Celui où claquer la porte avec un sac sur le dos semble être la seule option. De Paris à Marseille, il a marché. 35 jours pour parcourir les 950 kilomètres qui séparent les deux cités.


Jeune médecin, il a tenu, tout au long de son parcours, un journal de bord audio. Sur les bandes, le souvenir du voyage. Marcher, raconter, rencontrer, se blesser, s’interroger. Marcher ou guérir ? Marcher pour guérir ?


Au rythme de ses pas, le marcheur suspend le rythme et le cours de la vie urbaine. Il fuit les raccourcis, oublie ses horaires, la hierarchie. À travers la France, sa pensée chemine et calme son esprit. Il écoute. Le récit des autres, d’abord. Ceux qui se trouvent sur sa route. Mais de villages en villages, de rencontres en rencontres, il s’apercevra que c’est avec lui-même qu’il a avant tout fait connaissance.


Une aventure salvatrice, pour laquelle il aura suffit de mettre un pied devant l’autre, de soigner quelques ampoules et de regarder droit devant, dans le sens de la marche.

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Pour les aventuriers et les aventuriers d'hier et de demain.
Columbia est fier de soutenir les baladeurs pour cette cinquième saison.
Les baladeurs.
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Depuis quand n'avez-vous pas crié de toutes vos forces ?
Sentis les battements de votre cœur, au fond de votre poitrine ?
Où était émue l'arme lors d'une rencontre avec un animal sauvage ?
Depuis quand n'avez-vous pas eu l'impression de vivre pleinement ?
Avez-vous déjà ressenti l'urgente nécessité de prendre le départ ?
Thibaut Dumont s'est retrouvé à ce croisement.
Celui où claquer la porte avec un sac sur le dos semble être la seule option.
De Paris à Marseille, il a marché 35 jours pour parcourir les 950 km qui séparent les deux cités.
Jeune médecin, il a tenu tout au long de son parcours un journal de bord audio.
Sur les bandes, le souvenir de son voyage.
Marcher, raconter, rencontrer, se blesser, s'interroger.
Marcher ou guérir ? Marcher pour guérir.
Au rythme de ses pas, le marcheur suspend le cours de la vie urbaine.
Il fuit les raccourcis, oublie ses horaires, la hiérarchie.
À travers la France, sa pensée chemine et calme son esprit.
Il écoute, le récit des autres d'abord, ceux qui se trouvent sur sa route.
Mais de village en village, de rencontre en rencontre,
il s'apercevra que c'est avec lui-même qu'il a avant tout fait connaissance.
Une aventure salvatrice pour laquelle il aura suffi de mettre un pied devant l'autre,
de soigner quelques-uns poules et de regarder droit devant, dans le sens de la marche.
Bonjour, c'est le début du périple Paris-Marseille.
Je ferai un petit topo le lendemain de la veille.
C'est me de le faire le lendemain, ce qui se peut passer des choses à nuit.
Donc hier, c'était le mercredi 3 septembre, départ de Paris.
Après un super petit déjeu chez mes parents et qu'il met à compagnie en bas de la rue El-Zévière.
Sac sur le dos, pesé avant le départ, 17 kilos.
Avec 2 litres d'eau, la nourriture pour 5-6 jours.
Moi qui visais un point en dessous de 10 kilos, j'ai été assez naïf.
Donc en fait, traversé de la rive gauche, et j'ai suivi la scène.
BNF, école d'architecture, bâtiment désaffecté, et puis dubitum, tout droit, tout droit, tout droit.
Et ce succès de des maisons qui sont long de la scène, splendide.
Donc quelques au début, c'est des usines de béton, et ce succès d'après des belles maisons,
et les gens qui font du wakeboard, qui picniquent, donc le calme.
Je traverse la scène, jusqu'à Draveille. Je connaissais pas ce bled.
Je me cherche un petit spot pour dormir.
Et là, il y avait des spots géniaux, mais vers plutôt 17 heures, ils faisaient encore jour.
Je me suis dit, bon, on continue, on continue, on continue.
Je trouve un spot, c'est la cabane de Gégé.
Le long de la scène, il se passe à ménager en bois.
Avec nous, une petite pergola, des chaises, je me dis, c'est l'endroit rêvé.
En endroit plat, je n'ai même pas à me planter les piquets de ma tente.
Et je m'installe.
Petite nuit chinoise, œuf dure, des tomates de la campagne, toute petite.
Un régal, et puis, bon, il fait nuit, je me couche, il fait chaud, par contre.
Je suis du mal à m'endormir.
Et là, une demi-heure après, je vois la lumière, et 17 ouze types jeunes sympas,
qui avaient les lumières, leur enceint de bose et la picole à fond.
Je me suis dit, bon, qu'ils allaient passer toute la soirée là.
Donc, des ménagements en deux secondes, les mecs sympas.
Et je lui ai mis dans le champ juste derrière,
où j'ai passé la nuit.
Deuxième jour, je suis parti d'un bon pied, sur un bon rythme, le long de la scène.
J'étais sur la rive droite, donc j'ai un marché à contre-courant,
ce que je vais vers l'est.
Je suis passé par des...
à bord de scènes splendides, avec des maisons, des châteaux, vraiment du colis.
Et jusqu'à la traversée de la scène, donc Corbeyeson, Fleury,
où je vais acheter mon petit déjeuner,
et j'ai pris ce petit déjeuner juste après une église au bord de l'eau.
Et gros gros coups de coeur pour Corbeyeson et les rives un peu avant, un peu après.
Et après, j'ai retrouvé, donc je suis toujours sur le GR2,
ce qui permettait d'avoir un moment, vu, sur la scène, dans hauteur.
Ce qui était assez joli.
Vraiment tortueux, vert et en contre-bâte des maisons d'îmes de Bévertis.
J'avais une boîte de sardines grecques, délicieuses,
j'ai jamais autant aimé les sardines en boîte.
Je suis allé me baigner dans la scène et laver mes chaussettes et mon caisson,
suivi d'une sieste, donc c'était vraiment gros gros moments détentes.
Je continue la scène à Contrecourant jusqu'à Damaril-Élice,
et où là, je quitte le GR,
et mon objectif c'est de rejoindre Fontainebleau,
pour traverser la forêt de part en part.
Ça, c'est long en réalité.
Arrivant une deuxième ampoule au niveau du deuxième ortaillé,
ce qui est assez compliqué à gérer, donc je la persimidiate.
Et la perspective d'avoir une pharmacie pour m'acheter des anti-ampoules à Fontainebleau,
on va dire, est une étape que j'attribuerai d'ultime.
Et repartir pour faire l'autre moitié, la fin de la forêt de Fontainebleau,
à une de mes poses café, parce que je me fais une sieste,
et un repos vers tous les jours 16h, enfin 16-17h,
parce que j'ai trop mal au pied, j'en peux plus,
et je me rends compte qu'en fait cette pose me donne un coup de fouet,
mais énorme, superbe.
Et au moment où la nuit commençait à tomber, je regarde sur Google Maps,
et je tombe sur un endroit blanc, au milieu de la forêt de Fontainebleau.
Et c'est vrai que c'était la carrière qui est au-dessus de Nemours,
donc je me mis au fil, et là je tombe sur un endroit qui est absolument splendide,
extrêmement lumineux, il faut faincher des barbeaux,
les surveillances, etc.
Et là je vois un t-shirt jaune, un t-shirt rouge qui descend à 100 mètres de moi,
qui avait l'air aussi subjugé par la vue,
donc je vais les voir, en fait c'était deux parisiens qui venaient faire de l'escalade,
donc on a un petit peu échangé, et ils ont dormi eux dans un hamac pas très loin de chez moi,
et ils savarent que la nuit, il y avait je pense une fête électro-tech hardcore
dans la forêt de Fontainebleau, donc silence avait complètement été rompu.
Réveil piquant, habillage en attente, et café fumant devant un beau lever de soleil
dans la carrière, avec des mongolfières qui s'élevaient au loin,
je me dis je suis pas le seul à me lever tôt un dimanche matin,
donc forêt, où je trouve des champignons, des bolets,
et après en fait il y avait l'autoroute qui passait pratiquement en parallèle,
je devais traverser l'autoroute, je me suis dit je traverserais la forêt,
je longe l'autoroute, en réalité c'était plus compliqué que ça,
j'avais une vision des autoroutes où il y avait des chemins à côté,
là non, une forêt, des carrières, donc je me suis bien dérafflé des jambes,
et arrivé à Nemoursity, et j'ai retrouvé le fameux canal du loin, L O I N G,
qui m'avait bien manqué après les débuts de sortie de Paris,
donc en gros c'est tracé tout droit, tout droit, tout droit,
je crois que c'est un type qui ramasse des trucs par terre,
j'ai mis qu'est ce que vous faites, et en fait il y a ramassé des vis et des clous,
qui vraiment ont été semés par un type qui adore ça,
peut-être marchant de pneus.
Dans la technique du bivouaker, donc je suis fait parti avec des bouchons en liège,
et je me suis rendu compte que sur ces chemins, bitumeux, très roulant,
tu les coupes en deux, tu le mets sous les bâtons et hop, c'est parti,
et ça fait aussi au office de canapèche, plutôt de flotteurs.
Bonjour !
Le chemin de grande randonnée passe par là,
par où ?
C'est joli chez vous.
Je suis parti de Paris, et je vais à Marseille.
Je vais traverser deux fois plus,
de la gare Saint-Charles au Vieux-Port.
Pourquoi faire ?
Parce que je suis parti à l'armée.
À Algerie ?
À Maroc.
Ce qui est fait n'est plus à faire,
et chaque pas en avant est un pas vers Marseille.
Sauf si on se trompe deux chemins,
ce qui s'est un peu passé aujourd'hui, pas un gros détour,
mais quand tu te prends 6 km dans les dents,
c'est un peu rude quand tu es chargé.
J'avais rendez-vous à Dordive,
avec ma mère,
qui s'était proposé de faire un petit clin d'œil,
marche ravitaillement en pansements anti-ampoules
et crème pour pied.
Je suis arrivé pile-pollaleur,
arrivé à Montargis, grosse découverte,
un peu comme une ville du Nord,
comme Amsterdam, des canaux, des petites maisons.
Il y avait le soleil couchant,
je pensais y jouer et un bon panaché.
Ma mère est repartie,
et moi je vais aller dans une résidence,
un petit studio.
Moi ce que j'aime,
c'est la campagne.
C'est marché.
C'est voir l'horizon.
Des clouches à l'église,
au loin.
D'avoir le soleil chaud,
rasant,
qui t'est bloui.
Ton nombre qui s'allonge.
Ton pas qui accélère.
Ralentie.
Ça arrête même parfois brusquement.
Le soir,
je vous agui.
C'est le moment où je suis sûr de voir
un cheveux d'oreille,
une biche.
Et la peintrine plutôt la journée.
Je me suis posé
autour d'un tout petit étang qui surplombe
l'Aveyron,
d'une petite rivière en bas.
Journée érinthante,
parce que je suis parti de Montargis,
et j'ai longé le loin,
toujours des douleurs au pied,
qui sont assez importantes,
qui sollicitent une hygiène de vie intense,
où je m'arrête au moins 6 fois par jour,
pour retirer mes chaussettes,
les faire sécher, changer de semelle,
inspecter, désinfecter,
l'empoule restante.
J'ai arrêté les pensements, les comfis, etc.
Je me dis que avec le corps,
qu'il peut bien faire les choses.
Et moi je l'aide pas en marchant dessus,
comme un fourçonné.
J'ai fait une rencontre marrante juste avant,
de me poser dans le village,
mais c'était à 2-3 km.
Un monsieur qui était assis
sur une table en bois,
qui avait une lisueuse,
qui disait bonjour, bonne lecture,
et là il engage la conversation,
il a envie de parler.
La solitude ne vous pèse pas trop,
et je lui réponds, non,
il me fait un bien fou.
Il avait l'air assez seul,
il voulait vraiment parler,
docteur,
en maladie tropicale,
il devait avoir 60-75 ans,
et spécialiste des veunins,
qui me racontent ses voyages en Amazonie.
Belle rencontre.
Je pense que je vais regarder les étoiles,
le soleil se coucher, les étoiles arriver,
et une bonne nuit de sommeil.
Toupaud du viscède.
Je suis chotte,
parce que pendant mes étirements,
en face d'un champ,
alors que je suis assis,
il y a 3 chevreuils,
qui s'approchaient de moi tout doucement,
qui sont bougés,
je continues mes étirements,
il y a la rancée,
et là j'envoie deux,
puis trois.
Donc là ils se baladent.
Je pense que c'est un peu la pothéose,
comme une super étoile filante,
alors que c'est longtemps qu'on n'a pas vu.
Le journée où j'ai marché,
je pense 35 bornes,
j'ai bien avancé,
je suis content de moi,
j'ai trouvé un peu du rafis-toilage pour mon 2ème marteille gauche,
avec du canard enchaîné entouré,
j'ai cueilli plein de poires,
de pommes, en gros je me suis régalé,
même un peu trop chargé.
À un moment où c'était l'heure du déjeuner,
je suis passé dans une ferme,
et là un petit couple trop mignon,
d'âme magnifique,
souriante, le mari,
un peu plus âgé,
agriculteur,
qui parlait, qui parlait.
Je m'étais présenté pour savoir,
que j'ai eu des poules si vendait des oeufs.
Heureux cas, ouais,
donc j'aurais voulu si il pouvait me faire bouillir 8 oeufs.
Donc j'en ai eu 8 de bouillis,
et 4 non-bouillis,
donc oui, marqué au crayon.
C'est comme ça qu'on voit les oeufs de la pente du jour,
pour les différencer des oeufs qui sont couvés.
Et donc je leur ai acheté 12 oeufs,
et puis 5 tomates,
vous pouvez les offrir,
vous rigolez, les bons comptes font les bons amis.
Et j'ai continué mon chemin,
et j'ai déjeuné auprès de...
Belle-Bonne.
Une petite rivière,
où je l'ai profité pour faire un brin de toilette,
enfin une toilette complète.
Je ne sais pas pour dormir un peu difficile,
parce que réjouement assez agricole,
quand je regarde sur Google Earth, soit c'était
un champ qui me paraissait au top,
en fait il y avait des vaches,
ou du maïs,
et surtout que je voulais un spot
en plein pour lever de soleil,
en gros, quand je suis du côté du...
orienté à l'est,
c'est mieux, parce que du coup
ma tente qui mouille la nuit,
permet de sécher, et moi je me réchauffe plus rapidement.
Ça permet de partir
de mon pied pour la journée.
Derrière moi, il y a les glants qui tombent,
ça fait un bar ouf, pas possible.
Et toujours, ces trois chevrilles
qui avancent, pésiment,
enchauffent.
Je vais vous raconter mon révitième journée,
qui a déjà commencé
par un changement de place de tente,
parce que j'entendais
des animaux sauvages
qui pouvaient être du mul au haut,
ou s'englir,
ou que ça me stressait,
j'étais fatigué.
Je suis que je n'avais pas pouvoir dormir.
J'ai une nourriture dans mon sac à dos,
et mon sac à dos est trop gros pour dormir dans ma tente.
Du coup je le mets à côté, et malgré
le fait que j'essaye de faire un truc un petit peu hermétique,
j'ai peur qu'il sente
l'odeur et qu'il vienne fouiner.
Qu'il le mange, m'en fou, mais
ça me stresse.
J'ai finalement
la tête collée
aux matelas,
des boules caisses.
J'entends les vibrations
en loin d'un tracteur qui moissonne.
Je me suis dit
que je suis arrivé au champ de maïs.
J'espère que le paysan
ne va pas se dire
qu'il allait moissonner le champ de maïs.
J'ai mis
mes bâtons
dressés autour de ma tente,
un peu comme des bornes
aux tiers.
Et après je me suis couché, mal dormi,
mais en dormi.
Et la journée
plus de batterie
pour le matin.
Je vais dans le premier amour
qui s'appelle les orbes.
J'essaye, il y avait un peu de soleil,
mais c'était le soleil du matin, donc ils rechargeaient pas bien.
Ils rechargeaient leur solaire.
La myrie ouvre, donc j'essaye
des lune au téléphone portable.
Ils me le charge jusqu'à 13%
qui est en fait 7%.
Ils donnent une carte.
Et là, c'est parti.
GR13.
Objectif au cerf.
Je pense que c'était 35 km.
Je suis pas trop de chemin,
mais à la fin ça finissait par des bois.
J'ai quand même des expériences sympas
avec un sanglier
qui a traversé
le chemin
dans le bois, juste devant moi.
J'ai pas du tout eu peur.
J'ai dégainé mon appareil photo, j'ai chouté.
Il avait l'air un peu bété.
J'espère que tous les sangliers
ne sont pas comme ça, parce qu'il avait l'air un peu tobé.
Il a fait 10 mètres.
Il a vu que je t'étais là.
J'ai sorti mes bâtons
comme des sabres.
Je fais du bruit et puis il s'est barré.
Il n'avait pas l'air méchant.
Enfin c'est mignon. Objet que maintenant j'ai plus peur les sangliers.
Je me suis arrêté
dans le village juste avant Hausser.
Parce que j'avais trop mal au pied.
C'était terrible.
Je sentais venir
une ampoule au niveau du petit orteil droit.
Il y a des types qui jouaient
à la pétanque.
C'est une association. Ils avaient sorti
la péro, des t-shirts.
Et après je suis reparti.
Hausser.
Je pense qu'il y a 5 qui restent.
Je pense qu'il y a 5 qui restent.
5 km.
Terrible.
Sur de l'asphalte.
J'avais mal au pied.
J'étais épuisé.
Avec les 7% de batterie,
je me suis réservé un
nôtel dans le centre
dédué.
Hotel du commerce, j'ai réussi à le bouquer.
Et là mon téléphone s'était éteint.
Bon j'étais prêt d'une grande ville donc
demander le sens était assez facile.
J'ai marché, marché, marché.
J'ai, je pense, été beaucoup plus prêt.
Au cerf on passe vraiment de la
chan à la ville.
J'arrive
dans la vieille ville.
Et là,
je vois hôtel du commerce.
Je vois
je vais limiter les larmes aux yeux.
Épuisé.
Je sais que j'ai arrivé.
C'était une association vraiment géniale.
Donc j'étais heureux. J'ai demandé le journal.
C'était Lyon
je sais pas quoi.
J'ai eu Lyon.
J'ai bien diné.
Et je suis rentré me coucher.
Google map
a tué le tourisme.
Nous rends débiles.
On s'est plus utilisé une carte.
On suit un chemin.
Qui d'ailleurs t'emmène dans une direction
qui est sur obsolète.
Google map.
Nous rends débiles.
On passe d'un point A à un point B
au plus rapide.
Et on loupe tellement de choses.
Je vois le village de Châteaulu
en Auvergne.
Qui est devant moi. Magnifique.
Il fait gris. Il fait lourd.
Ça a sans doute pété.
Mais du village est
entouré de forêts.
J'écoute une mission
sur un photographe animalier
qui parle du bram des serres.
Et maintenant je comprends.
Prends ces cris
qui m'ont fait peur.
Mais rassuré en voyant
ces biches qui suivaient ces serres.
C'est que
ces bruits
étaient liés
aux cris,
aux brames.
J'ai réussi à les identifier
qui m'ont fait peur.
Quand j'étais à Paris, je pensais pas que j'aurais choisi le roi.
Je pensais pas
que je serais Corbeillisson.
Puis je suis arrivé à Corbeillisson.
Et là je pensais pas
que je pourrais arriver jusqu'à Montargis.
À Montargis, je pensais pas
que je pourrais arriver
à Hausser.
À Hausser.
Et à Vesley.
Je pensais pas que je pourrais arriver.
Puis à Vesley.
Il y avait Croix de Fou.
Croix de Fou.
Puis je suis arrivé.
Deuxième jour.
Qui s'est super bien passé.
Malgré
8h30 de marche.
Intensive.
J'ai eu le plaisir
d'être soutenu par mes parents.
Ces deux derniers jours.
Et par un ami Antoine
durant une demi journée à Vesley.
Ce qui a permis
de vraiment recharger les batteries.
À la fois au niveau
moral, coup de fouet
et physique.
Parce qu'en gros
comme ils sont venus en voiture
ils ont permis d'assurer une certaine logistique
où je n'ai pas porté mon
gros sac à dos de
16-17 kg.
J'avais
une sacrée grosse ampoule
que je traîne depuis le deuxième jour.
Qui ne me fait plus mal.
Je lui
offre plus de soins.
Ça c'est super.
Et ça c'était au pied droit et au pied gauche.
J'ai un doute
sur une fracture de fatigue au niveau du deuxième doigt.
L'entouron a permis un peu de stabiliser les choses.
Et je le sens presque plus.
Je suis à
depuis hier
tiers de chemin.
Et je vais envie de dire au niveau du moral
je suis au top
que le plus dur est passé.
Là je suis rodé, je sais comment ça marche.
Mais pas vraiment apporter une radio.
La crème hydratante pour les pieds.
Et
deux paires de chaussettes.
Je parle beaucoup
pieds.
Mais deux paires de chaussettes qui
sont de compétition.
Les autres se transpiraient vachement dedans.
Et hier grosse journée
où le matin on a marché le long de la cure
qui est un petit ruisseau.
C'est en lisière de forêt.
Des fleurs partout.
Des forêts de sapins, de pain.
Ce qui est un peu terrible c'est que
c'est nos sapins
de Noël qui sont là.
On voit qu'il y a une forêt
pleine de sapins et une forêt nue
dévastée.
Qui a servi au Noël
précédent.
Donc n'acheter plus de sapins de Noël.
Faites vous-même
en carton ou avec des branches
ou soyez créatif.
J'ai l'impression mon corps
prend réellement le pied
à cet enjeu de taille
qu'est le Paris Marseille.
J'ai fait
19 km.
J'ai fait les short cuts.
Donc peut-être 40 km aujourd'hui.
Je suis assez content de moi.
Je me suis un peu paumé mais Google Maps
m'a pas mal aidé.
J'avais plus d'eau donc j'avais trouvé
une source.
Ça m'a pas stylé de micro pur.
J'ai pu m'en sortir mais j'étais
un peu inquiet.
Je vois qu'on l'objetait c'était à 7 km
la nuit tombée.
J'ai appelé une chambre d'autre que j'ai
vu sur Google Maps juste avant
l'Unglène et on dit c'est un peu surpris
d'un appel d'ailleurs.
Ils ont dit aller ok.
Ils ne m'ont pas affaire à dîner
mais il y aurait un bon petit déjeun.
Ça me permet de
bien bosser l'ampleur du temps,
le parcours.
Si on se fait appui des
deux tiers. Non pas plus des deux tiers.
J'ai entamé les deux tiers.
Donc je suis assez motivé
et chaud là.
Je fais ma sieste.
Et là il y a 2 écureux qui va être
s'amuser dans le
moyer qui est juste là-dessus.
C'est le bruit des écureux.
14ème jour
avec une température relativement
chaude. Il devait faire entre 32, 33, 34.
J'ai quand même consommé
3,5 litres
d'eau. Il me reste pas beaucoup là pour
ma pop-pote de soir mais ça va le
faire. J'ai pas parlé
à Grand Monde, or mis un couple
de retraités
agriculteurs.
Je devais passer par leur propriété qui était
le GR.
Et trop sympa.
Ils m'ont offert une tomate.
J'ai vraiment douté hier
pour faire des short cuts. A aller directement
au plus court, au plus rapide.
Finalement
il y a plein de chemins qui mènent à Marseille.
Je n'ai pas pris le chemin le plus court.
Donc conservons le GR.
Ça fait agréable
de voir des pannaux de relance
blanc en haut, rouge en bas
qui font qu'on est sur le bon chemin.
Voilà, l'itinérance douce.
Bonjour.
T'as fait chez Bonne ?
Non.
On commençait.
Quand vous continuez un peu,
il y a plein de champignons.
Je ne suis pas assez bon.
Peut-être débon.
Il y en a qui ressemblent
à des bolets, mais
en dessous, il n'y a pas de lamelles.
Non, c'est la mousse.
C'est la mousse.
La main, il ressemble.
Il y a des bolets.
Il y a quoi ici ?
Les sapes de bonheur.
J'entraille peut-être.
J'entraille, c'est pas évident.
Pas trop, parmi.
Je suis dans la tente.
Dans la tente d'un orège qui doit arriver.
Je me suis confectionné
une cabane de fortune.
Je suis dans
un rôpier d'un chalet
de skit-feu.
Bien sûr, fermé.
Je me suis adossé au mur.
J'ai chopé une base.
J'ai mis ma couverture de survie en haut.
J'espère que
je ne prendrai pas l'eau par le bas.
Voilà.
Dans les
désagréments, on va dire,
du bivouac.
J'ai un peu les pépettes.
Hier, en fait, il y a été pas mal de forêts.
Où j'ai marché sur une ligne de crête.
Où il y avait un parquet au lien,
on va dire, conséquent.
Je pensais pas que c'était aussi gros.
Ça nuit quand même au paysage.
Une première jour de pluie,
un peu dure.
Parce que pas préparé, il faut juste rentrer dans le moule.
Et...
J'ai marché que de la forêt.
Mais j'adore ça,
parce que ça roule.
J'ai fini à La Voine,
un petit village où j'ai fait ma toilette
au-delà du lavabo, au-delà des sanitaires.
Et puis après, je vais monter 3 km
jusqu'à
une station de skit-fonds.
Du col de Montonsel
où j'y ai planté ma tente.
J'ai eu de l'orage.
J'ai fait une organisation complètement folle.
Parce que j'ai trouvé une bâche,
j'ai mis ma couverture de survie dessus
pour pas être trempé.
Ça a bien marché.
La 19e journée a été
assez éprouvante.
Au total, j'ai fait
une trentaine de km.
Mais les 15 derniers ont été
lourlos.
J'ai commencé à avoir mal à la jangle gauche,
au niveau du tibia,
une douleur de tendinite.
Il m'a bien freiné,
ralenti, inquiété.
J'ai marché 2 à l'heure avec mes bâtons
pour vraiment faire de la décharge.
Et là, je me suis dit que j'avais pas tenu à y aller.
Il me fallait un peu de repos,
parce que ça fait 19 jours que je marchais 30 bonnes par jour.
Sans aucun jour de repos,
c'est le corps qui disait
stop. C'est un peu un signe d'alerte.
J'ai regardé sur le chemin du GR.
Il y avait un couvent
aussi tué au milieu de la forêt,
le couvent Notre-Dame de l'Hermitage.
Pour y arriver, c'était un petit peu compliqué.
Là, j'ai suivi Google Maps,
qui m'a trouvé un chemin à travers la forêt.
Mais c'était
l'épopée, parce qu'il n'y avait aucun chemin.
J'ai traversé la forêt, qui montait à la rage,
dans la mousse et en enjambant les arbres.
Enfin bon. Et une fois arrivé,
je suis perdu, chaude, j'ai fait
ma lessive et obdinée.
Et on était que simple
que touristes
ou pèlerins, ou
à Dinella. Il y avait 2 allemands marrants,
un qui nous ai pensé à Raoult
et l'autre
plus introverti
qui avait un handicap physique.
Il avait le bras un peu
un peu comprimer.
Une sorte d'hémyplégie.
Il parlait hyper bien français, les deux.
C'était franchement super sympa de parler,
d'échanger, etc.
Franchement, je me dis, il faut plus m'y mettre.
C'était cool de voir qu'on avait du vin
à table, donc on allait demander
à remplir 3 fois la carafe.
Et des gens qui je n'aurais vraiment pas parlé
habituellement, j'ai passé un moment superbe.
Donc j'étais assez ému
de dire voilà, je suis là,
on est là pour échanger
avec les gens, c'est simple, les chansons sont
intéressants. Tu m'en consies intéressants.
Bonjour monsieur laire. Vous allez où ?
On va aller jusqu'à la haut,
à Perceau-Haute, qui n'a pas envie de descendre
par les Jastriques Collègues.
On va manger un petit morceau
à la Jastrique Garnier, puis après on va
rentrer au Col des Superbes.
Je peux tout sortir quoi.
Moi j'ai dormi entre le col du Béal
et le col des pierres Haute.
J'ai campé, puis là j'avance
vers Marseille.
Vers Marseille ? Ah ouais.
Bon, ça fait une sortie là encore.
Ouais, une petite trotte.
C'est chouette, on ne passe pas grand monde.
Ah non, non.
C'est quand même vrai que c'est qu'un verre seul.
Ouais.
Je ne sais pas, je viens de Paris, donc...
Paris, Marseille.
Ouais.
C'est bien.
Il faut que j'atteigne le puits en vlée.
J'aime bien
vendredi peut-être.
C'est fin de deuxième jour, donc
de la chapelle en lafaille.
C'était un réveil tôt, un café,
un petit déj, avec un feu dur,
du fromage,
et un déparat à 6 heures.
J'ai dû marcher 17 bornes, il a commencé à pleuvoir.
J'ai mal au jambes,
surtout la jambes droites.
Je sentais moins bien ma jambes droites,
un peu des signes d'atteinte
neurologiques,
où je me suis fait des films.
Je le fais, je le fends, je vois un clochet d'église.
C'est sympa de le chalançon.
Il est 11h30,
je vais au bar des sports, je demande un chocolat chaud.
Je tremblais,
je fatiguais.
J'ai l'impression que j'allais tomber dans les pommes,
faire un malaise. J'étais sur les chaînes hautes,
donc je me dis j'arrête ça.
J'ai des jeunes, je bois un peu de vin,
ça me requinque pas,
et je me dis là je peux pas, je veux pas continuer,
je peux pas, je vais arrêter, j'ai envie d'arrêter,
j'ai mal, je souffre, j'en peux plus.
C'est vraiment le premier coup de mou,
où je peux plus avancer.
J'ai pris de grandes décisions.
La première, stop au bivouac,
stop au pot,
j'arrête de porter
cette axile lourde sinon j'arriverai jamais au bout.
Et le second,
c'est le tinaire que j'avais pris,
qui me faisait passer par l'Ardèche,
le Louberon,
en passant par les Sévennes.
C'était ingérable,
il n'y avait pas de logement, et du coup je change de chemin.
J'irai cette sang,
chemin de recordin
qui va direct
dans le sud,
jusqu'à St-Gilles,
Bénard.
Je viens de Paris,
oui mais vous êtes s'abonner à la gau.
À la chapelle en Lafaye.
C'est pas côté,
ça fait un certain tour,
parce que la faille c'est de là.
Je vais vers le Puy.
Vous allez vers le Puy?
Oui, il me fait passer par ici.
Ça va bien qu'il y a un peu de monde.
Vous avez un chacrapone aujourd'hui?
Vous auriez, ça vous semble trop loin?
C'est un peu loin.
Il y a bien un chacrapone,
qui va continuer jusqu'au Puy.
Capone?
Capone.
Je vais regarder.
Il y a de quoi, à loger?
Il faut passer au Pont-Enterra,
bien sûr, si vous passez par la route.
J'ai une tente, mais à bon huit.
Oui mais...
Il y a un chacrapone, il est bon.
Il y a bien un chacrapone,
qui me demande non juste la capone,
et puis après il faut un capone de fuisse.
45 km en une journée,
hardcore,
mais je l'ai fait.
Pour ce qu'il est 2 derniers jours,
j'ai 23, j'ai 24.
C'est hyper chouette,
parce que j'ai retrouvé mes parents au Puy-en-Vlès.
Grâce à eux, j'ai pu me reposer.
Ils m'ont approvisionné en
vêtements,
contre le froid, bonnet,
gants,
dans un talon par pluie.
Du coup,
je marchais le matin avec ma mère,
l'après-midi surtout avec mon père,
c'était comme ça qu'on faisait.
Le matin, c'était souvent
hardcore en termes de température et de vent.
On était équipés comme si on allait au ski,
plus de combats.
Et c'est un permis
de dépasser le Puy
et de bien avancer.
Je vous donne vraiment confiance en moi.
Il y a plus.
C'est chouette.
Parce que du coup,
on entend pas mal
de petits ruisses au coulet.
C'est bupolique
et rassurant de savoir que je peux
trouver de l'eau un peu partout.
Aujourd'hui, c'est le 24ème jour
de 24 jours
qui marche.
Et je vais
à Marseille.
Paris Marseille.
Paris Marseille.
J'ai eu possible
d'encher chouette, mais il y a
très longtemps. Je me retrouverai plus.
Ah bon ? Vous y allez pas ?
Non.
Il y a 1 mois avec un canon de rouge.
C'est bon, c'est bon.
Bon, nous on va repartir.
Merci pour le toit.
Ah, mais t'as guipleu encore.
Bah ouais, mais bon.
Si on attend qu'il arrête de pleuvoir,
on va coucher là.
Ça pourrait ruer.
Tché, c'est toute la journée.
Je suis entré dans les Sévènes.
J'ai su des petits cours d'eau.
C'était assez bucolique.
J'ai traversé des ponts en pierre, des petits villages
avec des mairies et
où le drapeau était en Berne.
Des vieilles églises du XIe, XIIe siècle.
Je me suis octroyé
une petite cesse dans un champ au soleil.
C'était génial. J'ai en fait, je me rends compte
que je me fais pas de pause.
Peut-être un arrêt le matin, un arrêt l'après-midi.
Enfin, je fais que galopée.
Et c'est une erreur.
Je me rappelle au début de mon voyage où je me octroyais
vraiment des pauses, peut-être que j'étais fatigué.
Donc là, il faut que je réitère
parce que ça permet vraiment de se reposer.
En fait, si je suis en train de me rendre compte
que je m'évite d'une ferme, je suis en train
de pouvoir aller à Générac,
que je puisse faire tout petit,
en dérangeant personne,
personne ne me dérange.
Ça l'oblique.
C'est de se cacher, c'est discret.
Je n'ai pas de gêne personne.
Comme ça, personne ne te gêne.
On peut se faire une petite souris.
Le gardon.
Parce que pour descendre, c'est pas sympa.
Il y a le long de la route.
Il y a du ciment, du béton.
Et en bas, il y a un chemin qui est sympa
le long du gardon
qui traverse sa ville comme ça.
Et c'est vraiment sympa de le faire comme ça.
On peut le marcher.
Je l'ai fait hier, mais le problème,
c'est qu'il faut trouver la bonne descente.
Il n'y a pas beaucoup.
C'est avant Aless.
Dès que vous avez sur Aless,
vous cherchez ou pouvez trouver un escalier ?
Je vais regarder sur Google Map.
Vous arrêtez Aless ou pas ?
En fait, je suis censé dormir juste après.
Juste après Aless, à la fin d'Aless.
Justement, c'est beaucoup d'art de vraiment faire ça.
Je me pose la question, est-ce que je passe par Aless,
que là je vois que ça faisait une sorte de contour ?
Oui.
Ah, oui.
Non mais je vais faire votre technique.
Le gardon passe dans Aless.
Mais si on est en bas,
on a moins les bruits de bagnole.
Aless est 3 km avant, 3 km après,
il n'y a que de la bagnole.
Je vais faire ce que vous voulez.
Il y a un Anne.
Il me suit.
J'étais à 100 mètres,
il y avait un Anne.
Je pensais que ça ne marchait pas, Alessane.
En fait,
mais là, la météo...
Oui, non, je vais souffrir.
Demain, ça va.
Vous vous êtes équipé un peu ?
Oui.
Pondcho.
Même un pantalon.
Je l'ai acheté à Nîmes,
une grande capte.
Oui, un Pondcho.
Au 28e jour,
je me rends compte de quelque chose d'assez chouette.
C'est que
quand tu es à froid,
ça fait marcher plus vite.
C'est la stratégie que j'ai prise
ce matin en partant de Chamborigo.
Parce que j'ai une trentaine de km
pour aller
à Aless,
enfin, je dors de l'autre côté d'Aless.
Le versant sud.
Donc,
partir tôt, avoir froid,
ça permet, à mon avis,
d'atteindre la destination
et se compter.
J'ai quitté Aless.
J'ai traversé le gardant
et j'ai longé
la rivière
d'une zone un peu industrielle,
pas très sympa.
J'ai marché,
j'ai traversé le national.
Il y avait plein de petites caravanes,
avec des lapins,
des gens qui étaient dépotagés
immenses. C'était assez précaire,
je pense comme
niveau d'huile.
Et après, je suis passé par
vésénorbes,
mosaques, etc.
et il s'avère que
j'ai déjà aller dans ces villages,
c'est de l'année dernière.
Donc, j'ai été complètement stupéfait
et surpris de m'y retrouver
là.
J'ai apprends des villages de façon complètement
différente.
C'était, on va dire, la journée du raisin, la journée
des vignes.
Parce que des vignes à perte de vue.
J'ai écouté quelques raisins
qui n'avaient pas été
cueillis, donc
bien, bien mûr, à l'imit d'un goût
d'alcool. Mais c'était assez sucré
et délicieux.
Ce qui est étonnant, c'est le bruit
en la sable,
des bâtons dans le sol,
qui rit pas ma journée.
Les deux n'ont pas la même sonorité.
Pourtant, je les règle.
Tous les jours, plusieurs fois par jour,
je vérifie leur taille.
À la même hauteur.
Il y en a qui fait toujours un petit bruit.
Parfois qui me fait sourire,
parfois qui m'agace,
parfois qui m'indifère.
Et je l'ai topoillé du 8.31.
C'était un départ de Générique
des chambres d'Aute, mais c'était de
grand luxe. Enfin, une chambre de grand luxe
avec un petit déjeuner.
Je suis parti assez tout le matin.
Je tente une short, polaire,
mais je me suis vite
rhabillé
et ajouté une bouche de plus,
ça cahiait. Donc là c'était un long trajet
entre les vignes.
C'est un gil harle qui était
infine. J'avais pris la stratégie
de suivre le rôle
de Gér, en réalité.
Ça faisait une sorte de détour
au bout-brux qui a pris
pas mal de temps.
Mais vous savez l'intérêt d'être tout droit.
Mais là je me suis pris un orage
dans la tête, de la plugin.
Comme je n'en ai jamais vu, c'était vraiment
une douche ouverte avec des gouttes énormes.
Ça fait que j'avance et à un moment, il y a une éclaircine.
Je croise Daniel, un margeur souriant
qui doit lui remettre sa cape derrière
au niveau de son sac à dos.
Il a écoigné de mon malismes, il devait être trompé jusqu'au zoo le pauvre.
Il devait avoir 110 ans.
Il usait harle tout loose.
En gros j'avais les pieds
complètement trompés. Il fallait que je déjeuner.
J'avais faim, il était 14h.
Là je vois une sorte de camping car mobilo.
Je tente ma jambe, j'entre.
Au moins ça avait le mérite d'être au sec.
Mais il faut être concrat d'aller une chambre à coucher.
Un salon
complètement vintage.
Là je pose mes affaires.
Et après ça, je reprends ma route.
Il s'avère que j'ai fait une des plus belles entrées
dans harle.
On voit vraiment de l'autre côté la vie vine.
La fondue chine, le monde l'humare,
les arènes.
Et là j'arrive dans la chambre
de la maison d'Arle.
Il est arrivé 2 minutes après, à Nice et Raphael.
Ils sont venus me soutenir.
Et on s'est fait un resto
chez monstres
absolument délicieux.
Très belle soirée.
Le rideau est fermé à 22h.
Les gens fumaient après l'intérieur.
C'était pas zorg.
Il y a une technique de fou que j'ai trouvé.
En plantant mes bâtons
dans le sol,
je vois l'orientation du soleil.
Donc ça me permet d'orienter
ma casquette.
Parce qu'il y a chaque fois que je tourne, je sais pas si ça va à gauche, à droite.
Bon.
Et
cette technique
des bâtons au sol,
bah,
l'ombre.
Et on a la réponse de suite.
Instantanément.
On est parti.
On a quitté Arl avec Raphael.
En passant
sous un tunnel pour passer sous la départementale.
Et après on est par-se dans un parc
c'est interdit, mais
un parc
protection environnementale
qui était protégé par des gris.
Parce qu'on grand-monde longait un canal.
Et là,
on voit
des gris qui nous barrent le chemin
alors que c'était...
impossible de faire un détroit.
On a risqué de l'aller.
Et là, c'était complètement infesté de nos sticks.
Terrible.
Il nous piquait même à travers nos vêtements.
Donc, un peu, une sorte d'attaque de panique
de nos sticks qui nous pique.
On a décidé d'arrêter ces moustiques,
ces gris,
ces zones infestées.
Et donc on a rejoint la
petite route parallèle.
Et c'est là qu'a vraiment commencé notre péril
plus de marche.
On a
fait une petite session
de shooting, ébité des chiens.
C'était assez folclorique
comme marche.
On est jusqu'à Saint-Martin-de-Croix.
On refait les parties, on train
à Marseille rentrer. Et moi, j'ai continué
15 bornes pour aller dans
une petite belette qui s'appelle Contre-Saint.
Là, j'ai vraiment cru que j'étais tout seul
parce que j'ai été
à l'extrémité du parc naturel de Saint-Martin-de-Croix.
Donc absolument personne.
Quelques fermes.
Je me zone
des hérités et pas habitées.
J'ai traversé des champs,
des chemins qui m'naient à toutes
petits amours pour arriver,
mais extenuer vraiment
dans une chambre d'autre que j'avais réussi
à trouver chez Marie-Dilou.
À Contre-Saint, je sonne
et donc j'arrive chez un couple.
Vous jouez le bonhomme
qui grombe elle un peu comme ça.
Et le kiddieur, je suis fatigué,
normalement plus personne,
mais on avait réservé.
Et donc je me pose dans ma chambre
une heure et demie.
Ils m'invitaient à leur table.
C'était bon, l'OFF de la canette.
Et à la fin, il y avait une glace et on a parlé, parlé.
Vraiment super sympa, intelligent.
Cultivé, agréable, doux,
pas du tout le même effet
qui m'avait fait alors arriver.
Donc finalement
j'ai passé une bonne soirée. Il faut pas juger.
On t'envole les gens comme ça
au premier rapport.
Il faut lui régler, c'est une chance.
Ce qui m'a manqué au début,
mais ce que Home Core m'a permis de faire
c'est de pas être catalogué comme
un rendonneur
classique.
C'est à dire que j'ai besoin d'être équipé
pendant ma marche
de vêtements
ergonomiques, respirants
et
qui sont en cohérence avec le nature.
Mon environnement,
les couleurs,
la joie, l'humidité
et la météo.
Ce que
mon attirat initial
m'autorisait pas.
C'est à dire que j'avais des
t-shirts
complètement sophistiqués
aux couleurs grises,
avec des trucs d'aération
inesthétiques.
Et je trouvais que j'étais un vrai ovni
que je jurais
par rapport à ces paysages magnifiques.
Je voulais pas comprendre
en photo.
Je pense qu'il y a eu une harmonie.

ma seconde peau
c'était mes vêtements.
Ma troisième peau c'était la terre
et ma tente. La quatrième
peau c'était l'environnement qui m'entourait.
Je fallait des vêtements
et une esthétique.
Quand tu arrives dans un petit village
ou dans une ville
t'as le sac à dos
t'as le dos prouvé
il y a la dynamique
mais j'ai besoin
d'avoir
un aspect
qui soit
approprié
avec le
monde qui m'ont toi.
Je suis
à Martinique
dans un hôtel de la Renaissance.
Les cloison sont
en carton.
Je suis parti
entre 100
et j'ai tracé la route
à côté de la départementale
il y avait un nonchant plan
qui était un espace militaire.
Je suis allé jusqu'à l'étendre de l'olivier
où là c'était hyper bucolique
d'où le nom
des oliviers
des maisons
splendides au bord de l'étend
à un cadre très chouette
pour arriver à Istres
où je suis allé chefin des tours
j'ai su jamais aller
je pensais être arrivé après Martinique
mais pas du tout
et je me suis baladé dans Istres
qui a une vue magnifique
avec une belle église Notre-Dame de Beauvoir
et pour après c'était rejoindre le pornotique
de Istres
où la vue magnifique
je suis arrivé à
Martinique mais à 19h éclater
je me suis pris un verre de rose
regardant coucher de soleil
au bord de la marine
ça vous la musique ?
c'est pour faire venir les marcheurs
je suis assuré
à la poche des perso
même si je n'étais pas là
c'est pour faire venir les marcheurs
j'ai pas l'air d'être avancé
c'était un jour un peu particulier
je me suis réveillé à Martille
je me suis baladé
et là j'ai vraiment découvert
cette vénice du chud
avec ces canaux
des petites maisons
des visimables vraiment pas hauts avec toutes les couleurs rouge, jaune, hoque, pastel
c'était assez joli et là j'ai pris un bon petit déjeuner dans un café et je voulais faire mes affaires
et let's go jusqu'à les stacks je crois que je suis parti à partir de 9h30 donc là j'ai commencé à
suivre le gère 2013 qui te fait tracer sous la 55 l'autoroute et juste après t'arrives pile
dans les calangs tu vois les pains et les fameux chemins au caillus en pierre et après on se fait
de croiser plein de spiquettes qui se baladaient c'est les biquettes du rove qui était juste après
la carrière sur la route Pénard je passais par le rove évidemment moi qui lui ai pris que l'axe
principal qui n'était pas du tout sexy avec les garages, les zones industrielles etc je passais
par le village du rove qui est joli et qui est hyper long c'est au nom de un village aussi long qui est
la mer c'est faux je pensais être même un peu plus sexiste mais là content avec ses grilles
un petit peu lourds et je vois le train qui passe en bas les arches de les stacks les voitures calcinées
et jetées du volet à falaise donc j'ai 34 donc ma dernière nuit à vomarilla et stacks
et je me rappelle aussi que l'oncle l'a je l'ai dans l'association des hôtels du nord avec
d'autres passages que le livre que j'ai lu juste avant de partir à marseille c'est un hôtel
genre on a parlé pour d'un bon verre de vin et d'une bière et un arre pas fait sur le pouce donc
c'était quand même un peu la consacration d'adclin
à la fin de semaine pour faire
c'est un réveil à l'estag dans le quartier de mouropiane chez julie où on n'a pas mal
raconté nos vies la veille autour de bonne bouteille de vin je suis un peu capote et une nuit
agité parce que l'arrivée proche l'excitation et au petit déj elle me conseille non pas de
faire une ligne droite à savoir longer le port de marseille qui est pas beau parce que pas accessible
pour marcher le long de la mer de prendre évidemment le gér 2013 de passer derrière la
cité de la castellane d'aller au-dessus du grand littoral près des lettres marseille à la hollywood
qu'on voit de loin donc j'ai choisi cette option mais j'ai regretté en arrivant à marseille en fait
c'était un temps et en fait je suis dans les endroits que je ne serai jamais permis d'aller à
savoir l'assister de la castella les cas là tout le quartier nord en réalité qui s'avère être
les énormes barres d'immeuble et puis les maisons complètement paumées isolées avec belle vue
piscine à la rigueur de janéro il y a d'ailleurs une rue qui s'appelle le boulevard du pain de sucre
avec un moment de fringales intense je me suis arrêté au niveau des arnavaux pour manger
deux parts de pizzas qui m'a mis un petit coup de fouet ça faisait que monter des sang de montée
pour être à 13h30 au baron perché où j'ai des amis qui m'accueillent pour déjeuner donc j'ai
tracé et arrivé au niveau du baron perché j'ai eu un accueil d'arrivée fantastique une ligne à
franchir et des applaudissements ça faisait chouette c'était hyper chouette une médaille un
collier de fleurs avec après un café chez mon ami Alice voir son appartement et un retour
à la maison je me suis juste allongé j'ai un peu dormi commatté pour après avoir un nouveau
un pot d'accueil le soir pour ce que qui m'avait pas vu donc j'avais pas vu et voilà pour la belle
journée du j35 d'arrivée c'était très difficile de communiquer sur un projet
dont l'issue n'était pas assuré ce pari marseille j'étais vraiment déterminé pour le faire
je me suis pas posé beaucoup de questions ni préparé
je fais qu'à une semaine du départ je me suis mis sur un ordinateur à dire bon bah faut
être que je réfléchisse à mon trajet j'ai pris le conseil des uns des autres sur comment le
gérer en réalité j'ai fait une technique très simple de faire un fichier word et de mettre tous les
bled dans lesquels je passais j'avais dit quand même à quelques personnes que fallait que je le
fasse j'ai reçu du pas mal de soutien personne m'a dit mais des fou je vais pas ça tu n'arriveras pas
personne m'a mis douche personne et j'ai foncé
celui qui a goûté à l'appel des chemins ne pense qu'à les emprunter à nouveau à la fin de l'année
2022 tibaud du mont reprendra la route pour relier la mer méditerranée à l'océan atlantique de
serbert aby arrête sur le g r 10 la grande traversée des pyrénées merci tibaud de nous avoir confié
ses précieux enregistrements et bon courage pour tes prochains périmples les baladeurs est un podcast
du magazine leosers rendez vous sur instagram atlés aux heures lus ou th e r s pour découvrir
notre magazine papier et nos autres formats cet épisode a été réalisé par tomaphy et monté par
clou et vibo et capucine le beau il a été présenté par clément saccar et la musique originale a
été composée par nicolade ferrand le mixage quant à lui a été assuré par l'oreille galigani merci
à vous d'avoir écouté cet épisode on se retrouve dans 15 jours pour une nouvelle histoire à très bientôt

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Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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