Les Odyssées des musées d'Orsay et de l'Orangerie 5/5 : Claude Monet, Georges Clemenceau et les Nymphéas

Durée: 15m28s

Date de sortie: 16/04/2024

durée : 00:15:28 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Après des années de vache maigre, Monet dont le talent est enfin reconnu, s’installe à Giverny. Là il sculpte le paysage avant de le faire entrer dans ses toiles. Des fleurs, de l’eau et le mouvement de la lumière, le peintre invente un paysage pacifié à l’heure où le monde s'embrase.

...
C'est un bassin enchanté, qui freimit sous la lumière.
De l'eau, il y a de l'eau partout, avec des fleurs-là, qui s'ouvrent et se ferment.
Viens le jour, puis le soir.
L'onde clapote.
Les nuages glissent et le soleil répand son or sur l'infini du monde.
On dirait que ça bouge, et pourtant la toile est immobile.
C'est un homme, en peintre, se bat pour la mettre en mouvement.
En 1914, tandis que le monde s'embrasse sur le feu de la guerre,
Clône Monet croit dans le pouvoir des fleurs.
Seule en son atelier, il peint.
Il s'acharne.
Comment faux?
Il poursuit la lumière.
Il cherche la couleur.
La toile grandit et devient gigantesque.
Monet, peintre magicien, obsessionnel d'une aignure-faire,
passe 40 ans de sa vie à peindre les nymphéas
qui poussent dans les temps de son vie.
Il est peint.
Le matin, le midi, le soir.
Mamania, jusqu'où vas-tu l'aller?
C'est une aventure pleine de rebondissements, d'amitié d'eau et de botanique?
Voici l'odyssée d'une œuvre, sans nul autre paraît qui a failli ne jamais voir le jour.
Voici l'odyssée des nymphéas de Clône Monet.
Avril, 1883.
Clône Monet, 43 ans, barbe grisonnante, s'y elle la campagne Normande.
Une bourse de vache?
Ah non, c'est pas vrai!
Ah ah, les petits cadeaux de la nature.
Le regard plongé dans le lointain, il est à la fuille.
Non pas d'un paysage à peindre, non, mais d'une maison.
Et tandis qu'il longe la scène, Clône remine.
Hein, cette exposition a été un four, une catastrophe.
Il est vrai, hélas, que l'étoile de sa dernière exposition, bon...
Ne se sont pas très bien vendus.
Ah ça, on peut pas dire qu'elle se partie comme des petits pains.
Bah ça risque pas, c'est des peintures.
Ouais, bref.
Le soleil est aux énites, lorsqu'il découvre, à la sortie du petit village de Giverny,
une longue maison en crêpe irose, entourée dans vaste jardin, non loin d'une révière.
Ah, ça c'est pas mal.
Bingo!
Son marchand, Paul Durand-Ruel, paye le déménagement à le loyer.
Youhou! À la monnaie!
Monnaie, amoureux fou,
plus en fond à ménager avec Alice Ochédé, sa nouvelle compagne.
Il réunit sa e2, 8 enfants, tous nés de leurs précédentes unions.
Bon, ça jase un peu, mais tu sais ce qu'on dit.
Très bu nombreuse, très bu...
Joyeuse? Tu me le tuais?
Ah, mais non! Tribule joyeuse!
Mon nez est peintre, alors il peint.
Enfin, il est sa yain parce qu'il a du mal.
Il doute.
20 fois, il saisit son pâcho, puis il le repose.
Et lorsqu'il arrive à terminer sa toile,
souvent, il les détruit.
Pour trouver l'inspiration, monnaie voyage.
Oh, ça tombe bien, c'est la grande époque des chemins de fer.
Depuis peu, les trains va persionnent la France à toutes les ingles.
Choo-choo!
Bah quoi, j'ai pas le droit de faire le train.
En Bretagne, monnaie est peint dans un corps à corps intense avec les éléments.
Et maintenant, nature chérie!
Jouuuur!
Ah non! Ma brosse!
Ah, il va pas aller!
Oh purée! Le mince vous fait si fort qu'il lui arrache le matériel des mains!
Hé, clas! Attention!
Votre cheval!
Heu! Heu!
Chevalet!
Oh, je vous ai bien eu!
Entre les tempêtes, apparaît toujours un petit coin de ciel bleu.
À force d'acharnement, monnaie impose enfin sa peinture.
Ah bon? Tout le monde fait du 42?
Ah, mais non! Sa peinture! Il impose sa peinture.
On parle de ses toiles partout, on les admire, et surtout on les achète.
Youpie! Fini les années de votre vie!
Bon, et question création, comment ça se passe?
Monnaie, ces derniers temps, peindrait de l'eau.
Oui! De l'eau!
Avec de l'herbe qui endule dans le fond.
Wouah! Pas mal, petit effet aquatique!
L'eau, c'est un vieux rêve qui l'honte.
Monnaie, on a passé des heures, des jours,
à observer les moindres clappoutis de l'onde.
L'eau, tel un méroir, reflète, le ciel, la lumière, les nuages.
Et sa monnaie, ça ne fascine!
Même si elle a ce... C'est diablement difficile à représenter.
Waaaaah! Je ne fais que gratter, crever mes toilettes!
La poteur dégoûte, elle me torture!
Oh, bah Claude, faut pas vous mettre dans cet état.
Prenez plutôt un petit verre d'eau.
Ah, bah très drôle, hein! Et puis après quoi?
Vous allez dire que je suis de mauvais poils, comme un pinceau?
Euh, non, non. Alors ça, alors pas du tout, hein.
Je n'y avais absolument pas pensé, hein.
Allez, on continue!
Pour se reposer de l'eau, Monnaie plonge ses mains dans la terre
et transforme son jardin de givernie.
Le bonhomme! Oh, la pachin d'effort!
Semez des tulips, plantez des pulbes d'iris, des pivoines,
des daliens, des orte-anciens, yopiiis!
Je veux voir les côtes licots éclatés entre les airs veuilles hautes!
Faites pousser une forêt de fleurs!
Partout, j'ai du rouge, du bleu, du vert, du jaune!
Oh, la pupille se règle!
Monnaie, comme ses plantes, prend racine.
On dirait qu'il a trouvé son centre du monde,
en endroit d'où il peut voir et regarder.
Jean, viens ici, mon piston!
Hé, tu ne trouves pas que ça fait du bien de contempler un peu de salade?
À givernie, Monnaie et son épouse Alice reçoivent tous leurs amis.
Berte, Maurizot, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Camille Pissarro,
mais aussi, et de plus en plus souvent, Georges Clémenceau,
l'homme d'État, le député, le journaliste, l'amateur d'art!
Cet endroit est extraordinaire! C'est un jardin absolument unique!
Les deux hommes qui se connaissent depuis Sôlée Lurette se sont perdu de vue,
puis retrouvés. Lorsqu'il déambule entre les bouillonnements de rose,
il parle d'art, bien sûr, mais aussi d'un nouveau moyen de transport absolument révolutionnaire,
les voitures!
Oh, vous avez ce modèle? Il fait...
Tuttut!
Ah non, Monnaie! Il fait Vroom Vroom!
Ha ha ha ha!
Ce dialogue absurdenant évidemment rien de véridique, mais...
Je n'y connais rien en automobile!
La vérité, c'est que Clémenceau est bouleversé par la peinture de Monnaie.
Face à cette oise, il a l'impression d'apprendre à voir.
Vraiment voir!
Votre pinceau révèle des secrets que le monde voudrait garder pour lui.
Il n'y aurait rien de plus bête que de vous dire merci.
On ne remercie pas le rayon soleil.
Et puis, Sud, voilà! Je vous aime!
Oh, ça sent la grande amitié où je ne m'y connais pas!
Monnaie, poursuis avec passion, sa transformation de givernie.
J'étends mon jardin de l'eau, je veux de l'eau partout!
En 1893, il achète un terrain de l'autre côté de la route
et détourne un bras de la rivière Epte pour creuser un immense passant.
Évidemment, il y fait pousser des fleurs.
Des fleurs blanches, exotiques, entourées de grosses feuillons, des navhéas.
En quelques années, Monnaie a créé un monde en chanteur qui vibre sous la lumière.
Et ce jardin, il a été élevé par le gamin de la bouche.
Rabatidon, il ressemble de plus en plus à une oeuvre d'art.
Oh oui, c'est une toine infini qui commence dans l'eau et se termine dans le ciel.
Une oeuvre qui change de couleur au fil des saisons.
Et il ne reste plus qu'une chose à faire, bah, peindre!
Son bassin en Epte devient une obsession.
Monnaie parle de fleurs sous son petit pont japonais entouré de saoul plureur.
Il le représente à tout air du jour et du soir.
On pourrait croire qu'il recommence encore et toujours la même peinture,
mais non, puisque la lumière change à chaque seconde.
En 1910, la scène déborde et manque de noyer une partie de son jardin.
Monnaie, lui aussi, se noie, mais dans le chagrin.
Claude perd sa femme, puis son fils.
Et puis, sa vue baisse.
Clémenceau tente de lui remonter le moral.
C'est sans compter hélace sur le monde qui tout à coup se déchire.
En 1914, la première guerre mondiale éclate.
Clémenceau, 76 ans, nouveau ministre de la guerre est sur le front.
Monnaie combat lui aussi, mais dans son atelier.
Le peintre, qui est désormais un vieux monsieur, s'est lancé dans un nouveau projet de décoration complètement dingue.
Sur des panneaux gigantesques, aussi grands que le monde,
il a décidé de peindre l'eau, uniquement l'eau, avec, oui, quelques navillards.
Avec un peu de chance, sa frère rouillait les fusils.
Épuisé, les bras compotent, il peint.
Sur l'eau transparente, bleu, verte ou violette, il fait danser les herbes et s'est refléter le soleil.
Chaque panneau représente un moment de la journée.
Monnaie veut attraper le temps, il peint l'eau et ça le dévoire comme un feu.
En 1918, enfin, la guerre est terminée.
La France est victorieuse et Clémenceau, un héros.
Pour célébrer la paix, Monnaie décide d'offrir deux de ses grands panneaux à la nation.
Il les coupe restos, il écrit à Clémenceau.
C'est peu de chose, mais c'est la seule manière que j'ai de prendre part à la victoire.
Six jours plus tard, Clémenceau découvre, ébaillit cette œuvre sans nul autre pareil.
Mon vieux Christassé, c'est merveilleux.
Immergé dans toute cette beauté, je vogue, je flotte.
Mon ami, ce havre de paix, il faut l'offrir contentier à la France.
Ah bon ? Il parle de la série tout entière et pas seulement de deux panneaux ?
Bon ? Ouh, c'est parti !
Monnaie s'enferme dans sa peinture.
Sa vue ne fait que baisser, il lutte, épuisé.
Que peut-on encore apporter à l'arme, vieille Carcassé et moi ?
C'est au-dessus de mes forces de vieillard.
Clémenceau, ne lâche pas son ami, il le rassure, l'encourage !
Tu tenais bon !
Avec un homme qui s'achate devant sa peinture, il y a de l'espoir.
Chaque fois que Mon est flanche, son ami le rattrape.
Mon vieux débris, mon vieux cœur, je vous aime parce que vous êtes vous
et que vous m'avez appris à comprendre la lumière.
Peignez, peignez, peignez toujours, jusqu'à ce que la toile en crève.
Mes yeux ont besoin de votre couleur.
Je vous embrasse.
Les années passent. Un jour, Mon est annonce qu'il renonce.
Clémence se voit tout rouge, il lui retire son amitié.
La tempête, heureusement, finit par passer.
Mon est, vaille que vaille, reprend ses pinceaux.
Les panneaux sont prêts, mais le peintre ne veut pas les donner.
Jusqu'au bout, il travaille, il retouche.
Jusqu'au bout, c'est-à-dire, jusqu'à la mort.
En décembre 1926, le jour de l'enterrement de Mon est,
Clémenceau, appuie sur sa camille, vas-y, mais il tient.
Assez pour arracher le tissu noir qui recouvre le cercueil de son ami.
Pas de noir pour Monet. Le noir n'est pas une couleur.
Clémenceau, qui s'est battu comme un lion, a trouvé un lieu pour exposer le travail de Monet.
C'est le musée de l'orangerie, à Paris.
On y dispose huit panneaux, comme le souhaitait le peintre, dans deux salles ovales.
L'œuvre, gigantesque, enveloppe entièrement le visiteur,
qui fait bien plus que la regarder, il lâche presque à l'intérieur.
Le jour de l'inauguration, bon, ça se presse pas trop au portillon.
C'est que nous autres, les humains, n'avons pas toujours de bons yeux.
Enfin, disons qu'il nous faut parfois du temps pour comprendre.
Monet, comprenez à la fin de sa vie pour le dernier des impressionnistes,
a créé la toute première œuvre immersive de l'histoire.
Son regard, intensément plongé dans l'eau, a ouvert la voie à tous les artistes du XXe siècle.
Oh, franchement, pas mal pour un vu crustacé.
D'arrière cet épisode, il y a Delfine Baudet, Fanny Neuroie, Al Nureau, Cédric Dialot,
Basil Boccaire, Hélaudie Fiat, Clarisse Orne, les équipes du musée de l'Orangerie,
et moi, leurs grands besançons.
Si tu te rends au musée de l'Orangerie, à Paris, pour t'immerger dans les nymphéas de Clône-Monet,
je t'invite à preter attention aux deux salles ovales.
Leur forme n'est pas zanodyne, mais scot-à-côte, elle constitue un huit, soit le signe de l'infini.
Les audicets des musées d'Orsay et de l'Orangerie est un podcast original de France en Terre.

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