...
Bonjour, bienvenue en Game of Roles, les deux tours.
Une émission de jeux de rôle en partenariat
avec Radio France, avec France Info.
Nous sommes dans le studio 421 de France Info.
Et dans ce jeu de rôle, dans ce jeu,
je dois le jeu, nous inviter que je vais présenter
sur leur vraie identité dans quelques minutes,
vont jouer des candidats fictifs,
dans des partis fictifs,
mais dans un contexte d'élection présidentielle réaliste,
celui des élections présidentielles de 2022.
Et pour ce faire, on est épaulé par l'incarnation de France Info
qui est Jules, que je vais présenter dans quelques...
... en la conception de cette émission.
C'est une coproduction France Info-Gosulting.
En invité aujourd'hui, j'ai à ma gauche...
Jacqueline. Bonjour, Jacqueline.
Bonsoir, filles-voix.
Bonsoir. Alors Jacqueline, dans la vie réelle.
C'est la dernière fois que tu te présentes...
La première et la dernière fois.
Après, comme dans les mariages, tu te tireras jamais.
Non. Que fais-tu dans la vie réelle ?
Dans la vie réelle,
j'arrive d'une lointaine province méridionale,
d'Oxytanie, de Montpellier,
où je suis, et c'est à ce titre que je suis là ce soir,
conseillère départemental.
Donc je suis l'élu, la véritable élu autour de cette table.
D'accord. Et même si ce soir tu vas intégrer un parti fictif,
qui, je le dis tout de suite, je défleure un petit peu
de tendance, on va dire, droite-macroniste,
dans la vie réelle, tu es de quelle partie ?
Enfin, tu es plutôt quelle obéissance ?
Ça fait 20 ans que je milite chez les Verts,
puis Europe Ecologie les Verts.
Europe Ecologie les Verts.
Merci Jacqueline.
Et si toutefois, les gens disent que Jacqueline,
mais quelle femme extraordinaire, je vais en savoir plus,
j'ai envie d'adhérer à Europe Ecologie les Verts
grâce à son intervention,
quoique tu ne vas pas du tout parler de ça aujourd'hui,
parce que ça, Macroniste,
sur quelles sont tes réseaux ?
Sur quelles réseaux on peut te retrouver ?
À peu près tous, Twitter évidemment,
où je parle pas mal de politiques, Facebook, LinkedIn, Instagram.
Sur le nom, Jacqueline Markovic.
Jacqueline M.
D'accord.
C'était un peu long Jacqueline Markovic.
Et si je me souviens bien qu'il y a un cas,
parce qu'elle se vend très mal.
Je précise, avant de continuer, qu'on n'a pas les masques,
alors que c'est inhabituel,
parce qu'on a tous été testés contre le Covid
et moi, j'ai me souviens en plus, t'étais PCR.
C'est pour vous dire à quel point on est vraiment,
on est tous clean.
À la gauche de Jacqueline, nous avons...
Oui, bonjour.
Bonjour, qui es-tu ?
Je dois le dire en plus.
On n'est pas sur la chaîne de M.V. là.
Oui, c'est vrai, je vous le dis.
Oui, c'est Daz, voilà.
Alors tu es Daz, qu'est-ce que tu fais dans la vie, Daz ?
Je suis, ah, c'est un tas manque,
on va tout faire, multiple talent.
D'accord. Ce soir, on va dire bientôt
dans quelle partie tu vas incarner,
mais Daz, qu'est-ce que, comment dire, tu...
Si on veut te retrouver sur les réseaux,
ça sert à rien de toute façon,
je vais être cancel, instant de délicitation.
Non, non, non, ne le cherchez pas.
Ne le cherchez pas, de toute façon, je serai introuvable.
Très bien. En face de Daz,
une autre personne qui n'est pas encore cancel.
Pas encore.
Alors, qui es-tu ?
Bonjour, je suis Mr.M.V.
Xavier Dong, streamer sur Twitch,
depuis maintenant une dizaine d'années,
musiciens également.
D'accord, pour te retrouver, Mr.M.V.
Mr.M.V. un peu partout.
Très bien. Et à ta gauche, notre route.
Absolument, Clément Victorovich.
Les gens qui sur ta chaîne te connaissent bien.
Qu'est-ce que tu fais dans la vie, Clément ?
Streamer sur Twitch depuis une dizaine de jours.
C'est vrai.
Et sinon, je travaille ici, à France Info,
je fais une petite chronique, tous les soirs, 18h20.
Et en plus de nos joueurs,
nous avons un ambassadeur de Radio France,
qui va... Ah, qui veut France Info, je n'arrête pas de dire.
Je vois la France Info, qui va nous assister.
Vous allez voir, il va rendre cette émission,
absolument, extraordinaire,
avec une texture qu'on n'a jamais vu auparavant.
Qui es-tu ?
Je suis Jules, Jules de KISS.
Je travaille, je suis journaliste, à France Info.
J'ai une émission, le week-end, de 10h à 14h.
Voilà, on directe tous les week-ends sur France Info Radio,
trucs très sérieux.
Toute l'actualité, comme elle vient, la politique, l'économie,
enfin, tout ce qui peut arriver dans le monde.
Vous écoutez France Info, vous êtes au courant et informé.
Je m'occupe aussi des jeux vidéo de l'esport aussi, podcast, etc.
sur France Info.
Donc, je suis un camarade de Clément.
On travaille ensemble ici.
J'ai deux rôles que tu m'as confiées ici avec Clément.
D'abord, je vais faire avancer la narration
et un peu comme mon traitrait,
d'une actualité dans une vraie campagne présidentielle,
dans des petits rappels de titre.
Et bien, si c'est parce quelque chose dans la campagne
que vous allez incarner, je serai là pour le dire.
Il y aura cette petite musique derrière moi.
Voilà, petit à petit sonore.
Ça, ça veut dire qu'on renait dans le fictif.
On est dans cette campagne, dans ce jeu auquel on joue tous ensemble.
Mais, France Info, on est aussi là pour densifier un peu.
Et comme tu l'as dit, Fibre, cette campagne se place
dans le vrai contexte français.
Il y a des sujets d'actualité dont vous allez débattre.
Je vous en dis pas trop,
mais vous allez devoir débattre sur certains sujets de société.
Et à ce moment-là, nous, on va diffuser des reportages de France Info,
des papiers explicatifs qu'on a pu faire,
des personnes qui ont pris la parole sur ces sujets-là.
C'est la dernière semaine sur France Info.
Vous pourrez réagir à ça.
Et ça, c'est dans la vie réelle.
C'est des infos vérifiés, France Info écrits de France Info.
Ça arrivera après cette petite balise sonore.
Voilà, donc...
Allez, allez, allez, on y va.
La technique de l'oeil.
Voilà. Donc, Fibre me lancera, on entendra ça.
Et là, c'est une petite parenthèse dans ce grand monde fictif.
Et pour tout ce qui nous suive, etc., voilà.
Là, ce sera, c'est du sérieux.
Et c'est ce qu'on propose de plus souvent sur France Info, évidemment.
Quand tu vas voir ce petit jingle et qu'il y aurait le reportage,
il y a un petit lien avec le bout de chat Twitch.
Si vous cliquez et vous avez en plus le vrai reportage.
Donc ce qu'on dit, c'est vrai, c'est normal, voilà.
Après, ce qu'ils commenteront derrière, ça, c'est pas sûr.
Les réels de...
Enfin, la technique aujourd'hui, c'est Victor et Adrien,
que nous aimons beaucoup,
qui sont les habitués de Game of Thrones avec Xavier.
Et Frédot, les bonnes affaires qui est là, il fait pas la technique,
mais il est présent et dans nos cœurs et en présentiel.
Et sinon, côté Radio France, il y a Damien, Joe, Arthur et Celia.
Merci d'être avec nous.
Un petit mot juste avant de commencer.
Game of Thrones en général et Game of Thrones en particulier aujourd'hui.
Il a un petit devise qui est instruire et pas éduquer.
C'est-à-dire qu'on n'est pas là pour vous dire
c'est mieux de voter pour ce parti-là.
On est là pour vous transmettre des informations
et vivre l'aventure Game of Thrones.
Rien de plus, voilà.
Et c'est un exercice qui est démocratique,
parce que vous allez voir, les joueurs vont se battre
pour avoir le plus de voix possible
et être élu président de la République française.
Et parmi la distribution de ces voix,
50% au moins de ces voix viendront de sondages
auprès de vous le public.
Et donc, si vous êtes ces gens avec des gros cerveaux qui disent
mais moi je vote pour le candidat qui a le meilleur argumentaire
qui va vraiment faire du bien à la France
et pas pour le plus beau ou celui qui a le plus de followers,
on va dire, démontrez-le.
Voilà, c'est votre occasion, je vais vous démontrer
que vous êtes mieux que les candidats qui vous déçoivent parfois.
Vous les électeurs qui déçoivent parfois.
L'aventure va commencer, je rappelle que c'est un jeu de rôle
dans lequel les joueurs ont incarné des candidats fictifs
pour gagner la présidence de la République française 2022.
Victor, tu peux envoyer le générique.
Et nous allons commencer tout de suite par la présentation des partis.
Vous allez voir, il y aura quand même un petit background
qui va être ajouté au cours de l'émission.
Mais j'ai demandé à mes invités de choisir leur nom de parti,
leur ligne un petit peu de parti, et également leur slogan.
Et je commence tout de suite par toi, Daz.
Daz, je n'ai plus t'appelé Daz, mais je vais t'appeler comment ?
Stanislas, la Golsy Tunis.
Alors Stanislas, la Golsy Tunis, c'est le chef de quelle partie ?
Le chef d'un parti qui s'appelle Fragrance française.
Et Fragrance française ?
Arrêtez de ricaner.
On est plutôt à gauche, à droite.
Ecoutez, moi, je pense que je suis au centre,
mais pour les gens qui me verraient passer, c'est plutôt à droite.
Et Fragrance française, est-ce qu'elle a un slogan ?
Oui, La France Retrouvée.
La France Retrouvée.
En face de toi, M.V., que j'ai appelé la M.V. pour la dernière fois,
tu t'appelles comment ?
Je me prénomme Paul-Jacques Charanton.
Paul-Jacques Charanton.
Le chef de quelle partie ?
La France en fait.
F.I.T., bien sûr.
La France en fait.
Et la France en fait.
C'est à gauche, à droite, au centre.
Alors c'est plutôt très très à gauche.
C'est très à gauche, d'accord.
L'écologie, de l'anticapitalisme, il faut qu'il rende l'argent,
il faut rendre le pouvoir au peuple, bien sûr.
Et le slogan de la France en fait.
Le slogan de la France en fait, c'est le peuple en fait.
La fête, F.E.T.E.
Enfin, F.E.A.
Très bien.
Et donc, à ta gauche, Clément,
que je t'appellerais Clément pour la dernière fois,
tu t'appelles comment ?
Je suis Christophe Crémiers.
Christophe Crémiers, le patron de...
Le chef de partie 2.
D'un mouvement ou plutôt d'une idée
qui s'appelle le pouvoir au peuple.
Le pouvoir au peuple, dont le slogan est ?
Dont le slogan est le pouvoir au peuple.
Monsieur, je n'ai pas besoin de marketing, moi.
Je porte des convictions.
Et le pouvoir au peuple, c'est plutôt à gauche ou à droite ?
Nous revendiquons le passage à une démocratie directe,
pleine et entière, pour redonner le pouvoir
et tout le pouvoir au peuple.
Merci. Et en face de toi,
Jacqueline, que j'appelle Jacqueline pour la dernière fois,
tu t'appelles ?
Valentine Gagnon.
Et Valentine Gagnon, chef de quelle partie ?
Alors ici, je représente les démocrates.
D'accord. Les démocrates plutôt à gauche, à droite.
La gauche, la droite, tout ça, c'est un petit peu dépassé,
non, c'est pas... C'est un peu votre projet, plutôt.
En fait, mon projet, c'est pour une France qui avance.
Et c'est aussi mon slogan.
Merci. Quel beau slogan.
On va tirer juste un petit background.
D'où venez-vous ? Qui sont ces personnages ?
Et c'est Jules qui va m'en parler.
On va commencer avec Clément.
Clément, dis-moi un chiffre.
Lancer les dés, c'est un peu compliqué.
On n'a pas une table adaptée.
Il y aura des dés qui seront lancés à un moment.
Mais souvent, je vais demander des chiffres au hasard.
Donc, Clément, dis-moi un chiffre entre 1, 5 ou 7.
D'accord.
Et bien, le 7, évidemment.
Le 7, eh bien...
Alors, le 7.
Jules, dis-nous en plus sur Christophe Cremier.
Qui est Christophe Cremier ?
Christophe Cremier est un militant de la première heure.
Il défend ses idéaux, s'engage dans des associations.
À l'avant-garde de certains combats,
il focalise l'attention des médias
et d'une partie des Français.
Poussés par ses supporters,
qui vont en lui le dernier recours pour la France,
il vient de passer un cap et il se présente donc
à votre souffrage, à l'élection présidentielle.
Sa force de conviction et la noblesse,
des causes qu'il défend, lui confère un important,
capital sympathique.
Mais a-t-il les toffes d'un chef d'État ?
A-t-il les capacités à diriger un pays ?
Il va devoir convaincre pour faire oublier l'image
de Douréveur, qui lui colle parfois à la peau.
Merci.
Valérie.
Valérie.
Oui.
Valentine.
Valentine, Valentine.
Valentine, dis-moi un chiffre qui n'est pas le 7,
entre 1 et 6.
3.
Mais d'où vient Valentine Gagnon ?
Valentine Gagnon émerde la plus grande ville de France, Paris.
Elle est réélu, demandant en mandat.
Sa gestion des affaires locales est louée,
y compris par des administrés qui ne sont pas de son bord politique.
Cela lui garantit un important vivier d'électeurs.
Mais ses projets pour la capitale divise, aussi.
Valentine Gagnon, assez détracteur,
et Paris n'est pas la France.
De la vie de tous,
elle doit encore se construire une statue nationale
et internationale.
Stanislas, dites-moi un chiffre qui n'est pas le 3 ou le 7.
Le 5.
Le 5.
Stanislas, la goal Zitouni.
Tout à fait.
Vous êtes un homme du peuple, un ouvrier.
C'est ainsi que vous vous présentez.
Stanislas, la goal Zitouni,
travaille à l'usine et milite depuis son plus jeune âge,
défendant d'abord la cause des travailleurs.
Il touche les gens par sa sincérité
et le caractère aussi concret de ses idées.
Mais a-t-il la statue d'un chef d'État,
la question se pose,
et que connaît-il à la conduite de l'État,
relations internationales,
nombre de ses électeurs potentiels,
cela demande, et il va devoir, là aussi, les convaincre.
Merci et enfin...
Fais-tu-toi.
Notre ami Paul Jacques.
Paul Jacques, dites-moi un chiffre qui n'est pas le 3,
le 5 ou le 7 ?
Je vous dis le 1, car je vais gagner.
Eh bien, bien le 1.
Jules, qui est notre ami Paul Jacques ?
Eh bien, Paul Jacques Charenton est un éditorialiste.
C'est une personnalité médiatique.
Il a un colonne ouvert dans un grand quotidien.
Il est aussi un invité régulier à la radio, à la télévision.
Depuis des années, il affiche sans phare ses opinions politiques
dans ses éditos, ses convictions,
affichés, lui valent l'amour ou la détestation des Français.
Il n'a aucune expérience gouvernementale.
Il en fait un atout.
En effet, Paul Jacques Charenton se présente lui-même
comme un souffle nouveau pour la France.
Après ces présentations, parlons de notre Valentine,
ancienne mère de Paris, qui se présente à la présidentielle.
En tant que politique expérimentée, malheureusement,
elle traîne avec elle une casserole, une casserole, un dossier.
Alors, ce dossier, il va pas être métallisé, il va falloir le retenir.
Sachant que si vous êtes en débat contre elle
et que vous le sortez de sa casserole au bon moment de façon pertinente,
elle aura une voix en moins dans ce qu'elle gagnera.
Mais elle peut aussi s'en débarrasser.
Donc, Valentine, dis-moi un chiffre entre 1 et 15.
12.
12.
Quelle est la casserole qui traîne notre mère de Paris ?
Alors, Valentine Gagnon est soupçonné d'emplois fictifs
pour avoir employé une de ses filles à la Mérite Paris
sans pouvoir prouver l'existence du travail qu'elle a fourni.
Bien, alors, ce jeu, comme je l'ai dit,
c'est celui qui a le plus de voix qui va gagner cette partie.
Sur le Twitch, vous avez des overlays.
Nous, c'est matérialisé par des petites billes,
comme ça, exactement, de couleur.
Pourquoi elles sont de couleur ? Je l'explique dans une minute.
Une petite bille, c'est 500 000 électeurs.
Pourquoi elles ont des couleurs ?
Parce que les bleus, c'est les riches.
Les riches, ils veulent payer moins d'impôts.
Les marrons, c'est les précaires.
Les précaires vont le gagner plus d'argent.
Ils veulent avoir un emploi.
La classe moyenne, elle en a marre.
Elle veut le changement.
Voilà, c'est les transparents.
Les rouges, ce sont les entrepreneurs, les commerçants.
Eux, ils veulent faire du business.
Ils veulent avoir moins de charge, bien entendu,
mais si ils veulent avoir moins de réglementation,
ils sont également très contents.
En vert, ce sont les retraités.
Les retraités, ils veulent la sécurité.
Ils sont nostalgiques d'une certaine idée de la France,
qui était celle qu'ils avaient quand ils avaient 20 ans
et qui, soi-disant, étaient beaucoup mieux.
Et enfin, vous avez les violets qui sont les étudiants,
les étudiants, ils sont plein d'idées haut
et ils rêvent d'un monde meilleur
et aussi que la vie soit plus simple pour eux.
Et en transparent rose,
vous avez les bobos pour qui l'important, c'est les valeurs.
Donc, évidemment, suivant votre discours,
les aventures que vous allez vivre
et les différents débats et les choix que vous allez prendre,
vous allez plaire plutôt à des gens
et plutôt des plaires à d'autres.
Sur votre fiche, comme vous pouvez le voir,
vous avez un de chaque.
Ça tombe bien.
Vous pouvez en prendre trois d'entre eux
et les mettre en militant.
Quand un de vos candidats est militant,
il ne vous quittera jamais.
Il vous aimera à vie.
Vous pouvez perdre des militants, cela dit.
Donc, je vous laisse choisir.
Attentivement, dites simplement,
moi, c'est un bobo, un étudiant, un retraité, par exemple,
qui est militant.
Mais je commence par toi, Valentine.
Alors, je choisis de faire des retraités
des étudiants et des entrepreneurs, mais militants.
Et toi, Stanislas ?
Je réfléchis, parce que ce n'est pas facile.
Bon, je passe à Paul-Jacques.
Je vais prendre des étudiants, ça, c'est sûr.
Est-ce que les retraités, ils ont vraiment le trait de caractère
que tu leur as donné ?
Retraités, c'est la sécurité.
Si vous dites, vous savez, la France, c'est quand même un pays très sûr,
elle n'a pas besoin de...
Ça, ça n'appelait pas trop au retraité, par exemple.
C'est très caricatural.
Très bien, je vois.
J'ai prendre étudiants précaria et classe moyenne.
Notre ami, Christophe.
Alors, j'ai évidemment des étudiants et des membres du précaria
et aussi des membres de la classe moyenne, je pense.
Très bien. Stanislas, c'est choisi.
Oui, mais du coup, ça doit fiter avec mon background.
Si tu fais ce que tu veux, c'est la stratégie.
Ça est aussi un jeu.
Ok, je vais prendre les étudiants,
parce que tout le monde les a pris, donc il n'y a pas de raison.
Je vais prendre également le précaria et les retraités,
je pense qu'on peut s'entendre.
Valentine, en tant que...
Macroniste, parti sortant, tu as droit à une voix en plus.
Je te donne un des...
Est-ce que tu veux qu'il y ait un militant en plus,
comme dire, une des sections en plus?
Si tu ne choisis pas, je donne un peu de prenaire.
Un précaria en plus, c'est parti.
Stanislas, excuse-moi, Stanislas?
Oui.
Les gens croient en toi.
Oui.
Tu gagnes un militant en plus.
C'est vrai?
Oui, tu peux le noter.
Je choisis parmi les autres.
Toi aussi, en tant que personne de la gauche,
je te mets au lot un militant en plus.
Incroyable.
Et Christophe, malheureusement,
tu veux me donner une voix et tu vas perdre un militant.
Je te donne une voix carrément,
et tu perds un militant.
Oui, c'est comme ça.
Les riches et les aisés ne voteront jamais pour moi.
Je dois choisir une nouvelle classe de militant avec moi?
Tu donnes à un autre militant.
Et je te donne un Bobo en plus pour Paris.
Voilà. Donc ça, ce sont des gens qui ne voteront pas.
Ce sont des abstentionnistes.
Et au cours de la session,
à vous de voir si vous préférez piocher dans les abstentionnistes
ou chez vos adversaires.
Ce sera un choix que vous devrez faire.
Du coup, je dois prendre un militant en plus, c'est ça?
Non, en fait, tu m'as fait un militant en plus.
Je ramène encore une famille.
Avant de commencer...
Oui, on va commencer,
et on va commencer par Stanislas.
Je vais te demander de faire ta déclaration officielle.
Alors, je vais même te dire quelque chose en plus.
Enfin, après avoir mûrement réfléchi et estimé tes chances
en tant qu'ouvrier,
peaufiner tes alliances et un programme,
tu as réuni 500 signatures d'élus, Stanislas.
Tu es prêt à annoncer ta candidature à la présidence de la République,
mais comment vas-tu annoncer ta candidature?
Sous quelle façon?
Ça se fera en live sur les réseaux sociaux.
Donc tu fais un Twitch, un Instagram live?
Un Facebook live.
Un Facebook live.
Et donc tu effaces ta caméra et tu parles.
Ok, très bien.
Alors, tu as droit à 30 secondes maximum,
et tu peux faire une déclaration plus faible
pour faire ta déclaration à la candidature.
Françaises, Français.
Je vous invite solennellement à rejoindre le mouvement
Fragrance française
pour faire le tri parmi nos concitoyens,
pour ne garder que le bon grain
et faire en sorte que l'ivré quitte le territoire.
J'ai choisi le terme Fragrance française
parce que, tout comme la France, il faut lâcher un peu de l'est.
Et dans Fragrance, si on enlève le gras,
il reste la France.
Voilà.
Merci beaucoup Stanislas.
Je précise qu'un sondage a été lancé en cours,
et il va falloir nous dire
qu'il a fait la meilleure déclaration à la présidentielle.
Je laisse la place à Valentine.
Valentine, comment tu fais ta déclaration de candidature?
Je choisis de m'exprimer dans la presse quotidienne régionale.
Très bien.
Un article avec une photo?
Oui, un entretien.
Très bien.
Est-ce que tu peux faire ta déclaration de candidature?
Comme ça, sans interdue, en fait.
Oui, exactement.
Mes chers compatriotes, Françaises, Français.
Je mesure l'instant historique que traverse notre pays,
et je souhaite me mettre à votre service
avec l'expérience que j'ai pu acquérir
en dirigeant la capitale.
Je souhaite à présent mettre mon talent,
mon énergie au service de vous toutes et tous
pour faire de notre pays une France qui avance.
Merci, Valentine.
Clément, excusez-moi.
Christophe.
Christophe.
Je suis arrivé.
Christophe, comment faites-vous
votre déclaration de candidature?
N'ayant pas de réseau, pas de parti,
je ne fais pas partie du système comme une partie d'entre vous,
je vais m'exprimer directement en personne
qui me suit sur les réseaux sociaux, sur Facebook Live.
Facebook Live, comme Stanislas.
Et qu'est-ce que vas-y?
C'est lui qui a copié.
30 secondes.
Chers amis, voilà trop longtemps
que vous avez été dépossédé du pouvoir
par ces responsables politiques
qui n'ont de responsables que le non.
Ils ne répondent pas de leurs actions.
Ils sont indéboulonnables.
Ils prospèrent.
Ils s'enrichissent pendant que nous toutes et nous tous,
nous restons dans la fange privée de pouvoirs,
privée de richesses, c'est terminé.
Aujourd'hui, réinstaurons une véritable démocratie.
Sortons de cette forfaiture qu'on appelle
« démocratie représentative » qui n'a que le démocrate 2
pour « démocratie » que le non.
Instaurons le pouvoir au peuple, par le peuple,
pour le peuple, il est temps.
Merci. Et enfin, Paul-Jacques,
comment tu vas-tu faire ta déclaration
à la candidature de la présidence?
Eh bien, j'ai profité de ma chaîne YouTube fleurissante,
évidemment, remplie d'abonnés pour sortir une vidéo
coup de poing, évidemment, qui va tétiser
moule toujours avant, voilà, directement sur YouTube, bien sûr.
D'accord. Et donc, peut-tu faire ta déclaration
à la candidature?
Tout à fait.
Français, c'est gouvernement dont vous avez ras le bol.
On fusillait l'école.
Avec l'aide du grand capital, ils ont tué l'hôpital.
Nous allons évidemment changer le système
et rendre, eh bien, la richesse
au peuple français dans sa globalité.
Taxer les riches, évidemment,
mettre tout le monde à un niveau plus ou moins égal.
Mais surtout, nous allons aussi ramener l'écologie
au centre de la France.
Et l'écologie, évidemment, se passera également
par une action musclée
contre ces grands groupes qu'ils soient énergiques,
enfin énergétiques de la finance ou autre,
qui détruisent notre monde.
Nous allons sortir de cette Europe molassonne,
remplie de mesurettes.
Nous allons tout changer et vous allez être en fait.
Merci. Alors, le sondage va continuer quelques minutes
parce que le temps qu'on ait les résultats
et que je vous donne les récompenses, éventuellement,
nous allons passer à la recrutement
de votre directeur de campagne.
Je vais vous donner des noms de sub.
N'hésitez pas à sub-er, c'est le moment.
Je vais donner des noms de sub.
Et grâce à... Vous allez dire,
ben, moi, je le prends. Je l'embauche.
Par exemple, est-ce que vous voulez embaucher Fillon?
Isanaki, Oktimio, Zosovi, Shagline, Abelard,
Sandler...
Moi, j'embauche Abelard.
Abelard, c'est parti. Il a embauché directeur de campagne.
Je vous le note. Abelard.
Ensuite, on a Noemi, on a Bilose, on a Desima.
Desima, ça fait méchant de...
Lucari, Shai-Shail, Chromatique, La Frite qui court.
La Frite qui court, je sais pas.
Attends.
Pied-bouche, Tomakai, Amenos, Lockithaod,
Blay, Dodéo, Valenton,
Iesamo, Dr. Habes.
Je prends Desima, moi.
Desima, très bien. Grève Lorde-Niko,
Gobble Fleo, Goldomark, Nagana...
Toi, t'en as pas pris encore.
Justin Grigou, Silver Magnet,
One Antman, Banana du Futur, Gribouille.
Attends, moi, je change. Je prends Justin Grigou.
Justin Grigou.
Il y a une question.
Michel Dupas.
La Frite qui court est libre.
La Frite qui court, copain du web.
Ah, copain.
Tu passes. Ketuki.
Non, mais j'aime bien Gribouille.
Gribouille, alors attends.
Tu l'as cité en espérant que ce soit une bonne plume.
Gribouille.
Gribouille, toi, tu t'es.
Moi, c'était Abelard.
Tu as pris Desima?
Desima.
Et toi, tu as pris?
Justin Grigou, bien sûr.
Le terroir avant tout.
Ah merde. Justin.
Ok.
Et Desima.
Excusez-moi, c'est bon. On est bon.
Et est-ce que la régie peut me donner le résultat
de ce vote, Tom,
du vote de qui a fait la meilleure déclaration?
Alors je dis ça.
Je ne dépelle pas.
Christophe Crenier.
Ah, bien sûr.
C'est l'autre.
Oui.
On n'a rien pu faire.
Christophe Crenier, tu gagnes deux voix de la classe moyenne
qui est à 45% en voix sur quelle chaîne on est.
Donc là, il n'y a aucune magoût, je veux dire.
Tout est légal.
Absolument.
Tu pourrais plaindre tout à l'heure et faire un tonneau.
Ce sont les convictions qui parlent partout.
Oui, bien sûr.
Elle parle au coeur.
Oui, bien sûr.
Bah voyons.
Desima, directeur de campagne de Paul Jacques,
vient te voir dans ton QG de campagne
et dit qu'Paul Jacques, il est temps de commencer
çaosement la campagne
et il y a la meilleure façon de gagner des voix,
c'est de faire un meeting.
Alors, si tu veux, on peut organiser quelque chose.
J'ai des... Comment ça s'appelle ?
J'ai des contacts.
Maintenant, avant de faire un meeting,
on peut le faire comme ça.
Maintenant, on peut décider de te reposer.
Si tu te reposes, tu seras plus enfant pour faire un meeting
et tu seras peut-être de meilleurs résultats.
Ce qu'on peut faire aussi, c'est chercher des financements.
C'est-à-dire que si on cherche des financements,
au lieu de faire le meeting comme ça tout de suite,
le meeting sera plus beau et on ramassera plus de gens.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Est-ce qu'il y a une de ces choses qui te plairait ?
Donc, mettre d'options là,
c'est d'aller chercher un gros sponsor pour un plus grand meeting ?
Non, on peut faire un meeting comme ça, on le fait.
Ah, OK.
Tu peux décider de te reposer.
Et tu peux décider aussi de chercher des financements.
Ou alors, si tu veux faire autre chose, tu me dis,
moi, j'ai envie de faire autre chose, j'ai envie de me balader.
On peut organiser un meeting assez vite, oui.
Tu veux faire un meeting ?
Tu veux aller dans quelle ville...
Alors, dans quelle ville ton ami Decima a pu t'organiser un meeting ?
Est-ce que tu peux me donner une lettre de l'alphabet ?
Quelle que soit.
On va éviter baisier.
J'ai en prendre le M.
Le M.
Alors, il se trouve que Decima a des copains
dans la troisième ville la plus peuplée de France après...
Enfin, quand on exclut Paris, c'est Toulouse.
Et Toulouse, c'est un gros enjeu.
Ah oui.
Parce qu'il y a quatre voies.
Quatre voies à gagner, c'est pas n'importe quoi.
Donc, tu te déplaces à Toulouse avec ton équipe,
vous prenez un endroit où vous préparez ça,
vous communiquez sur vos réseaux,
et tu vas devoir préparer...
Alors, t'adresser au Toulouse.
Tu adresses au Toulouse.
Donc, quand on fait un meeting, il faut que tu dise le gentilé.
Par exemple, si c'était Paris, ce serait parisien-parisienne.
Moi, ça va.
Là, ça va.
Vous allez voir, quand il y a certaines villes,
c'est un peu compliqué.
Il faut que tu dise Toulouse...
Il faut que tu parles de Toulouse.
Toulouse, c'est bien parce que...
Voilà.
Il faut que tu rajoutes...
Mais le problème de Toulouse, c'est ça, et je vais le résoudre.
Ok ?
Je t'écoute.
Ah, d'accord !
Ça y est, les gens qui sont là, Toulouse, t'écoutes.
Je reste frais.
T'es parti.
T'as pensé combien de temps, deux heures ?
Non, mais en 30 secondes, tu dis juste...
Ah, Toulouse, cette ville où il y a ceci.
Le problème de Toulouse, c'est ça, et je vais le résoudre.
Et après, si tu t'es bien débrouillé,
t'as un petit bonus et on lance l'aider.
Tous les uns, merci d'être venus en masse.
La ville rose que j'adore, bien sûr,
où j'ai frôlé l'overdose à Moulte-Reprise,
une ville jeune, bien entendu,
une ville jeune, on le sait,
moult étudiante, moult étudiante,
mais avec des problématiques, évidemment,
des problématiques de la jeunesse,
la jeunesse qui est fatiguée,
et bien, nous sommes tous fatigués,
ils nous ont tout pris, tout volé,
et vous le savez, votre école,
surtout avec la crise du Covid qu'on vient de vivre,
étant lambeau, et c'est pour ça
que moi, Paul Jacques, Charantan, bien entendu,
je prends ce problème en plein cœur,
mais aussi avec mes mains,
et on va bien entendu réinstaurer
une école fiable, une école solidaire,
une école qui s'occupera de vous,
et un futur brillant pour vous.
– Merci beaucoup. Alors, tu t'as adressé à la jeunesse.
C'est pas tout à fait... Bon, c'est pas tout à fait...
Je te donne pas de bonus, mais pas de malus, pour autant.
On lance le dé, la régime n'hésitez pas,
ça va paraître derrière moi. – Le virtuel d'ice.
– Un dé virtuel, exactement.
Et Jules va nous dire qu'est-ce qui s'est passé.
– Un petit A.
– Va faire le chiffre le plus haut possible.
– Ah, non.
– Combien ? – Trop.
– Le couture, le bide.
– Alors, Jules, ce meeting de Paul Jacques.
À Toulouse, parlons-en.
– Il voulait en faire une démonstration de force
sur la route de l'Elysée.
C'est tout l'inverse qui s'est produit.
Le meeting du candidat Charantan a viré au fiasco
les images d'une salle quasiment vide et sa marseillaise,
chantée, à capella, sur scène et complètement seule,
tourne tambour sur les réseaux sociaux et les télévisions.
– Alors, c'est terrible.
– C'est un fou.
– En fait, tes militants perdent même espoir en toi.
Et tu as un des militants qui redevient une voie normale.
Et qui votera quand même pour toi, mais il dit vraiment...
– Allez, les bobos, les bobos. – C'est mal barré.
– Les bobos.
– En même moment, dans le QG de campagne de Stanislas,
Justin Grigou, il dit un peu la même chose.
Il sait, on pourrait se reposer, on pourrait faire un meeting.
On pourrait aussi lever des fonds.
Mais je te propose quelque chose en plus.
– Ah. – J'ai des copains sur Cnews
et on peut faire une déclaration choc à la télé.
Sur un des thèmes majeurs, je te donne des thèmes.
Tu vas, et ça peut être ton nouveau slogan,
tu peux gagner des voies, mais tu peux te rétamer aussi.
– Allez. – Allez, la télé.
– Ah ben, Cnews, oui.
– Alors, tu peux t'expliquer sur l'immigration
et tout ce qui est associé, droit d'asile, identité, Brexit,
les services publics, donc hôpital, école, justice,
violence policière, la sécurité, l'écologie,
la retraite et la sécurité sociale
ou la diplomatie extérieure et l'armée.
Donc, tu es reçu par Cnews, voilà,
tu as un petit interview, c'est quoi, vos idées de soins,
et là, tu vas sortir ta phrase choc,
ta 30 secondes, et tu te termines,
tu peux dire même juste une phrase, tu dis, voilà.
– Non, mais effectivement, je vais traiter de l'immigration.
– OK.
– Voilà.
– C'était la phrase choc. – Non, non, justement,
je vais traiter l'immigration.
Je vais m'en occuper.
Vous pouvez me faire confiance.
– Donc toi, tu dis juste, je vais traiter l'immigration ?
– Je vais m'occuper de l'immigration.
Parce que je vais pas...
On essaie Cnews, je veux dire, il y a déjà un édito en place.
Ils ont pas eu besoin de moi, normalement.
– Donc tu dis, je vais traiter l'immigration, ça, ta phrase choc ?
– Je vais m'occuper de l'immigration,
faire en sorte que la France reste au français.
– La France reste au français.
Est-ce que, alors je te donne pas de bonus
parce que c'est pas extrêmement choc,
je...
Mais lançons un dé la régie et voyons ce que ça a fonctionné.
Alors, le dé de la régie, est-ce que nous l'avons ?
Il est en train de tourner.
Et c'est un 3.
Jules de Kis.
– Les dernières déclarations du candidat
entraînent des réactions
et semblent ouvrir un débat sur ce thème qui lui tient à cœur.
Il commence à reprendre la main sur sa campagne,
se félicite son équipe.
– Alors, ça marche bien.
Tu gagnes pas de voix.
Mais par contre, ta base et même certains personnes
qui doutent que ça s'absensionniste
sont séduits par ce discours.
Ce qui fait que si tu replaces, on va dire,
je vais traiter l'immigration dans les prochains débats,
même si ça parle pas d'immigration, tu gagneras une voix.
– OK.
– Voilà, sache-le.
Donc ensuite, Gris Bouille, dans ton sujet de campagne,
te dit, bon, on a vu un petit peu les meetings,
la phrase choc, il te dit, il te dit,
quelque chose qu'on peut faire aussi.
Je sais pas si tu as beaucoup de militants,
mais tu peux, en plus de toutes les autres options,
si tu veux faire un discours à ton propre parti
pour gagner encore plus de militants.
C'est-à-dire que tu passes encore plus de voix de militants,
comme ça, on peut pas en perdre.
Et nous, on est déjà le parti majoritaire,
on a beaucoup de voix, ce serait une bonne stratégie.
Est-ce que tu peux la suivre ou sinon, tu peux faire la meeting ?
– Je pense que je vais...
Alors quand j'ai plein d'entrepreneurs qui vont faire des dons à 7500 euros,
c'est pas un souci.
Mon parti est assez mobilisé,
donc j'ai plutôt à aller faire un meeting en province.
– Alors un meeting, c'est parti, tu me donnes une lettre de l'alphabet.
– J'ai.
– Comme Gribouille.
– Comme Gribouille.
Et Gribouille, il t'organise un super meeting à Brest.
Alors il pleut un peu, mais on se bat pour une voix.
Un Brest, enfin 500 000 Brestois qui viennent te voir.
Et donc, il va falloir que tu me fasses le gentilé,
cher parisien-parisienne.
Brest, c'est une ville extraordinaire parce que...
Mais le problème de Brest, c'est ceci et je vais le régler et je t'écoute.
– Brestois, Brestois.
Je suis ravie d'être ici parmi vous ce soir.
Merci pour votre accueil très chaleureux,
bien plus chaleureux que la température qui règne dans cette ville.
Mais je sais que ici bat le cœur de la France qui m'est si cher.
Je sais aussi les difficultés que vous traverser avec la crise du Covid
et tout le commerce qui a dû cesser,
les transactions, les chaînes d'approvisionnement qui sont en difficulté.
Donc je vous annonce que je vais avoir un grand plan de relance
pour permettre à toutes les personnes qui travaillent sur les sites industriels
de pouvoir soit maintenir leur activité,
soit la transformer pour aller de l'avant pour une France qui avance.
– Alors bien que Brest soit une ville très militaire,
tous les pêcheurs des environs,
Saint-Nazériens et ainsi de suite,
ont été sensibles à cette histoire de libre-échange et de pêche.
Et donc je te donne un petit plus simple au dé
que va lancer la régie immédiatement.
La régie lance le dé et nous avons un magnifique deux.
Donc un trois en fait.
– Tiens donc, un trois avec le plus un.
– Ah, très bien, très bien.
Meeting en demi-teinte.
Aujourd'hui pour la candidate à l'élection présidentielle,
les militants étaient nombreux,
mais le discours a somble-tu le pénère à convaincre ?
Assez peu d'applaudissements en fin de discours
et les produits dérivés à l'effigie de la candidate Valentine Gagnon
n'ont pas vraiment trouvé preneur.
– Et là, c'est pardon, il y avait 500 000 brests-tois,
donc une fois, eh ben non, tu gagnes au zéro.
Désolé. – C'est trop dur.
– Mais enfin, je me tourne vers Christophe Christophe.
Alors Christophe, il te prépose toutes les choses,
se reposer, lever des fonds, faire un meeting,
faire une déclaration chocs à la télé.
Par là, ils sont partis où ?
Maintenant, tu peux aussi chercher des dossiers compromettants
sur tes adversaires, si tu veux.
– Oh !
Non, mais aussi tant que ce soit évidemment,
parce qu'on les connaît tous ces responsables politiques
qui n'ont le responsable que le nom,
ils ont tous une casserole, évidemment.
Mais je pense qu'on va plutôt faire
une déclaration chocs à la télévision.
– Ah, une déclaration chocs à la télévision ?
– Absolument. J'ai des choses à dire, aux Français.
– Très bien. Tu es interviewé par France Info,
tu passes aux informés,
et donc tu présentes tes actions, ta conviction, ton parti,
et vient le moment de faire une déclaration sur, je te dis,
les thèmes, ces immigrations, et tout ce qui est associé,
services publics, sécurité, écologie, retraite,
et sécurité sociale, diplomatie extérieure et armée,
je te laisse parler.
– Eh bien, tous ces thèmes, cher monsieur,
dont vous avez parlé, qui sont évidemment des thèmes
qui nous concernent tout et tout en tant que Français,
précisément, ils nous concernent tout et tout.
Ce n'est pas à moi de prétendre être un sauveur
qui saurait quoi faire en matière d'éducation,
en matière d'hospital.
Je ne suis pas un expert en tout, je pense que collectivement,
nous sommes experts de notre destin.
Voilà ma proposition, ma proposition choc.
Si je suis élu, nous en aurons fini,
non seulement avec la Vème République,
mais nous en aurons fini également avec l'Assemblée nationale
et le Sénat, ces vieilles institutions survivantes
d'un monde ancien.
Si je suis élu, il n'y aura plus qu'une assemblée,
l'Assemblée du peuple, tiré au sort, parmi le peuple,
tout le monde aura la même chance de gouverner,
et les décisions qui auront été préparées
par cette assemblée du peuple seront votées
par tous les Français et toutes les Françaises sur Internet.
C'est ce qu'on appelle une démocratie directe,
c'est le pouvoir au peuple, monsieur.
C'est le pouvoir au peuple,
c'est la maître de notre destin,
ou l'Assemblée au peuple ou le pouvoir au peuple.
L'Assemblée du peuple.
L'Assemblée du peuple, c'est ça.
L'Assemblée du peuple, c'est en conviction,
c'est une idée nouvelle, c'est avec les Indes de Taupartie,
je te donne plus un, on lance l'idée.
C'est truquet !
C'est un set, on va dire, c'est maximum.
Alors, déclençon.
Derrière chacun de ces buzz, il y a une grande idée aussi,
clivante soit-elle, analyse un politologue
sur France Info face au succès médiatique
de ce candidat à la présidentielle,
notamment sa dernière déclaration choque ce matin,
la France et les médias s'emparent de ces idées,
il y a fort à parier qu'on le ressemble
dans les prochains sondages poursuit cet expert.
Et bien, bravo, tu gagnes immédiatement ce précaire,
et saches que tu gagneras une voix,
si tu places ta tagline, l'Assemblée du peuple,
qui devient l'Assemblée au peuple,
c'est ta nouvelle ligne de nouveau sur le Grand-Partis,
et si tu le places dans n'importe quel débat,
tu gagnes une voix, comme ça, gratuit.
Donc, le principe, on est d'accord,
c'est que quand on nous propose un thème,
en fait, il ne faut pas le prendre.
C'est ça le concept du jeu, c'est ça.
En fait, il y a des règles, il ne faut pas les suivre.
Mais je ne sais pas, on lui propose des thèmes.
C'est pas ma fausse, si vous êtes un con.
C'est pas pas fausse si vous êtes aussi conformiste, monsieur.
Oui, bien sûr, bien sûr.
Vous choisissez de jouer le rôle des médias.
Oui, un voyon.
Et bien, puisque sa liste-là ne s'était pas contente,
il va partir en premier, puisque tu vas me donner un chiffre
entre 1 et 40, tu vas vivre une belle aventure.
Euh...
Le 22.
Le 22, l'aventure s'appelle un chat sur la liste.
Je te laisse méditer et je le trouve immédiatement.
Un chat sur la liste.
Un chat sur la liste, tout à fait.
Un chat sur la liste.
Alors...
Non, même pas.
Oui, je pense.
Alors, tu as des tracts officiels qui parlent de toi,
qui sont diffusés partout, et tu as une branche locale de ton parti
qui situait vers Nantes, qui a fait une copie de ce tract,
et ils ont fait une petite blague.
Ils ont mis un charrou, qui s'appelle Petit Beurre,
comme secrétaire du ministre de l'écologie.
Alors, en fait, en vrai, c'est une idée bizarre,
mais sur Internet, les gens adorent les chats.
Et ça marche vachement bien.
Les gens adorent Petit Beurre.
Ça t'a rendu hyper sympathique.
Et il y a une radio locale de Nantes qui veut t'interviewer
sur Petit Beurre.
Est-ce que tu veux accepter l'interview ou pas ?
Bien sûr, j'accepte toutes les interviews.
Alors Stanislas, Petit Beurre, vous le connaissez ?
Petit Beurre, oui, tout à fait. Je le connais très bien.
Et c'est votre idée, alors, de l'avoir mis un chat sur la liste ?
Alors, c'est une idée que j'ai infusée, en fait, au parti,
et qui a ensuite été décidée en toute autonomie
par les personnes à l'origine de cette liste, bien sûr.
Vous aimez les animaux ?
J'adore les animaux. J'adore le Beurre, le Beurre français.
Le Beurre français, bien sûr.
Et vous prévoyez des dispositions spéciales dans votre programme
sur les animaux, sur l'élevage, sur l'achat ?
Bien sûr.
Alors dites-moi plus.
Bien sûr.
Il faut cesser les filières d'approvisionnement
qui viennent de l'étranger
et se recentrer sur les animaux français.
Français francophone francophile.
C'est-à-dire que ce sont des animaux qui aiment la France,
qui aiment le français, et du coup, qui forcément ne comprennent
que le français, y compris pour les races de type germanique,
comme le Dobermann ou le Berge allemand,
qui sont des animaux que personnellement j'apprécie énormément
parce qu'ils symbolisent quand même la sécurité
et une certaine idée de l'ordre.
J'ai compris, mais j'ai une question.
Je parlais plutôt du bien-être animat, l'élevage par exemple.
L'élevage, est-ce que vous êtes pour ou contre ?
L'élevage, je suis pour, mais sous condition.
Donc il faut évidemment que les animaux se sentent bien.
Il faut que les éleveurs se sentent également bien,
parce que c'est important, des éleveurs en bonne santé.
Et il faut évidemment, évidemment, que les animaux
représentent et renvoient une belle image de notre pays.
Le présentateur, qui s'appelle d'ailleurs, je prends un nom de sub,
Silly Joya, continue et dit une question sur le bien-être animal.
Là, la Suisse et les Pays-Bas, ils ont interdit les beaux corons
pour les poissons. Est-ce que c'est une cause qui vous intéresse ?
Les beaux corons.
On peut mettre des poissons dans des beaux corons, des petits beaux corons.
D'accord. Ils ont interdit les beaux corons.
Est-ce qu'ils ont gardé les beaux corons carrés et les beaux corons triangulaires ?
C'est très important.
Oui, on peut mettre dans un gros, gros, gros, vocal, rectangle angulaire,
mais vous, par rapport à ça, est-ce que vous avez envie de réagir ?
Bien sûr.
Est-ce que vous êtes sur radio bien-être animal ?
En fait, je n'ai rien contre le rond.
Le rond symbolise un peu une sorte d'infini, de but à atteindre.
Et à ce titre, je n'interdireai pas les beaux corons,
mais je proposerai quand même des beaux corons mais plus gros.
Alors, je suis désolé.
Ce n'est pas la fin de ton interview, Stanislas,
mais en l'état, tu ne vas pas gagner de voix auprès des amoureux des animaux.
Parce que tu as dit que tu continuerais l'élevage uniquement avec de la viande française
et que tu les beaux corons, tu les continues.
Un élevage mesuré, monsieur.
Un élevage mesuré.
Oui, mais les amis des animaux n'aiment pas ça.
Mais ce n'est pas grave.
Il y a peut-être le lobby de la viande qui va être très content de ton interview.
Les chasseurs.
Aventures suivantes, je me tourne vers Paul-Jacques.
Paul-Jacques, dis-nous un chiffre entre 1 et 40 qui n'est pas le 22.
30.
30.
30.
30.
3.
1 et 40.
Red jej.
3.
8.
19whenas.
Canac, vous connaissez la situation ? Oui, c'est scandaleux, bien sûr.
Ah ! Vous êtes pour les Canac. Oui, mais rappelez-moi, rappelez-moi toutes vos
revendications en degrasse. Il y a eu un référendum, le référendum,
nous on n'acceptait pas. Alors, nous les Canac, on a toujours été présents sur cette
île, l'île de la Calédonie. Et là, la Calédonie, c'est la situation de l'Algérie
en 1960. C'est-à-dire que nous sommes une colonie de la France. Nous voulons que vous
redoniez son indépendance à la Nouvelle-Calédonie et on vous soutient à 100% si vous faites ça.
Puis au moins, simplement donc. Et bien, écoutez, vous savez, moi...
Vous êtes quelqu'un qui est pour la liberté, l'autodétermination des peuples.
Bien entendu, bien entendu. Et je pense même que voilà, on devrait effacer toutes les
dettes coloniales de l'époque d'un ancien temps. Et je suis très sensible, bien entendu,
à votre cause. C'est quelque chose, bien entendu, que je pourrais appuyer, bien entendu, le
soutien vers les Canac bien sûr.
Donc officiellement...
Mais donc, monsieur Charantan, vous allez officiellement faire une déclaration comme
quoi vous soutenez le peuple Canac ?
Oui, tout à fait. Je pourrais retourner à Toulouse. Je pourrais retourner à Toulouse,
là où ça s'est extrêmement bien passé. Je vais leur en parler. Je suis sûr qu'ils
seront très acceptifs.
Et bien, écoute...
En tout cas, tu fais cette déclaration très surprenante.
Qui...
Qui vraiment surprend toute la presse. Mais en attendant, tu as l'amour inconditionnel
des Canacs qui... Et tu gagnes une voix. En attendant.
En attendant.
Notre ami Christophe, Christophe, dis-moi un chiffre entre 1 et 40.
Le 3.
Le 3. Malestv.
Malestv.
Qu'est-ce que je peux changer de chiffre ?
Alors...
Trop tard.
Ton Amélar fait un petit point avec toi. Et lui-même il a 63 ans. Et il dit, écoute,
je crois qu'on a un problème, c'est qu'on fait pas assez jeune. On fait pas assez jeune,
on est ringard. Les jeunes parlent pas de nous alors que vraiment, on devrait être
l'espoir pour les jeunes. Donc il faut qu'on fasse quelque chose. Un discours sur Fortnite,
une danse sur TikTok. Il faut une idée. Est-ce que tu as une idée ?
Pour séduire les jeunes.
Ouais. A mon avis, il faut un plan, un dispositif, une idée de fou. Genre un discours sur Fortnite
et un slogan pour les jeunes.
Un discours dans Fortnite ?
Oui. Je te dis Fortnite, je sais pas ce que c'est.
Voilà, ça peut être autre chose ?
Non, je sais. Parce que j'ai entendu parler d'un jeu dans lequel on peut faire des discours,
on peut rassembler les gens. Ça s'appelle Minecraft.
Dans Minecraft ?
Ouais, on va faire un discours sur un serveur, je crois que ça s'appelle, un monde, un
univers, un truc quoi. Avec plein de gens, les gens vont venir dans Minecraft et on
va faire un discours.
D'accord. Et le slogan jeune, ce serait quoi ?
Le slogan jeune, ce serait le...
Moi, tu sais, Abelard, moi, je plaide le pouvoir au peuple.
Donc les jeunes font partie du peuple.
Donc le pouvoir au peuple, ça ne change pas.
Donc le pouvoir au jeune ?
Non, non, non, non. Le pouvoir à tout le monde. Le pouvoir au peuple.
Le slogan est le même.
On a décidé, on a eu une ligne, on s'y tient.
Donc Christophe Cremier va sur Minecraft, il parle devant des jeunes, il dit le pouvoir
au peuple. Je vous propose de réagir, sinon, il gagnera cette voix.
Est-ce que vous voulez réagir ?
Vous pouvez dire non, il accade sur Minecraft, je m'en moque.
Pas de réaction ? 3, 2, oui ?
Alors vas-y.
Je trouve cette tentative de beuser auprès des jeunes avec quelque chose dont ce candidat
n'avait probablement aucune idée, un petit peu surannée, pathétique.
Et son slogan n'a même pas changé, c'est-à-dire, il a fait, il a fait finalement une intervention
qu'il aurait pu faire à la télé, à la radio dans un meeting à les 12.
Je ne change pas l'idée comme de chemise, mon messieurs.
Quelle idée, finalement ? Est-ce que la seule solution pour toucher les jeunes et la problématique
les problématiques qu'ont les jeunes en ce moment, c'était de se rendre sur ces terres-là,
enfin, sur ce jeu vidéo, pour promouiller les mêmes paroles ?
Et bien, Christophe et Paul-Jacques gagnent un étudiant chacun pour ce...
Attends, moi j'aimerais bien...
Mais j'aimerais bien réagir, finalement.
Non, mais parce qu'il a pris la parole, mais...
Oui, donc j'ai vu l'allocution du candidat crémier dans Minecraft, je trouve ça scandaleux en tant qu'ouvrier,
que cet audio-personnage s'arroge comme ça, le monde ouvrier.
Minecraft, évidemment, un peuple de mineurs, je pense, au courant, je pense à la France du Nord,
qui nous regarde et qui nous écoute.
Et je trouve ça scandaleux qu'une petite personne comme ça.
Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas, monsieur.
Je suis ouvrier, monsieur.
Vous êtes ouvriers dans Minecraft ?
Je suis ouvrier de partout.
Vous avez été...
Un ouvrier dans Minecraft, un ouvrier dans Fortnite, un ouvrier à l'usine, c'est la même chose, monsieur.
Ah, donc vous êtes en train de dire, monsieur, que jouer à un jeu vidéo, c'est comme travailler à l'usine,
vous êtes sûr que vous avez travaillé à l'usine, monsieur ?
Parce que moi, je fais partie du peuple.
Ah, attendez, attendez !
Vous ne connaissez pas les fermes chinoises, monsieur ?
Ça se voit.
La parole à Valentin.
Moi, je trouve ça très bien, de parler la jeunesse, mais il faut la rapporter des propositions concrètes.
Donc, par exemple, ouvrir le vote à 16 ans.
Mais vous les avez abandonnés, la jeunesse, madame.
On ouvre le vote à 16 ans pour que tout le monde puisse exprimer.
Voilà ce que c'est le vote au peuple.
Ils font la queue à la soupe populaire pendant que vous mangez du Omar à l'Amérique Paris, madame.
Il faut être proche des préoccupations des jeunes.
Ce que veulent les jeunes, c'est être indépendant.
C'est du vent, madame, c'est du vent.
Il veulent être indépendant.
C'est un revenu.
Alors en tout cas, essayez de parler aux jeunes dans votre costume à 2000 euros, allez-y.
Moi, je fais des propositions concrètes, monsieur.
Je trouve que, en tant que maître de jeu, j'arbitre, je trouve que l'intervention de Paul Jacques est la plus convaincante.
Pourquoi ? Parce qu'il a attaqué sur le fait que son slogan n'est pas changé.
Ouvrier chez Minecraft, c'était moyen.
Et bon, le vote à 16 ans, c'est bien, mais dans un autre contexte.
Voilà, c'est peut-être le cas contre attaqué sur sa stratégie.
Et Valentine, donne-moi un chiffre entre 1 et 40.
36.
36, 36, 36.
C'est crise à l'éducation.
Alors, excuse-moi, ça arrive.
Crise à l'éducation, je te laisse de préparément, talement.
C'est la rentrée de janvier.
Donc, on voyage un petit peu, il y a quelques jours.
Et ton directeur de campagne te dit,
on a un interview qui peut nous rapporter des voix sur RMC dans la matinale avec Jean-Jacques Bourdin.
Par contre, je t'avais dit, déjà, il n'est pas rigolo.
Et en plus, il va nous défoncer sur l'éducation.
Donc, est-ce que tu vas y aller ou pas ?
Bien sûr.
Ah, tu vas ? Donc, tu vas voir Jean-Jacques Bourdin.
Alors après quelques amabilités, je peux pas limiter, mais il dit,
bon, c'est la rentrée, le virus au micro-on est partout.
Et pourtant, les écoles ouvrent et reçoivent les élèves.
Qu'est-ce que vous avez envie de dire de ça ?
Eh bien, il va falloir vivre avec ce virus.
Donc, les élèves ne sont pas les plus menacés, ils ne vont pas faire des cas graves.
Donc, c'est le plus important.
Il faut que les enfants aient accès à l'éducation.
C'est la principale priorité.
C'est comme ça qu'on prépare l'avenir de notre pays.
Donc, vous pour vous, les élèves doivent être à l'école, quoi qu'il arrive ?
Donc, c'est pas maintenant en janvier qu'on va les fermer.
Mais alors moi, j'écoute les professeurs et vous avez pas l'impression,
parce que moi, j'entends des choses, que finalement,
on ne considère pas les écoles comme des garderies pour placer les enfants,
puisque finalement, on veut que l'économie macroniste, la Star Todd Nation,
elle tourne et que les enfants soient la garderie.
Ah, mais je pense que les enseignants seront ravis de vous entendre dire qu'ils font la garderie.
Mais non, ils sont là pour instruire nos jeunes,
pour préparer le peuple français de demain.
Donc, on annonce un film produit par Anouna,
sur un groupe de youtubeurs appelés les Secpa.
Qu'est-ce que vous avez envie de dire pour ça ?
Je trouve ça lamentable de ainsi discréditer l'enseignement spécialisé.
Je trouve ça lamentable.
Eh bien, écoute,
déjà, quoi qu'il arrive,
la classe moyenne a été convaincue par ton discours notamment sur les Secpa.
Et par contre, je laisse, suite à cette interview,
qui en appart l'un peu drôle,
vous pouvez réagir, si vous voulez.
Ou si vous avez rien à dire.
C'est scandale.
C'est scandale ?
Pourquoi ?
Il faut dire un truc à verre, sensuel.
Non, non, mais bien sûr.
Que l'école, qu'on laisse les écoles ouvertes, évidemment,
pour...
Évidemment que le pays doit tourner, j'entends bien.
Mais oser présenter le cas de manière aussi,
j'ai envie de dire, détacher presque.
On rappelle que les budgets de l'école ont été...
Enfin, on a donné aux enseignants,
on a donné aux écoles un flacon de gel hydroalcoolique,
de stylo et des masses qui ne marchent pas.
Le gouvernement a re-rentré de l'argent
qui ne l'a pas investi dans l'éducation
des sommes records.
Et là, voilà, on nous présente...
L'école, on nous dit que les enseignants, ça se passe bien.
Non, les enseignants sont tabous, tout le monde est tabou.
C'est un constat scandaleux, tout simplement,
de réduire ça, justement.
Maintenant, les écoles doivent continuer.
Oui, mais dans quelles conditions ?
Les conditions sont lamentables.
Les conditions sont lamentables.
Quelqu'un d'autre veut réagir ?
Oui, vous préférez l'enseignement à distance.
Ça, c'est lamentable.
Non, il faut que les enfants soient dans les classes
et les professeurs vont devant eux.
L'enseignement à distance, ça voudrait dire
que vous mettez de l'argent dans l'éducation,
ce qui n'est pas le cas.
Donc, excusez-moi.
Quelqu'un d'autre veut réagir ?
Absolument pas.
Oui, évidemment.
Oui, vas-y, je vous le dis.
Alors moi, je réagis sur un Facebook Live.
Donc, je...
C'est quoi ce mec ?
Moi, je réagis sur un Facebook Live
et j'en parle directement devant mes électeurs
qui me suident depuis longtemps
et je leur dis, est-ce que vous avez vu ?
Est-ce que vous l'avez entendu,
l'autre chez Jean-Jacques Bourdin,
qui dit les écoles vont rester ouvertes
et qui, au fond, ne fait rien ?
Alors c'est sûr qu'elles.
Ces enfants sont tranquillement à l'abri
dans une école privée, choyée du 16e arrondissement.
Ils sont bien confortables
pendant que tous les autres crèvent,
se contaminent, étudient dans de mauvaises conditions.
Ils ne font rien.
Ils n'ont jamais rien fait.
Ils ne se préoccupent de personne, d'autres,
que même et surtout.
Est-ce que c'est vraiment elle
qui va toute seule décider de l'avenir des enfants
sans même avoir consulté avec les premiers concernés,
c'est-à-dire les professeurs ?
Pour avoir parlé des écoles du 16e arrondissement,
ce que les gens retiennent,
tu gagnes un précaria,
mais par contre, tu me redonnes un riche.
J'en ai aucun.
Bon, merci.
Bien vu.
Surtout si je puis me permettre,
les écoles, ça dépend des communes,
pas directement de l'état.
Donc moi, je veux bien travailler avec tout le monde,
mais je travaille d'abord avec les maires.
Oui, on sait, on sait, on sait qui vous êtes.
On sait qui a le pouvoir en France.
Et c'est le jour du débat.
C'est sur France Info, France Info TV.
Et nous retrouvons en direct Stanislas Paul-Jacques Charantan.
Stanislas, la Golsy-Touni, excusez-moi.
Merci.
Paul-Jacques Charantan, Christophe Cremier et Valentin Gagnon.
Présenté par Jules de Kis,
devant 3,2 millions de téléspectateurs.
Té-for-là.
C'est-à-dire qu'il y a 5 voix en jeu.
Et ce sera un sondage que vous pouvez,
d'ores et déjà, lancer,
mais qui va durer toute la durée du débat.
Un sondage que la Régime va pouvoir lancer,
c'est les spectateurs qui vont choisir
à qui iront ces voix.
Aujourd'hui, Jules, nous allons nous pencher
sur un sujet particulier qui est la chasse,
la chasse et la ruralité.
Ruralité et l'évrage.
Chers candidats, comptez-vous obtenir
le vote des chasseurs ou celui des vegans.
Vous allez sûrement devoir choisir.
Jules de Kis.
Là, on parle de faits véritables
sur lesquels vous allez pouvoir débattre.
Mais on parle de choses qui sont vraies.
Dans la France d'aujourd'hui,
ce n'est pas du vent, ce n'est pas du flanc.
Donc attention à ce que vous direz,
si vous déformez la réalité, vous pourrez être pris
à défaut par ceux qui nous écoutent.
Ils sont intelligents.
Pro et anti-chasse.
On peut parler d'un 50-50 à peu près dans le pays,
puisqu'51% des Français se disent
opposés à la chasse d'après un sondage hypsos
qui parut en septembre dernier,
septembre, au moment de l'ouverture de la chasse.
Mais il y a, au-delà de ce 50-50,
des tendances assez nettes.
L'idée selon laquelle la chasse fait partie
du patrimoine culturel français,
cette idée, elle regresse assez fortement.
Alors qu'au contraire, celle qui veut que la chasse
soit plus encadrée strictement, elle progresse.
C'est notre rapport à l'animal,
qui expliquerait ce changement d'après le sociologue
Jean Viard, un rapport à l'animal en pleine évolution.
Ce qui explique notamment la baisse du nombre de chasseurs
qui, après ce qui était ce nombre divisé par 3 en 50 ans,
ont compté 2,5 millions de chasseurs en 1976.
Il reste à peu près 800 à 900 000 chasseurs en France.
Pour mettre un point, on peut dire,
il y a un million et un millon et demi de végétariens et de véganes
pour donner 2 masses comme ça
dans une société où on mange moins de viande.
Il y a 23 millions de français qui déclarent
avoir beaucoup baissé la consommation de viande.
Et en même temps, on n'a jamais eu autant d'animaux domestiques.
C'est-à-dire que l'animal est entré dans la maison.
J'ai tendance à dire l'animal des champs
est un peu remplacé par l'animal du canapé.
Il y a 63 millions d'animaux domestiques,
une famille sur deux en un.
Donc, c'est le lien affectif, sentimental, la caresse
va de plus en plus vers l'animal.
Donc, tout ça destructure notre rapport
entre la chasse, la vie, la mort, etc.
Mais ce qui est frappant, c'est qu'avant,
il y avait des chasseurs et des non-chasseurs,
ceux qui n'aimaient pas chasser, ils ne chassaient pas.
Maintenant, il y a prochasse ou antichasse.
Si vous ne êtes pas pour la chasse, vous l'interdire aux autres.
Voilà, le sociologue Jean Viard,
sur les prochesasses et les antichasse,
Jean Viard qui intervient tous les samedis et dimanche matin
sur France Info dans la question de société.
Paul-Jacques Charenton, plutôt chasseur, plutôt végane.
Écoutez, rien n'est noir ou blanc, j'ai envie de dire.
Mais plutôt végane, oui, dans l'idée.
Donc, pour vous, il faudrait diminuer progressivement
la population des chasseurs.
Oui, je pense. On voit que, même historiquement,
elle a baissé d'elle-même.
On parle de trois fois moins de chasseurs en 50 ans,
il me semble, c'est ça, si j'en crois, votre petit capsule.
Bien entendu.
C'est une idée qui meurt.
On a envie d'avancer vers l'avant.
C'est une idée qui meurt.
C'est une pratique qui, à un certain temps,
servit à réguler les populations de marge.
Vous voulez la laisser mourir, plutôt que, par exemple,
interdire la chasse, réduire certains jours de chasse, par exemple.
Moi, je pense qu'il faut la réduire
pour éventuellement arriver à une abolition à un moment.
Et vous passeriez une loi, par exemple,
qui interdirait, par exemple,
qui nous autoriserait qu'un seul jour par semaine de chasse.
Oui, assez vite, je pense.
Je pense que, voilà, ça a perdu sa fonctionnalité,
ça a perdu des enthousiastes.
Et puis voilà, il est vrai qu'il y a eu des accidents,
il y a eu des choses.
Je pense que c'est plus l'aspect sportif
qui excite les chasseurs maintenant
que le réel nécessité.
Merci beaucoup.
On parle quand même du quotidien de près d'un million de Français.
800 000 à un million de chasseurs.
Tout à fait, mais voilà.
Merci beaucoup pour cette avis claire et tranchée.
Valentine Gagnon, que pensez-vous ?
Plutôt Vagin, plutôt chasseur ?
Alors déjà, moi, je refuse qu'on oppose les Français de cette façon.
Il est important, c'est notre responsabilité à nous politiques
de mettre tous les usagers de la nature
autour de la table pour trouver des solutions ensemble.
Les usagers de la nature.
Exactement, les promeneurs, les naturalistes
et les chasseurs qui sont des amoureux de la nature.
Les usagers, qu'est-ce que vous connaissez de la nature ?
Des amoureux de la nature.
Donc vous, est-ce que vous êtes pour une réglementation
qui, par exemple, réduirait...
Il faut évidemment encadrer la chasse pour éviter les accidents.
Ils sont finalement moins nombreux que certains veulent mettre
en avant. Les accidents sont quand même moins nombreux que ce qu'on pense.
On peut me dire qu'à Paris, on est absolument aucun.
Mais il faut quand même encadrer cette pratique.
Et quel encadrement vous choisirez ?
Eh bien, il faut réduire peut-être le nombre de jours autorisé.
Et puis il faut aussi...
Un passe-navigone ?
Il faut surtout protéger les espèces qui sont déjà protégées,
qui ont besoin d'être davantage protégées.
D'accord. Pour une protection des espèces et pour une réduction,
mais pas aussi nette que votre candidat Paul Jacques Charenton.
Merci beaucoup, Valentine.
Stanislas, que voulez-vous réagir là-dessus ?
Plutôt chasseur, plutôt végane ?
Écoutez, la chasse fait partie des traditions de ce pays
depuis des tempsies mémoreaux.
Je ne vais pas vous faire l'insulte de vous apprendre
l'histoire de votre propre pays.
Mais on parlait déjà de chasse à la préhistoire,
bien sûr, pour se nourrir. Alors évidemment, j'entends...
Vous inquiétez déjà candidat, c'était pas grand.
J'entends bien entendu.
Le fait que le rapport à l'animal a changé,
que les Français apprécient à avoir des animaux de compagnie,
mais enfin, le sanglier n'est toujours pas un animal de compagnie,
et c'est inusible, il faut bien le réguler.
Parce que moi, je pense à tous ces Français propriétaires terriens
qui seraient envahis, littéralement envahis par des sangliers sanguinaire
dans leur petite parcelle de terrain, leur propriété,
parce que les chasseurs font oeuvre de salubrité publique.
Alors je vous interromp une seconde pour préciser à nos spectateurs
que le vote se déroule sur Twitter, sur le Twitter de Game of Rules,
et G.O.F.R.O.L.S, à Robas Z.O.F.R.O.L.S,
on vient de poser une question pour quel candidat vous convaince
dans le cadre de cette interrogation.
Donc je re-errend ce que vous venez de dire, Stanislas.
Et si je comprends bien, vous vous êtes non seulement
opposé à une régularisation des chasseurs,
mais même, j'ai l'impression que vous voulez l'encourager.
Non, alors, la régularisation, je veux dire,
la plus belle preuve de confiance, c'est quand même de réguler une pratique.
Pourquoi ? Parce que je fais confiance au peuple pour s'auto-réguler,
mais il convient néanmoins d'instaurer un cadre.
C'est-à-dire que moi, je suis pour la chasse du gros gibier,
avec des balles à hélètes françaises et des armes,
et des armes également françaises.
Voilà, on peut imaginer...
On s'en passe, comment ça se passe ?
Non, non, non, avec simplement des carabines.
Nous sommes un peuple d'armes aussi.
Ce que vous voulez, c'est que vous voulez créer une manufacture d'armes françaises ?
Alors, elles existaient déjà,
il s'agirait plutôt de les rouvrir avec...
Oui, oui, vous parliez du FAMAS, par exemple.
Non, mais on est quand même passés de les sangliers
et vont nous envahir, on va réouvrir toutes les armesuries de France.
Alors, je tiens à parler à mon...
Non, je ne sais même pas.
Je ne sais même pas si vous êtes un adversaire,
plus qu'un saltein banque plutôt.
Il se trouve que le sanglier ne s'arrête pas avec des chansons, monsieur Charon Dord.
Le sanglier, il faut lui parler sanglier.
Le seul terme que le sanglier connaît, c'est la violence.
Pourquoi ? Parce que le sanglier est intrinsèquement violent.
C'est un animal qui cherche à étendre son territoire envers et contre tout.
Non, mais le fusil de chasse, c'est quand même efficace,
on n'a pas besoin de bala-hélètes.
Vous ne pouvez pas le comparer avec des chansons.
Monsieur, c'est incroyable.
On voit vraiment que vous ne connaissez absolument pas la réalité de nos territoires.
Moi, je discute avec les sociétés de France.
Vous êtes maire de Paris.
Oui, mais je discute avec les sociétés de France.
Qu'est-ce que vous chassez ?
On sait très bien pourquoi les sangliers pullules,
ce sont les chasseurs qui les nourrissent.
Donc, ils font réglementer ces pratiques.
Mais oui, tout à fait, les levages en banque.
Les sangliers du herdon du Luxembourg, bien sûr.
Oui, absolument.
On en trouve dans les centres vies.
Je vais demander immédiatement à Christophe de me donner son sentiment.
J'aimerais aussi, excusez-moi, demander un petit resservice à la Régie.
J'ai cliqué sur un mauvais bouton.
Et malheureusement, les subs ont disparu.
J'ai besoin des subs, donc si quelqu'un peut venir m'aider.
Et je me tourne vers toi, Christophe.
Alors, pour les chasseurs ou plutôt pour les vegans ?
Je tiens à dire que c'est tout à fait incroyable.
C'est tout à fait incroyable, parce qu'on a vécu ce soir.
C'est-à-dire que j'ai écouté attentivement mes quatre concurrents.
En voilà un qui nous dit, alors je le cite, parce que les bras m'en sont tombés.
Je fais confiance aux peuples pour s'autoréguler.
Mais on va le réguler quand même.
Alors voilà un homme qui prétend réguler le peuple,
du haut de sa chair, très tranquillement.
Alors, une autre qui parle des usagers de la nature.
Alors elle connaît si peu la nature et la France,
que pour elle les usagers de la nature sont usagers comme la SNCF.
Enfin vous, monsieur, personne n'a compris ce que vous disiez.
C'est pas vraiment la peine que je revienne dessus.
Moi, ce que je crois, c'est que les Français...
C'est moi qui finis, c'est le peuple.
C'est plus compliqué que ça, monsieur.
Les Français et les Français sont assez grands pour se gouverner eux-mêmes.
Figurez-vous qu'on ne réglemente pas la chasse de la même manière à Paris,
que dans l'Héro, ou que dans le Sud, ou qu'en Bretagne.
Donc moi, qu'est-ce que je propose tout simplement,
un référendum territorial, pour qu'au plus près du territoire,
les Français et les Français décident ce qu'ils souhaitent pour la chasse,
en fonction des traditions locales.
Et si sur un territoire, il y a plus de non-chasseurs
qui veulent profiter de la nature le week-end,
eh bien le vote dira cela.
S'il y a plus de chasseurs qui veulent profiter de la nature
pour chasser le vote dira cela, faisons confiance aux Français.
C'est formidable.
Et ne cherchons pas alors imposer comme vous tous.
Mais s'ils n'aiment pas réguler, mais comme vous tous.
Excusez-moi, on parle des chasseurs, mais on a parlé très peu des accidents de chasse.
Et justement, faut-il interdire la chasse au nom du bien-être animal,
ou l'interdire au moins un jour par semaine,
pour laisser la place aux promeneurs qui, bah, heureusement,
se prennent des bals perdu de chasseurs.
Ces questions intéressent beaucoup de Français, Jules de Kissel.
Exactement, on va y répondre maintenant.
Parce que vous êtes tous faits les porte-voix des chasseurs,
je vous propose qu'on les écoute directement,
pour voir ce qu'ils pensent, parce que ce sont des sujets qui leur importent.
Vous avez parlé des accidents de chasse,
à chaque fois qu'il y en a maintenant, ça entraîne un débat sur la sécurité.
Il y a aussi toutes ces questions sur les chasses traditionnelles,
comme la chasse à la glue qui ont été interdites.
Et il y a donc un sentiment de colère, des chasseurs qui montent en France.
Ils ont nommarque qu'on les pointe du doigt,
des suyers autant de critiques.
Ils ont manifesté, pour cela, c'était au début du mois de septembre,
à la saison de la chasse, au début de l'ouverture de la saison.
Ils étaient plusieurs dizaines de milliers au quatre coins de la France,
et Thierry Coste résume bien leur sentiment.
C'est le conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs.
Ceux qui se mobilisent le plus, ce sont des associations
qui ne rêvent pas d'interdire la chasse traditionnelle,
comme ils ne rêvent pas d'interdire la chasse à court,
ils veulent interdire la chasse tout court.
On peut être reasonable avec des gens qui peuvent nous écouter,
avec qui on pourrait faire des concessions,
mais s'il vous plaît, on ne peut pas discuter avec des aïeutes-là
qui veulent notre mort.
Thierry Coste, le porte-parole de la Fédération nationale des chasseurs,
ce n'est pas la fin de la chasse que l'on demande,
mais juste le droit de se promener sereinement.
C'est ce que dit sur France Info Marc Giraud,
c'est le porte-parole de l'espace,
l'association pour la protection des animaux sauvages.
Les chasseurs, ils se mettent des gilets flourts,
ils sont gentils, mais les promesseurs, qu'est-ce qu'ils font ?
On voit bien qu'on n'est pas en sécurité, nulle part, même sur la route.
Et on voit très bien que les chasseurs ont à peu près tous les droits.
C'est quand même moins de 2% de la population et les autres.
Comment on partage l'espace ?
La première des choses à faire, ça serait d'imposer une treffe de la chasse au moins dimanche.
Dans tous les pays d'Europe, il y a au moins un jour national sans chasse,
et en France, il n'y a aucun jour national sans chasse, et ça, c'est pas normal.
Et c'est vraiment un sujet d'actualité,
que la sécurité autour de la chasse, le gouvernement a fait un point fin novembre
sur ces accidents en forêt, parce qu'un projet de loi est débattu en ce moment
sur la sécurisation de la chasse.
Et sur plusieurs années, sachez cher candidat, que le nombre d'accidents est globalement en baisse.
Les accidents de chasse, il y en a moins au fil des années, on en a compté 80, dont 7 mortels,
sur la saison 2020-2021.
Il faut savoir que les accidents de chasse, la plupart du temps, ils concernent des chasseurs.
Quels sont les victimes de ces accidents de chasse ?
80 accidents dont 7 mortels depuis 2020-2021.
Maintenant, je me tourne vers Paul Jacques, est-ce que vous voulez réagir à ça ?
Non, ben euh...
Vous avez déjà dit, moi je veux régler...
Voilà, je pense que tout est... Moi je suis pour régler comme ça a été signalé, voilà.
Enfin, tous les pays d'Europe, à priori, ou la plupart, ont au moins un jour sans,
c'est vrai que voilà, enfin, 80, plus de 80 accidents mortels, semble-t-il...
Pas mortels, des accidents.
Des accidents mortels.
Mais 7 mortels.
Mais 7 mortels.
Mais voilà, mais c'est déjà des chiffres...
Des accidents qui concernent d'abord les chasseurs, on le rappelle.
C'est de trop, oui, mais peu importe, enfin...
Pas les promeneurs du dimanche, hypothétiques...
Mais même si on...
Les chasseurs, les ont-ils...
Les chasseurs se régulent entre eux, c'est bien ça votre proposition, cher monsieur.
Voilà, quelque part, euh...
Ça resjoint la théorie...
Ça ressemble surtout aux fabriques d'armes, on a bien compris qu'à France, vous l'avez préparé.
Que ce soit chez les chasseurs, ou chez les civils, c'est de trop.
Alors, je tiens...
Attendez, Stani Stas, je préfère donner d'abord la parole, puisqu'on reste un certain temps,
à Christophe Christophe, les accidents mortels, on en fait quoi ?
Mais écoutez, ce sera au français, le décider...
Ah ben voilà, bien sûr !
Mais oui, bien sûr, monsieur...
Ils vont voter, si ils me roulent pas...
80 accidents, mais alors, posons-nous la question...
Oui, posons-nous la question...
80 accidents, est-ce beaucoup ? Est-ce peu ?
Qu'est-ce que c'est au regard du nombre d'accidents de la route que nous tolérons ?
On interdit pas la voiture pour autant...
Et en même temps, c'est cette mort, c'est cette mort de trop, c'est cette drame...
Bien sûr, mais bien sûr...
C'est cette famille endeuillée...
Mais oui...
Alors, que va-t-on faire ?
Je vais laisser les Français décider, ce sera à eux de choisir, par référendum,
car oui, c'est la solution...
Référendum, une numéro vert, monsieur, bravo...
Référendum par région, c'est ça, l'amour...
Non, je suis extrêmement choqué, parce que j'entends du tout à l'heure, je veux revenir là-dessus...
Un référendum territorial qui laissera...
Mais il y a un problème avec la République, monsieur, c'est incroyable...
J'ai un problème avec la fausse démocratie, madame...
Vous avez un problème avec la République...
Mais je sais que vous, ça vous convient bien...
Valentine, Valentine, on en parle dans une seconde, mais d'abord, c'est Anislaz,
on avait gros sur la patate, sur les accidents marquettes...
Sur les référendums...
Mais comment peut-on organiser des référendums territoriaux
et faire la loi de manière différenciée sur le territoire de notre République ?
Ça s'appelle la décentralisation, madame, tout simplement...
Absolument pas, la décentralisation, ça se fait avec les collectivités territoriales, monsieur...
Mais je veux la 6e République, fichez-vous...
Alors très bien, vous ne vous devez pas d'accord avec le référendum,
mais qu'est-ce que vous faites par rapport aux accidents mortels ?
Parce que tout à l'heure, vous avez dit, gardons quand même les chasseurs,
même s'il faut diminuer un petit peu le nombre...
Mais non, il ne faut pas diminuer le nombre de chasseurs, il faut diminuer le nombre de jours d'ouverture de la chasse,
ce qui permet de, en restraignant, à la fois géographiquement et dans le temps,
les jours où les chasseurs peuvent pratiquer leur loisir,
ça permet aux promeneurs, aux amoureux de la nature de profiter eux aussi, mais les autres jours.
Mais vous ne trouvez pas qu'un seul mort par la chasse, c'est un mort de trop ?
Mais c'est évidemment beaucoup trop, mais c'est la même chose avec les accidents de la route.
C'est toujours trop.
C'est un peu l'argument, finalement, qu'a dit Christophe, il a dit qu'il y a aussi les accidents sur la route.
Il y en a même beaucoup plus, et je vais même vous dire, la chasse tue moins que la gastroenterite.
Donc voilà, on peut aussi parler santé publique.
Enfin Stanislas, Stanislas, vous vous exprimez sur les accidents mortels.
Oui encore, j'entends des idées parfaitement démagogiques encore,
et très solutionnistes comme d'habitude avec mes adversaires,
qui s'attaquent aux conséquences du problème plutôt qu'à la racine.
On voit que l'intégralité, la quasi-intégralité des personnes concernées par les accidents de chasse,
sont les chasseurs.
Pour cela, plutôt que d'interdire la chasse, d'interdire les chasseurs,
de déclarer des jours sans chasse, comme si on déclarait des jours sans rivière par exemple.
Moi, ce que je propose, c'est plutôt d'accé...
Une campagne nationale sur la formation.
La formation au maniement des armes à feu.
Bien sûr !
Si possible !
C'est déjà possible d'apprendre la culture de la bière générale !
Si possible !
Monsieur Charenton, monsieur Charenton, s'il vous plaît, nous ne sommes pas dans une de vos soteries parisiennes,
là nous parlons au peuple français.
La formation au maniement des armes à feu,
attention, attention, ce ne sont pas des armes militaires, ce sont des armes de bien-être.
La formation au maniement des armes à feu au plus jeune âge,
c'est-à-dire à partir de l'école élémentaire,
à partir du moment où la coordination, oeil, oreille, main chez l'enfant,
commence réellement à être...
Mais faites quelque chose, il est en train de vous, il n'y a pas assez d'accident.
Je suis sûr d'écouter un modèle américain finalement.
Un modèle américain.
Vous nous dites que quand même, les gens aient des armes à feu et ils sont formés.
Les Américains ne sont pas formés.
Vous nous dites quand même qu'ils font n'importe quoi.
La plupart des morts de la chasse sont les chasseurs eux-mêmes qui se tirent dessus.
Et donc, votre solution, c'est de mettre des armes à des enfants de 6 ans.
Ils se tirent dessus par manque manifeste de formation.
Monsieur Charenton est également par alcoolémie, mais ça vous connaissez bien.
Et qu'est-ce qu'on a fait des chasseurs actuels du coup ?
Nous les formons au maniement de leur arme et à la reconnaissance légibiaire.
On voit qu'elle est l'idéal de M. Lagolzitouni.
C'est un peuple guerrier, c'est un peuple sanguinère.
On a tout le temps pas de souverain monsieur.
Vous êtes pas de souverain.
Votre ideale, ce sont des Français qui se tirent dessus.
On a entendu la proposition.
Ce sont des Français qui savent se défendre et qui savent.
Et qu'on recuevent ici les sociés.
Si vous voulez, c'est la guerre civile.
Si vous voulez, je peux pas crier plus fort.
On a compris la formation.
Mais ce n'est pas terminé sur la ruralité et la chasse.
Il n'y a pas que la chasse qui divise la question du bien-être animal.
Il y a aussi l'élevage.
Abonnez vous ...