GoR Droit d'Asile 1/3

Durée: 55m31s

Date de sortie: 23/04/2023

Dans le cadre d’une journée organisée par l’association Pour un Débat Apaisé, nous organisons un Game of Rôles spécial droit d’asile pour sensibiliser à la complexité administrative des processus d’obtention de l’asile, des titres de séjour ou même de la naturalisation.


Ce jeu a été écrit avec l’encadrement d’un assesseur au droit d’asile et nous recevons pendant l’émission une avocate spécialisée qui vient débunker notre partie.


Bonne écoute !

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Bonjour, bienvenue dans un Game of All tout à fait spécial.
On est invités aujourd'hui chez Châton Pacifiste
et leurs initiatives.
On va parler 2 minutes avant d'attaquer le vif du jeu de rôle
et de son explication sur cette histoire de pétition.
En fait, on vous dit de signer une pétition,
et puis vous avez peut-être entendu parler
éventuellement d'un durcissement sur la loi,
sur l'immigration qui va arriver de la part du gouvernement.
Mais en fait, dans le fond,
tout le monde a une opinion sur l'immigration.
C'est-à-dire, vous êtes globalement pour l'immigration,
donc vous allez signer la pétition,
ou vous êtes plutôt contre l'immigration,
vous trouvez qu'il y a trop de migrants,
et vous n'allez jamais signer cette pétition.
Mais ce qui se passe, c'est que personne,
aucun d'entre nous, et moi le premier,
on ne sait pas quelles sont les conditions d'acceptation
des gens étrangers qui va les résider en France aujourd'hui.
On ne les connaît pas.
Donc aujourd'hui, je vous propose de voir avec nous
un jeu de rôle qui veut expliquer
mais de façon simple, les conditions générales
selon lesquelles un étranger vient en France,
il dit, j'aimerais habiter en France,
donc il peut demander l'asile,
c'est-à-dire qu'il a des problèmes dans son pays.
Il peut, sous certaines conditions,
demander un titre de séjour,
il peut aussi même demander la naturalisation française.
Donc tout ceci, c'est des conditions qui sont précises.
Avant de dire, il y a trop d'immigrés,
il faut durcir la loi d'immigration,
déjà il faut connaître les éléments qui font
qu'aujourd'hui, on accepte ou pas les gens sur notre territoire.
Et à ce titre, aujourd'hui, on va avoir un processus
très simplifié, ludifié, donc ne dites pas
et ça ne correspond pas à cet article de loi,
c'est vraiment des principes
où on va avoir des profils des gens qui ont accepté de jouer avec nous,
qui sont influenceurs ou de simples participants
de cette initiative aujourd'hui,
qui ont des profils de migrants, on va dire un peu type,
qui demandent l'asile en France.
On a un avocat, Maître Splinter,
que vous allez découvrir bientôt,
qui va être un peu l'interface
entre le migrant, demandeur d'asile et le juge.
Et vous allez avoir deux juges qui n'ont jamais été juges
de toute leur vie, quelle que soit la discipline,
qui ont été juges d'asile, qui ont des consignes
et qui vont essayer de déterminer si la personne
doit rentrer dans le territoire ou non, selon les règles actuelles.
Et l'idée, ce n'est pas de dire, on accepte tout le monde
parce qu'il y a un jeu et je me tourne vers mes deux juges,
c'est-à-dire que vous ne devez pas dire oui à tout le monde.
Il y a des profils qui ne sont pas éligibles
au fait de rester dans le territoire,
il y a des profils au contraire qui méritent largement,
selon les règles en vigueur, de rester sur le territoire.
Et vous aussi, les viewers,
on va annoncer un petit peu les règles,
mais à l'écoute des témoignages que vous aurez,
vous pourrez voter dans le chat,
tu as un petit sondage qui dira, selon vous,
vous êtes juges d'asile aussi,
est-ce qu'ils méritent ou non cette personne
d'être sur notre territoire ou non.
Ce jeu de rôle a été encadré, l'écriture du jeu de rôle
et notamment des profils ont été encadrés par Tanya Rachaud,
qui est juge d'assesseur, juge d'asile.
Elle n'a malheureusement pas pu rester
pour faire un débriefing avec nous,
mais Dieu merci, on a trouvé une avocate,
qui a bien voulu une avocate en droit d'asile,
qui s'appelle Elodie Maître et Elodie Victor,
qui va débriefer à 9h30,
parce que tout comme Tanya, elle a des impératifs,
mais on n'aura pas terminé à 9h30,
donc à 9h30, elle viendra, elle dira ce qu'elle en pense,
en espérant qu'elle soit pas trop méchante avec ce qu'on a fait.
Mais elle dira, en fait, la réalité, c'est plutôt ça,
ou au contraire, c'était extraordinaire, merci beaucoup.
On verra bien ce qu'elle nous dira.
Et après, si on a un peu de temps, il nous reste des profils,
on continuera un petit peu sans le regard de Elodie,
mais peut-être dans la semaine sur ma chaîne,
avec Tanya en vidéo, on fera un débriefing global,
comme ça, on va dire, on sera vraiment où on en est.
Donc l'objectif de Maître Splinter,
si tu peux juste zoomer sur Maître Splinter,
qui, joué par Usul,
c'est d'avoir tous ces candidats
qui réussissent à rentrer en France
et avoir le titre, enfin, le droit d'asile
ou le titre de séjour,
et l'objectif de nos juges,
c'est de faire la différence très claire,
selon les règles que vous connaissez,
entre un migrant qui doit rester
ou qui doit repartir, être conduit à la frontière.
Donc on va commencer par une petite séquence.
Donc on a un personnage,
alors j'oublie de dire quelque chose qui est important,
c'est qu'en plus des informations
que le migrant va transmettre,
je suis le méchant de l'histoire,
je suis les services de renseignement français.
Et donc moi j'ai des dossiers sur ces migrants-là,
alors parfois j'ai des dossiers vides,
mais que je transmettrais aux juges,
et les juges, ils seront des petites choses.
Est-ce que, tiens, c'est bizarre,
cette personne a été vue en Afghanistan,
cette personne a fait de la prison en France,
et donc c'est des points peut-être
qu'il faudra éclaircer lors du dialogue avec les juges.
Donc on va commencer,
Maître Splinter va recevoir pendant 5 minutes
et il va essayer de comprendre le profil de cette personne,
qui va être reçu tout de suite par les juges ensuite.
Et ton but à toi, c'est de comprendre
sur quel angle on peut présenter le dossier
pour qu'il ait le thé de ses jours,
je te laisse la parole,
je te laisse la parole, allez-y,
et le but de cette petite entretière,
c'est de comprendre sa vie.
Oui, tout à fait, je suis commis de fils,
mais on va essayer de faire ça bien,
on n'a pas beaucoup de temps, mais vous passez aujourd'hui.
Entendu.
Alors, nom prénom, vous venez...
Et pays d'origine ?
Arat Ghewer, je viens de...
Je suis curde.
Alors très bien, mais vous venez de quel pays ?
La Turquie.
La Turquie.
Vous êtes curde, de Turquie ?
Absolument.
Vous avez été persécuté en Turquie,
particulièrement, vous aviez des activités politiques
en Turquie.
C'est-à-dire, quand on va manifester en Turquie
et qu'on est curde, on peut se faire enfraimer en prison ?
Oui, vous avez fait de la prison en Turquie.
Non, pas moi, mais beaucoup de mes amis.
D'accord, très bien.
Vous êtes en lien avec la communauté curde en France,
avez des activités politiques en France ?
Non, moi, je veux juste vivre en paix ici, venir travailler.
D'accord. Et vous vous demandez quoi ?
Le droit d'asile ?
Oui, moi, je veux rester en France.
Rester en France ?
Oui, travailler.
Vous travaillez déjà ?
Non, je travaille pas en France encore.
Normalement, pour tout ce qui est...
En effet, la persécution des cures,
normalement, c'est connu ici.
Normalement, ça devrait passer.
Faut insister là-dessus.
Qu'est-ce qui pourrait poser problème ?
Est-ce que vous avez fait de la prison en France ?
Non, pas du tout.
Non, non, je suis très honnête.
Connesser la culture française, ça va passer au niveau de français.
Ah, va.
Je parle anglais, très bien, et un peu français.
Un peu français.

A chaque profil, à des papiers,
est-ce que tu as des papiers à présenter ?
Oui, j'ai mon passeport.
Passport-Turk, du coup ?
Passport-Turk, oui.
D'accord.
Très bien.
Est-ce que vous avez du coup un travail ici ?
Pas encore.
Pas encore ?
Et vous êtes seul ? Pas de famille ?
Non, je suis venu seul.
Et vous êtes logeé ? Vous avez un logement ?
Bon, j'ai un hébergement d'urgence.
Un hébergement d'urgence chez qui ?
Chez un aminant dans un centre ?
Oui, dans un centre d'accueil.
Qui vous aide à trouver du travail ?
Ça peut aider.
Je peux pas, j'ai pas les papiers.
Allez, effectivement.
Très bien.
Moi, il me semble que...
Kurt, normalement...
Normalement, ça...
Je suis parti parce qu'il voulait se faire le service militaire.
Moi, je voulais pas faire le service militaire.
Et si on veut pas faire le service militaire là-bas,
c'est très mauvais quand on est Kurt.
Vous êtes objecteur de conscience ?
Mais ça n'existe pas là-bas ?
Non, j'imagine, surtout pour les Kurdes.

Oui ?
Très bien. Est-ce que vous avez d'autres choses que j'ai besoin de savoir
qui pourraient pas plaire aux juges, par exemple ?
Non.
Non ?
Donc, pas de délit, pas de détention, pas de...
Non, non.
Niquel, quoi.
Niquel.
Va falloir insister sur la situation des Kurdes,
déjà en Turquie.
Oui.
Ça me paraît jouer l'axe politique, c'est-à-dire persuquité.
Vous n'aviez pas d'activité politique, vous m'avez dit.
C'est juste l'opposition au service militaire.
Bon, j'ai fait quelques manifestations, mais je n'ai pas été en prise.
C'est-à-dire...
Des manifestations...
Bon, pour le droit des Kurdes.
Oui ? Pas d'entre-liens avec des entreprises...
plus subversives que ça.
Je comprends pas ce mot subversif.
Subversive. Pas de groupement en vue de poser des bombes ou des choses comme ça ?
Ah non, pas de bombes. Non, non, non. Que des manifestations pacifistes.
Vous avez fait Turquie, France, directement ?
Oh là là, non, c'est long. Je ne peux pas prendre l'avion.
Je suis passé par l'Ukraine, la Bulgarie et d'autres pays.
J'ai...
arrivé en Suisse d'abord.
Ça n'a pas marché là-bas.
Alors, j'ai un cousin angleterre.
J'ai essayé deux fois pour traverser, mais ça n'a pas marché.
Mais maintenant, je suis en France, et je parle un peu français,
je vais rester en France.
Et qu'est-ce qui fait que vous avez choisi la France ?
C'est un bon pays, la France. C'est bien. C'est bien, la France.
Pourquoi ?
Bon, je suis là maintenant, et je veux travailler ici.
C'est un bon pays, la France.
D'accord.
Et donc, vous avez dit, vous avez encore de la famille en Turquie ?
Ah oui, ils sont tous au village joyeux.
Et oui, vous avez une femme là-bas, peut-être ?
Ah non, non, je suis...
Je suis très jeune, j'ai 23 ans.
Ah oui, j'avais pas vu.
Ah oui.
Très bien, moi, je pense que...
C'est bon pour vous, maître Splinter ?
Vous pouvez être à côté.
Je vais appeler nos deux juges Lydia et Marina.

Je vous ai appelé par vos prénoms, mais peut-être que vous avez un autre nom.
Bon nom, Lydia, Marina.
Vous m'êtes en face.
Donc, là, c'est une deuxième partie dans laquelle
nos juges vont...
Ils vont écouter la présentation
du cas par maître Splinter.
Et si elles ont des informations,
comment dire, des demandes supplémentaires,
elles peuvent le faire directement.
Et directement auprès de...
En train de m'en faire.
Et d'ailleurs, je vous donne le dossier
des enseignements concernant Arat Gever.
Et n'hésitez pas sur le chat.
C'est un sondage qui est lancé
de nous dire si vous,
au regard du récit de Arat Gever,
ça serait pris.
Vous l'accepteriez.
Pour les prochaines initiatives,
l'interview a été entendu par les juges,
mais je vous demanderai d'aller dans l'autre pièce.
Ce sera dans la confidentialité.
Mais là, c'est un cas un peu particulier.
Je voudrais juste dire les grandes lignes
pour lesquelles on peut donner
à ce type de profil
les grandes lignes.
Donc, est-ce qu'il est...
C'est l'axe qui a fait l'avocat.
Est-ce qu'il est persécuté dans son pays ?
Est-ce qu'il est persécuté pour des raisons
de sexualité, d'orientation politique ?
Par exemple, ça, c'est des informations
qui font qu'il peut recevoir l'asile en France.
Et après, ça, c'est des critères, on va dire,
des subjectifs, il faut comprendre sa situation.
Il y a des critères objectifs.
Par exemple, il vient d'un pays qui est clairement en guerre,
selon la France, parce que la France peut-être
a divers visions de ce qu'est la guerre dans le monde.
Là aussi, c'est un critère objectif.
Effectivement, il y a un danger de mort chez lui.
On peut recevoir l'asile.
Et à ce titre, il a parlé de l'Ukraine,
parce qu'il a transité par l'Ukraine.
Si vous êtes ukrainien, vous avez normalement
une sorte de droit d'asile pour trois ans en France
qui est automatiquement attribuée.
Peut-être que notre maître me recorrigera
un petit peu tout à l'heure.
Là, on est dans le cadre du droit d'asile,
non pas de la nettoyation, du titre de séjour.
Je vous laisse la parole.
D'abord, maître Splinter qui va présenter le cas.
Oui, je vous présente Arat Ghewer,
qui est donc, nous, de Turquie.
Et qui est Kurden.
Je ne sais pas si vous connaissez la situation des Kurdes,
que ce soit en Turquie ou dans l'autre pays.
Difficile, oui.
Un petit peu.
Il a participé à quelques manifestations.
Il a été mobilisé pour le service militaire.
Et c'est à ce moment-là qu'il a fui, c'est ça ?
Oui, c'est ça. Je ne voulais pas faire le service militaire.
C'est ça.
Et il est en France depuis...
Quelques mois ?
Quelques mois. Je vous laisse...
Etudier son cas.
Mais ça me paraît tout à fait relevé du droit d'asile
pour les persécutions que connaissent les Turcs, les Kurdes.
Est-ce que vous avez des preuves de ces persécutions ?
Il y a beaucoup de mes amis qui sont partis en prison
quand on a manifesté.
Vous avez des articles de journaux, peut-être,
ou des preuves matérielles de ça ?
Peut-être ?
Non.
Si je peux me permettre, ça fait des décennies
qu'on connaît la situation des Kurdes en Turquie.
On sait même qu'en France, il peut arriver
qu'ils ne soient même pas en sécurité en France
à cause des services turcs en France.
On imagine ce que ça doit être en Turquie.
Pour le coup, ce n'est pas tellement un cas spécifique.
Ça touche un petit peu toute la communauté Kurde de Turquie.
Et votre situation en France ?
Qu'est-ce que vous faites ?
Vous êtes là depuis trois mois, César ?
Oui, trois mois, oui.
J'attends les papiers.
Je ne peux rien faire sans les papiers.
Je ne peux pas travailler.
Vous pouvez être destiné de dire oui ou non
sur la base de ça.
Vous n'êtes pas obligé de poursuivre l'interrogatoire trop longtemps.
Vous pouvez aussi poser toutes ces questions.
Vous pouvez même lui dire, par exemple,
que vous êtes né où, que vous étudiez.
En vrai, l'idée est de comprendre un peu son parcours.
Oui, c'est vrai.
Oui, c'est quoi que vous étudiez ?
J'ai étudié la langue anglaise et la langue française.
Maintenant, en France, j'ai étudié le français aussi.
Depuis trois mois.
Est-ce que vous avez des ambitions particulières ?
De ce que vous voulez faire en France ?
Je veux travailler avec les langues. Je suis très fort là-dedans.
Est-ce que vous aviez fait des demandes d'asile ailleurs,
dans d'autres pays ?
J'ai essayé les papiers en Suisse, mais ça ne doit pas marcher.
OK.
Niquement en Suisse ?
Pourquoi ça n'avait pas marché ?
La Suisse, ce n'est pas comme la France.
La France, c'est mieux quand même.
Pourquoi vous pensez que c'est mieux ?
La France est un pays accueillant pour nous.
Il y a une grande amitié entre le peuple curde et le peuple français.
On est bon ?
Oui, c'est en France.
Vous pouvez aussi discuter entre eux, mais vous ne pouvez pas être d'accord.
Marina, qu'est-ce que tu dirais ?
Ce n'est pas faux.
Si je peux appuyer, c'est vrai qu'il y a une communauté curde en France.
Ça peut être aussi une manière pour lui de s'intégrer,
d'avoir des liens assez directement dans toutes les grandes villes de France.
Il y a des coins avec des curdes, des restaurants, etc.
Est-ce qu'on peut parler en exposant tout ?
Oui, bien sûr.
Parce que, du coup, les renseignements nous ont dit que
l'asile avait été faible.
On a été refusés en Suisse et au Royaume-Uni.
Et donc, ça, on ne communique pas.
Enfin, tu ne l'as pas parlé.
Voilà, ça.
Et du coup, on ne sait pas non plus pourquoi ça a été refusé.
Après, je ne sais pas si c'est comme les voies sont différentes dans les pays.
Je ne sais pas si ça serait motif, quoi que ce soit.
Non, mais déjà, il ne vous a pas parlé du Royaume-Uni.
C'est un peu suspect.
Oui.
Quoi, du coup ? On ne peut lui demander pourquoi vous avez mentionné l'O.
Oui, il m'en a parlé.
Oui, il m'en a parlé du Royaume-Uni.
Ah, bah vous ne l'avez pas dit, du coup.
Je ne l'ai pas dit parce qu'il a fait Ukraine, Suisse, Royaume-Uni, etc.
C'est un parcours...
En effet, qui est difficile, oui.
Du coup, on...
Est-ce que vous êtes passés par le Royaume-Uni quand même ?
Oui, oui, j'ai oublié de dire oui.
Pourquoi vous avez oublié de dire ?

Vous êtes restés longtemps là-bas ?
Non, ça va marcher. Ils m'ont demandé de repartir.
Ok.
Et vous n'avez pas les raisons, ni pour Suisse, ni pour Royaume-Uni,
de pourquoi ils ont refusé.
Ils n'ont pas. Ils n'ont pas refusé tout de suite.
Ok.
Est-ce que vous vous accueillez l'asile à Ouat ou pas ?
Ah, non, c'est...
Si, je pense que si.
Je ne sais pas, mais peut-être que je suis trop...
Je me dure si c'est un peu...
Pour quelle raison ? Je l'accueille pour quelle raison ?
Parce que, effectivement, la communauté curte
en Turquie, il y a un vrai risque de persécution,
qui est bien documentée.
Donc, pour ça, on a l'air bon pour accepter.
Enfin, et voilà.
Et Lydia, qu'est-ce que tu veux ?
Par contre, en l'occurrence, on n'a pas de preuve
de sa persécution personnelle à lui, si je peux m'en remettre.
Oui.
A part, ses amis qui ont été emprisonnés.
Oui, du coup.
Donc, quelle a été sa persécution personnelle ?
On a un juge qui dit plutôt oui, un juge qui dit plutôt non.
Il faut que vous soyez d'accord.
En fait, il y a participé sur les manifestations
et il y a eu le refus de...
En fait, rien que ça, c'est un risque
d'avoir refusé le service militaire.
C'est-à-dire que là, il s'est exposé à ce titre-là.
C'est à ce moment-là qu'il part.
Alors, est-ce que l'une de vous deux change d'avis ?
Enfin, à priori, non, mais bon, si.
Est-ce que tu changes d'avis ?
Mais je trouve qu'on manque un peu de...
On décide de renvoyer le dossier.
Vous n'avez pas statué, ça vous va ?
Et bien, tu repars trois mois en centre de France.
C'est possible.
Je vous invite à essayer de laisser le métier.
Je vous demande de vous aller dans le couloir.
Merci à notre...
A what, quelle heure ?
Merci, maître.
On peut faire ce que dira.
Mais les prochaines fois, il faut vraiment dire vous le nom.
D'accord, c'est la première fois.
Donc, juste aller dans le couloir là-bas.
Je vais appeler madame, mademoiselle,
Warris Soufi.
Est-ce qu'elle est parmi nous ?
Ah, très bien.
C'est dur, comme un...
Allons-y, c'est parti.
Qu'est-ce que j'ai fait de ma feuille, moi ?
J'ai perdu.
J'ai perdu mes droits, là.
Ils sont où, mes droits, là ?
Je ne sais pas.
Ils ne sont peut-être pas là, c'est ça ?
Oui, c'est ça.
C'est le coeur de les parties avec.
Vas-y.
Tu le mets bien sur ton menton.
C'est parti.
Bonjour.
Bonjour. Je vais vous demander votre nom,
votre prénom, vous venez d'où ?
Je m'appelle Warris Soufi.
Je viens de Somalie.
D'accord.
Vous demandez le droit d'asile, en France ?
Oui.
Pour quelle raison vous êtes venu ?
C'était très compliqué dans mon pays.
C'est-à-dire ?
J'ai vécu des choses assez compliquées.
Je devais me marier avec une personne
avec qui je n'avais pas envie de me marier.
D'accord.
Très bien.
Vous êtes partis à combien de temps ?
Il y a quatre ans.
Quatre ans ?
Quatre ans que vous êtes partis ?
Ça fait quatre ans que je suis parti.
Depuis combien de temps ?
Ça fait un an que je suis sur le sol français.
Vous travaillez ?
Oui, dans une boîte d'intérim.
Vous avez des contrats pour justifier ?
Vous avez des feuilles d'intérim ?
Oui.
Vous avez des papiers de Somalie ?
Pas sport ?
Non, j'ai perdu mon pa...
Vous avez perdu vos papiers ?
On ne peut pas confirmer votre identité ?
Je...
Là, je vous avais...
J'ai 22 ans.
Je ne peux pas confirmer votre âge avec des papiers d'identité ?
Non.
Vous êtes votre situation familiale ?
Je n'ai pas grand qui sont en Somalie.
Vous avez quitté Mariahche Forcée ?
Oui, c'est ça.
Normalement, ça marche.
Vous avez...
Déjà fait des demandes d'asile ailleurs ?
Vous me dites que vous êtes 4 ans ?
Non, je suis arrivée en France.
Je voulais aller au Royaume-Uni, mais je suis partie.
Et je suis arrivée au Havre.
D'accord. Par où ?
J'étais prise en charge par un hôpital.
Je suis passée d'abord par le Kenya.
Et après, je suis arrivée en France.
D'accord.
Pendant ces 3 ans, il s'est passé quoi ?
J'ai traversé mon pays, l'Afrique.
Et je suis arrivée en France.
Mais c'était long et compliqué.
Par le Maghreb, la Méditerranée, etc.
Tout ça ?
Vous êtes arrivée en France il y a un an.
Vous vous êtes demi-cilié ?
Oui, au Havre.
Avec un appartement ?
Oui, un appartement.
Vous êtes hébergé ?
J'ai réussi à trouver un appartement.
A vous ?
Oui, c'est pas sous mon nom.
C'est-à-dire que c'est pas sous votre nom ?
C'est quelqu'un qui me le loue.
C'est la sous-location ?
Oui, je crois que c'est ça.
D'accord.
Vous êtes célibataire sans enfants ?
Oui.
Depuis un an, donc...
Il va falloir parler de votre famille.
Vous allez parler de vos conditions de départ.
Comment ça s'est passé ? Vous êtes partie ?
Oui, je l'ai pas dit à mes parents.
Je suis partie.
A pied ?
D'accord.
Très bien.
On m'a proposé un travail à Paris.
À partir de quand ?
Pour...
C'est une agence de mannequin.
Mais je sais pas trop comment ça se passe.
J'ai jamais travaillé avec eux.
Ils m'ont repéré et ils m'ont dit de venir à Paris.
Depuis là-bas ?
Depuis le Havre.
Une agence de mannequin à Paris ?
Et là, il n'y a pas de contrat ?
J'ai un contrat d'agent, mais je n'ai pas travaillé avec eux.
Vous avez le nom de l'agence...
Élite.
D'accord.
Très bien. C'est votre plan de carrière ?
Vous avez le plan de carrière ?
Oui, j'ai jamais fait, mais ils m'ont repéré.
D'accord.
Vous avez un plan de carrière ?
Vous avez fuyé autre pays pour...
Ouais, des raisons de...
Il y a eu des violences intrafamiliales aussi, peut-être ?
Des violences dans la famille ?
Oui.
On va faire insister là-dessus.
Sur le fait qu'il y a un plan de carrière en France,
vous n'avez pas eu d'ennui avec la justice ?
Pas du tout ?
Par rapport au logement, il faut avoir évité de parler de la sous-location.
Vous n'avez pas de pape-sier, vous êtes là depuis un an.
Vous connaissez la personne qui vous loue le truc ?
Vous la connaissez bien ? Vous avez des liens avec ?
Oui, c'est une amie.
C'est pas quelqu'un qui fait ça ?
C'est pas un marchand de sommeil ?
Si tu es bon, on est bon.
Ça va ?
C'est bien.
Si c'est possible d'appeler les juges qui nous attendent en gloire...
Je me sens une âme de flic.
C'est horrible.
Je me suis vraiment mis dans la peau.
Ça me stresse vraiment.
Merde.
Et moi, ça me rend arnieux.
Pour les gens qui ne connaissent pas cette information,
je te le dis à tout point, Lydia et Marne.
Le mot OQTF,
c'est-à-dire obligation de quitter le territoire français.
Voilà.
Maitre Splinter,
vous pouvez...
Vous pouvez exploser aux juges la situation.
Oui, je vous présente...
Bonjour.
Je vous présente Warris Souffi, qui a 22 ans, qui nous vient de Somalie.
Il a quitté son pays il y a déjà longtemps,
qui a traversé tout le nord de l'Afrique.
Il a traversé par la Méditerranée.
Ça lui a pris pas mal de temps.
Elle a été en France depuis un an.
Elle travaille, elle peut produire des fiches de paix d'interim.
Récemment, elle a été repérée par une agence de mannequin.
Ça pourrait être la suite de sa carrière.
Vrai agence, en l'occurrence, une qui existe.
Ça me paraît plutôt rigolo.
Elle a fui la Somalie pour des questions familiales, de mariage forcé.
Vous devez connaître le statut et ce que peuvent subir les femmes.
C'est un peu de la même espèce.
Vous avez subi des violences dans votre famille, du coup ?
Oui.
Qu'est-ce que vous avez comme document à nous montrer,
par exemple, par rapport aux violences ou aux mariages forcés ?
Est-ce que vous avez déjà des...
...meines preuves ?
Non, j'ai rien.
J'avais une famille nobade.
Et je...
Je sais pas quoi vous dire.
Je reviens sur l'agence.
Est-ce qu'il y a déjà une offre d'emploi ?
Oui.
Un contrat d'agent.
On le voit.
Elle montre un contrat d'agent.
Elite mannequin.
Elle peut être appelée à tout moment pour faire pour Elite
une opération.
J'ai pas de document,
mais j'ai été admise à l'hôpital, au Havre, quand je suis arrivée.
Peut-être qu'ils ont des choses pour vous.
Je sais aussi qu'elle a un physique de mannequin.
Je ne vois pas.
Ça appuie le contrat Elite.
OK.
Les documents de l'hôpital, on les a.
Ça dit quoi ?
Vous n'avez pas de document d'hôpital ?
Tu les as ?
Est-ce qu'elle peut vous donner ?
Le contrat avec une agence d'atterrie Moivre
qui faisait des ménages.
Contrat d'agents avec Elite mannequin.
Et un bye-sauvide pour le Havre.
En appartement ou à Havre ?
Je sais pas.
C'est dans le dossier.
Long le dossier.
On a des choses.
À quel âge, là ?
22 ans.
Depuis un an.
Et vous faisiez quoi ?
En Sous-Bali ?
Vous avez un métier ?
J'étais avec mes parents. Ils sont bergers.
Elle avait 18 ans.
Oui, c'est une hommade.
Euh...
Alors ?
Oui ?
Un peu délicat.
Appartement, vous avez un OQTF.
Une obligation de quitter le territoire français.
Euh...
C'est pour ça que t'as expliqué le début.
Je ne savais pas.
Non, non.
Il y a bien la phrase.
C'est pas encore officiel.
Il n'y a rien qui est accordé.
Elle est motivée par quelque chose ?
Entrée légalement sur le territoire.
Et elle n'a pas du coup de permis de travail.
Comment elle vous entrait sur le territoire français ?
Je suis rentrée par bateau.
Ouais.
D'où le Havre ?
OK.
OK.
Et votre contrat d'agence, pour quelle durée ?
Euh... Je ne sais pas.
5 ans.
Ça, c'est assez prometteur.
Ouais.
C'est vrai qu'en Sommalie...
En Sommalie, on sait que...
On sait qu'il peut y avoir des persécutions sur les femmes.
Ouais.
Et en plus, une famille hommade.
Ça doit être assez compliqué.
OK.
Notamment pour produire des papiers, d'identité...
Ouais.
Est-ce que vous connaissez bien la réculture française ?
Vous avez pu vous familiariser ?
Oui, j'ai des amis françaises.
OK.
Et c'est bien par les français ?
Elle parle comme ça.
Les juges de Lydia, vous avez envie de vous prononcer ?
Moi, c'est plutôt oui.
Parce que normalement, il y a ça.
Pas être sous Zocuté.
Mais comme c'est pas signé.
C'est pas signé.
Je ne veux pas rentrer chez moi.
Non, c'est pas signé.
En plus, on a le contrat d'agent.
Donc, pour moi, c'est signé.
Donc toi, tu dis oui ? Elle peut rester en France ?
Moi, je dirais oui.
Euh...
Attends, parce qu'il y a aussi...
Critères...
Un pays qui pratique la torture ou la peine de mort.
Il y a aussi ça, par exemple, la Somalie.
Je ne sais pas si la Somalie pratique la torture ou la peine de mort.
Je ne sais pas. C'est peut-être l'avocat pour vous le dire ?
Pour une femme, peut-être.
Je ne sais rien.
Mais pour les femmes, c'est chaud dans l'absolu.
Vous avez déjà eu des violences à l'abat ?
Oui.
Est-ce qu'on a besoin de preuves pour se faire faire ça ?
Je vous ai fait là.
Je ne sais pas pourquoi, la bonne réponse.
Le problème du juste, c'est qu'il doit avoir une intime conviction.
Oui.
Et pas forcément être gentil.
Quand vous avez un doute, il faut demander des preuves.
Vous n'avez pas de doute.
En connaissant très bien la situation en Somalie.
Parce qu'on s'est renseigné avant.
Et parce qu'il y a le contrat de travail.
C'est ça pour me remettre.
C'est fait quand même un an qu'elle est là.
Elle fait preuve de bonne volonté.
Elle attend.
Toi, tu dirais oui.
Oui, bravo, maître Splinter.
Je ne sais pas.
La travocate qui se tournera un peu.
Elle nous dira à quel titre.
Est-ce qu'il y a des journalistes ?
Plutôt Asile, du coup.
L'idée, c'est est-ce que vous, l'État,
vous acceptez que cette personne reste ici selon les règles.
Et pas à votre coeur.
Et on verra en tout cas si c'était légitime ou pas.
Cette demande. Merci.
Je vous redemande dans le couloir.
On va appeler Mustafa Amran.
Il y a une histoire d'hôpital qui aurait fallu l'estudée.
On verra plus tard.
Petit indice pour maître Splinter.
N'hésitez pas à demander son âge à cette personne.
Oui, parce que l'autre de 22 ans,
de 23 ans, c'était compliqué.
Bonjour.
Bonjour.
Est-ce que je peux vous demander votre nom ?
Je m'appelle Mustafa Amran et je suis un homme.
D'accord.
Vous venez d'où ?
Je viens d'Égypte.
Je suis né en 1948.
Oui, en effet, j'ai bien fait de demander.
75 ans.
75 ans.
Très bien.
Je sais, je l'ai fait pas beaucoup.
Je suis arrivé en 2020.
Deux-tres ans.
Vous demandez l'asile.
Pourquoi vous avez quitté l'Égypte ?
Je suis malade.
J'ai une maladie qui est le diabète.
C'est très compliqué en Égypte.
Il n'y a pas de moyens.
Depuis la révolution et la dictature qui s'est installée,
il est très difficile de trouver des médicaments
pour en trouver.
Ça peut coûter très cher.
J'ai travaillé toute ma vie pour ma famille.
On était une famille d'une femme et six garçons.
J'ai tout donné pour eux.
Actuellement, ça...
Ils sont encore là-bas ?
Vous êtes venus tout seul ?
Ils m'ont dit que mon état n'allait pas bien du tout.
Ils m'ont dit qu'on allait en France pour te faire soigner.
On m'a dit que dans votre pays,
les soins étaient de très bonne qualité.
Il ne faut pas leur dire ça aux juge.
Il faut avoir trouvé autre chose.
Je suis quelqu'un d'honnête.
Oui, mais je suis là pour vous aider.
Ça ne va pas vous aider de dire ça.
Est-ce qu'il y a une autre raison
qui fait que vous seriez éligible au droit d'asile ?
Parce que le régime...
Ormime, l'orisme...
Pas d'activité politique en Égypte.
Ormime, le risque pour ma santé de mourir...
Là, je vais pas très bien.
J'ai été hospitalisé à plusieurs reprises.
J'ai aimé à chaque fois que j'étais renvoyé dans la rue.
Je suis torné dans la rue à 75 ans.
C'est très compliqué. J'ai froid.
Et avec le diabète, j'ai des risques d'amputation.
Parce qu'il faut faire très attention, notamment,
à ces extrémités.
Et je risque de mourir.
Oui, j'entends bien.
Très bien. C'est comment je présente ça aussi ?
Parce qu'en l'occurrence...
Je ne suis pas sûr qu'il y ait des dispositions
qui prévoient automatiquement d'accorder
l'asile, un titre de séjour,
à des gens qui sont juste...
Qui veulent pas mourir.
Oui, mais c'est terrible.
C'est un peu vrai.
C'est n'est que la France.
J'ai jamais fait de bazar en France.
J'ai même appris le français quand je suis arrivé.
Je... Voilà.
J'ai jamais été arrêté.
Je vous demande ce qu'on ne peut pas trouver
quelque chose quand même
qui fasse que ça rentre dans les clous.
Je suis là pour vous aider.
Vous avez la CME en France ?
J'ai été hospitalisé.
C'est la CME qui m'a aidé.
J'ai tous mes papiers, son règles.
Je suis arrivé en France comme touriste.
Depuis combien de temps ?
En 2020.
Mais il a expiré votre...
Oui, donc vous n'êtes pas en règle du tout.
À l'époque, oui.
D'accord.
Oui, oui, oui.
Vous êtes venu en 2020 parce que vous étiez malade ?
Oui.
En tant que souris, j'étais pas bien, pas bien, pas bien du tout.
Le diabète n'allait pas bien du tout.
C'était pas beau avoir.
Mais donc, du coup, vous savez qu'un...

Ouais.
Je savais pas, du coup.
Un visa est accordé pour un séjour court.
Il aurait même pu vous être refusé.
Si on partait du principe, vous allez vous installer
avec ce visa ou rester pour...
Voilà, là, en effet, vous avez eu...
...une obligation de quitter le territoire.
Vous avez été arrêté.
J'ai découvert, j'étais considéré comme illégal.
Mais j'ai pas eu de papiers.
J'ai... Voilà, j'ai fui.
À chaque fois que je vois la police, je me cache.
Parce que j'ai peur de retourner dans mon pays.
Vous n'avez pas d'appartement ?
Non, je suis hébergé chez des amis.
Dans des associations, chez des amis égyptiens.
Vous savez comment on se soutient.
Voilà.
Sinon, j'ai squatté dans des logements insalubres.
Vous avez des papiers pour toutes vos situations ?
J'ai des papiers de l'hôpital pour...
Non. J'ai un passeport en règle.
Vous n'avez pas de preuves de toutes vos afflictions physiques ?
De vos affections ?
Je dois peut-être avoir des ordonnances dans mes papiers
qui viennent d'Égypte.
Le papier de l'hôpital, vous êtes passé à l'hôpital ?
Tu peux obtenir, sans problème, le fait qu'il soit passé à l'hôpital.
Il est au moins passé 7 fois à l'hôpital sur le territoire français.
Depuis 2020.
Le diabète va pas bien du tout.
J'ai des... Non, il est perte de la grande fatigue.
La bouche extrêmement pâteuse, c'est très compliqué.
Quand je dois faire la queue pour obtenir de la nourriture,
je manque de m'effondrer à plusieurs reprises
puisque je suis à bout.
Vous pouvez pas vous imaginer à quel point le diabète peut vous affaiblir.
C'est très compliqué.
Je veux juste pouvoir me soigner.
Et voilà, je juste ne peux pas mourir.
Est-ce qu'on peut considérer peut-être
que votre pays offre pas des conditions de soins suffisantes ?
Oui, c'est de plaider ça.
Avec la dictature qui s'est installée en 2011...
Oui, c'est de plaider ça.
C'est compliqué.
Si vous pouvez appeler nos chers juges...
C'est de plus en plus dur.
C'était le tutoriel avant, c'est les cas un peu compliqué.
Merci de me défendre.
Je suis le comide office.
Les dossiers des renseignements est ici.
Le pauvre.
Bonjour.
Bonjour, mesdames.
Alors ?
Merci, maître.
Bonne heure.
Vous avez un homme de 75 ans devant vous ?
Je suis gavétique.
C'est bique.
Peut-être on vous laisse présenter ?
Je vous présente brièvement.
M. Mustafa Amran a 75 ans.
Sa santé ne va pas très fort.
Il est resté en France après être venu avec un visa.
Parce que sa maladie s'est an aggravé.
Il a fait sept passages en hôpital en France.
Il pouvait partout en Egypte.
La balle de santé est déplorable.
Il a choisi de rester.
Il demande en effet de pouvoir rester en France.
Il est dans une situation...
Il a peur d'être mis à la rue.
Il peut imaginer s'il était arrêté à son âge.
Il demande une régularisation.
Pourquoi il serait arrêté ?
Parce qu'il est en France depuis plus longtemps.
Il est là depuis 2020.
Ça fait 3 ans.
Oui, madame.
OK.
Qu'est-ce que vous faites en France ?
Est-ce que vous travaillez ?
315 ans, non.
C'est compliqué avec la maladie.
Je fais régulièrement des malaises.
Je vis dans des logements
qui sont abandonnés,
chez des amis qui m'aident.
C'est compliqué, effectivement,
de même travailler.
L'exercice que ça provoque peut provoquer des malaises.
C'est difficile pour moi de travailler.
C'est une situation très difficile.
Il a des soutiens dans la communauté égyptienne en France.
Qui peuvent vous héberger.
Tout à fait.
Là, on est devant un cas où il le renvoyait.
C'est le condamné.
Même une arrestation.
Si vous le mettez ensemble de rétention administrative,
sans soin adapté,
là, on est quasiment dans du droit humanitaire.
J'imagine qu'on a les documents
qui montrent l'état de santé, le diabète.
Qui prouvent cette passage à l'hôpital depuis 2020.
À chaque fois que je sors de l'hôpital,
si mes amis ne peuvent pas m'éberger,
j'ai obligé de dormir dans la rue.
A 75 ans, avec la maladie, c'est dur.
C'est vraiment dur.
J'ai des risques d'amputation.
Si le diabète n'est pas suivi,
avec des nécroses qui peuvent avoir lieu,
une amputation, ça signerait ma mort.
Quand vous êtes entrée en France en 2020
avec un visa de tourisme,
pourquoi avez-vous eu envie de rester ?
Pour être soignée.
J'avais prévu, initialement, de repartir.
Mais au moment où j'ai voulu repartir,
j'ai eu une rechute assez grave
qui a été une hospitalisation assez longue,
puisque j'ai fait un coma lié au diabète,
qui m'a obligé à être hospitalisé à un certain nombre de temps.
Et depuis, à chaque fois que j'aurais pu repartir,
le diabète n'allait pas du tout.
Excusez-moi, je vous avais dit que c'est lourd.
Ça tombe. J'ai plus de force, c'est le diabète.
Et excusez-moi, si je suis un peu fou,
je pense que je fais une petite hypoglycémie.
Je vous invite à vous renseigner sur le système de santé.
C'est pas qu'il nous faudrait.
Avec la révolution qui a eu en 2011,
c'est devenu compliqué.
Les médecins, les copains, c'est un peu compliqué.
C'est pour ça que vous avez voulu quitter l'Egypte à ce moment ?
Non, il le dit. C'est un visa de tourisme.
Mais le diabète s'est déclaré...
En France ?
Non, ça fait plusieurs années que je suis obligée,
mais je suis venu pour visiter Paris.
Au moment de repartir, j'ai eu ce malaise.
Mon diabète s'est aggravé depuis...
Quand je suis arrivée en France,
et si je repars, je sais que j'en ai parlé à mes proches sur place.
Ils m'ont dit que pour trouver des rendez-vous,
des médicaments, c'est pas possible.
Vous avez été soignés pendant plusieurs années en Egypte.
Comme la maladie s'est aggravée,
ce qui pouvait être trouvé assez facilement à l'époque,
les produits nécessitérés d'être soignés actuellement,
sont disponibles à des prix qui sont affolants.
La révolution peut aider sur la livraison de médicaments.
Qu'est-ce que vous faites en France depuis trois ans ?
Vous avez excité.
J'essaye de survivre. J'apprends le français.
Je n'avais pas prévu de l'apprendre
puisque j'étais en touriste.
J'apprends le français et d'aller dans des associations aussi aidées.
J'essaye de rendre l'appareil.
J'ai travaillé toute ma vie pour ma famille,
pour ma femme et mes six garçons.
Il me manque, mais je leur manquerai plus si je décédais.
J'essaye de mettre de côté l'argent.
J'essaye d'en envoyer aux pays pour les aider.
C'est compliqué.
Je travaille de vie dur avec la maladie.
J'essaye de vivre simplement
et de pouvoir tout simplement survivre.
Est-ce qu'on peut considérer l'absence de soins,
de systèmes de santé, le prix affolant des médicaments en Egypte,
comme une violence, comme une situation
dans laquelle on ne peut pas le renvoyer ?
Il n'est même pas dit que le trajet ne soit pas pénible à minima ?
C'est une bonne question.
Alors...
Oui, donc, soit...
Ah oui.
Ah oui.
Elle dit rien et montre juste.
Rien, enfin, bon.
Oui, mais en même temps, c'est normal.
Oui, oui.
Il y a un problème, maître ?
Est-ce qu'il vous est arrivé plusieurs fois de fuir
les autorités ou les contrôles ?
Comme je vous ai dit, j'ai peur à chaque fois que je vois la police,
puisqu'on m'a expliqué quand j'étais hospitalisé
que, effectivement, dans mon état,
c'était très dangereux de retourner chez moi en Egypte,
et même certains médecins m'ont dit
si vous voyez la police, cachez-vous,
parce que vous risquez d'être renvoyé,
et si vous êtes renvoyé, c'est terminé pour vous.
Et l'instinct de survie fait que...
Voilà, à chaque fois, j'ai peur, en fait, j'ai peur de mourir.
Et je me cache.
Je n'ai jamais commis de délit en France.
Voilà, je n'ai jamais volé quelque chose.
Je sais de vie, simplement.
Effectivement, sur la feuille, la question,
est-ce qu'on considère que le manque de soins,
c'est une forme comme la persécution ?
Vous n'avez pas à choisir des excuses,
vous avez à appliquer les règles.
Est-ce que c'est un jeu drôle ?
C'est pas la virelle.
On a l'impression que tu ne te rends pas compte.
On peut rentrer dans les règles, mais là...
C'est le problème, madame les Jus.
C'est horrible.
L'Egypte, c'est pas un pays en guerre.
Mais il y a une évitature.
Le monsieur n'a pas été persécuté pendant tous ces années.
Il a même pu partir du principe que dans un pays
dans lequel la plupart des richesses
sont accaparées par un groupe social,
dont l'armée et une pouvoir qui se concentre,
les richesses, le soins, les médicaments,
on peut considérer que le groupe opprimé
n'est pas accès à tout ça.
Oui, mais c'est pas écrit dans nos fiches.
Ça ne rentre pas.
Et après, quand on regarde...
...
... d'autres critères, ça ne rentre pas non plus dans l'Egypte.
Comme il est de l'Egypte, on peut imaginer les naturalisations.
Est-ce qu'il est dans les critères de la naturalisation ?
Il faut être là depuis cinq ans,
et après, il y a des critères de revenus.
Donc, on n'est vraiment que sur ce facteur-là.
Que diriez-vous ? Moi, j'ai la réponse du chat.
Je l'ai vu aussi.
Je pense que le nom, mais...
Parce que ça ne rentre pas là-dedans.
Le juge marina dit non.
Si on suit les règles, c'est non.
Que dit le public ?
On peut vous poser la question.
Si vous étiez juge, est-ce que vous l'acceptiez ?
Sur un territoire objectivement ?
Non, mais levez-la.
Ce qui veut...
Il y a une personne qui veut.
Le chat, c'est dit non.
Écoutez, vous êtes expulsés.
Vous êtes des ordures.
Vous devez choisir un sens dur.
Vous êtes à la salle de rétention.
Est-ce que je le vois de mon fille ?
Ils sont dans votre lit.
Vous m'élimettez à sortir du camp.
Vous êtes dans quelle ville ?
Je suis actuellement à Paris.
C'est de ma faute, j'ai mal fait.
Je l'aurais dû choisir un autre.
Vous êtes nulle, maître.
Le centre à Paris ?
Oui, voilà.
Je débute, mon avocat.
C'est bon, maître, on a compris.
Donc, ils vont vous mettre...
3 mois dans le centre à Paris.
Avant que vous partiez.
Je meurs avant.
Vous aurez de la mort sur la confiance.
Bonne journée.
Merci beaucoup.
Je fais besoin d'abord.
Irina Rojva.
Je ne la vois pas.
Irina, merci beaucoup.
Applaudissements.
Tu mets le micro sur ton menton.
Tu mets le micro comme ça.
Trop de...
C'est hyper dur, mais dans le sens...
C'est des thèmes durs.
C'est pas facile.
Tu veux essayer de détendre l'atmosphère ?
T'es une vocation ?
Non, non, non.
C'est horrible.
C'est le pire jeu de rôle de ma vie.
J'en ai fait d'autres, mais c'est le pire jeu de rôle de ma vie.
Bonjour.
Bonjour.
Je vous demande les votrenons.
Je m'appelle Irina Rojva. J'ai 26 ans.
Je suis né à Tibie, ici, en Gérgie.
J'ai un enfant de 5 ans qui s'appelle Romain.
D'accord.
Vous êtes sur le territoire depuis combien de temps ?
Depuis longtemps.
Et là, je suis revenu en 2022, en France.
C'était parti où ?
J'ai été expulsé.
Les néo-votres enfants ?
En France.
Du coup, il y a 5 ans, vous étiez en France depuis combien de temps ?
Depuis une dizaine d'années.
D'accord.
Comment vous êtes parti de Gérgie ?
C'est quoi cette histoire ?
Pourquoi vous repartez ?
Je suis parti de Gérgie pour fuir la pauvreté.
J'ai traversé la Turquie, puis l'Europe, grâce à des passeurs.
Je suis arrivé à la frontière Luxembourgeoise.
Quelqu'un d'années, ça ?
Il y a une dizaine d'années.
Je suis arrivé à la frontière Luxembourgeoise.
J'ai travaillé comme femme de ménage.
Alors qu'à Tibie, j'ai une équivalence d'un bac scientifique.
Et je parle français, russe, gérgien et anglais.
J'ai rencontré un homme français.
On a eu un enfant.
Vous me dites que vous êtes arrivés à la frontière Luxembourgeoise ?
Non, à la frontière Luxembourgeoise, mais côté France.
D'accord.
Mais en arrivant parouge, je ne comprends plus.
Par le Luxembourg.
D'accord.
Par le Luxembourg.
À gauche, derrière l'arrocade.
Tout ça, je l'ose.
Par le Luxembourg, on a dit...
Géorgie, Turquie, Luxembourg, en avion, passeur, méditerranée ?
Non, par la Turquie.
Géorgie, Turquie, Europe...
On va de la Turquie au Luxembourg.
Via l'Europe, les Balkans, l'Allemagne, le Luxembourg et la France.
Il me manquait des pays entre temps.
Et donc, du coup, des ménages en France.
Oui.
Vous avez un enfant, vous avez un enfant né en France.
Tout à fait.
Vous demandez que c'est une naturalisation ?
Non, je demande l'asile en France.
Qu'est-ce qui s'est passé après ?
J'ai été expulsé avec mon enfant.
Parce que vous n'aviez pas de...

J'ai été victime de violence quand j'ai eu le père de mon enfant.
D'accord.
Vous avez été arrêté.
J'ai été expulsé en 2022 avec mon fils.
J'essaie de refaire ma vie en Géorgie, j'ai pas réussi.
Parce que ma vie, maintenant, elle est en France.
Et c'est pour ça que je demande l'asile avec mon fils.
D'accord. Comment on présente ça, nous ?
Parce qu'on va faire représenter ça.
Parce qu'en l'occurrence, la violence que vous avez subie,
c'est pas en Géorgie. On ne peut pas justifier
du fait que vous aviez quitté la Géorgie.
Il m'a dit la pauvreté, mais qu'est-ce qui peut attester de ça ?
Est-ce que... quelle était votre famille, quelle était votre histoire là-bas ?
En fait, en Géorgie, il n'y a pas de travail.
Et du coup, j'étais obligé de migrer si je voulais
souvenir à mes besoins.
Et pourquoi en France, du coup ?
Parce que c'est une langue que j'ai appris à l'école.
D'accord.
Vous m'avez dit que j'étais diplômé là-bas.
J'ai l'équivalent d'un bac scientifique.
Je parle quatre langues.
Donc votre enfant, il est scolarisé là maintenant depuis que vous êtes revenu ?
Oui.
Vous avez un logement ?
Vous avez un travail ?
Non, parce que je suis revenu il n'y a pas très longtemps
sur le territoire français, mais pendant dix ans,
j'étais femme de ménage en France.
Vous n'avez pas retrouvé l'équivalent ?
Non, pas encore.
Vous n'avez pas eu le temps ? Ça fait combien de temps ?
Ça fait six mois que je suis revenu en France.
Toujours entraîné légalement sur le territoire ?
Oui.
Et donc, très bien.
Et vous deux, ça va être compliqué ça.
Ça va être compliqué.
Chut, chut, chut.
Maurice, ça va être compliqué.
Mais mon enfant est français ?
Oui, c'est pas mal déjà.
Ça va...
Peut-être poser des questions sur le père.
Oui, c'est une piste.
C'est pas une piste géniale, mais c'est bien d'avoir le contexte.
Oui, t'as raison.
Moi, j'ai eu des violences, je suis là, d'accord.
Vous le voyez encore, vous êtes encore en contact avec le père ?
Non.
Il demande pas à voir son fils ?
Non, il n'a pas reconnu l'enfant.
Alors, c'était qui, vous l'avez rencontré ?
J'ai rencontré à Stresbourg.
On a fait un enfant ensemble,
mais ça se passait mal et il me tapait.
Vous avez vécu ensemble longtemps ?
Quelques mois.
Quelques mois seulement, d'accord.
Et après, c'est vous qui l'avez quitté ?
Non, j'ai fui parce que j'allais mourir.
Donc c'est vous qui l'avez quitté ?
Tout à fait.
Le problème, c'est que les... oui.
Là, j'ai pas de grosse feinte, là.
J'ai pas d'énormes feintes.
À part...
Chucho, chucho, chucho.
À votre enfant, il va falloir parler de votre enfant,
et il va falloir parler de d'à quel point votre enfant est français.
Et qu'il y aurait un...
Mais oui, et de à quel point il y aurait un préjudice énorme,
à ce que...
à ce qu'il vit pas en France.
Romain, il est né à 5 ans, à Stresbourg.
Et son pays, c'est la France.
Un vrai petit Stresbourgeois.
Tout à fait.
Et il va falloir c'était là-dessus,
sur le fait qu'il a été scolarisé les premières années en France,
et qu'il y aurait un vrai préjudice à la vie familiale,
s'il était...
Expulsé en Gérgie.
Oui, mais le problème, c'est qu'on ne peut pas jouer
sur le fait qu'il soit éloigné de son père,
parce que ça, clairement, c'est pas quelque chose que vous souhaitez,
qu'il soit rapproché de son père.
Il l'a pas reconnu.
Et son père l'a pas reconnu, en plus.
Donc on ne peut pas jouer là-dessus, non plus.
Donc on va rester sur ça.
Et il va falloir vous parler très bien français.
Oui.
Vous avez des pistes de recherche d'emploi ?
Oui, je peux y retravailler dans mon chez mon ancien patron.
D'accord. Vous êtes repartis à Stresbourg, là ?
Oui.
Et vous avez un logement ?
Vous avez...
Là, pour l'instant, je suis hébergée chez des amis.
Avec votre fils ?
Tout à fait.
Et vous n'avez pas arrêté depuis ?
Non. Juste une fois en 2022, c'est tout.
En fait, elle a été arrêtée par un officier de police judiciaire
qui l'a dit, vous êtes expulsable,
mais son dossier était compliqué.
Et donc elle a fait appel, et maintenant, elle est devant le Gilles.
L'appel n'étant pas suspensif ?
Et c'est là que t'es revenu.
C'est ça, l'appel n'étant pas suspensif.
Du coup, il a été exécuté.
Et vous êtes quand même revenu.
On va parler de ça, du coup, oui.
Du fait que vous avez fait appel.
Et qu'on peut plaider une bonne fois, total.
Et...
Et parler de votre enfant qui s'appelle ?
Romain.
Ça fait Strasbourg-Joy, il n'y a pas de problème.
Et très bien.
Est-ce que tu es prêt ?
On peut appeler les juges sur ce dossier très compliqué.
Réfléchissez un peu le public.
Vous pensez que vous donneriez l'asile ou la nationalité française à Irina, c'est ça ?
Oui.
Tu as des papiers avec toi, non ?
Oui, j'ai une carte d'identité géorgienne.
Ok.
Et le dossier de cette personne, vous chouves ?
On va carrément demander la...
26 ans.
On va demander la naturalisation carrément.
On n'a pas le temps, là.

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