Comme un jokari - EP43

Durée: 5m23s

Date de sortie: 03/04/2024

Chloé se sent, non pas comme un jokari en fait, mais comme une balle de jokari. La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Cédric Aussir - Assistante réalisation : Sahar Pirouz - Comédiens principaux : Chloé (Flore Babled), Aurélien Gabrielli (Lapin) - Comédiens secondaires : Benjamin Wangermée, Mauricette Gourdon - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

J'étais donc de retour à l'Apainville pour l'inauguration d'un rond-point à mon effigie.
A peine le temps de faire un sois à l'hôtel, il fallait que je reparte posée pour les dernières finitions.
Mais la mairie n'avait prévu personne pour venir me chercher.
Je suis descendue à la réception.
Vous pouvez m'appeler un taxi ?
Bien sûr, pour quelle date ?
Ben... Pour là, maintenant.
Ah, c'est pas possible ! Il faut réserver 24 heures à l'avance.
...
La chute de l'Apainville, une fiction quotidienne en podcast.
Disstopique est cool.
Episodes 43, comme un jocari.
Vous plaisantez ?
J'ai désolé.
Ça me fait une belle jambe que vous ?
Ouais, Caprice ?
Non, ça va pas fort. Je me suis fâché avec Max.
Il me parle que de son match ? Tu crois qu'il aurait pensé à mon anniversaire ?
Oui, c'est mon anniversaire.
Merci, Caprice.
A l'époque, j'étais encore fiancée avec Max Laflèche, le footballeur.
On devait bientôt se marier. J'attendais juste qu'on soit installés à Los Angeles.
Caprice, tu peux descendre ?
Je suis dans le hall face à une employée lambde d'art, un peu boule haute, complètement incompétente.
Pfff, ok.
C'est quoi l'adresse ici ?
La standardisme regardait avec des yeux de Merl'Enfri.
J'avais l'héner en vrac, mais j'ai fait bonne figure.
La pauvre après toi, elle n'y était pour rien.
Je voyais l'anniversaire Mademoiselle Bulbinton.
Merci, madame.
Vous pouvez vous asseoir dans un canapé si vous voulez.
Super, merci.
En tout cas, on est très heureux de vous avoir ici à la painville.
J'imagine que vous n'avez jamais bougé d'ici.
Non.
Ouais, Caprice, alors ?
Mais débrouille-toi, enfin !
Attends, j'ai un double appel.
Christelle ?
Non, très quel conque.
Très quel conque.
Et je suis en train de m'embrouiller à Caprice, qui n'est pas foutue de me trouver un taxi.
Aujourd'hui, tu craques, hein ?
Pour un live-tweet ?
Je sais même pas ce que c'est.
Non, écoute, n'insiste pas.
C'est vrai, quoi. Je peux être bête de foire, hein.
Oh ben non.
Allô ?
Oui, bonjour, Michel.
Non, très quel conque.
Un hôtel très quel conque.
Un gala au profit de quoi ?
Bon, je connais pas cette maladie.
Oh, écoutez, ça sera avec plaisir, mais j'ai pas très envie.
Dites-leur que je suis de tout cœur avec eux.
C'est ça. Bye.
C'était Michel Drucker.
Oh, ben dis-donc !
C'était cette ville.
Cette ville me tapait sur les nerfs.
Demain, je serai à Los Angeles pour tourner un bout d'essai avec Ryan Gosling et Woody Allen.
Vous voyez, ils se...
Bien sûr.
Mais avant, je dois me débarrasser d'un certain nombre de corvées, comme cette inauguration.
Ils ont taillé un but à mon effigie.
Alors c'est tout chance, c'est adorable.
Mais vous comprenez qu'au fond, je puisse en avoir rien à foutre.
Et puis ça faisait deux jours que j'avais pas eu mes règles.
Et je commençais à trouver ça chelou.
J'avais hâte d'autre chose.
Je suis prête à conquérir le monde.
Hollywood me tend les bras.
Et chaque fois que je reviens ici, je sais pas.
Je me sens comme un jocari qui voudrait voler de ses propres ailes.
Elle ne pouvait pas comprendre la pauvre.
Tout ça, elle a dépassé.
Vous voulez un café ?
Ça va. Une mini-viennoiserie.
Sans façon, merci.
Personne pouvait me comprendre.
Oui, avec toi.
C'est ce qu'il faut ça.
J'en ai le su.
Avec votre physique, vous devriez pas manger ces cochonneries.
C'est loin, et puis elles rompent en bâchant-truc ?
Au bas, dix-quinze minutes ?
J'y suis donc allée par mes propres moyens.
À la guerre comme à la guerre.
Stop !
Qu'est-ce que vous faites sur la voie, madame ?
Vous me reconnaissez, je suis Chloe Bloomington.
J'ai besoin que vous me déposiez au rond-point,
au croisement de la D123 et de la D64.
Désolé, c'est pas ma direction.
Euh, on peut faire un selfie ?
Oui, bien sûr.
Alors j'ai marché.
Des fois, j'ai envie d'envoyer tout bouler.
Non, pas vous, Nanou, je veux dire, plus globalement.
Nanou, c'était la secrétaire de mon père.
C'est elle qui m'a élevée.
Mais même elle, ne me comprenait pas.
Un jocari, Nanou, vous voyez ce que c'est ?
Non ?
Pardon, vous pouvez m'aider à ramasser mon cabar ?
Vous voyez bien que je suis au téléphone, madame.
Vous avez de très beaux cheveux.
Merci.
Moi, je tenais sagement mon rôle, je faisais ce qu'on attendait de moi.
Mais en retour, qui essaie de me comprendre ?
Personne, surtout pas mon père.
Comment ça, il est plus libre ?
Bah non, demain soir je serai plus là.
Non, pas question de repousser, vous dit, Alaine, de 24 heures.
Ecoutez, vous direz à mon père que je suis pas sa chose
et que s'il veut pas fêter mon anniversaire, et ben...
Sur le rond-point, le jardinier m'attendait.
Un type banal avec un tablier grotesque.
Mais quand il m'a vu, ses yeux se sont éclairés d'une étrange façon.
Profondément triste, comme ma tristesse à moi.
Ça m'a saisi.
Bonjour.
Oui, ben au boulot, on n'a pas toute la journée.
A suivre sur Arter Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Tu me manques, bébé.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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