J'ai pensé à vous - EP44

Durée: 6m1s

Date de sortie: 04/04/2024

Avec consternation, Chloé inaugure le rond-point à son effigie dans la zone d'activités. La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Cédric Aussir - Assistante réalisation : Sahar Pirouz - Comédiens principaux : Chloé (Flore Babled), Gabriel Dahmani (Max Laflèche), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon), Charlotte Corman (Spiurline Fifrelin), Philippe Vieux (Christian) - Comédiens secondaires : Alex Fondja - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

J'étais donc de retour dans ma ville natale, moi, Chloe Bloomington, vedette de cinéma,
pour inaugurer un rond-point dans une zone d'activité toute pourrie.
La mère m'attendait pour faire son discours, et moi j'étais au téléphone, et j'attendais que mon mec me souhaite mon anniversaire.
Tu me manques bébé.
Ouais merci.
Et sinon, t'as autre chose à me dire ?
Euh... non.
Ah si, le président il est passé nous voir à l'entraînement. J'ai fait une story.
C'est bien.
Et sinon ?
Bon, bon, il a mangé tes géraniums. J'ai fait une story.
Il faut pas le faire sortir sur le balcon, il peut aller dans la cour, la gardienne est au courant, quoi d'autre ?
Ben... rien.
Je rentre quand ?
Demain, pourquoi ?
J'avore, si je t'attends pour manger j'ai trop faim, là.
Du coup j'ai bien commandé un tacos.
Chloe, on vous attend !
Bon, à demain.
La chute de la Prenville, une fiction quotidienne en podcast.
C'est jamais que la 44ème fois qu'on vous le dit.
Episode 44, j'ai pensé à vous.
Lapinvillois, sous cette bâche en plastique,
se trouve le travail de l'équipe municipale, parques et jardins,
que je remercie pour le engagement auprès de nos concitoyens.
Sauf, quand ils sont en grève, bien sûr.
Comme c'est le cas depuis trois mois.
N'est-ce pas, monsieur l'abinet ?
Il est là ?
Bon, peu importe.
Le droit de grève est constitutionnel en France.
Et puis on peut toujours recruter des vacataires.
Mais ça explique que ce que vous allez voir,
n'est pas...
n'est pas aussi réussi que ce que j'avais décidé en réunion.
Mais bon, qu'est-ce qu'on y peut ?
En tout cas...
En tout cas, sous cette bâche,
mes chers amis, se trouvent aussi une enfant.
Une petite fille blonde,
si blonde qu'on en mangerait,
et d'ailleurs on en mange,
puisque son visage est depuis 30 ans
celui de notre grande fierté lapinvilloise.
J'ai nommé les pâtés-le-groins, notre partenaire.
Sphyroïne.
Ça vient.
Pâté, mousse, dérile,
foie, canard, jambos, gibier.
George Le Groin, c'est une gamme de produits en évolution.
Une charcuterie pour tous les goûts et de toutes les couleurs.
À l'image de la société d'aujourd'hui,
George Le Groin, le pâté de demain.
Bref,
cette enfant, vous l'avez reconnue.
Elle a aujourd'hui bien grandi.
Elle est devenue femme.
Et quelle femme ?
Quelle chemin parcourue,
depuis son premier rôle en 1998,
dans les visiteurs d'eux,
les couloirs du temps ?
En partie tournée à la pinville, dans cette zone, alors en friche.
Depuis, elle a tourné avec les plus grands.
Jacques-Audiard, Elie Semoun,
et bientôt, vous dit à l'aide.
Mais jamais elle n'a oublié le berceau de son talent.
Ça a bien aimé la pinville.
Et c'est pourquoi elle a voulu assister
à l'inauguration de cette œuvre monumentale,
le premier but de rompt-poing
à l'effigie d'une femme.
Une prouesse technique,
puisqu'il est visible, à l'identique,
depuis tous les axes routiers.
Bref, je vous demande d'applaudir
Chloé Bloomington.
Les gens se sont dispersés sur le rompt-poing.
Certains faisaient la queue pour des autographes.
D'autres caressaient le but,
arrachaient des petits bouts.
Ce n'était déjà plus qu'une masse informe.
C'est alors que j'ai senti une main sur mon épaule.
Vous êtes Chloé Bloomington ?
Bah ouais.
Je ne sais pas pourquoi je vous demande.
Il y a votre photo sur tous les bus.
A l'époque, on était en pleine promo
pour Papa et dans le pâté 4.
Un de mes pires souvenirs de tournage.
De part, Dieu m'avait rôté dessus.
Moi, c'est Christian.
Vous voulez un autographe, c'est ça ?
J'en ai déjà un.
Mais un deuxième après tout, ça ne peut pas de nuire.
Non, mais j'ai autre chose
de plus important à vous demander.
Je regardais ce type se tortiller
autour de son gobelet de mousseux
sans comprendre ce qu'il voulait.
Ce que ces gens me voulaient.
Ce que le monde me voulait.
Nous sommes tous les deux occupés, donc je vais faire court.
J'aime votre travail.
Vous ne connaissez pas le mien, c'est normal.
Mais je suis responsable
d'un gros projet ici sur la painville.
Quelque chose d'assez nouveau.
Un podcast quotidien
sur le quotidien.
Et j'ai moins que le projet
soit porté par un visage connu
qu'on associe tout de suite
à la painville.
J'ai pensé à vous.
J'ai regardé le but en imaginant
que c'était mon gâteau d'anniversaire.
J'ai fermé les yeux.
J'ai fait un vœu.
Et j'ai soufflé sur les bougies.
Pardon, je vous ennuie peut-être.
Vous voulez qu'on en reparle plus au calme ?
J'ai gardé les yeux fermés,
inspiré profondément.
Il y avait bien quelqu'un quelque part qui allait finir
par penser à moi.
Et là, mon téléphone a sauté.
Merde, tout m'est pas lui.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute
de la painville.
Je vous fais un doggie bag avec les bouchées au tofu.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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