Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Le Graboulox.
Je suis confortablement allongé dans mon lit.
Le nez qui dépasse et les pieds bien calés sous un drap tout doux.
Papa me raconte une nouvelle histoire des pirates de l'espace.
Avec leurs aventures, on ne s'ennuie jamais.
Mais au moment où le suspens est à son comble, il ferme le livre et me dit avec un petit
sourire en coin, que va-t-il se passer ? Le capitaine Zyrg est son équipage, vont-ils
s'en sortir ? Tu le seras demain, ma chérie.
Mais c'est pas juste.
Il est tard, Tiana.
Tu n'as qu'à imaginer la suite dans tes rêves et on pourra comparer demain.
Je sais que Papa a créé ce jeu exprès pour que je m'endorme et je le trouve génial.
Seulement ce soir, je n'ai pas envie qu'il me laisse.
Depuis plusieurs jours, j'entends de drôles de bruit dans ma chambre.
Papa, est-ce que c'est normal d'entendre des bruits dans une maison ?
Ça arrive, oui.
Ce n'est pas possible qu'il y ait des monstres alors.
Non, ma chérie.
Même si j'entends des murmures.
Tu sais, quand j'avais ton âge, j'avais toujours un peu peur du noir.
J'imaginais qu'il y avait des monstres au bout de mon lit.
Je pouvais les voir parfois.
Ah bon ?
Oui.
Et puis grand-père m'a expliqué qu'avec la peur, notre imagination peut faire apparaître
des choses.
Et depuis ce jour, ils ne sont jamais réapparus.
Papa a peut-être raison, mais je t'en quand même l'oreille à la minute où ils ferment
ma porte.
Je n'entends rien de particulier.
Bientôt, me voilà à rêver des pirates de l'espace.
Le lendemain, je me réveille en m'étirant comme un chat.
J'adore le matin parce que le soleil vient me châtouiller le visage.
Avec le champ des oiseaux, c'est encore plus chouette.
Sauf que ça fait quelques jours que je ne les entend plus.
Maman ouvre brusquement la porte de ma chambre.
Tiana, quand elle m'appelle par mon prénom, ce n'est pas bon signe.
Est-ce que tu es sortie de ta chambre pour grignoter ?
Pourquoi je ferai ça ?
Il n'y a plus de pain et plus de chocolat, seulement des miettes qui amènent jusque
dans ta chambre.
Regarde ce bazar par terre.
Elle pointe le sol, il est recouvert de miettes, il y en a plein ma chambre.
Maman ne me laisse pas le temps de répondre.
Elle poursuit très agacée.
Je ne te raconte pas dans quel état se trouve la cuisine.
D'ici, à ce que l'on range tout avec ton père, tu es consigné dans ta chambre.
Elle aurait pu me croire, non ?
Je sais quand même ce que je fais.
Mais qui est le coupable ?
Je suis tellement en colère que je cache ma tête dans mon coussin pour cri un grand
coup.
Si jamais j'attrape celui qui a fait ça, il va passer un sale quart d'heure.
Nous sommes désolés, Tiana.
Je lève la tête.
Mes larmes s'arrêtent de couler net.
Ma mâchoire manque de se décrocher.
Au pied de mon lit, je ne vois pas un, pas deux, pas trois, mais 20 lutins, pas plus
aucune carotte.
Tout identique, avec leurs petits pieds velus, leurs petites salopettes jaunes, leurs mains
potelées, le visage jouflu et barbu surmonté d'un chapeau vert tout pointu.
L'un d'eux est plus vieux, sa barbe traîne par terre.
Il est voûté, il est main dans le dos, il s'excuse de nouveau.
Ne nous en veux pas, mais nous n'avons rien mangé depuis des jours.
Les questions se bousculent dans ma tête.
Le vieux gnome me regarde bienveillant.
Je m'appelle Tarf.
Je suis le chef des lutins.
Nous nous sommes cachés chez toi à cause du Graboulox.
Le Grabou quoi ?
Le Graboulox.
C'est le dément de la forêt.
Il est ouvert.
Il a quatre bras, ses griffes sont de vrais lames de rasoir et son dos est recouvert de pique.
Il est plus petit que nous, mais il est fort comme sans lutin.
Il est toujours en colère et veut la forêt pour lui tout seul.
La forêt ? C'est le bout du jardin ? Pourquoi ?
Oui, cette forêt-là, nous y vivons.
On ne sait pas pourquoi il est si méchant, mais il a réussi à chasser tout le monde.
Tu l'as sans doute remarqué, il n'y a plus de bruit dans la forêt.
C'est vrai ça.
Et vous ne pouvez pas le chasser votre gros boulox ?
Graboulox.
On peut seulement l'emprisonner.
Tout ce qu'il faut, c'est une tarte au citron et une goutte de soleil.
Je ne peux pas m'empêcher de rire.
Quoi ?
On ne peut pas battre le Graboulox, mais le soleil le transforme en statut.
Elle sert à quoi, la tarte au citron, alors ?
À l'attirer.
C'est son péché mignon.
Quand il envoie une, il perd tous ses moyens.
Et c'est quoi une goutte de soleil ?
C'est une goutte de rosée du matin, gorgée de soleil.
Mais si vous savez comment le capturer, pourquoi vous ne le faites pas ?
Euh, n'est bien, il y a un souci.
Tous les lutins regardent d'ailleurs comme gênés.
On ne sait pas cuisiner.
Mon papa fait super bien les gâteaux.
Sans réfléchir, je me rûle dans la cuisine pour tirer mon père dans ma chambre.
Dès qu'il voie les lutins, il s'écrit « Oh mon Dieu ! »
Maman se précipite dans la chambre et pousse un crise trident qui fait sursauter tout le monde.
Après qu'il soit calmé, je leur explique la situation.
Papa accepte avec joie de faire une tarte au citron.
Mais Tarfe nous explique qu'il y a un autre souci.
La goutte de soleil doit être certi dans un pendentif resté au village.
Il faut donc s'aventurer dans la forêt.
Je propose d'y aller, mais maman refuse catégoriquement.
Alors je lui dis que j'ai bientôt neuf ans, qu'il faut aider les lutins et que rien de mal ne peut m'arriver.
Mais tu sais, pour la rassurer, j'en file mes protections de roleurs.
Coudière, genouillère, protège poignée, casque.
Et je prends ma crosse de hoquet.
Accompagnée de Tarfe, je m'engouffre dans la forêt.
Malgré ces belles couleurs, le silence la rend lugubre.
Soudain, un buisson bouge et le graboulox me bondit dessus.
Il est plus moche que je ne le pensais.
Effrayer, je recule.
Ces griffes passent à un cheveu de mon visage.
Le démon se tient face à nous de la bave marron cool de sa gueule.
Tu penses pouvoir l'occuper ?
Je vais essayer.
Je reviens le plus vite possible.
Tarfe para tout à l'heure.
Le graboulox se lance à sa poursuite, mais je l'intercepte avec un coup de crosse si violent qu'il s'écrase dix mètres plus loin.
Il revient à la charge, furieux.
Il saute et me porte un coup.
Ces griffes me font les feuilles d'une feuille de papier qui me taille la peau.
Je hurle de rage pour ne pas pleurer.
Le graboulox se jette à nouveau sur moi.
Je tombe à la renverse, mais je roule sur le côté.
Le démon atterrit si violemment que ces griffes se plantent dans le sol.
Il est coincé.
Je me relève en quatrième vitesse.
Tarfe apparaît triomphant et il a le pendentif.
Nous partons comme de flèches.
Presque arrivé dans mon jardin, le monstre nous rattrape et me lacer le mollet.
Je m'écroule, hurlant de douleur.
Maman déboule alors, comme une furie, le visage déformé par la colère.
Laisse-moi fisser le démon !
Je hurle tel.
Le graboulox prend peur et s'enfuit.
Le calme revient.
Maman pense mes plaies.
Tarfe trouve près d'un buisson une perle de rosé
qu'il dépose délicatement dans le pendentif.
Leur reste des lutins construit le piège, juste au bord de la forêt.
C'est une petite tonnelle composée de quatre petits morceaux de bois pour les pieds
et de bruns d'herbes tissés pour le toit.
Il déroule un petit fil jusqu'à la maison.
Il n'y aura qu'à tirer dessus pour faire sauter le toit
et exposer le graboulox rayon du soleil.
Papa sort avec la tarte au citron.
Elle sent merveilleusement bon.
Il la dépose sous la tonnelle.
Puis nous attendons, cachés derrière les meubles du jardin.
Après de longues minutes d'attente, le démon se montre,
renifle en l'air.
Quand il sent la tarte au citron, il se jette dessus et la dévore brouillamment.
Sans perdre une seconde, je tire sur le fil et le graboulox se transforme instantanément en pierre.
Tout le monde saute de joie et se félicite.
Sans tarder, les lutins repartent vers la forêt avec la statue du graboulox.
Autour de son cou, la goutte de soleil s'intille.
C'était une petite histoire de Tell Me.
Écrite par Mathieu Genel et raconté par Arnouguillou.
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