Le monstre du puits

Durée: 7m44s

Date de sortie: 01/08/2019

En vacances chez sa mamie, Allan découvre une drôle de boîte à musique. Dès que sa mélodie se déclenche, des lamentations retentissent dans la maison...


Crédits

Les p'tites histoires est un podcast de Taleming

Histoire écrite par Mathieu Genelle, racontée par Arnaud Guillou

Mix : Abel Chéret & Maxime Nass

Générique : Benoît Nass

Illustration : Olivier Danchin


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Le monstre du puits
Avant cet été, je n'étais jamais allé chez Mamie Moon.
Elle habitait super loin de chez nous et avec le travail de papa, on ne pouvait
jamais partir en vacances.
Et puis, un jour papa m'a annoncé que j'allais passer les vacances chez elle
pour me changer d'air.
J'ai pris le train seul, ça m'avait bizarre.
Quand je me suis assis, j'étais super fier et tout excité.
J'étais un grand.
Mais quand le train a démarré et que j'ai vu papa s'éloigner, alors mon estomac
s'est serré.
Je suis descendu au huitième arrêt.
Quand le train est reparti, je me suis demandé si je ne m'étais pas trompé.
Malgré le grand ciel bleu, tout était gris et super silencieux.
Alors quand une voiture toute jaune a déboulé, j'ai sursauté.
Une vieille dame rondelette en est sortie.
Elle portait une robe longue à fleurs au reflet brillant.
Ses poignets étaient couverts de brasselets.
Ses yeux étaient masqués par des lunettes plus larges que sa tête.
Elle m'a pris dans ses bras, m'a soulevée de terre et m'a serré contre elle.
Elle sentait si bon que j'ai fermé les yeux.
Sa peau était rebondie et douce comme un coussin.
« Alain, mon chéri, comme je suis content de te revoir.
La dernière fois, tu devais avoir trois ans.
J'imagine que tu t'en souviens pas.
Non, désolé.
Ne le sois pas, on a tout l'été pour apprendre à se connaître.
» Sur la route, Moon m'a couvert de questions.
Je n'ai pas vu le temps passer.
Mais quand on s'est engagé dans une immense forêt, elle s'est tuée.
Le chemin était accidenté, il faisait très sombre et l'air s'est rafraîchie.
Le champ des oiseaux avait quelque chose d'inquiétant.
J'ai retenu mon souffle jusqu'à ce que l'on débouche sur une clairière baignée de lumière.
Planté au milieu, une énorme bâtisse aussi grise que celle du village.
Dans la cour, des poules vivaient leur vie.
Sur le rebord d'un vieux puits, Matou, le vieux chat de Moon, prenait le soleil.
Elle m'a entraîné toute joyeuse à l'intérieur.
J'ai marqué un temps d'arrêt dans le hall d'entrée et merveillé.
Un bric à bras incroyable était entassé.
J'aurais bien aimé il fourrait mon nez.
Moon m'a amené dans le salon.
J'ai tourné comme une toupie sans savoir où fixer mon regard.
Les murs, les étagères et les meubles étaient chargés de trésors.
Incroyable !
Ce sont tous mes souvenirs de voyage !
Tu as dû beaucoup voyager ?
Poc un peu !
Je vais tout te raconter.
Mais tu dois avoir soif, non ?
Un peu, oui.
Je vais te chercher une citronnade.
Tu m'en diras des nouvelles.
Je me suis retrouvé seul face au merveille de Moon.
Un objet m'a captivé.
Il était posé tout seul sur la table basse.
Un œuf en métal tout en dentel, posé sur un petit coup semblant.
À travers ses trous, j'ai vu quelque chose de doré.
Piqué par la curiosité, j'ai remonté la petite molette qui se trouvait au dos.
L'œuf s'est ouvert délicatement pour laisser apparaître un papillon d'or.
Ses ailes se sont animées doucement et puis une mélodie a rempli tout le salon.
J'étais comme bercé.
Mais tout d'un coup, un hurlement m'a glacé le sang.
Tu as très bon goût !
J'ai sursauté si fort que l'œuf a roulé de la table pour s'écraser par terre.
Je ne savais pas où me mettre.
Ne t'inquiète pas, il est plus solide qu'il en a l'air !
Moon m'a donné ma citronnade et a ramassé son trésor.
Elle a tourné la molette et la mélodie nous a enveloppé.
Un nouveau hurlement a éclaté comme une plainte.
Mami battait la mesure comme si de rien n'était.
Soudain, quelque chose s'est faux filé entre mes jambes.
J'ai retenu un cri.
C'était juste ma tout qui était venue se blottir contre moi.
La musique s'est arrêtée, les lamentations ont cessé.
Moon avait un sourire radieux.
Cette mélodie est divine !
J'ai eu beaucoup de chance de trouver cet œuf.
Tu l'as trouvé où ?
Près du puits.
Je crois que c'est le seul objet sur lequel je n'ai pas grand chose à dire.
Et elle avait des mine-diés d'histoire à raconter.
Tellement qu'on a oublié de manger et qu'il était l'heure de les scoucher.
Problème, aucune lumière n'a marché.
Seule la lumière blafarde de la Lune nous éclairait.
Les marches de l'escalier craquaient de façon sinistre,
les portraits accrochés au mur me suivaient du regard.
Le couloir du haut était étroit et obscur.
Au fond, une porte entre ouverte projetaient une lumière pale.
Moon m'a laissé sur le seuil en m'embrassant sur la joue.
Ma chambre était petite et triste.
Il y avait un vieux lit en métal qui faisait face à une imposante commode.
Une petite fenêtre plongait la pièce dans une lumière glaçante.
Je n'ai pas osé fermer les rideaux de peur qu'un monstre surgisse.
J'y enfilais mon pyjama en 4ème vitesse avant de me plonger sous la couette.
J'avais à peine trouvé une position confortable que quelque chose ait tombé sur moi.
J'ai hurlé, ça a m'yolé.
Matou avait décidé de dormir avec moi.
J'ai gardé les yeux ouverts.
Il y avait trop de bruits inquiétants,
des craquements et des claquements dans la maison,
des coasements, des ululements et des cris d'animaux inconnus.
Et puis, j'ai entendu quelqu'un freudonner tristement la mélodie de l'œuf.
Matou est allé m'yoler près de la fenêtre.
À contre-coeur, je les rejoins.
D'or, il n'y avait personne.
Quand j'ai ouvert la fenêtre,
elle a tellement grincé que la clairière s'est tuée.
Y a quelqu'un ?
Pas de réponse.
Je suis retourné me coucher.
Les bruits, la mélodie, tout a recommencé.
Je me suis caché sous la couette jusqu'à ce que le sommeil m'emporte.
Au premier rayon du soleil, je suis descendu accompagné de Matou.
Tout semblait moins inquiétant.
Je me suis assis dans le salon au milieu des souvenirs de Moon,
à chaque fois que j'en regardais un, des questions germais.
Mon regard s'est posé sur l'œuf.
C'était quoi son histoire à lui ?
Je l'ai pris dans mes mains, Matou a protesté.
T'inquiète, il va rien se passer.
J'ai remonté le mécanisme.
La musique m'a transporté.
Un hurlement triste à retentir.
Matou fait ton fuit, moi j'étais figé de peur.
Il y a quelqu'un ?
La plainte a laissé place à des sanglots.
J'étendu l'oreille, il venait de dehors.
Ma curiosité m'a donné assez de courage pour ouvrir la porte.
La fraîcheur matinale m'a saisi.
Il y avait tellement de brume que je voyais en noir et blanc.
Les pleurs étaient plus proches, plus claires.
Il venait du puits.
Sur la pointe des pieds, je me suis avancé.
Le puits était fermé par un lourd couvercle en bois.
J'y ai collé mon oreille.
Au même moment, la musique s'est arrêtée.
Un ras le sourd m'a fait tomber à la renverse.
Il y avait bien quelqu'un dans le puits.
Je devais l'aider.
Quand j'ai enlevé le couvercle,
une puanteur insupportable s'est élevée.
En me bouchant le nez, j'ai regardé au fond.
Deux yeux jaunes embrayés.
Un hurlement de colère cette fois m'a pétrifié.
Et puis, il y a eu des bruits de griffes.
Quelqu'un ou quelque chose montait à toute vitesse.
Une ombre a bondi hors du puits.
J'ai essayé de hurler, mais je n'ai pas réussi à produire le moindre son.
Un monstre se dressait devant moi.
Petit et dos dû, son corps était couvert des cailles et de mousse verdâtre.
Ses mains et ses pieds étaient tout en griffes.
Il m'a fixé un moment avec des yeux fous,
avant qu'un sourire plein d'eux dans pointe une fente sa façon d'eux.
Il s'est penché vers moi.
Lentement, j'étais terrorisé.
Incapable de bouger un orteil.
Du bout des griffes, il a saisi l'œuf.
Téléquâtement, il a remonté le mécanisme.
La mélodie s'est répandue dans toute la clairière.
Le monstre freudonnait, apaisé.
Petit à petit, la brume s'est épaissee avant de disparaître comme par magie.
Eh bien, eh bien !
On part explorer le jardin en pyjama ?
Ça va, mon chéri ?
Je crois.
Tu sais, ton neuf a musique.
J'ai une histoire trop bien à te raconter.
C'était une petite histoire de Telmi.
Écrite par Mathieu Genel.
Racontez par Alice Frappoulet et Arnogiu.
Chaque jeudi, nous vous racontons une nouvelle histoire.
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Ça nous fera vraiment plaisir.
A la semaine prochaine !

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LesPtitesHistoires+(Deuxhistoiresexclusiveschaquemois+zéropub.)

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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