Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
La légende de Noël
Une vie sans jouets, vous pouvez imaginer ça ? Moi pas.
Maman est menuisère et béniste, et pas un jour on ne passe sans qu'elle n'en fabrique
un.
Pour elle, un jouet s'amène du soleil dans le cœur des gens.
Et quand on vit dans un royaume recouvert de neiges éternelles, c'est important.
On était en train d'en préparer plein pour Hul, la fête du solstice d'hiver.
Le trattelier en débordait.
Je dis notre, parce que maman dit que je l'aide depuis toujours.
Mon premier jouet, je l'ai fabriqué à deux ans.
Et maintenant, du haut de mes sept ans, j'en ai déjà à 71 à mon actif.
D'après maman, j'ai un don, mais je ne lui arrive pas à la cheville.
Elle est si douée que parfois, ses créations sont demandées par des gens qui ne sont pas
du village, alors qu'on vit loin de tout, à l'extrême nord du royaume, dans un coin
si calme qu'on a l'impression d'être à l'abri de tout.
Ce matin-là, des coups de masse se sont abattus sur la porte.
Si fort que j'ai eu l'impression que la maison allait s'y couler.
Maman s'est précipité pour ouvrir.
Quand elle a découvert un gare de royal, elle est restée comme sonnée.
Il lui attend une lettre et s'en est allée sans rien dire.
Elle l'allue, et ça fait ça.
Qu'est-ce qu'il y a, maman ?
On ne fabriquera plus de jouets.
Quoi ?
Noël, tu sais que notre royaume est coupé du monde depuis toujours ?
Oui, à cause des montagnes qui sont infranchissables.
Notre souveraine bien aimée, elle a seule à détenir le pouvoir de les franchir.
Depuis qu'elle est partie explorer ce qui s'y trouve, le Seigneur Réjant X pense que notre
royaume doit se préparer au pire.
Mais pourquoi ce serait une raison pour arrêter de fabriquer des jouets ?
C'est bientôt yule !
Le royaume a besoin de tous ses artisans pour préparer la guerre.
Pour la première fois de ma vie, je vis le visage de maman s'éteindre.
Sans réfléchir, j'ai foncé dehors pour hurler aux gardes que c'était n'importe quoi ce truc,
sauf que j'ai percuté quelqu'un, et je me suis retrouvé les fesses dans la neige.
Eh bien, eh bien, mon garçon, pressé d'aller à l'école ?
Ça tombe bien, j'y vais aussi.
Accompagne-moi, veux-tu ?
Ce petit bonhomme roudouillard avec sa bedaine qui dépassait de son pantalon
ne pouvait pas être un garde.
Il portait une broche en forme de flocon, l'emblème royal.
Un sourire souligné par deux petits yeux noirs m'ordonnait de le suivre.
Arrivé dans la cour, j'ai découvert les copains terrifiés.
Un soldat détruisé à coups de hache notre air de jeu.
On s'est regardé, perdu.
L'un de nous s'est avancé, fin, athlétique, le torse bombé, le visage pâle et fermé,
mon exact opposé.
Je ne l'avais jamais vu.
Suivez l'exemple d'Okiho, mon fils.
L'un à côté de l'autre, au garde à vous.
On s'exécuta.
Puis, les mains dans le dos, l'homme au flocon passa lentement devant chacun de nous.
Il était plus impressionnant qu'un loup des glaces.
Je vais peut-être pouvoir faire quelque chose de vous.
Pourquoi, monsieur ?
Maitre Aupia ne reviendra pas ?
Qui t'a donné la parole ?
Dix tours de cour.
Mais...
Vingt tours.
Par ordre du Seigneur Régent, Maitre Aupia a rejoint la capitale.
Je serai votre instructeur, Maitre Palu.
Je vais vous apprendre à servir le royaume.
Pauvre Léna, elle ne méritait pas d'être punie.
Et puis, ce leçon était bizarre.
Du calcul, à la lecture, tout tournait autour de la guerre.
Et il valait mieux ne poser aucune question et avoir tout bon.
Sinon, vous étiez partis pour des tours de cour.
Okiho, lui, était un élève modèle.
Il se tenait droit, attentif, avec toujours la bonne réponse.
Et pendant la récré, il restait en classe, le nez plongé dans son cahier d'exercice.
À l'heure du déjeuner, on a tous poussé un ouve de soulagement.
On pu rentrer chez nous.
Mais aucune trace des parents.
Vos parents reviendront à la nuit, tombés soyez sages et responsables.
Voilà ce que nous a répondu le Maitre Instructeur quand on est allé le voir paniquer.
Mais plutôt que de pleurer et de le traiter d'horrie, bluegne ou baveux,
j'ai invité tous les copains à manger le ragout de maman.
Ça a été un sacré bazar de servir tout ce monde.
Mais un petit bol a suffi à leur redonner le sourire.
Après ça, retour à l'école pour ouvrir un chapitre des aventures de la cour.
Notre jeu du midi où nos jouets vivent des histoires incroyables.
Sauf qu'à peine arrivé, T'as eu à bondir de la classe comme un démon.
Où vous croyez-vous ?
En un clin d'oeil, nos jouets étaient saisis et jetés sur l'air de jeu réduit en miette.
L'instructeur sorti de sa besace un petit globe en verre
qu'il jeta violemment sur le tas de bois.
Un liquide poisseux se répandit, puis il cracka une allumette.
Les jouets sont interdits.
Des sanglots se mêlaient au crépitement des flammes.
Je fixais le brasier et la colère empêchait mes larmes de couler.
Tu as quelque chose à dire, Noël ?
Il posa ses horribles petits yeux sur moi.
Je sentis ma poitrine se serrer comme si une main de géant me pressait.
J'ai baissé le regard.
J'aime bien ça.
Maintenant, rentrez.
L'après-midi fut épouvantable.
On était condamnés à écouter pas eu en contemplant la danse des flammes.
Mais le pire arriva à la récré de l'après-midi.
Des soldats débarquèrent.
Les bras chargés de sacs déportant de jouets.
Trop choqués pour réagir, on les a regardés, les jetés dans le feu.
Derrière la fenêtre de la classe, l'instructeur est un sleu de malveillance.
Il venait de brûler une part de nous.
Et comme pour éviter qu'elle ne disparaisse trop vite,
on s'est tous regroupés autour du bûcher.
Après la classe, on est rentrés chez nous,
désespérés dans un village sans vie.
Par habitude, je suis passé par l'atelier de maman.
Une tornade avait emporté toutes nos créations.
Et puis je les ai vus.
Deux soldats de bois rescapés de la rafle des jouets.
Le premier, face contre terre, avait les jambes coupés.
Le second, le crain de fondu, était appuyé contre la boîte à outils de maman.
Je n'en revenais pas.
Avec eux, je pouvais recréer le duo de chevaliers préférés de Léna.
Je m'appliquais trop à les réparer pour voir le temps passer
et entendre maman entrer.
Noël, qu'est-ce que tu fais ?
Je prépare un super cadeau pour Léna.
Tu te rends compte de ce qui pourrait être arrivé ?
Mais le nouveau maître a brûlé nos jouets.
Je sais.
Tu sais ? Et ça ne te fait rien ?
Bien sûr que si, mais ce qui se passe est compliqué.
Ah bon ? Tu te rends compte de ce qu'on a perdu ?
En plus, Léna, elle adore l'army royal.
Il devrait être content ces cliches en flogon.
Noël, le Seigneur Régent a interdit les jouets.
On ne peut rien faire.
Il faisait nuit depuis longtemps.
J'étais allongé sur mon lit, le cerveau en ébullition,
lorsqu'on toqua.
J'ai grogné.
On s'éloigna.
Après cinq bonnes minutes, j'ai entré vers la porte.
Le duo de soldats m'attendait, comme neuf,
au garde-à-vous sur du papier
accompagné d'une fine cordelette.
Je suis sorti,
en prétextant à les chercher de l'eau au puits,
l'air faussement triste,
le paquet caché sous ma cap.
Je me suis faux-filé jusqu'à la fenêtre de Léna.
J'ai déposé le paquet sur le rebord,
étoqué et me suis éclipsé.
Le lendemain,
tout le monde était éteint sauf au Kyo.
En même temps,
il n'avait rien perdu, lui.
Pendant un instant,
j'ai eu peur que Léna n'ait pas trouvé son cadeau.
Et puis j'ai croisé son regard.
Tout au fond,
une petite flamme il brillait.
Si Paï et son fils ne remarquaient rien,
tous les copains s'en aperçurent.
Si bien qu'elle a récré, on est tous allés la voir.
Qu'est-ce qui t'arrive, Léna ?
Eh ben, en fait...
Eh, on est tous dans la même galère, tu sais ?
Bon.
Hier, j'étais dans ma chambre à dessiner mes soldats de glace
pour ne pas les oublier.
Et puis, on n'a tout qu'à ma fenêtre.
Quand j'ai regardé, j'ai vu un paquet.
Et dedans, il y avait mon duo de soldats.
Comment c'est possible ?
Je ne sais pas.
Mais ça veut peut-être dire que si on pense fort à nos jouets,
l'esprit de Youl nous entend.
Une vague d'espoir déferla dans les yeux des copains.
Toute la journée, il leur souhait ma compagnère.
Je pensais aux chevaux de bois du l'Ric,
aux gardiens des forêts de Sigrid,
aux focons de Tobias,
aux dragons flamboyants d'Anya,
aux chevaliers de Magnus et à tous les autres.
Ça faisait plus de trente jouets à fabriquer.
Je n'étais pas aussi rapide que maman,
mais j'étais déterminé.
Alors, après m'être assuré qu'elle ronflottait paisiblement,
je me suis fofillé dans son atelier,
travaillant le plus silencieusement possible.
Deux jours plus tard,
Sigrid murmura qu'elle avait reçu un paquet.
Puis, c'est une tour, du l'Ric, d'Anya, de Tobias et de Magnus.
Des copains retrouvèrent le sourire, les autres gardaient espoir.
Pas eu ne se doutait de rien.
Mais plus le temps passait, plus Okiyo m'intriguait.
Il était toujours à l'écart fermé.
Alors, à la récré du matin,
comme il ne restait plus que nous deux,
j'ai osé lui parler.
Ça te dirait de venir avec nous pour une fois ?
J'ai pas le temps pour les distractions, je dois étudier.
Bah, tu sais, on fait que parler et comment de plus plus jouer.
Ça me manque, moi.
Pas toi ?
Je suis le futur du royaume et les jouets ne vont pas m'aider.
D'accord.
Moi, j'aimais bien ma marionnette Yeti.
C'était le meilleur jouet.
Pas autant que mon Rossignol en bois.
Il sifflait et évolait, on aurait dit un vrai.
Bah, quoi ?
Rien.
En fait, t'es comme nous.
Okiyo rougit et se replongea dans son cahier d'exercice.
Le problème, c'est que je n'avais jamais vu de Rossignol.
Maman connaissait du tas de choses et avait déjà fait des centaines de jouets oiseaux.
Pour ne pas éveiller ses soupçons,
j'ai agi alors que j'ai plus chez les navets pour le ragout.
Tu as déjà vu un Rossignol ?
Oui, pourquoi ?
Comme ça.
Okiyo m'en a parlé.
Okiyo ?
Oui, le fils du maître instructeur.
Tiens, tiens.
Mais il est toujours seul.
Dans son coin, à travailler, même pendant la récré.
J'ai rien fait de mal.
Et tu crois qu'un dessin lui ferait plaisir ?
Trop.
Pendant que le dîner miso-tait, maman dessina.
Avec un sourire que je n'avais pas vu depuis longtemps.
En n'a rien de temps, l'oiseau fut terminé.
Mais donnant l'impression qu'il pouvait s'envoler à tout moment.
Lorsque maman fut endormie, je me suis glissé dans l'atelier.
A l'aide de son dessin, je n'ai aucun mal à fabriquer le cadeau d'Okiyo.
De nuit plus tard, j'avais une réplique parfaite de l'œuvre de maman.
J'aurais tellement aimé lui montrer.
Le lendemain, à peine réveillée, je n'avais qu'une envie.
Que la nuit arrive.
Je n'ai pas vu la journée passer.
Mais la nuit venue, seul dans les rues du village,
le cadeau caché sous ma cap, le doute ne me fera pas.
Je savais où habiter Okiyo, mais je ne savais pas où il dormait.
Et si je me trompais de chambre ?
Et si son père me découvrait ?
Et si la maison était gardée ?
Et s'il y avait un molosse capable de me traquer ?
Heureusement pour moi, il n'y avait aucun garde,
encore moins de molosse.
Mieux encore, la chambre d'Okiyo était allumée.
Malgré leur tardive, il travaillait encore.
Alors que son père dormait, il méritait vraiment ce cadeau.
Je me suis couché le cœur léger.
Le lendemain, au petit déjeuner, notre porte d'entrée explosa.
Pas eu entra flanquer le trois gardes armées.
Il pointe un index rageur sur maman.
Laja, vous êtes accusé de haute trahison.
Comment ? Mais je n'ai rien fait.
Je travaille sans relâche au chantier.
Visiblement, vous trouvez le temps pour faire ça.
Pas eu, je t'ai assipi les restes du Rossignol d'Okiyo.
C'est moi le responsable.
Noël, tais-toi.
Ne sois pas ridicule, petit, sol, ta mère est capable de créer une telle horreur.
Mais c'est vrai.
Noël.
Plus un, mon gamin, ou tu vas le regretter.
Emmener là.
Je me suis interposé, mais l'un des gardes me jiffla.
J'ai volé à l'autre bout de la pièce.
Ma tête percuta violemment le mur avant que je ne tombe comme un vieux sac.
J'ai essayé de me relever, mais mes jambes ne m'apportaient plus.
Tout devenait flou.
Et puis, j'ai senti maman se jeter sur moi, me prendre dans ses bras,
et me murmurer avant que je ne sombre.
Je suis si fier.
N'abandonne pas.
Comment Noël va-t-il sauver sa mère et son village ?
Vous le saurez bientôt en écoutant les prochains épisodes.