La légende de Noël - 5ème partie (chap 21 à 24)

Durée: 11m19s

Date de sortie: 24/12/2019

Pour découvrir plus simplement notre grande saga de Noël, nous vous proposons d'écouter la dernière partie de l'histoire ! Vous découvrirez la conclusion de cette grand aventure.


Crédits

Ecriture : Mathieu Genelle - Voix : Karine Texier et Arnaud Guillou - Mix : Abel Chéret - Habillage sonore : Clément Cerles - Illustration : Olivier Danchin


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
La légende de Noël
Un frisson parcouru la ville.
Pendant une seconde, le silence fut roi.
Et puis, le palais se fissura avec fracas.
Une ombre titanesque en émergea.
Elle déploya deux ailes immenses qui projeterrent le rôbre sur tout le royaume.
Un colosse à la peau plus noir que la nuit se dressait devant nous, les bras croisés.
Derrière ces traits démoniaques, on devinait ceux de l'oncle de Mery.
Il jeta un regard incondaisant sur la ville.
Une légère brume se leva.
Brusquement, tout le monde fut pris de panique, comme faisant face à son pire cauchemar.
Impuissant, je vis himmie, se recrogue villée, grolotant, terrorisée.
Mery fondit en larmes et se mit à courir après un fantôme qu'elle ne rattraperait jamais.
Nora s'écroula.
Ses mains serrant sa poitrine.
Je me suis précipité vers elle.
Elle trouve assez d'énergie pour me rassurer d'un mur-mur avant de fermer les yeux.
La colère m'envahit.
Je me détestais de ne pouvoir rien faire.
Je maudis les esprits des glaces de m'avoir donné un pouvoir qui n'avait servi à rien.
Il se passa alors quelque chose d'étrange.
Une porte se découpa dans l'air, juste devant moi.
Une porte toute bête, en bois, aussi modeste que celle de ma maison.
J'ai jeté un coup d'œil autour de moi, le caout redoublait.
Le titan, cauchemardesque, contemplait son œuvre satisfait.
Je suis quoi faire pour tout arranger ?
J'ouvris la porte.
Une lumière froide comme la mort m'aveugla.
Je fermais les yeux et passais le seuil.
La porte se referme à toute seule.
J'étais dans un tunnel qui ressemblait au couloir souterrain d'un château.
En dehors du crépitement des torches dont les flammes léchaient les vieux murs,
le silence était total.
Je n'entendais même pas le bruit de mes pas.
J'étais seul, parfaitement seul dans ce couloir si long que je me demandais s'il avait une fin.
Le doute s'insinua dans mon esprit.
Comment avais-je pu penser tout arranger en passant cette porte ?
Et si c'était mon cauchemar, un piège qui me condamnait à marcher pour l'éternité ?
Je me mis à pleurer et à chaud de larmes, mais aucun son ne sortait de ma bouche.
Le désespoir s'empara de moi.
J'allais m'effondrer lorsque je vis surgit des ombres.
La silhouette de Nora s'avancée vers moi.
Arrivé à ma hauteur, je tendis une main vers elle.
Quand mes doigts touchèrent les siennes, l'image se brouilla comme la surface d'un lac.
Elle me sourit, sans rien dire, et me fixigne de la suivre.
On avançait en silence.
Par instant, mon ami tournait la tête pour s'assurer que j'étais toujours là.
Ce maudit tunnel avait une fin, une porte similaire à celle que j'avais ouverte pour arriver ici.
Nora passa au travers, je tournais la poignée et l'ouvris sur un monde de cauchemars.
Sous mes yeux, c'est allé un monde en ruine, recouvert de cendres plongés dans la paix nombre.
La porte se referma dans mon dos, obligeant à mettre un pied sur cette étendue dévastée
où rien ne vivait, pas même un brin d'herbe.
Nora s'éloignait, elle se retourna et s'arrêta souriante.
Je me précipitais pour la rejoindre.
Marcher me demandait un effort de tous les instants.
À chaque pas, je m'enfonçais dans l'incendre.
Parfois jusqu'à Mimolet, l'air était si sec que mes yeux me piquaient.
Pourquoi avais-je passé cette porte ?
Pour affronter l'inconnu, je n'avais rien d'autre que mon précieux couteau à bois.
Les ruines laissaient repasser un terrain vague infini,
pas un chemin à l'horizon pour me donner l'espoir d'arriver quelque part.
L'angoisse me tailladait l'estomac.
Une colline finit par se dresser au loin.
Une fine colonne de fumée noireâtre s'en élevait, se perdant dans le ciel nocturne.
Arrivé au pied de la colline, je le vis, plantée à son sommet, un arbre malfaisant.
C'est de lui qui émanait la colonne de fumée.
Comme si ce n'était pas assez étrange, son tronc portait deux yeux qui me fixaient méchamment.
Un regard d'une noirceur absolue qui me rappela celui du démon.
Je n'entendais plus que les coups sourds de mon cœur embrasés de colère.
Un grenouement furieux fit frémir la colline.
Un énorme molosse surgit du sol pour me barrer le passage.
Sa gueule débordait de dents aiguisées, ses yeux rouges brillaient d'une intelligence mauvaise.
Par réflexe, je sais si mon couteau.
J'avais l'air si ridicule que je cruent entendre le monstre lâcher un petit ricanement.
Je ne voulais pas finir des verruits.
Je n'avais pas fait tout ce chemin pour rien.
Alors j'ai hurlé avec tant de rage qu'un oursauré pris peur.
Mais le serbert rebondit.
La peur me pétrifia.
C'était fini.
Alors une épée trancha le molosse qui s'évapora en une pluie de flocons.
Je fixais la lame blanche, puis j'ai remonté jusqu'à la main qui la tenait.
C'était la mienne.
Mon couteau s'était métamorphosé en épée.
Et cette épée avait guidé mon bras pour me sauver.
Je n'eus pas le temps de chercher à comprendre les branches de l'arbre sagittaire, menaçante,
et d'autres monstres jaillir et fondir sur moi.
Je n'eus qu'à te dire fermement mon épée.
Elle savait d'elle-même ou frapper.
Lorsqu'un tapis de neige recouvrit le flanc de la colline, les attaques s'essèrent.
Les yeux de l'arbre redoublerent de haine.
Mais il était seul et ne pouvait plus rien faire.
Encore une fois, mon épée porte à l'écout d'elle-même.
Elle vint à bout des branches qui tentaient de me transpercer.
Les morceaux coupés se tordaient au sol comme des asticots.
L'arbre saignait une sève noséabond des poisseuses.
Malgré cela, la colonne de fumée ne vacillait pas.
Il me fallait trancher les racines pour que tout soit fini.
Comme s'il avait deviné, l'arbre se recroque via.
Les racines étaient innombrables et s'enfonçaient si profondément que j'ai peur de ne jamais y arriver.
Mais tout comme les branches, elles se tordaient sur elle-même,
creusant un peu plus le sol me facilitant la tâche.
Exténué, couvert de cendres et de sèves gluantes, mon épée trancha la dernière racine.
Le tronc fut pris de soubresseaux.
Des jets de fumée noirâtre siflèrent, puis l'arbre explosa.
Libérons un torrent d'écumes visqueuses.
J'essayais de résister, mais j'étais à bout de force.
Je regardais la colonne noirâtre, elle se disipait.
J'avais gagné.
Je pouvais me laisser emporter par cet océan répuniant.
Alors que je coulais, je me sentis envahie par une douce et chaude odeur de peintes d'épices.
Était-ce que l'on ressentait quand on mourait ?
J'ouvris les yeux, et je vis noirâtre, il m'enveloppait,
formant autour de moi une bulle protectrice contre les flots sombres.
Le déluge emporta tout sur son passage.
Quand il prit fin, la cendre avait laissé place à la neige.
Noirâ s'effondra.
Je voulais la prendre dans mes bras, mais mes mains passèrent au travers,
son image se troublât, elle eut un sourire désolé.
Je suis heureuse que ça se finisse bien.
On est dans un sale état tous les deux.
Comment t'es venue d'ailleurs ?
Les esprits des glaces m'ont appelé alors que je partais.
Oh, je suis si fatiguée.
T'as pas le droit de me laisser.
Les esprits des glaces peuvent te ramener, non ?
Je suis bien peur que ce soit pas possible, mon petit.
Et l'énergie qui me reste va devoir te renvoyer dans notre joli royaume.
Je ne te ferai plus jamais ?
Qui sait ?
Peut-être que je serai autorisée à passer dans tes rêves.
Mais je veux rester avec toi.
Il te reste des tas de choses à faire, mon petit.
Tiens donc que je te fasse un dernier câlin.
Elle ouvrit les bras et m'enveloppât de toute sa douceur.
Je me suis mis à pleurer, pas de fatigue ou de tristesse,
mais de tendresse.
Et puis elle rayonna si fort que j'en suis éblouie.
Quand je revris les yeux,
je me tenais sur la grand place de la capitale du royaume.
La cité était éclatante de joie.
L'infame des mons avait disparu,
laissant un trou béant dans le palais.
Méry et Amy me sautèrent dessus.
Tu nous as sauvés.
Avec Nora.
Il n'y avait plus que son sac à malice échoué par terre,
juste à l'endroit où elle s'était écroulée.
Je l'ai pris.
On eût pas besoin de mots.
On se sert à très fort dans les bras.
Et...
Mon oncle, qu'est-il devenu ?
Il est peut-être dans la salle du trône.
On s'y précipita pour arriver devant une pièce dévastée.
L'oncle de Méry était affalé près du trône,
entouré des jouets du royaume qu'il avait confisqué.
Une maige de cheveux tombait tristement sur son visage.
Même s'il suffoquait, à bout de force,
les traits tirés, son regard luisait de haine.
Maudit, les enfants.
Ils vont voir ce qu'ils vont voir.
Il essaya de se lever, mais c'est à là de tout son long.
Qu'est-ce qu'on fait ?
On l'arrête.
Non. Regarde.
Les ombres de la salle se rassemblaient au centre pour former une porte.
Celle-ci n'avait rien de modeste.
Tout en cristal, ciselée d'une myriade de détails,
elle était aussi imposante que la porte d'entrée d'un palais.
Une lumière bleue s'y répandit alors qu'elle s'ouvrit.
Des bruits de pas raisonnaires.
Une grande silhouette blanche pénétra dans la salle,
baignée de volutes de fumée noireâtre.
Avec son ample robe immaculée et sa large capuce qui lui masque le visage,
on aurait dit un moine.
La silhouette s'avança lentement vers le Seigneur Régent déçu,
qui se releva appéniblement.
Laissez-moi leur régler leur compte.
Elle posa sur son épaule une main pâle et délicate,
puis elle se pencha vers lui, comme pour lui murmurer quelque chose.
Alors, tout est fini ?
Un nouveau murmure arrachait un sourire triste au pauvre ex.
Et il eut ce geste étrange.
Il prit la main de la silhouette comme un enfant prendrait la main de sa mère.
Sa peau devint pâle, ses yeux se teintèrent d'un bleu glaçant.
Il scruta la pièce en instant, l'air nostalgique.
Puis il passera la porte, qui se referma dans un bruit sous et disparut.
Qu'est-ce qui vient de se passer ? J'en ai pas la moindre idée.
Cette fois, c'est vraiment fini ?
Hmm, pas tout à fait.
Mon regard s'était posé sur le trésor du Seigneur Régent.
Tous ces jouets méritaient de retrouver leur propriétaire.
Je savais quoi faire.
J'ai ouvert le sac magique de Nora pour effouer tous les jouets volés.
Comme s'il avait compris, Newt Newt nous attendait à Tléotrénot.
On passait le reste de la nuit à redistribuer tous les cadeaux.
Ce fut la plus belle fête de Yule que le royaume est jamais connu.
Un moment unique, où les enfants, comme les adultes, partagèrent cette joie toute simple du cadeau au pied de la cheminée.
C'était la légende de Noël. On espère que cette histoire vous a plu.
On vous souhaite de bonnes fêtes et on vous donne rendez-vous le 7 janvier pour encore plus de petites histoires.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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