Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Un été incroyable.
Episodes 1 La Capsule Temporale
Ce matin-là, avec Lana, ma cousine, on était posté à la fenêtre du salon à regarder
le salle-temps par la fenêtre.
Il pleuvait tellement que tout le paysage était brouillé.
Pas un coin de ciel bleu, même minuscule, ne pointait le bout de son nez pour nous donner
l'espoir que ça allait s'arrêter.
On était déprimés parce que c'était notre premier jour de vacances.
Et normalement, le premier jour des vacances, on fait des tas de choses à la perle verte.
La perle verte, c'est la maison de Mamie.
Posée dans un jardin sauvage couvert de milliers de fleurs de toutes sortes et de toutes les
couleurs, elle est entourée d'une centaine d'arbres qui offrent coin d'ombre et grimpette.
À quelques pas de la maison, se trouve un potager magique où Mamie bichonne ses légumes
géants.
Avec Lana, on y a construit cinq bases secrètes.
On avait prévu de les inspecter et ensuite d'aller voir le village à insectes qu'on
avait fabriqué l'été dernier.
Mais impossible avec ce maudit rideau de pluie.
Lana s'était mise en tête de m'expliquer le rôle de la pluie dans le cycle de l'eau
quand Arthur arriva à toute vitesse sur son vélo.
Quand on ouvrit la porte, notre copain avait l'air d'une serpillère humaine dégoulinante
illuminée par un grand sourire.
C'est trop cool que vous soyez enfin là.
Tu aurais dû attendre qu'il fasse maillard pour venir et louper notre premier jour ensemble.
Oh, ça m'aide la vie !
Arthur était notre meilleur ami de vacances.
Il vivait dans le petit village en bord de mer à 10 minutes de chez Mamie.
L'été, on était inséparables et le reste de l'année, on s'écrivait et on s'appelait
pour se donner des nouvelles.
Mais Arthur, on ne pourra rien faire aujourd'hui, il fait trop mauvais.
Pas grave ! On pourrait aller à la race aux estaraux avec un temps pareil.
Je suis sûr qu'il y en a une armée dans votre verdin.
Peut-être qu'on croirait le roi bavé.
Le roi bavé ? Ouais, un nef cargo plus gros qu'une brique avec une coquille dorée.
Avant de continuer, tu devrais te changer.
T'as l'air congelé.
Il avait les lèvres bleus et claqué des dents.
Lana fit la chercher une serviette et moins de jogging, un t-shirt, des chaussettes et
un gros pull.
Une fois Arthur habillé, on essorera ses affaires et on les étala sur une chaise près du feu.
Le père de Lana nous apportait des tasses fumantes d'un chocolat bien chaud.
A la première gorgée, Arthur retrouva des couleurs et poursuivit son histoire de roi
bavé, le protecteur des jardins et de tous les insectes mal aimés.
Une histoire incroyable, tout droit sorti de la boîte de légendes et d'anecdotes
qu'il connaît sur la région.
En fait, Arthur, c'est un peu un guide touristique qui ne s'arrête jamais de parler.
Sauf quand on joue.
Et c'est sans doute pour ça qu'après son histoire, Lana proposa de faire une compète
de puissance 4, qu'elle gagna au-la-main.
On enchaîna avec un double, Arthur remporte à cette fois, puis un ono.
La partie fut très serrée, mais grâce à une faute dite d'attention de ma cousine,
je sortis vainqueur.
On réfléchissait au meilleur jeu pour nous départager quand Mamy est arrivé pour nous
proposer de faire une tarte aux cerises.
Pendant que je m'occupais de la pâte sablée, Arthur et Lana écoutaient et lavaient les
cerises, Mamy les dénoyautait.
Discrètement, Arthur lui enchippait.
Lana me les passait, je les enroulais dans de la pâte crue et on les gobait un délice.
Quand Mamy découvrit notre contrebande, elle se transforma en gargouille grincheuse.
Mais enfin, si vous continuez comme ça, on n'aura même plus de quoi faire une tartelette.
Vous voulez en goûter une ? Nos billes de pâte à la cerise sont trop bonnes.
Je suis sûr qu'on pourrait les vendre aux villaves pour se faire de l'argent de poisse.
Sauf que j'ai prévu de faire une tarte, alors tu balais.
Mais on veut t'aider à finir.
Vous m'aiderait plus en me laissant tranquille.
Allez, ouste !
Elle se remit à son dénoyotage.
C'était rigolo de l'avoir louché sur les cerises la langue légèrement tirée.
Arthur ne puissait empêcher de tendre le bras pour prendre une dernière cerise, mais
le regard de Mamy l'a stoppé net.
Je vais quand même pas vous chasser à coup de balais.
On souffla.
Mamy il continuea de nous fixer par-dessus ses lunettes de miliunes.
On glissa de nos chaises, puis, traînant des pieds, on a l'as échevé dans le canapé
du salon.
Dehors, les gouttes de pluie étaient presque aussi grosses que des balles de tennis.
Vous voulez faire quoi ?
On pourrait, euh, cerfé des cassettes secrètes dans votre maison ?
C'est pas poudlard ou narnia ici.
Evidemment.
Mais dans les vieilles maisons, il y en a toujours.
Sans attendre notre réaction, Arthur se leva et se mit à examiner les murs du salon
comme un écureuil en quête de noisette.
L'Anafia roulait ses yeux, se leva à son tour pour chercher derrière les meubles.
Une seconde plus tard, je les émitais.
Après enquête, il n'y avait rien dans le salon.
On se retrouva dans l'entrée, et là, juste à côté de la porte, au ras du sol, je remarquais
qu'une grosse plonge bougeait.
Du bout des doigts, je réussis à l'enlever.
Vous l'avez dit ! Y'a toujours des cafettes dans les vieilles maisons !
Alors, y'a quoi dedans ?
Une grosse soie d'araignée et, en, en fond, y'a un truc.
Maman passa au travers de la toile gluante et se referma sur un truc mou en tissu rech.
C'était une bourse en toile épaisse et usée, comme les vieux sacs de courrier de la poste.
Elle était remplie de billes.
On ne voyait qu'une seule personne qui pouvait nous dire ce qu'elle faisait là.
Mamy.
En arrivant dans la cuisine, une douce odeur de tarte à la cerise en train de cuire nos
châteouilles à l'énarine.
Mamy était assise à la table de la cuisine, les lunettes glissées sur le bout du nez.
Elle faisait des mots croisés.
Mamy, on a trouvé un truc incroyable !
Elle ne bougea pas d'un pouce.
Un vieux sac de billes cachés dans l'entrée.
Elle devait insourcir.
Montrez-moi voir.
Dès qu'elle l'a perçu, elle frétilla comme un enfant devant un poney.
Oh, mais c'est que c'est mon sac de billes.
Il y a l'est, l'a trouvé dans l'entrée sous une planche.
Ma cachette secrète.
Je l'ai cachée toujours là pour éviter que mon frère ne l'échapparde.
T'avais un frère ?
Marcel, qu'il s'appelait.
Mais la maladie l'a emporté bien trop tôt.
Il ressemblait à quoi ?
Ptiom, il était tout maigrichon avec une frange sur les yeux.
Mais en grandissant, il est devenu plus fort qu'un boeuf et plus beau que Jean Marais.
Un vrai séducteur, mon Marcel.
Je dois avoir plein de photos de lui dans le grenier.
On se regarda comme des explorateurs qui venaient de pénétrer dans la tombée connue d'un faraon.
Un grenier ? Ici ? On n'en avait jamais entendu parler.
Moi, je peux plus y monter, mais vous, vous allez avoir besoin d'un balai pour y grimper.
Un instant, j'ai peur que Mamy ait perdu la boule.
Mais une trappe se trouvait bien sur le plafond du couloir.
À côté, il y a fait un petit bouton, impossible à atteindre, même pour un adulte.
Mais en montant sur un tabouret, je pouvais appuyer sur le bouton avec le manche d'un balai.
Clique !
La trappe savait sa doucement, comme celle d'un vaisseau spatial.
Un escalier se déploya comme une échelle de pompier.
Un escalier qui donnait sur un trou noir douce échappait des drôles de bruit,
comme si des milliers de doigts crataient le plancher.
Oh non ! Y a des fantômes de greniers !
Mais non ! C'est juste la pluie qui tombe sur le toit !
Ouais, ben ça peut être aussi une mythe de fouine ou de rats.
Les greniers leur servent parfois de repère.
L'anal le valet zio-ciel en haussant les épaules et grimpa.
Artur l'a suivi aux aguets, je lui emboîtais le pas, en priant pour que l'anal est raison.
Alors, tu trouves que ça sent comme une tanière d'animales ?
Peut-être qu'ils viennent vite d'arriver.
Écoute un peu, tu verras que ça vient du toit.
Ah oui !
J'ai appuyé sur un intérimuteur en prenant appui sur le rebord de la trappe pour entrer dans le grenier.
Plusieurs néons s'allumèrent en grésillant plus fort qu'une friteuse.
L'un d'eux crépitait.
D'après leur forme, on pouvait deviner ce qu'ils recouvraient.
Une vieille tape démonter, des chaises, un porte-manteau,
des vases et une imposante mal en bois.
Cette malle renfermaient des piles de vieilles lettres qu'on n'a pas osé lire,
cinq albums gonflés de photos, toute une collection de caillers décolliers drôlement bien tenus,
et un petit carnet où l'on avait noté sur la couverture mémoire de vacances 1940.
L'anal-feutat est tombé sur un sacrément beau dessin d'un vieux chêne.
C'était celui du jardin de Mamie.
Une flèche rouge pointait un coin de terre entre deux grosses racines.
Il y avait une indication, la boîte est enterrée là.
« On a trouvé une carte très dure ! »
« On prévient Mamie ? »
« Non, on va lui faire la surprise ! »
On sortit toute notre panoplie pour affronter la pluie.
Comme Arthur n'en avait pas, on lui a confectionné un scaphandre en sac-pouvel.
Les météorites de pluie ne pouvaient pas nous arrêter.
A l'aide de nos pelles de plage, on a creusé et creusé et creusé et ping !
On a cogné contre un petit coffre en fer.
On était tellement impatients de montrer notre trésor à Mamie
qu'on a débarqué dans la cuisine, tout dégoulinant.
Mes parents allaient nous gonder, mais Mamie les en a empêchés d'ingester de la main.
Ses yeux étaient tout brillants et son menton tremblait.
« C'est pas vrai ! Mes petits aux enfants ont trouvé la boîte qu'on avait enterrée avec mon Marcel.
C'est comme une capsule temporelle ! »
« Vrai ! Ce sont les souvenirs de notre dernière été avant que la guerre n'arrive chez nous.
On y a mis tout ce qu'on aimait. »
Papa a la cherché la caisse à outils pour l'ouvrir.
Elle renfermait deux soldats de bois,
un petit lapin en peluche, un bille boquet, un jeu de cartes,
une photo de la famille de Mamie et de sa classe.
En redécouvrant tout ça, Mamie s'illumina.
Un petit coin de sa mémoire s'ouvrit.
On passa le reste de la journée à écouter le récit passionnant de son été 1940
et aussi de tout ce qui se passa après.
Jeudi prochain.
Cet épisode a été écrit par Mathieu Genel,
Karine Texier et Arnogillou l'ont raconté,
Olivier D'Enchain l'a illustré,
Chris Deçon à belle chérée,
Montagé Mixage, celle sur l'anglo.