Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires des paupières.
Coucou, c'est Mathieu.
Je suis super content de pouvoir vous proposer aujourd'hui une petite histoire des paupières.
Une histoire tirée de l'univers fabuleux des paupières.
Le jeu par courrier postal dont l'enfant et le héros.
J'espère que ça vous plaira.
Bonne écoute.
Ces couloirs étaient parcourus de portes magiques qui s'ouvraient sur d'autres mondes, des
mondes qu'ils étaient sur le point de découvrir.
Faut, j'en ai marreur, ronchonnait Barnabé.
Qu'est-ce qui ne va pas ? lui demande à Nau.
Je m'ennuie tellement.
On pourrait faire une partie de domino ?
On en a déjà fait trois hier.
On pourrait passer la porte magique de la savane et jouer à Cache-Cache avec les Whistity.
Ça aussi on l'a déjà fait.
On tourne en rond depuis trois semaines.
C'est toujours la même chose, le même jeu, le même sortie.
Il est de mauvais poils ce matin, dit Myrtille, qui venait d'arriver.
Je sais ce qui pourrait te sortir la tête de ton nuage tout gris.
Aller cueillir des affolites qui louchent.
Ce sont des champignons.
J'en aurais besoin pour mes potions.
Ça te dit ?
À moins que, comme le reste, tu ne trouves sa putride.
Le Titillatel en lui est bourré font les cheveux.
Moi, pourquoi pas ?
De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire.
Nos trois amis passèrent la porte magique et se retrouvèrent dans une belle forêt verdoyante.
Les oiseaux gazouillés, avant d'où,
faisaient danser les feuilles.
Un renardot, fit là, se cachait dans les fourrés.
Ah ! On n'est pas bien là ?
serait jouit Myrtille.
Non, je ne vois pas de champignons.
On a encore falloir marcher.
C'est pas comme si on avait fait une promenade avant-hier et une autre la semaine dernière.
Allez, partons à la recherche de ces farceurs de champignons qui se cachent pour en kikine Barnabe.
Oui, plaisante à Nau.
Ils farfouillèrent dans la forêt.
Oh ! Il y en a tout plein, là.
Même qu'ils forment un cercle.
C'est rigolo ! serait jouit enfin Barnabe.
Un cercle ? Un cercle ?
Barnabe, ne les cahue pas !
hurle à Myrtille.
Elle se précipita vers lui alors qu'il entrait dans le cercle.
Trop tard.
Barnabe disparue devant elle.
Nau rejoignit Myrtille, alerté par le brouhaha.
Mais où est passé Barnabe ?
Il est entré dans le rond des sorcières.
On va devoir le chercher maintenant.
Ce machin, là ?
C'est juste un cercle de champignons.
C'est un portail qui mène vers un monde mystérieux.
Il risque d'y rester bloqué.
On n'a pas le choix. Viens.
Myrtille prit Nau par la main.
Il pénétraire dans le cercle et il disparuera leur tour.
Il fait tout noir ici, chuchotanao.
Aïe ! Mais fais attention !
C'est toi Barnabe ?
Ben oui que c'est moi !
Myrtille allume à son pinceau magique.
Une faible lueur engeie.
On dirait une sorte d'abri ?
Oh, regardez ! Ça bouge sous le tas de journaux, là.
On va voir.
Proposa Barnabe en s'approchant du monticule.
Ne fait pas ça ! On ne sait pas ce qu'il s'y cas.
Trop tard.
Barnabe souleva un journal et...
Iiiiiiii !
Une filleture, là !
Mes amis ! Mes nouveaux amis !
Oh, je suis trop contente !
Mon rêve se réaliser !
On se rend partout dans l'abri de fortune.
Tu es rigolant de toi ?
Mais de quoi parle-tu ?
Demande à Myrtille.
Ben ! Vous êtes mes nouveaux amis pour la vie !
On va trop s'émuser !
Myrtille interrompit gentiment.
Je suis désolé.
Malheureusement, on ne pourra pas rester ici avec toi pour la vie.
On devra rentrer ce soir.
Ben, on pourra reviendre demain.
Proposa Barnabe.
Oh oui ! Ce serait un type top génial !
Serait jouit la petite fille.
On ne pourra pas.
Un tel portail ne reste ouvert qu'une journée.
Si on le loupe, on restera bloqué ici jusqu'à ce que le prochain souffre.
Dans 100 ans.
Alors, amenez-moi avec vous !
Suppliez la fillette.
Désolé. Ça non plus, on ne peut pas.
Et pourquoi ?
On ne va pas l'aller. C'est là, quand même !
On ne peut pas l'emmener, Barnabe, parce qu'elle appartient à ce monde.
C'est ici qu'elle se fera des amis.
La petite fille pleura.
Ben ! Ben ! Je ne veux pas rester ici, moi !
C'est vrai que je suis une enfant faite de l'aubre.
Je suis née ce matin, dans une rose noire.
Mais après ma naissance, je suis allée découvrir le monde qui m'entourait.
Et tout était sombre, triste, et me fichait sacrément la frousse.
Alors, vite, j'ai pris tous les journaux que j'ai trouvé.
Et je me suis construit cette cachette pour me protéger de cet endroit obscur et encoissant.
Moi, ce que je voudrais, c'est aller dans le monde lumineux.
C'est si beau là-bas.
Et puis, je suis sûr que je m'y ferai des tas d'amis.
Mais pourquoi que tu n'y vas pas alors ? lui demanda Barnabé.
Je ne peux pas y aller.
Regardez.
Elle leur montra l'article d'un journal et en lui une partie.
Pour rappel, il est interdit aux habitants du pays des ombres de se rendre dans le monde lumineux,
sous peine de voir leur peau se recouvrir des cailles sous le soleil.
Je ne veux pas finir transformé au laissard.
Et il n'y a pas un moyen pour toi de survivre là-bas ?
La question Annaot.
Eh bien, dans un autre article j'ai lu qu'un dans le monde lumineux vit le papillon tailleur.
Il fabrique des tas de costumes spéciaux.
Il pourrait sûrement me faire un habil de fil de lumière.
Grâce à lui, je pourrais vivre sous les rayons du soleil sans risquer de me transformer.
On pourrait l'aider les amis.
On pourrait aller chez le papillon, propose à Barnabé.
On ne connaît pas les dangers qui régnent ici.
Et qui nous dit qu'il ne va pas nous arriver des broutilles en chemin ?
Je veux bien rester un peu pour jouer ici, mais Myrtille a raison.
Ensuite, nous devrons prendre le portail pour entrer chez nous, dit Naot.
Ouh, ma fille est vraiment trop triste, se lamenta la fillette.
Cette phrase raisonna dans la tête de Barnabé.
Lui aussi se l'enguissait dans l'immeuble.
Personne mieux que lui ne pouvait tant la comprendre.
Moi, je reste pour l'aider.
L'un mitier, c'est plus important que tout.
Entre amis, on doit se presser les coudes.
Barnabé n'a pas tort, Myrtille.
Tu ne crois pas ?
Ok, je reste pour t'aider, dit Naot.
Oh, su tes crottes de bic.
D'accord.
Mais qu'on ait réussi ou non en fin de journée, on filera fois de sorcière.
Tu t'appelles comment toi au fait ?
Si boulette, dit la petite fille enrayant.
Je suis Barnabé, preu chevalier en herbe.
Voici Naot, compteur de rêve et Myrtille, apprenti sorcière.
Si boulette leur tendit une carte qu'elle avait découpée dans l'un des journaux.
D'un côté, le monde lumineux.
De l'autre, le pays des ombres.
Nous, on est ici.
Voilà le chemin le plus court.
Il faudra traverser la ville puis passer par la forêt.
Il y a une sacrée trotte ?
Partons sur le champ.
N'oublions pas que nous devons être de retour en fin de journée, dit Myrtille.
Nos quatre amis partirent à l'aventure.
Sur leur chemin, tout paraissait l'ucubre.
Les maisons étaient taillées dans les rochers et avaient des formes bizarres.
Le sol était noir comme de l'ascendre.
Des yeux brillaient dans la pénombre.
Des êtres poilus et difformes leur souriaient de leurs dents pointus.
Ça me fiche la chair de poulet, chuchotabarnabé.
Je comprends que tu n'es pas envie de rester ici.
Soudain des bruits de pas se firent entendre derrière eux.
Une araignée géante, une araignée géante !
La bête monstrueuse se dirigeait vers eux à vivalure, tout en poussant de petits crises tridants.
Elles font ce droit sur nous.
Vite, fuyous !
Ils prirent leurs jambes à leur cou et coururent aussi vite qu'ils le pur pour tenter de lui échapper.
Mais...
Au secours ! Attendez-moi ! Je m'en fousse ! hurl à naot.
Moi aussi ! Mais qu'est-ce que c'est que ça ? cria Barnabé.
Myrtille tenta de jeter un sort.
Juscitrouille et doigt de pied que mes amis soient libérés.
Pâf de grenouille pustuleuse ! Ça ne marche pas !
Le régnier s'approche de nous.
Oh, non ! Je ne veux pas finir dans son bidou ! hurle à Barnabé.
La bominable bestiole s'était placée au-dessus de nos aventuriers piégés dans une soupe visqueuse.
Elle ouvrit grand la bouche et cracha des fils de soi.
Oh ! elle va nous manger !
La régnière n'en fit rien. Elle se contenta de bouger la tête.
Oh ! j'ai compris ! elle veut nous aider !
Accrochez-vous ! cria Naot.
Il saisir les fils et la gigantesque arrêtnière les extire pas du danger.
Finalement, je crois que je préfère m'ennuyer un peu,
parfois, plutôt que de vivre des trucs comme ça,
pense à Barnabé en se décrasseant.
Burke ! c'est super bizarre comme texture. On dirait…
Comment s'amyrtille ?
La régnière leva une pâte et la pointa vers un panneau.
Attention sable morvant.
York hurlait-il en cœur ce qui l'a fissouri.
Désolée de vous avoir pris pour un monstre, madame.
Merci de nous avoir sauvés.
Mais ce n'était pas sur ma carte, ça, dis-ci Boulette.
On doit se rendre ici, nous. Tout est fichu alors.
On ne pourra jamais traverser ces marécages.
Des larmes coulèrent sur son visage.
On va trouver une solution.
Myrtille, tu ne peux pas nous fabricationner un tapis volant ?
Nous, mon pinceau magique est plein de morve.
Faut que je nettoie ça et ça va prendre du temps.
Tout à coup, la régnière saisit les quatre amis et les plaça sur son dos.
Je crois qu'elle propose de nous emmener, dit Nao.
Oh, vous feriez ça ?
Ce serait super chouette, madame la régnière !
Se réjouit Syboulette en séchant ses larmes.
De file en file, de saut en saut,
il parcourure ainsi la longue distance
qui les séparait encore du monde lumineux.
Arrivé à la frontière,
un univers fait éric se peignait devant eux.
Un soleil majestueux projetait ses rayons sur un paysage magique.
On y voyait par ici des champs verdoyants et des fleurs aux mille couleurs.
Et par là, des arbres signeux et des ruisses au brillant.
Moi, je dois m'arrêter là, madame la régnière aussi.
S'il vous plaît,
trouvez le papillon tailleur.
Il habite au bout de ce chemin d'après ma carte.
Leur dit-elle en pointant du doigt
un chemin qui zigzaguait entre des champs de blé.
Dépêchons-nous, le temps file, dit Myrtille.
Ils empruntèrent le chemin.
Une douce odeur fruitée en beaux-mélaires
et un vent rafraîchissant soufflait dans les hautes herbes.
Ils marchèrent un petit moment,
mais aucune trace de la maison du papillon.
Soudain, au milieu d'un champ de blé,
ils virent des enfants faits et de lumière joués.
Je vais leur demander le chemin.
Myrtille s'en approcha.
Ils étaient vêtus d'habillés tinsolants et chântonnés.
Excusez-moi, je cherche le papillon tailleur.
Pouvez-vous me dire où il habite ?
Le papillon tailleur ?
Il faut tourner à droite après le champ de coquelicots
et traverser leurs huissons.
Puis vous verrez sa maison.
Myrtille remercia les enfants faits et de lumière
et rejoignait ses amis tout en se demandant
pourquoi il les ricanait dans son dos.
Quelques instants plus tard, ils virent la maison.
Elle était formée de milliers de fleurs multicolores
et semblait toucher les nuages.
Ils sonnaient.
Un elfe va leur ouvrir et les mena au près du papillon tailleur.
Il était assis sur un trône d'or au milieu d'une galerie
dans laquelle étaient exposés des centaines de costumes
plus extravagants les uns que les autres.
Ce sont mes œuvres. Magnifique, n'est-ce pas ?
Chaque costume m'a demandé des milliers d'heures de travail.
Que puis-je pour vous, les questionnats le papillon ?
Barnabé lui expliqua la raison de leur venue.
A peine utile terminer que l'être magique se mit à rire à elle déployée.
Ha ha ha ! Moi, aider une habitante du pays des ombres
est de plus gratuitement ! Ha ha ha !
Jamais ! Comment avez-vous pu ne serait-ce qu'imaginer cela
à moins que...
Gardes ! Attrapez-les !
Les elfes archaient les saisirs.
Vous êtes venus mespionnus, et ça,
vous voulez obtenir mes secrets de fabrication ?
J'en suis sûr !
Mais non ! Nous voulons juste un costume de lumière pour notre ami.
Ce défendit Barnabé.
Silence ! Le pays des ombres n'est que noirceur et hypocrisie.
Votre venue ne peut être dénouée de mauvaises intentions.
Enfermer ces enfants sournois !
Sans bien comprendre comment ils s'étaient retrouvés là,
ils se réveillèrent quelques instants plus tard
dans un endroit étrange de forme ovale.
Aucune ouverture ne s'y dessinait.
On est où là ? questionna Barnabé.
On dirait ?
Non, ce n'est pas possible.
On est dans un cocône, ça faut l'amertille.
Faut ! On est dans de beaux draps maintenant, se plait ni Barnabé.
Ils sont Jacques au final, les moments d'ennui qu'il avait passé
dans l'immeuble ces trois dernières semaines étaient vachement
plus sympathiques que de vivre de telles mes aventures.
Ils commencent à même aller regretter.
Il doit bien y avoir une issue.
Minuit approche, il faut qu'on sorte de là.
Ça faut la naot.
C'est complètement dingue.
On dirait que quelque chose l'a carrément tissé autour de nous ce cocône.
Remarque Barnabé.
Tissé ?
Mais oui, c'est ça !
Et ce qui a été fait peut-être des faits.
Naot s'approcha de l'une des parois et saisit quelque chose.
Voilà, je l'ai !
C'est quoi ? le question d'amertille.
Un bout de fil !
Les trois amis se placèrent l'un derrière l'autre et tirèrent de toutes leurs forces dessus.
Petit à petit, un trou se forma et devint de plus en plus gros.
Et il détricotère le cocône jusqu'à ce que...
Alerte ! Alerte ! Les prisonniers s'échappent !
Les elfes archés les avaient repérés.
Ils les visaient à présent avec leurs flèches.
Alors qu'ils se faux filèrent du cocône, Barnabé remarqua.
Et les amis, le fil qu'on a enlevé, il est solide et doré.
Ce pain de sang dont aurait besoin ces boulettes pour son costume.
Bien vu, Barnabé.
Rapidement, Barnabé continua de détricoter le cocône,
tandis que Myrti et Naot tentaient d'empêcher les elfes d'avancer
en leur lançant tout ce qui leur passait sous la main.
Caillou, épis de blé, branche.
Dépêche-toi, Barnabé ! Nous n'avons plus de munitions !
Ils venaient de glisser le fil dans son coussin ours quand Myrti y hurla.
J'ai une idée ! Accrochez-vous à mon chapeau.
Chapeau magique, transporte-nous dans les airs,
gonfle-toi tel une mongole fière !
Ainsi que l'en source la Myrti,
son chapeau emporta nos trois amis loin de leur prison dorée.
Ouf ! On l'a échappé belle, dit Barnabé.
Mais je croyais que ton passe au magique ne marchait plus.
Apparemment, il a eu le temps de sécher sous le soleil.
On a eu une sacré chance.
Ouf ! Pas ! Regardez là-bas !
Des elfes archées les attendaient à la limite des deux mondes.
Plus nombreux que jamais, ils pointaient leur flèche sur nos trois amis.
Tout semblait perdu quand…
Splash !
Les villains furent emprisonnés dans une gigantesque toile d'araignées gluantes.
Madame araignée ! Ha ha ! Elle ne l'aie pas loupée !
Régola Barnabé !
Ils en profitaient pour traverser la frontière
et disparurent dans la forêt avec six boulettes et l'araignée.
Alors ! Alors ! Vous avez mon costume, hein ?
S'excita la fillette en sautillant partout.
Ben euh… non. Enfin. Si. Enfin.
Pas vraiment. Marmona Barnabé.
Comment ça ? Fissi boulette, les larmes lui montaient aux yeux.
Les elfes là-bas nous ont pourchassé parce qu'on s'est échappé d'une prison
dans laquelle le papillon nous avait jeté.
Il a refusé de nous aider.
Désolé, on n'a pas le costume.
On a seulement réussi à ramener du fil de lumière.
On pourrait aider à le coudre.
Dibarnabé en tirant les fils de son coussinours.
Elle les regarda avec tristesse.
Moi, je ne sais pas coudre.
Et puis vous, vous devez bientôt traverser le portail.
Merci quand même d'avoir essayé.
Elle s'apprêtait à repartir, déçue.
Quand il vire tout à coup l'araignée en train de tisser le costume,
elle filait, filait, filait à toute allure.
Mais oui, si elle est capable de tisser des toiles d'une grande complexité,
un costume ne se dérient rien pour elle, c'est que Stasianao.
En moins de temps qu'il n'en faut pour dire,
ouf, la combinaison de lumière était prête.
Si boulette était plus heureuse que jamais,
elle fit un énorme bisou sur la joue de l'araignée
pour la remercier et enfiler le costume.
Elle brillait de mille feux.
Je suis si contente, je vais enfin pouvoir me faire des amis.
Vous venez avec moi, ce serait chouette. Allez !
Myrtille regarda l'heure.
Il ne nous reste que peu de temps avant la fermeture du portail
et je pense que nous ferions mieux de rester ici, vu ce qui s'est passé.
On t'attendra et on rebrousera chemin si tu n'es pas là lorsque la lune apparaîtra.
D'accord !
Si boulette les remercia, les salua et se précipita vers le monde lumineux
sous le regard heureux de nos trois amis.
Seul l'araignée l'est à perler une larme.
Tu es triste car tu l'aimes bien, lui dit Barnabé.
Elle acquièche ça.
Un petit moment se passa sans voir la fillette revenir.
La lune apparu dans le ciel.
Il était temps de rebrouser chemin.
Alors qu'il se hissait sur madame arignée, ils entendirent au loin.
Attendez-moi !
Si boulette se précipita vers eux, les larmes aux yeux.
Tu es alors toute triste.
Il sait pas c'est quoi, demande à Barnabé.
Ne devons nous dépêcher de rentrer, le portail va fermer.
Grappe, tu nous racontes ça en route.
C'est le moment de te dire si boulette propose amitié.
Si boulette leur expliqua.
Je ne suis pas triste.
Je pleurais parce que j'avais peur que vous soyez partis sans moi.
Tant le monde lumineux, j'ai rencontré des enfants faits et lumières.
On a joué à plein de choses, on s'est bien émusés.
Et puis c'est si beau là-bas.
Mais pendant que j'y étais, je ne me sentais pas bien, quelque chose clochait.
Tout à coup, j'ai vu quelque chose s'attirer entre les feuilles.
C'était une toile d'araignée.
Et j'ai compris, j'ai compris que des amis, des vrais amis, j'en avais déjà.
Ah bon ? Qui ça ? La questionna Barnabé surpris.
Vous, il m'a d'un araigné.
Vous, vous avez pris des risques pour moi, à l'heure que vous ne me connaissiez même pas.
Vous avez affronté un monde inconnu, vous avez été faits prisonniers.
Et madame araignée, elle m'a rassuré.
Elle a patienté avec moi, dans la forêt.
Elle nous a même sauvé des sables morts vents et transportés jusqu'ici,
sans que personne ne lui ait rien démenté.
Les quatre amis se serraient affectueusement dans les bras
et ciboulette Kalina l'araignée, qui était plus heureuse que jamais.
Sur le chemin du retour, la fillette observa avec attention le paysage
et les gens qui poplaient le pays des ombres.
Elle se rendit compte que les maisons taillées dans les rochers
étaient plus drôles qu'effrayantes, avec leur toit pointu
qui ressemblait à des chapeaux de sorcière.
Elle remarqua que les arbres tortueux étaient majestueux.
Elle compris que les êtres poilus ne voulaient pas les effrayer,
mais qu'ils les saluaient amicalement.
Elle vit que sur le sol, des enfants avaient en réalité
dessinés de gigantesques marailles.
Elle se dit que la beauté et la gentillesse
existaient même dans l'obscurité.
Et pour la première fois de sa vie, elle se sentit chez elle et à sa place.
De retour à son logis, elle remercie à une dernière fois Myrtille,
Naao et Barnabé de lui avoir fait réaliser tout cela.
Nos trois amis furent aspirés dans le portail qui se referma derrière eux.
Depuis ce jour, Barnabé ronchonne toujours et rêve parfois d'être ailleurs,
mais il a appris une chose essentielle.
Il peut y avoir de la lumière, même dans les jours sombres.
J'espère que cet épisode des petites histoires des paupières vous a plu.
Retrouvez la suite des aventures de Myrtille, Barnabé et Naao, mardi prochain.
Cet épisode a été écrit et illustré par les lutins des paupières,
le jeu parcourrier qui fait lire et écrire les enfants.
Mathieu Farsi, la racontée et réalisé, Mathieu Genel la produit.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org