Un été incroyable - S01E06 - L’amoureuse des plantes

Durée: 12m0s

Date de sortie: 13/08/2020

Arthur a un chien ! Grâce à ce mini toutou, une petite balade au parc va se transformer en exploration de la forêt pour aboutir à une incroyable rencontre !


Téléchargez le cahier d'activités de l'épisode ! Les enfants apprendront comment confectionner un herbier et faire pousser des graines !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix : Celsian Langlois. Générique : Benoît Nass. Illustration : Olivier Danchin.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se risse sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout
de la nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Un été incroyable, épisode 6, l'Amoureuse des plantes.
Allô, Lanna ? Je peux parer c'est longtemps.
Rendez-vous à 14h à l'entrée du parc.
Vous avez une surprise à vous montrer.
C'était rare d'avoir un appel d'artur.
Normalement, ils débarquent toujours chez nous sans prévenir.
Avec Iliès, on avait beau faire carburé nos méninges.
On n'arrivait pas à savoir ce qu'il nous réservait.
Un trésor ? Il l'aurait apporté ici.
Un endroit à nous faire découvrir ?
Il aurait dit, j'ai trouvé un truc zénial.
Ou bien, j'ai découvert un truc incroyable.
Avant de tout déballer, emporté par son élan.
La curiosité nous fit arriver dix minutes en avance.
À 13h59, Arthur apparut tout guilleret au coin de la rue.
Un adorable mini-chien court sur patte au pelage brun et blanc, trop têfièrement devant lui.
Avec sa tête de renard fringant, il l'observait avec curiosité
et tout ce qui lui passait sous la truffe.
Il est trop chou.
Je s'appelle Comment ? Tornado ? C'est un corgi.
Ça fait des années que je veux un fien et mes parents se sont enfin décisés à m'en offrir un.
Le mini-chien a voyé adoyeusement.
Il a l'air d'un petit rotier sur patte, mais c'est une vraie fudée.
Il court partout comme un fou. C'est épuisant.
On dit que les chiens ressemblent à leur maître.
Oh le dieu d'enfer.
Vous avez le dressé pour trouver des trésors.
On fera le tour du monde pour aider tous les explorateurs.
Un chien détecteur de trésors ? Jamais entendu parler.
Tu verras ! Va mettre une déchdique au point.
Pas vrai Tornado ?
Le corgi a voyé à nouveau en faisant un petit bon.
On entama une balade dans le parc.
On s'amusait à regarder Tornado s'émerveiller d'un rien.
Plus je le regardais se dendiner, plus j'avais envie d'avoir le même.
D'un coup, Tornado partit comme une flèche,
si vite que la laisse s'échappa des mains d'Arthur.
Arthur appela son chien, mais Tornado ne l'écoutait pas.
Il avait pris en chasse un renard qui détalait vers la forêt en bordure du parc.
Arthur panica quand il vit son chien si engouffré.
On s'arrêta à la lisière à bout de souffle.
Non, non, non, non, mais par en vompe tuer !
Salès va se prendre dans quelque chose et il sera obligé de s'arrêter.
On va le retrouver, faut juste tendre l'oreille.
Malgré ses arbres gigantesques, la forêt n'était pas trop sombre.
Au contraire, la lumière y pénètrait par le haut
à travers les branches et elle tombait en cascades
sur le sol jonché de mousse, de feuilles et d'herbes folles.
Il faisait juste un peu plus frais que dans le parc.
C'était très agréable.
On avançait en veillant à faire le moins de bruit possible,
tendant l'oreille à la fu d'un signe de vie de Tornado.
Rien !
Pendant de très très longues minutes, on entendit rien.
Et puis, un aboiement lointain éclata.
Arthur se précipita dans sa direction
avant de s'arrêter net au bord d'une falaise.
Nouvelle aboiement, il venait d'en bas.
Pas le choix.
On se mit à descendre le plus prudemment possible.
Un japement aigu fit sursauter Arthur.
Il fit un faux pas, s'agri pas à Eliès et l'entraîna dans sa chute.
Par réflexe, mon cousin me saisit le bras.
Du mieux que je pu, j'essayais de les retenir.
Mais c'est tout le contraire qui se passa.
On dévale à la pente pendant si longtemps
que j'ai eu l'impression de me cogner 100 fois.
Par chance, un énorme buisson a morti notre chute.
Les gars ?
Vous êtes vivants ?
Je crois.
Oh, punaise ! La laisse de tornado !
Vous l'avez trouvé !
Elle était tout entortillée dans le buisson.
Le crochet du collier s'est décacé.
On se releva comme des petits vieux.
On tendit l'oreille une fois de plus.
Là, détresse !
Détresse de pâte !
Ne restons pas plantés comme des poireaux !
Suivons-les !
En remontant la piste, on entendit tornadoes aboyer joyeusement.
Dans ce qui nous semblait une impasse,
les traces nous amenaient jusqu'à un trou assez large
pour qu'on puisse y passer à quatre pattes.
C'est de là que les aboiements de tornadoes nous parvenaient.
Mais où est-ce qu'il est allé se fourrer ?
On n'a pas le choix. Il faut passer par là.
Euh... Ça ne s'est pas assez... C'est très prudent.
T'as entendu ton chien comme nous, non ?
Oui, mais il n'y a qu'une grosse bestieuse
qui peut avoir crevé un de ces gros trous.
Ton chien est là-dedans ! Il faut bien aller le chercher !
Pendant que les garçons discutaient, je m'engouffrais dans la galerie.
Quant au loin, j'aperçus de la lumière, je leur criais de me suivre.
Arrivé presque au bout du tunnel, on entendit une voix guillirette.
Mais t'es en forme, toi ! Mais qu'est-ce que tu as, mignon ?
La sortie donnait sur un massif de buisson assez dense
pour qu'on puisse se cacher entre les branches qui formaient comme une voûte.
De là, on pouvait observer tranquillement sans être vus.
Tornado était en train de tournoyer guément autour d'une drôle de femme.
Elle était coiffée d'un chapeau de paille surmontée d'une couronne de fleurs séchées.
Elle portait nos robes tellement rapiessées
qu'elle ressemblait à un damier aux cases marrons, oranges et jaunes.
Des bottes vertes lui remontaient jusqu'aux genoux.
Ces ongles étaient très longs et crasseux.
Son écrochu était surmonté d'une pustule poilue.
Elle s'affairait à cueillir des plantes
qu'elle jetait dans un énorme panier en osier accroché dans son dos.
C'est une sorcière des bois, on m'effiffait.
Les sorcières, ça existe pas.
C'est une invention des hommes pour museler les femmes trop indépendantes et intelligentes.
N'obèse, qu'il y a une lésonde à propos d'une sorcière qui protège la forêt.
Il paraît qu'elle transforme tous ceux qui la maltraitent en confètes.
Alors on n'a rien à craindre. On vient chager ton ados.
Oh, mec, avant nous par ici.
La cueilleuse s'approcha de notre buisson.
Plus personne ne bougea.
Elle s'arrête à pile devant nous.
On reteint notre respiration.
Elle s'accroupit et on ferme à les yeux.
Alors elle se releva.
Un petit bouquet de fleurs blanches et roses à la main.
Ah, voilà enfin, l'écrancus tardif que je cherchais pour ma décoction de printemps.
Tornado s'immobilisa, renifle à l'air
et bandit dans le buisson droit sur Arthur qui tomba à la renverse.
Qu'est-ce que tu nous as trouvé, titutu ?
Je ne vais pas finir en gourmette.
Et qu'est-ce que c'est que ces dix dors de courgettes ?
On voulait juste récupérer son chien.
Alors elle est à vous, cette petite boule de poils ?
Ah, Arthur, il s'appelle Tornado.
Vous êtes drôlement écorché.
Il vaut mieux s'en occuper avant que les plaines s'infectent.
Attends des voix.
D'un coup des pôles, elle déposa son gros panier,
farfouillat dans les plis de sa robe et sortit de flacons.
On était médusés.
Oh, détendez-vous ! Je veux juste vous soigner !
Personne n'osa dire quoi que ce soit.
Son premier flacon contenait un liquide clair comme de l'eau.
Sa santé l'herbe fraîche.
Avec quelques gouttes, elle désinfecta nos coupures.
Le second était rempli d'une crème violette qui sentait la lavande.
A peine appliqué, nos blessures commençaient à cicatriser.
Alors, c'est vrai ? Vous êtes une sorcière ?
Une sorcière ?
Elle est bien bonne, celle-là.
Mais nos plaies, comment vous avez fait ?
J'ai juste utilisé les bonnes plantes.
Plus personne ne sait comment faire de nos jours.
Moi, si ! J'ai même ma petite réputation dans le monde des herbouristes.
Et vous habitez où ?
J'ai une maison un peu plus loin dans la forêt.
C'est là-bas que je fabrique toutes mes potions.
Que diriez-vous d'une petite visite ?
L'invitation était trop belle pour être refusée.
On marcha un moment à travers la forêt.
L'herbouriste s'appelait Mme Flavour,
héritière d'une dynastie qui étudiait le pouvoir des plantes depuis des millénaires.
Après avoir suivi un sentier de terre,
on déboucha dans une clairière parsemée de plantes et de fleurs innombrables et colorées.
Ce trésor végétal abritait une humble maison en bois patinée par le temps.
Des rosiers grimpan couraient sur toute la façade.
On entra dans une vaste pièce qui avait tout d'une cuisine de sorcière.
Elle était baignée dans un nuage de vapeur au senteur enivrante.
Partout, c'est allé des chaudrons noirs blottant, des bouillois refumantes, des machines cliquetantes.
Des tuyaux couraient sur le plafond et sur les murs comme du lierre.
Mme Flavour sortia au milieu de ce drôle de bazar comme un enfant dans un magasin de jouets.
Elle renifla le contenu d'une grande marmite,
trempe à une cuillère dans une casserole pour goûter une sorte de slime marron,
puis se dirigea vers une machine qui sifflait bruyamment et tremblait dangereusement.
Elle tourna une volée de poignée, appuia sur une dizaine de boutons et la machine se calma.
Son robinet laissa échapper quelques gouttes vers clair dans un petit pichet en métal.
C'est ici que j'expérimente, teste et repousse les limites de mes connaissances.
Venez, je vais vous faire visiter le reste.
On emprata une petite porte pour entrer dans une deuxième pièce aussi vaste que la précédente.
Les plantes récoltées y étaient entreposées dans des grandes cuves transparentes.
Dans la pièce suivante, encore plus vaste, Mme Flavour nous présenta son fils et sa grandante.
Il mettait beaucoup de cœur à l'ouvrage, à broyer et piler des plantes et des graines.
L'herboriste nous conduisit enfin dans une dernière salle, démesurément grande.
Une machine gigantesque s'y dressait, une montagne de métal luisant, des tubes en verre la parcouraient de tout côté.
À ses pieds, un hommager qui semblait très costaud et une jeune fille magnifique portait des tablettes blancs de chimiste.
Il consultait un livre gigantesque et très épais comme un grimoire.
Excusez-moi Mme, mais votre maison me semble bien plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Disons que dans ma famille, on a le chic pour optimiser l'espace.
On utilise le moindre coin et recoin, mais passons à la chose la plus importante, la plus secrète, la plus fabuleuse.
Un endroit auquel très peu de personnes ont eu accès, nos archives.
On passait une nouvelle porte pour découvrir une pièce avec des milliers de flacons, de peaux et de livres,
alignés sur des étagères qui formaient un dégradé de couleurs infinies.
On écoutait Mme Flavour, nous parler avec passion du pouvoir des plantes, des potions capables de réveiller des souvenirs,
de faire repousser un bras ou de calmer des dragons en furie.
Elle nous partagea aussi sa peine d'avoir vu disparaître les essences nécessaires à leur préparation.
Pour conclure cette incroyable visite, elle nous invitait à la suivre dans la clairière qui entourait sa maison.
Elle nous offrit un petit carnet, comprenant deux recettes.
Celles de la potion avec laquelle elle avait désinfecté nos plaies, et une autre pour nous aider à cicatriser plus vite.
Les autres pages nous servirent d'herbiers pour y placer un exemplaire des plantes nécessaires à leur confection.
Une fois l'exercice terminé, il était l'heure de rentrer.
Elle nous a raccompagné jusqu'au chemin que nous avions emprunté pour arriver.
Suivez ce sentier, vous rejoindrez votre parc en un rien de temps.
On l'a remercié pour cette grande journée en lui promettant de ne rien oublier.
On se mit en route, et après seulement trois petits pas, on se retrouva à l'entrée du parc, comme par magie.
J'espère que cet épisode d'un été incroyable vous a plu.
Une activité à télécharger accompagne cette histoire.
Le lien de téléchargement se trouve dans les notes de l'épisode, ou sur tellming.com.et
T-A-L-E-M-I-N-G.com.et
Retrouvez la suite des aventures de Lana, Ilyes et Arthur, jeudi prochain.
Cet épisode a été écrit par Mathieu Genel, Karine Texier et Arnogillou ont raconté.
Olivier D'Enchaim l'a illustré, Chris Dosson, Abel Chéré, Montagé Mixage, Celscien Langlois.

Episode suivant:


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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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