#69 — Hautes montagnes en bas âge, avec Alizée Conraud

Durée: 57m8s

Date de sortie: 28/06/2023

L’arrivée d’un enfant dans une famille signe-t-elle forcément la fin de l’aventure ?


Pour Alizée Conraud, devenir mère ne signifie pas devoir renoncer au voyage. À la naissance de sa fille Ariane, l’enseignante décide de se lancer avec son mari dans une nouvelle aventure : traverser les Pyrénées sur 900 km avec leur bébé de 9 mois sur les épaules.


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🎙  Un épisode réalisé par Thomas Firh, assisté par Nicolas Alberty. Le récit a été présenté par Clémence Hacquart, la musique est composée par Nicolas de Ferran. Chloé Wibaux, s'est assurée du montage et Antoine Martin du mixage.

🤝 La saison 6 des Baladeurs est soutenue par Columbia.
— 

Plus d'infos sur l'épisode :

L’arrivée d’un enfant dans une famille signe-t-elle forcément la fin de l’aventure ?

Avant la naissance d’Ariane, Alizée Conraud et Jérôme Audoux ont des convictions fortes : continuer les randonnées, les bivouacs et les périples à vélo avec leur progéniture… Pour éviter la routine du quotidien, transmettre leur passion du voyage et profiter d’une vie d’amour et d’eau fraîche, loin des tumultes de la ville.

Mais quand vient l’heure de s’engager sur les sentiers, que la mécanique des couches, de la nourriture et des nuits difficiles s'ajoutent au dénivelé et à la météo, les certitudes s’évaporent. Comment tenir la distance ? Comment ne pas douter aussi devant les injonctions à la parentalité parfaite que la société a placée sur leur route ?

En partant avec un bébé sur le dos pour 900 kilomètres à travers les Pyrénées, le couple va tenter de trouver ses propres réponses, non sans faire quelques détours en chemin…

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L'arrivée d'un enfant dans une famille signe-t-elle forcément la fin de l'aventure.
Avant la naissance d'Ariane, Alice et Conrot et Gérôme Odou ont des convictions fortes.
Continuez les randonnées, les bivouacs et les périples à vélo avec leur progéniture
pour éviter la routine du quotidien,
transmettre leur passion du voyage
et profiter d'une vie d'amour et d'eau fraîche, loin des tumultes de la ville.
Mais quand vient l'heure de s'engager sur les sentiers,
que la mécanique des couches, de la nourriture et des nuits difficiles
s'ajoutent aux dénivelé et à la météo,
les certitudes s'évaporent.
Comment tenir la distance ?
Comment ne pas douter aussi,
devant les injonctions à la parentalité parfaite,
que la société a placé sur leur route ?
En partant avec un bébé sur le dos pour 900 km à travers les pirénées,
le couple va tenter de trouver ses propres réponses,
non sans faire quelques détours en chemin.
Qu'est-ce que vous avez fait pour les enfants ?
Si on ne veut pas partir à l'aventure, on trouve toujours un prétexte.
On trouvera que nos enfants soient trop jeunes,
soit trop âgés, soit que c'est l'âge de l'apprenciage de l'électure
ou bien qu'ils sont ados.
Finalement, ça c'est nos peurs,
c'est ce qu'on projette sur eux, sur nous.
Et en réalité, il n'y a pas vraiment d'âge idéal.
Il n'y a que notre volonté propre qui en cause là-dedans.
Et que si on se sent que c'est la manière dont on va être épanoui,
les enfants sont aussi le miroir de ce qu'on est en train d'être humains
et qu'en fait ils vont nous le renvoyer.
Et ça va être comme ça un cercle très vertueux.
Il n'y a pas de bons prétextes à ne pas partir à l'aventure.
Dès le début, on se prenait des remarques de nos proches
qui nous disaient, vous revenez de Cordillard des Andes
et vous verrez, le jour où vous aurez un bébé,
ça profiterait bien parce que ça sera fini,
ça sera terminé vos petites aventures.
Et on rigolait intérieurement parce que j'étais enceinte déjà.
C'est un truc qui nous a un peu forgé.
J'ai remet moi où on s'est dit,
on va faire un pied de nez un peu à toutes ces réflexions
et à ce fouleur que nous met la société sur les parents.
Il faut rester à l'intérieur,
il faut pas mettre son enfant au soleil,
il faut pas l'amener en altitude.
On était déterminés à se dire que quand on sera parents,
on prendra un temps off pour apprendre à connaître notre enfant
et pour l'avoir grandir en dehors de la rue juste à côté de chez nous
et les aires tourent au parc et voilà quoi.
On a eu comme projet de partir avec l'eau vers l'Iran,
cantaarienne au récit mois.
En se disant comme ça, il aura tous ces vaccins, de près,
on part tranquille, c'est OK.
Vers l'Iran, parce que tous les cyclos nous ont dit
c'est le pays qu'il faut absolument visiter.
Ça revenait plusieurs fois,
à chaque fois qu'on interrogeait des cyclistes sur l'Est.
On était déterminés à se dire c'est là qu'on va aller.
Les premiers mois avec Ariane, on était très heureux
parce qu'on se dit qu'on espère qu'elle n'aurait pas de problème de santé majeure
et que tout se passera bien.
On était très content, on la regardait,
on ne laissait pas nourrir tous les jours, etc.
Mais elle avait quand même un souci, c'est qu'elle avait les RGO.
C'est un reflux qui fait que ton enfant,
il pleure quand même de nombreuses plage horaires dans la journée
et qu'il a besoin d'être porté, qu'il a besoin de faire des tours, etc.
Donc c'était quand même pas de tout repos et on avait hâte de partir.
On a décidé de partir en voyage le 1er avril 2020
et on s'est dit si jamais on ne peut pas tenir la date,
ça fera un gros poisson d'avril.
Ça a été totalement le cas,
puisque 15 jours avant, on se fait confiner.
Et là on se dit que quand ça arrive,
on se dit que c'est vraiment une blague,
ou quoi, c'est quoi ce virus,
ça fait très science-fiction, etc.
Et en plus ça arrive.
Puis le moment où on s'était dit c'est bon, c'est parti.
Et ça nous a fait un peu la douche froide,
mais au fond de nous on n'était pas désespérés,
on se disait que ça va durer 15 jours
et puis on repartira et puis on sera encore mieux préparés.
Et en fait ça s'est prolongé plusieurs mois.
Et là on était dans un 35 m², tous les trois.
Et on avait un couvre-feu à 18h,
donc c'était tout ce qu'on n'avait pas imaginé qui était apparu.
Et on s'est dit, finalement, l'aventure a commencé à ce moment-là.
On s'est dit finalement c'est notre camp de survie,
c'est plus difficile pour nous d'être à l'intérieur d'un appart
et de gérer notre petite...
Donc c'était quand même pas de tout repos
et on avait hâte de partir.
On a profité du confinement
et vraiment pour préparer notre voyage
et en fait finoler tout notre matériel
parce qu'on n'est jamais trop près en voyage
et on n'est jamais trop près à avoir un enfant
et encore moins un enfant en voyage.
Donc dès la maternité, on l'a habitué à une méthode
qui s'appelle la méthode Hachani
qui permet à l'enfant d'éliminer
tout ce qui est déchet organique de manière naturelle
et donc entre deux champs, on lui proposait
et dès la maternité, en fait, elle a pris ce truc-là
et ça c'était déjà la préparation pour nous de l'aventure
et on était déjà dans un truc pas tout à fait classique.
Et ensuite, il y avait l'étape couche-la-vapes,
ça c'est pareil.
Dès la maternité, on s'est dit
on veut quelle soirée on couche-la-vapes parce que c'est important
parce qu'on ne va pas transporter des déchets
sur des centaines de kilomètres
ou bien pendant cinq jours de randonnée.
Donc on avait préparé ça et c'était tout anticipé
et du coup c'était déjà pour nous un challenge
de gérer toute cette logistique-là.
Et ensuite, il y avait aussi l'allaitement
qui était un gros point très important pour moi
parce que en fait, j'avais été empoisonné à l'eau
quand on était encore d'Irdes-Andes
et je me disais je ne veux pas que Ariane ça lui arrive.
Donc si on est en pénurie d'eau et que je sens pas l'eau
qu'on doit récupérer dans les cours d'eau, je veux pouvoir l'allaiter
et aussi, si nous manquons un petit peu de nourriture un jour
avant le ravitaillement,
bah du coup, elle aura de quoi manger.
Pendant le confinement, on partait faire des footings
tout autour de chez nous
et donc dans les fameuses une heure,
on faisait, on dessinait comme un trèfle à quatre feuilles
autour de chez nous pour rester dans le rayon d'un kilomètre,
on partait donc une heure de temps pour notre footing quotidien
en poussant la cariole et on se passait la cariole l'un et l'autre
et en fait au fur et à mesure des jours qui passaient,
on se rendait compte qu'on avait un bon entraînement
et qu'on récupérait une bonne caisse et qu'on se disait
bon bah c'est jamais on est confiné au niveau national
et qu'on est bloqué par les frontières.
Finalement, on ne fera pas un tour de France à vélo,
on sera sur les routes, il n'y aura pas forcément quelque chose
inéteint celle pour nous à être là.
Donc on s'est dit qu'on partirait peut-être
sur une autre aventure qui serait plus engagée, qui serait en courant.
Et puis en continuant la conversation, on s'est dit
mais non en fait ça va pas le faire, en courant on va avoir trop de goudrons.
Donc c'est pareil, on risque d'avoir une blessure
et si on allait pas marcher et traverser les pirenés,
parce que c'était la rando majeure qu'on s'était réservé en se disant
bon bah maintenant qu'on a Ariane ce sera pour la retraite quoi.
Parce qu'on n'a jamais vu de gens partir avec leur bébé
sur le dos sur une itinérance aussi longue avec Bivouac et Pau Pote quoi.
Parce qu'on est nettoyés aussi, on rangait un petit peu notre cave etc.
et en fait on était retombés 3 jours auparavant
sur des cartes topos donc avec toutes les courbes de niveau
de la traversée des pirenés.
Et en fait on les avait remontés dans l'appartement pour les regarder
et c'est un peu à partir de là aussi qu'on s'est dit mais pourquoi pas.
Le fait que ce soit un peu de l'inédit,
ça nous aura encore plus motivé à se dire
à ce moment là où on était vraiment emprisonnés on s'est dit
mais en fait ça fait encore plus sens de faire un truc proche de chez nous
et qu'il n'y a pas vraiment été fait quoi.
Le fait de passer d'un projet vélo à un projet rando
ça implique un tri drastique dans le matériel qu'on prend avec soi.
À vélo en fait on peut se permettre tout ce qui n'est pas nécessaire
mais qui est confortable, on peut se permettre d'avoir
pourquoi pas une cafetière, pourquoi pas une petite chaise pliable,
pourquoi pas un livre et en fait en rando c'est
et surtout avec un bébé il fallait faire rentrer tout notre matériel
donc nos huit sacoches dans un seul sac de rando.
Parce que l'un de nous portait à Ryan avec les sacs de couchage
sous son assise et l'autre portait absolument tout le reste.
Et donc tout le reste ça comprenait donc l'alimentation.
Tout ce qui est pot-pot, bivouac et les vêtements pour trois.
Ce qui a de particulier c'est que Jérémie Mement fait à peu près la même taille
donc on a la même corpulence donc finalement c'était normal d'avoir
à peu près le même chargement.
On a été à l'équité et l'égalité totale entre nous.
Avant de partir on n'a pas d'idée très précise de ce qu'on va faire
on sait qu'il existe trois itinéraires donc le GR10 côté français,
la HRP, la Haute Route Pyrenéenne qui passe par les cimes
et le GR11 côté espagnol qui est plus au sauvage et qui demande un peu plus d'autonomie.
Et on se dit qu'on va partir sur un itinéraire plutôt simple
et on verra au fur et à mesure et on passera en HRP si ça nous dit.
Et donc pour nous voilà on part sur le GR10 et on va voir au fur et à mesure
et on se dit qu'on verra bien au jour le jour.
Et on a comme objectif et ligne de mire d'arriver de l'autre côté des Pyrenés
et d'atteindre l'océan mais en fait on se dit quand même que c'est un sacré challenge
et qu'il y a beaucoup d'obstacles à passer
et qu'il y a de grosses probabilités qu'on s'arrête en choix.
On cherche avant tout l'isolement, on cherche le sauvage un peu
tout ce qu'on trouve pas dans notre quotidien
et on cherche surtout la liberté parce que ça allait à l'opposé complètement
des deux mois qui ont précédé où on était enfermés dans notre petit appartement
on sentait tout sauf libre et du coup c'est exactement l'opposé qu'on allait chercher dans les montagnes.
Le 9 juin 2020 on décide de partir à l'aventure.
Toute la nuit je me dis est-ce qu'on est pas en train de faire une bêtise ?
Est-ce qu'on va être capable ? Ça m'ouline dans ma tête toute la nuit
et j'avais pas vraiment à fermer l'oeil et je regarde les feux de véhicules passés
comme ça au loin à travers la fenêtre.
J'ai peur que Ariane ait froid, j'ai peur qu'elle tombe malade.
Je m'inquiète pour elle en fait.
Et je me dis j'espère qu'on va pas la mettre mal, qu'on est responsable
et que ce qu'on fait c'est réfléchi et je ganverge
et je me dis de toute façon maintenant on va purculer.
On en rêve depuis plusieurs mois donc c'est parti et c'est demain.
Et puis de toute façon je me dis t'inquiète pas, si ça le fait pas on fera demi-tour,
ce n'est pas très grave.
Et donc le lendemain matin je me lève et je regarde Jérôme avec un grand sourire au lèvre
et je lui dis ça va t'as bien dormi et lui il a fait super bien dormi.
Puis hyper à fond je regarde ma montre toutes les deux secondes je me dis
faut pas qu'on loupe le tram parce que derrière il y a le train et le train
il n'y en a pas toutes les heures et il va jusqu'à Perpignan, Bagnuls,
là le départ faut pas qu'on se loupe.
Cette fois-ci on n'a pas pu partir le 1er avril, c'était déjà un bel imprévu
donc cette fois-ci il faut qu'on y soit.
On pack notre porte bébé.
En gros moi c'est la première fois que je m'étis sur les épaules
et je me rends compte à quel point il est ultra lourd.
Jérôme prend le sac de rando sur le dos et en fait on part direction le quai du tram
pour pouvoir récupérer la gare.
Et arriver en gare on était une heure en avance
et pareil on regardait leur loge de manière ultra frédéciée quand ils disaient
c'est bientôt, c'est maintenant.
On entre dans ce train qui est en fait le train que je prenais tous les jours
pour aller au boulot quand j'étais professeur des écoles.
Et ça me fait trop bizarre.
Je me dis bon ben aujourd'hui en fait je vais pas au boulot,
je vais peut-être partir sur l'aventure, pas de ma vie mais sur une belle grosse aventure.
On est là avec les masques, c'est le début du renouveau pour tout le monde,
tout le monde recommençait à sortir tranquillement.
On se regarde un peu de côté avec les différents passages du train
et à un moment il y a un jeune homme qui vient s'installer en face de nous
et qui nous demande ce qu'on va faire avec nos énormes sacs.
Et du coup on lui explique.
Et avant de partir il nous dit ben un bon balade et ça nous fait sourire
et on se dit on va le prendre comme ça en fait,
on va faire comme si c'était une balade.
Et c'est parti quoi.
On sort du train, on passe la porte pour sortir
et je vois mon chapeau qui s'envole et il y avait énormément de vent sur la côte
et au loin il y a les pyrénées qui se découpent dans le ciel
et le ciel au-dessus de nous il était noir et on se fait wow.
Ça commence maintenant, on est déjà dans l'ambiance quoi.
Moi j'avais une pointe de doute quand même à l'intérieur de moi,
je me disais wow ça va être quelque chose.
Et quand même avant de partir je me suis dit je vais quitter ma mère,
ma mère méditerranée, l'endroit où j'ai l'habitude d'aller baigner etc.
Donc je suis allée quand même plancher dans la mer de manière très symbolique
pour me dire peut-être que dans quelques mois je serai de l'autre côté
et je pourrais me baigner dans l'océan et on verra bien.
Après être baignée dans la mer, on prend la direction des montagnes.
Juste avant on fait la photo légendaire devant le panneau GR10
qui en général le panneau où les gens arrivent en fait
et non on fait au départ donc on pose devant le panneau
et moi je regarde tous les gens dans la rue, au café etc.
et je me dis j'aurais tellement les interrogé faire comme un micro trottoir
pour me donner du courage et pour leur demander s'ils ne trouvent pas ça complètement déraisonné
de partir avec un enfant sur cette traversée-là
parce qu'eux ils sont au pied des montagnes et les pirenés ils connaissent quoi.
Et je me dis non mais c'est maintenant de toute façon faut qu'on y aille
donc on va pas perdre de temps et let's go c'est parti.
Et quelques mètres plus haut en fait on s'est dit qu'on ferait notre ravi-tô sur place
on trouve une supérette et on commence à faire notre ravi-tô
et au sortir du magasin on commence à enlever tout les sur-emballages etc.
et à quitter notre sac pour que tout rentre.
Et là c'est vrai là on se dit ça y est c'est parti c'est déjà commencé
on est programmé là dans notre tête et on se dit c'est bon.
Et donc là on part avec le vrai poids sur les épaules
les bouteilles d'eau remplies et on est vraiment là parée pour le départ.
Rapidement on se retournant on a un point de vue impronable en fait
dans la première journée on a fait plus de mille mètres de dénivelé
et donc on arrive sur un point mais absolument magnifique sur la mer
et on commence l'aventure là.
On sait qu'on part sur un incinéraire qui va faire entre 700 et 900 km
et qui va comporter entre 50 et 70 km de dénivelé positif
et on sait pas trop par où on va passer mais on sait que c'est grosso modo c'est ce qu'on va suivre
du coup on estime à peu près une durée d'environ 2 mois et demi, 3 mois pour la traverser.
Et à rien à ce moment là elle a 9 mois et dedans
et on se dit wow ça veut dire que quand on va arriver elle va avoir un an quoi
et si ça se trouve elle saura marcher parce que jusque là elle est à 4 pattes comme un mouli
donc on se dit ça fait une grosse fenêtre temporelle à l'échelle de ce petit individu
et donc elle va passer comme un quart de sa vie là sur les sondiers.
On est arrivé au premier col ce jour là, ça commence à souffler sérieux
le vent en sortant du train était déjà important, en arrivant au col il était d'une bonne intensité
et on se dit on visualise à peu près où est-ce qu'on risque de mettre notre bivouac
et donc on est encore plus haut, là on a encore 400 mètres de dénivelé positif à parcourir
et on se dit bon bah d'ici là on espère que la tombée de la nuit va faire son effet
et que le vent va diminuer.
Au moment où on arrive à l'endroit on se dit qu'on va poser notre bivouac
là le vent c'est un vent à décorder les bœufs, on avait les chapeaux qui s'envolaient
on était en train de se tenir mutuellement pour en marcher
et on se dit wow mais où est-ce qu'on va mettre la tente pour voir bivouac
alors on a l'habitude de trouver le meilleur spot de tente
alors on met nos antennes en mode on et on regarde tout autour de nous
et puis on voit qu'il y a quand même des gros rochers qui peuvent nous abriter
donc on commence à s'approcher etc. on se dit ça pourrait être là, là c'est assez plat
c'est toujours une grande organisation, on aime beaucoup ça de trouver notre lieu de bivouac pour la nuit
donc on est là, on regarde, on étudie, on analyse
et à un moment où on détourne un rocher on aperçoit un tout petit abri
et il y a écrit refuge de Tommy, il y a l'air d'avoir quelque chose là
on passe par une toute petite trappe qui est avec une fenêtre à bayonet comme ça
et on se faufile comme par une chatière et en fait on arrive dans une toute petite grotte
et dans cette grotte là il y a une paillasse de 2 places, justement 2 places, parfait pour nous
et on se dit bah c'est parfait on va passer la nuit là
après quand on se retourne dans la toute petite grotte
on se rend compte que c'est hyper claustrophobie dans un
il y a une petite verrière qui a été masonnée entre les rochers
et à travers laquelle on peut voir l'extérieur donc ça c'est très agréable
mais on vous entend le vent qui s'y fiffent comme ça à travers la verrière
on regarde au-dessus de nous, il y a donc la roche, on se dit wow cette nuit
il va falloir se réveiller d'un coup parce que sinon on va se fendre le crâne en deux
et à rien en fait elle est sur la paillasse on boit et puis elle bâblie
elle regarde à gauche à droite et elle allait bien donc on se dit bon bah ça va le faire
si elle allait bien en plus elle aura pas froid on va pas tordre nos arceaux c'est nickel
cette première nuit elle est à l'image de toutes les autres
celles qui ont été d'abord quand on était confinés puis plus tard
c'est à dire que la nuit elle est fragmentée
elle est divisée en nombre réveil pour moi pour aller chez Ariane
et le lendemain matin quand je me réveille et que je me rends compte que j'ai au moins
dix-haine de réveils cette nuit là je me dis mais comment est-ce que je vais avoir
l'énergie pour encaisser toutes les journées qui vont suivre et comme ça sur la longueur
parce que ce qu'on s'est dit qu'on allait faire c'est pas du tout de la performance
c'est de l'endurance quoi et il va falloir tenir au long cours donc il va falloir se ménager au fur et à mesure
et trouver des solutions pour pouvoir avoir un rythme qui nous convient
le deuxième jour en fait on sait qu'on a déjà du travail dès le matin parce qu'on a des couches lavables à laver
on a les bouteillères remplir et on a une bonne journée de rando qui nous attend
donc on se dit ok maintenant il va falloir trouver une petite routine pour que ça fonctionne
ce qu'on faisait c'est que dès qu'on trouvait un point d'eau on lavait nos couches
et déjà on les faisait sécher comme ça en flux tendu parce qu'on les est partis avec comme six couches lavables
et du coup on n'avait pas plus pas moins on avait quand même pris huit couches jetables vraiment en cas de grosse urgence
si jamais il pleuvait ou si vraiment on n'arrivait pas à faire sécher nos couches
donc on avait quand même des sacs de rando en mode guirlande de noël
les guirlandes de couches lavables sur tous les côtés, les bouteilles d'eau à gauche et à droite
qui sortaient tapant de l'huile un peu de partout
le quatrième jour pour nous c'est le jour de la confirmation
en randonnée ça veut dire que ces jours on se décide si on reste dans la montagne
si on continue l'aventure ou bien si on se ravise
jusque là on se taisait, chacun on absorbait un peu nos sensations personnelles
et on en grandigait à l'intérieur de notre cerveau
et là en fait c'est un peu le jour où on fait un peu notre conseil familial
et on se dit alors tu penses que ça va le faire
et c'est sympa parce qu'on s'attend pas forcément à ce que dit l'autre et etc
et c'est rigolo dans cette communication de se dire ok toi aussi tu trouves que c'est cool
et c'est vrai qu'on s'est été fixé une seule règle en partant dans les pyrénées
c'était le confort
on se dit qu'on ne partirait pas au lendemain de notre zone de confort
on dit souvent qu'à l'aventure il faut dépasser cette zone de confort
et nous c'était le contraire
on avait certes l'habitude de la montagne mais on se disait il faut pas dépasser cette zone là
parce qu'il nous faut garder une marge en cas de problème pour Ariane
il nous faut pouvoir nous arrêter à planter l'attente
si jamais il y a un orage, si jamais elle est fatiguée, si jamais elle pleure
pendant plusieurs heures il faut absolument qu'on s'arrête
et qu'on la soigne, qu'on soit, qu'on soit, si soit avec elle
et donc en fait on est tous les deux d'accord pour continuer
et je dis à Jérôme, par contre moi ce serait cool que j'ai un petit peu une portion alimentaire en plus
parce que j'ai la lettre et donc ça vient puiser dans mes réserves
et c'est vrai qu'en plus avec les réveils de la nuit je peux bien qu'on rationalise la nourriture autrement
et il rigole puis il me dit oui t'inquiète bien oui bien sûr
ouais ça le fera, t'inquiète tu peux manger de carreau, de chocolat en plus
et en fait ça va jamais tenir ce truc là
tous les jours on se rassure à Nacha Crepa et on se dit ok tu vois là on a encore trois jours
et sur le saucisson il va falloir prendre un tiers, un tiers, un tiers
et ensuite ce tiers là on le recoupe en deux et on est toujours dans l'égalité au niveau alimentaire
on avait mis en place un rythme dès les premiers jours de marche
qui était de se faire une pause
et cette pause on l'a calé finalement tous les cinq jours
donc tous les cinq jours on avait un jour de repos
donc ça impliquait qu'on n'aimontait pas le bivouac ce jour là
et qu'en fait on trouvait une source de ravitaillement pour pouvoir manger en continue toute la journée
et là on se lâchait quand on était dans la vallée
Ariane la journée elle est au top en fait elle est tout le temps tout sourire
elle a fait de la nature son environnement
elle a eu aucun problème à s'adapter
et en fait à chaque fois que nous on va avoir un petit coup de mot
on va la regarder on va se dire ok ça fait sens
on est là on est avec notre fille
et en plus elle nous le rend bien elle a l'air d'être au top dans les montagnes
et c'est vrai que dès les premiers jours on va aller puiser un peu d'énergie dans son sourire et dans son regard
en se disant ok elle a l'air d'être ultra épanouie
donc finalement celle des fois qui nous donnait la clé pour persévérer
et se dire que ça faisait vraiment sens qu'on soit là où on était à ce moment là
et en fait les premiers jours donc elle va faire ses siestes en porte bébé
elle va très vite s'adapter à notre rythme de marche
et elle va aussi développer une petite motrice terrégolote
c'est à dire qu'elle va pas poser ses genoux au sol
donc elle se déplace comme Mougli pour épargner ses genoux, des rochers ou autre
et elle a cette petite démarche là comme ça de Mougli
où elle les fait sans l'air et elle fait le tour de la tente
et comme un petit suricates se relève un petit peu sur ses genoux
puis elle regarde à gauche et à droite puis elle continue son chemin
et elle construit ses repères en fait en même temps que nous
tous les soirs elle retrouve sa tente et puis elle a son environnement
elle se tue sur les mats là, elle a son petit livre en tissu
qui est son seul jouet qu'on a emporté
ça suffit à son bonheur, on se dit en fait finalement
on a besoin de pas grand chose pour l'épanouissement d'un enfant
quelques pierres, trop brindères et voilà
c'est vrai qu'en la regardant on se dit mais à quel point
l'instinct animel revient très rapidement pour les enfants
et puis comme pour les adultes, plein de fois en fait à travers cette traversée
je me suis sentie hyper proche des animaux que je croisais
c'est hyper bête à dire mais c'est vrai que même quand vous voyez les estifs
il y avait des brebis et puis un petit agneau qui venait t'éter
je me disais en fait on fait tellement partie de cet environnement là
puis on vit tellement les mêmes trucs
les jours suivants ça déroule au niveau de la rando
on prend nos marques, on se rend compte qu'on arrive à gérer
le dénivelé qui s'impose de jour en jour
et qu'on a un bon rythme donc niveau physique
on arrive à trouver notre compte, à être bien rythmé
donc ça le fait, on se dit que ça va fonctionner
par contre niveau mental en fait tous les soirs
on n'arrête pas de se disputer sous l'attente
on se dit pousse toi un petit peu, attends
est-ce que tu peux me passer de l'eau ?
moi en fait j'allais toute la nuit et donc c'est sématiquement
je disais j'ai remet tu peux pas préparer l'eau là
c'est le minimum que je te demande et lui derrière est renflé
juste après ça te réveillait dans la nuit
il se mettait à renfler et moi j'allais être là dessus
et puis après j'arrivais pas à me rendormir
et puis du coup je disais des coups de coude
et je disais mais tu veux pas quand même m'aider
ou en tout cas pas enfoncer le truc en renflant à côté de moi
la relation se tende en fait la nuit
et vraiment on se dit
elles étaient déjà, comment dire, la nuit
c'était toujours un peu du tac au tac quand on était en appartement
à se dire bon ben
à chaque réveil en fait tu prends un petit peu
un coup de barre sur le front quoi
à dire ok c'est reparti, encore un réveil
ok il faut l'orgérer etc
et avec la fatigue de la journée de rando
ça s'est intensifié quoi
je prends un double coup de barre dans la tronche à chaque réveil
et c'est vrai que ça c'était pas évident à vivre
et donc régulièrement comme ça
on se piquait en fait
on se sensait des pics sous la tente
on va de...
oui mais qu'est-ce que tu veux que je fasse
dire me disais mais si tu veux arrêtes d'allaiter en fait
si...
si...
si d'arrives pas
si c'est trop etc
et moi je disais mais non
ça fait partie notre programme
faut qu'on puisse
faut qu'on puisse subvenir ses besoins
n'importe quel moment
donc non je vais pas arrêter de l'allaiter
et puis il me met pas la pression en plus
j'ai dit de toute façon elle va se réveiller
et ça va être pareil
on va être au biberon et voilà quoi
c'est vraiment ces moments de friction
qui sont intensifiés les premiers jours
le 8ème jour on part
et on se lève pour la première fois à 5h du matin
à 6h on est parti
on a plié le camp
on est très fier de nous
parce qu'il y a un orage qui se prépare pour la fin de matinée
et donc on a repéré sur la carte
une petite cabane
et on se dit la cabane est pinataille
c'est là qu'il faut qu'on aille
et qu'on la rejoigne le plus rapidement possible
avant l'orage
donc on met le cap sur la cabane
on avance bien
on arrive à la cabane dans les temps
et en plus sur la route
on a réussi à faire une cueillette de girole
donc on se fait notre petite poilée
comme ça
trop tranquille
et
arrive ce moment-là
où gérôme refait un point
comme le 4ème jour
et là gérôme dit
par contre
faut qu'on reparle de hier soir là
c'est plus possible
tu peux plus me parler comme ça
sous la tente
tu peux pas me
me faire culpabiliser
et tout
dans la nuit
si je vais ouf ou quoi
c'est pas possible
moi je peux pas continuer comme ça
là il me dit
moi je veux arrêter
on peut pas
tendre nos relations
jusqu'à ce qu'on arrive
à un impasse
et à se remettre en cause notre couple
si on est parti faire cette aventure
c'est pour profiter en fait
et c'est vrai que
sans m'en apercevoir
c'est exactement là où on allait
on allait vers vraiment
des moments de friction
on s'éloignait de plus en plus
on faisait plus de tout couple
on faisait équipe la journée
et la nuit
c'était un peu la guerre
je reproche à gérôme
de mieux dormir que moi
de récupérer d'énergie
alors que
arianne me pompe
vraiment dans mes réserves
énormément d'énergie
lui
à ce moment-là
il va me répondre
et c'est vrai
il est toujours au taquet
au niveau de la préparation de la popote
au niveau du montage de l'attente
parce que c'est vrai que
quand on arrive le soir
moi je suis encore en train d'allaiter
arianne on a sort du port de bébé
elle se réveille
elle prend un petit
une petite tétée
et après elle repart gambadée
et donc en fait à ce moment-là
elle me dit
ben écoute
tu vois
je suis pas un tyrophlan
on regarde
ça c'est moi qui le fais aussi
je l'assume aussi
j'anticipe les repas
ensuite
s'il faut
je vais faire la petite vaisselle
etc
et c'est de te reposer
et
le seul truc
dont on se rencontre rapidement
c'est
qu'on est toujours tous les deux
dans l'action
et qu'arianne en plus
il faut pouvoir
avoir toujours un œil dessus
et qu'on n'a pas vraiment
l'opportunité de faire une sieste
et de se reposer
puis
on avait parlé de notions de confort
mais
je lui dis
mais jérôme
tu te rends compte
que
moi j'allais être la nuit
c'est moi qui me réveille
qui reste 20 minutes
à chaque fois à éveiller
donc si moi je sens que ça peut le faire
et qu'on peut continuer
j'ai envie de te dire
on y va quoi
et il me dit
mais non mais on a dit
que le confort va être ici proche
et donc ça monte un peu
comme ça
on se dit
on fait quoi
et
on verra bien demain
demain il y a le canigou
sur notre route
si on arrive au sommet du canigou
on n'a qu'à se dire
qu'on peut continuer
quelques jours de plus
on se pose ça un peu comme un ultimatum
en se disant
soit on fait
c'est qui tout double
soit on continue à partir de ce point là
soit on fait demi tour
on est en train de faire revenir
nos petites g-rolls
dans la poêle
et
il y a des randonneurs
qui commencent à arriver
ruise selon
et
ces randonneurs
nous racontent
leur péripétie de la journée
ils nous disent
on s'est pris l'orage
on est arrivés par ce coin là
et il y avait des vaches sur le chemin
puis moi ça me fait ultra peur
les grandes de vaches
donc du coup
j'ai dû faire
on a fait un détour
mais en fait en faisant le détour
on s'est perdu
donc on a rajouté une heure
à notre itinéraire
puis on n'est pas du tout expérimenté
franchement
je sais pas ce qu'on fout là
mais vous avez une idée
d'où est-ce qu'on pourrait aller après
etc
et donc là en fait
on des dramatiques vachement
vachement nos petits problèmes
et on rigole ensemble
avec ces gens-là
arrivent ensuite un autre randonneur
qui lui a décidé de traverser
toute la France
en écharpe et à pied
et donc lui il nous dit
bon bah
il avait un projet un peu équivalent
aux neutres
avant le Covid
d'aller jusqu'en alzace à pied
et on se dit
ok donc
on est pas les seuls
et ça fait du bien aussi de se dire
ok
on est pas les seuls à cette mi-un challenge
et on peut poursuivre
rapidement je me rends compte
que de toute façon
on peut pas se faire un transfert d'énergie
on a pas de super pouvoir
et donc il va falloir qu'on
que je fasse 100
et que je prenne sur moi
et qu'en fait je me dise
qu'il me remet face à la réalité
que c'est mon choix aussi d'aller t'es
et que malgré toute la bonne volonté qu'il a
je pourrais faire ce chemin que seul
il pourra de temps en temps me tendre
une bouteille d'eau mais pas plus
et donc en fait à ce moment-là je me rends compte
que l'avenir de notre aventure
repose aussi beaucoup sur ces nuits-là
et sur mes capacités à les encaisser
donc le 9ème jour
on part sur un nouveau défi à relever
avec le canigou en ligne de mire
qui approche des 3000 mètres d'altitude
et on se dit que si on arrive au sommet
grosso modo c'est que
on a réussi à braver les obstacles
qui sont la météo, le manque de sommeil
nos petits égaux à nous
et donc on peut continuer
et donc c'est un vrai jour décisif
pour s'être traversé là
on part un peu dans la brume
il y a de l'eau comme ça là
partout qui ruit celle sur le chemin
parce qu'il y a eu un énorme orage la veille
il y a des petites toiles d'araignée
qui sont comme ça dans les buissons
avec des petites gouttelettes suspendues
c'est magnifique et nous on est là
et on est avec nos petites sandales
qui font splash splash j'enloue
on va partir donc direction le refuge des cortalettes
qui est au tout début de l'ascension
et arriver aux abords du refuge
en fait le refuge est noyé dans le brouillard
et c'est assez mystique
et quand on va pousser la porte du refuge
pour trouver quelqu'un qui peut nous en dire un peu plus
sur la météo de la Prémysie
parce qu'on n'a plus de réseau
et nous indiquer un petit peu
où est-ce qu'on pourrait passer
le meilleur isinéraire
et si on décide finalement
de continuer l'ascension
quelles sont les meilleurs astuces à connaître
et en fait là on tombe sur un guide de haute montagne
c'est le terrain de jeu
et qui déjà est très surpris de nous voir avec notre petite fille
parce que lui même a une petite fille
et du coup qui nous dit
mais vous allez vraiment traverser
jusqu'à l'autre côté des Pyrenees
et on lui dit
bah écoute là on est un peu en train de se poser des questions
mais a priori c'est le plan
et là en fait il trouve ça tellement merveilleux
qu'il nous dit bah écoutez alors
genre de ce que vous me dites
que vous connaissez de la montagne
bah alors vous pouvez tout tellement tenter le sommet
alors ce que je vous conseille c'est d'emprunter la crête des barbées
ensuite de passer le col
et une fois que vous aurez passé le col grosso modo
soit la météo émauvaisse
normalement l'orage devrait péter vers 13h
donc il me dit soit c'est mauvais
et vous redescendez vers la petite cabane d'arago
soit vous prenez la cheminée
et vous arrivez au sommet
et donc si vous continuez vers le sommet
il y a un endroit où il faut que vous déposez votre sac
et un endroit vous y allez en aller retour
donc n'hésitez pas à poser votre sac
Cybrien sous une pierre etc
tout le monde fait comme ça
et puis comme ça vous serez encore plus rapide pour arriver au sommet
c'est exactement ce qu'on va faire
on va suivre ses conseils
on part dans la montagne
on suit cette crête
qui a encore un peu recouverte de neige
et on croise un montagnard avec son cheval
qui a des branchages sur le dos
et qui allait ouvrir les sentiers
suite aux Covid qui avaient été un peu refermés
et là on se dit waw on est tôt dans la saison
et c'est vrai que la crête est encore toute brumeuse etc
et là c'est vraiment l'ambiance
donc on suit cette crête là
c'est très particulier parce que
au niveau de l'endroit
où normalement on voit le précipice
il y a des nuages qui viennent à pisser
donc ça fait un super bel effet
avec des nuages sur la gauche
puis sur la droite, un petit peu la neige
c'est assez irréel
on suit la crête puis on passe le col
et on arrive et on regarde quand même
très régulièrement au-dessus de nos têtes les nuages
comment ça se présente
et arrivé au col
il commence à bourruiner
on se dit bon maintenant on le tente
et je regarde Jérôme et il me dit
ouais ouais on le tente c'est parti
et donc là on décide de changer de chaussures
on était en sandale, on met notre basket de trail
et en fait rapidement on va trouver une cache
pour mettre notre sac
et on va partir donc sur
cette seversant très minérale
très hoque
qui se découpe comme ça dans le ciel
et qui est encombrée par plein de nuages
et on ne voit absolument pas le sommet
donc là à ce moment là
moi j'ai le téléphone dans la main
et je m'oriente
et je dis à Jérôme
il reste plus que 400 mètres, 300 mètres etc
et Jérôme lui il portait rien sur le dos
il est en amont
et moi j'essaie de rester juste derrière ses jambes
au cas où s'ils zippent un peu
et en fait non il passe très bien
les cailloux sont vraiment bien humides
donc on fait très attention à chacun de nos pas
et on avance comme ça progressivement
j'ai arrivé sur le canigou par la cheminée et assez engagé
donc on commence à poser les mains
et moi je regarde
donc souvent et très régulièrement
et le ciel et mon téléphone et nos pieds
et ce que je vois
si je vois apparaître le sommet
très rapidement je vois qu'on gagne en altitude
on perd en distance
mais qu'en fait on voit toujours pas le sommet
donc je me dis mais ça a l'air d'être
waouh encore loin quoi
de 100 mètres, 100 mètres
je me rends compte aussi que grosso modo ce que me donne
comme indication mon portable
c'est pas du tout de la distance
en réel c'est de la vie dénivelé
et donc on parcourt beaucoup plus en distance
que ce qu'on avait imaginé mais on continue
et on se fait confiance
on se dit que de toute façon si ce met à pleuvoir
un peu plus fort on refait demi tour et puis c'est pas grave
arrivé au sommet on a zéro vue
c'est totalement bouché
on a eu bien imaginé qu'on n'avait pas voire la mer de là
mais finalement on y voit beaucoup plus clair dans nos pensées
là on se dit que c'est parti en fait
ça commence vraiment maintenant
qu'on est arrivé au-delà de ce qu'on imaginait possible
c'est-à-dire que non seulement on était sur le gér
mais en fait on a réussi à tenter un sommet
à monter et puis on va redescendre et ça va bien se passer
et en plus de ça, ça nous a énormément d'espoir
pour la suite
parce qu'on se dit que finalement
d'avoir réussi ce sommet
si on file sur le gér
habituellement sans
sans faire des quarts, sans faire de variantes
c'est dans nos capacités de pouvoir continuer
il suffit juste qu'on
qu'on trouve comme ça
des moments de repos très réguliers
et on y arrivera
si on n'a pas de blessure
en partant dans cette randonnée
on avait une réelle volonté de se détacher
de tout ce qui était matériel
à la fois de tout ce qu'on a
l'impression
qui est indispensable en tant que jeune parent
pour pouvoir survivre de la réalité
en fait on se rend compte qu'il y a un gros gap
entre ces deux mondes-là
et on se rend rapidement
on compte qu'en fait Ariane avec
3 brindères, un caillou
un petit jouet en tissu
elle est hyper heureuse
et que ça suffit
à l'endormir
à l'éveiller
et que dans les 3 premières années
d'un enfant
d'être tout simplement là en tant que parent
et de pouvoir aimer notre enfant
c'est un peu tout ce dont il a besoin
donc dans ce premier mois de randonnée
on a continué
donc sur le GRD
ça cheminait
et on a fait
au moment pour fêter les 30 ans de Jérôme
le plus haut sommet du coup
du DPO qui est le Carlit
et donc là c'était aussi une sacrée journée
la montée se faisait bien
on connaissait l'endroit, le lac des Bouillous
c'est absolument magnifique
il y a
les rhododindrons partout en fleurs
c'est
c'est pas été de lac
quand on prend de la hauteur c'est
absolument magnifique
et on va arriver assez rapidement
donc sur les Crétéricées
et de l'autre côté par contre la descente
côté nord elle est ultra engagée
le couloir il est
encrobré d'un gros nevet
et en fait à ce moment là le passage
va être assez délicat et encore une nouvelle fois
on va se rendre compte que
si on prend les choses de manière assez zen
on se concentre bien sur chacun de nos pas
en creusant des baignoires dans la neige
on arrive à progresser assez
facilement et que
toutes les années d'escalade et de montagne
avant nous servent à ce moment-là
au fur et à mesure de la randonner
je me rends compte que je viens à me reposer
en marchand, c'est pas du tout quelque chose
que j'imaginais pouvoir vivre
mais la journée
tout est planifié, organisé
je sais ce que je fais
je sais à peu près quand va être la pause
je sais comment organiser mon énergie
à quel moment faut que je sois concentrée
à quel moment je peux relâcher
la nuit c'est tout le contraire
c'est l'improvisation totale
je sais pas combien de réveils vont arriver
je sais pas si les tétés vont être longs
je sais pas si je vais réussir à me rendre en mire derrière
et rapidement
je me rends compte que
mentalement les journées me font du bien
parce que à la fois je fais un plein de paysages
donc j'en prends plein les yeux
je me dis que
c'est l'endroit où j'ai envie d'être
et où je mets panouillis et où je suis heureuse
et la nuit
c'est pas que je sois malheureuse sous la tente
mais c'est que ces nombreux réveils font que
je suis toujours dans l'expectative
et dans la douleur dès qu'il y a un nouveau réveil
et donc on s'habille tu jamais à la fatigue
et rapidement je me dis
finalement je me repose
je me repose la journée, je me repose en marchand
alors que
de manière très
anti-nomie
qu'on pourrait dire que c'est la journée où on fournit l'effort
et en fait non
c'est la nuit où j'ai vraiment senti que j'étais hors de
ma soûne de confort
et donc à la suite du carlit
ensuite on va
bifurquer
enfin on va passer en arriège
et donc là les dénivelé vont être
de plus en plus
important
et l'autonomie va être encore plus
engagée en fait
entre
deux ravitaillements on a eu parfois 5 jours d'autonomie
et on avait
calculé à un moment qu'il nous fallait
grosso modo 1 kg
par jour et par personne de nourriture
très calorique
ce qui impliquait que pour 5 jours d'autonomie
nous fallait plus 10 kg
rien que de nourriture
et on voit clairement
allourdir notre sac de manière de très conséquente
mais on va jamais
pouvoir atteindre ce côté de la nourriture
et donc vraiment perder du poids
donc vraiment ce premier mois
ça nous a forgé nos corps
à
ce qui vont être ensuite
pour la suite de la traversée
et sinon
on commence à prendre notre rythme
en fait c'est très routinié
on pense qu'il sait une routine en faisant
on ne peut pas faire
des trucs
sortir la poussette, aller au parc
à cette sérralle et on se retrouve en montagne
on a notre routine quand même
on a nos moments où on fait nos pauses
ou Ariane fait sa sieste
ou on va aller
faire des petits ravitaillements
tous les 5 jours
et en fait on prend notre rythme comme ça
et le premier mois passe assez rapidement
de voir Ariane
c'est pas de nous aller dans la montagne
je me dis que c'est exactement ce qu'on est venu chercher tous les deux
on est venu chercher
de la sérénité
on est venu chercher
aussi
à se trouver en tant que parent
à rencontrer notre fille
on la rencontre sous son meilleur jour
et on est tout content d'être là
on est heureux de se dire qu'on est au bon endroit
fur et à mesure de la randonnée
on trouve entre nous
un équilibre
qui est parfois en déséquilibre
qui est toujours mis en question
mais
sans trop parler
on arrive à rapidement
trouver notre confort
quasiment
à aucun moment on se rend compte qu'on a besoin
de reparler de cette notion-là qui était très précieuse
à savoir
est-ce que chacun d'entre nous
se trouve assez confortable
pour pouvoir continuer
et ça coule un peu de sources
les jours suivants sont assez faciles
on va entreprendre un sommet
par contre
qui va nous apprendre
à renoncer aussi
donc on pense partir
sur le néo-vielle
sur un 3000
et dans la journée
on prend un peu notre temps
et on va prendre trop de temps
quand on arrive à l'endroit on a décidé de déposer
une aile sac pour aller comme la fois précédente
en aller retour au sommet
on dépose effectivement nos sacs
on voit qu'il y a encore beaucoup de neige
qui occupe toute la partie semitale
et qu'il faut faire des pas très lent
et qu'à la descente il va falloir être très vigilant
et que si on veut redescendre
avant que la nuit tombe
et à un endroit
où on peut planter notre tente
donc un endroit où c'est pas en combré de cailloux
il va falloir encore marcher 2-3 heures
et ça on le prend vraiment conscience
après avoir déposé notre sac
et après avoir fait les premiers pas sur la neige
et en fait à ce moment-là
on va pour la première fois se dire
ok c'est pas prudent on renonce
là c'est pas ok de faire ça
parce que à la fois nous on va être trop fatigué
on avait déjà fait peut-être 15 km
avant
il faut pas qu'on se mette dans le rouge
parce que la blessure elle est possible
et puis c'est pas envisageable
de se blesser ici
donc c'est vrai que ça nous a appris aussi
à jauger
à ajuster un petit peu nos plans
et notre itinéraire au fur et à mesure
de la route
à la fin de la randonnée
on passe le BR
on arrive dans le pays basque
et les paysages se transforment
totalement
c'est beaucoup plus vallonné
les délivilés sont beaucoup moins
importants
et on se rend vraiment
compte que la fin arrive
moi je suis une grande émotive
et ça me fait vraiment
une dizaine de jours à l'avance
je préparais
je me préparais déjà mentalement à la fin de cette aventure
parce que je me rendais compte
que ce qu'on était en train de vivre
c'était grandiose, c'était assez unique
et qu'on ne revivrait jamais de cette manière là
parce qu'après
en fait
dans ces derniers jours
on prend conscience
qu'on est en train de finir
et que ce qu'on pensait être tellement irréel
ça avait pris vie chaque jour
et qu'on arrive à notre but
avant d'arriver je suis déjà nostalgique
de tout ce qui vient de se passer
et je n'ai pas encore digéré
tous ces mois
et je n'ai pas fait le deuil de la montagne
et je me souviens d'un moment très fort

elle arrivait à l'océan
il y a un carne géant
qui est sur un col
je vais me mettre à carrer ses les cailloux et à me dire
mais enfin c'est comme si c'était ma famille
que j'étais en train de quitter
c'est encore un déchirement
le dernier jour de la randonnée
moi je me lève avant tout le monde
un peu comme le premier jour en fait
j'ai pas beaucoup dormi de la nuit
j'étais vraiment parcourue par plein de sensations
je me disais
bon bah ça y est
c'est le grand sondant dans la ville
je me retrouve
maman
et au milieu de la ville
bientôt
et comment je vais être, est-ce que je vais assurer
et j'ai pas encore fait le deuil de la montagne
et je sais que là ça va être une grosse journée
parce qu'il va falloir parcourir 20 km
pour atteindre l'océan
et qu'au bout de ces 20 km
on va faire la fête parce que la marraine et le parrain d'Aryon
sont venus nous accueillir
et j'ai aussi
grand hâte de les retrouver pour faire cette fête là
et un petit peu
peut-être laisser moins de part
à la nostalgie qui s'empare de voir
je m'assois à côté de la tente
puis je regarde le jour se lever
et pas très loin il y a la rune
donc la dernière
le dernier petit sommet
avant l'océan
petit à petit je vais se lever
une ou deux heures plus tard
moi j'aurais pas vu le temps passer à ce moment-là
et
je suis vraiment dans un état
où je le regarde et je me dis
je suis comme plus à l'intérieur de mon corps
je suis déjà un peu retrait
et je me dis ça va toi
et lui
me regarde et me dit bah écoute
oui ça va
et je lui dis bah moi je sais pas trop
mais ça me bouleverse
en fait de finir là
et toi tu sens que ça va aller en bas
en bas synonyme
dans la rue près des gens etc
et il me dit
bien sûr que ça va aller puis t'inquiète pas
on va s'adapter comme on le fait toujours
et c'est vrai que
je me répète un peu ces moulins
toute la journée dans la tête
et ce qui est assez qu'au casse c'est que
donc ces derniers pas vers l'océan
on va rencontrer
2-3 personnes qui ont entendu parler de nous à travers les journaux
on nous arrêtait et nous dire
mais c'est vous le couple
qui a traversé les pyrénées à pied
parce qu'en fait on a vu un article
dans la république des pyrénées
mais il voulait vraiment
faire et vous avez pas pris
comment ça vous avez pas pris
de stop ou quoi que ce soit
vous avez vraiment tout suivi
ah ouais vous avez fait des sommets etc
et en fait les gens étaient assez incrédits de se dire
que c'était possible de faire ça avec un enfant
je pense qu'on est tous formatés à se dire
qu'il faut rester dans les cases
et on était très heureux de se dire
qu'on a fait un peu bouger le cadre
à travers cette aventure
en arrivant à l'océan
je me fais la réflexion que je m'étais faite
au tout départ et je me dis
cette journée là c'est le dernier jour du reste de ma vie
c'est un peu
le renouveau
de
je laisse en fait quelqu'un que j'ai été
c'est comme une métamorphose
tu laisses une muie derrière toi
et en avant pour une nouvelle vie
et je me souviens de ce moment
où en fait on traverse le premier passage
pour Pied-Ton depuis la montagne
qui nous amène vraiment sur le bord de mer
et je monte sur le petit muré
ensuite on se donne la main avec Jérôme
tous les deux sur le muré
qui est face à l'océan
là qu'une envie c'est de crier
et donc je crie
mais je suis plus forte que je pouvais
et il n'y avait que des gens sur la plage
qui étaient juste en train de regarder coucher de soleil
qui se retournent vers nous
et qui par notre équipement se rendent compte
de ce qu'on est en train de vivre
et qu'on est sûrement en train de vivre
la fin de la traversée des Pyrenees
ensuite on rejoint la plage
et moi j'avais dans
à l'esprit de me baigner tout habillé
avec les mêmes habits
que dans la mer Méditerranée
enfin les habits qui nous ont suivi
pendant toute la traversée
on avait une seule tenue
et du coup c'était la tenue qui avait pris toute la sueur
et là je me disais c'est génial
on va pouvoir mélanger
cette eau salée à une autre eau salée
qui est celle de l'océan
et c'était ça tous les trois
et donc on part tous les trois
on tenant à rien de chacun part une main vers l'océan
et on se baigne tous les trois habillés
on est trop heureux et on fait ça
et on se regarde avec des larmes dans les yeux
et on s'en fait le plus vite



pour les deux
entre le moment on est partie de la Méditerranée
et le moment où on est arrivé à l'océan
ce qui a vraiment changé
en moi c'est que
je me suis dit que
que mes doutes
les doutes que j'avais sur
ce que la société projette sur les parents
et
et été confirmé.
C'est à dire que
j'étais déjà un peu convaincue que
on fait beaucoup
porter sur les épaules des parents,
qu'on leur met une sacrée pression,
qu'on les culpabilise énormément
de faire trop bien, trop pas assez,
trop peu, trop grand, trop petit.
Et en fait que tout ça
c'était à nous de le ressentir en tant que parents,
que finalement la seule chose dont on est certain
en tant que parents c'est qu'on veut le bien-être de nos enfants
et que finalement en étant guidé par cette volonté là
et en suivant son instinct,
on ne se met jamais vraiment en danger.
Et le seul danger qu'on peut rencontrer c'est d'être heureux
en fait et de se prendre comme ça
un gros shot d'émotion
dans les veines.
Une fois qu'on est arrivés à l'océan
trois jours plus tard c'est la première année d'Ariane
et donc on va fêter son anniversaire
et en même temps la baptiser de manière très symbolique
et laïque dans l'océan avec son parent et sa marraine
on va faire une petite cérémonie sur la plage
et on va chanter ensemble.
Très symboliquement on va la confier
à son parent et sa marraine qui vont l'amener tous les deux
vers l'océan et la faire marcher pour les enfants
pour aller s'y tromper.
On va se rendre compte à ce moment là
que peu importe ce qui lui arrive dans la vie
elle aura toujours cette aventure en fait en elle.
Souvent on a eu cette réflexion là
qui est de pourquoi vous êtes partie à l'aventure
avant que votre fille ait trois ans
finalement elle ne s'en souviendra pas
et au fond on est quand même convaincu
qu'il n'y a pas que la mémoire vif
qui fonctionne, il y a aussi la mémoire cellulaire
il y a tout ce qu'elle a vécu.
On s'est dit à ce moment là
quand on la voit partir avec son parent et sa marraine
vers l'océan, main dans la main
que même si un jour on venait à disparaître
et même si elle n'avait pas de souvenirs
très précis de notre aventure
la seule chose qui comptait c'est qu'elle sache
qu'on avait fait ça avec elle
et qu'on l'aimait profondément
et que finalement c'était tout ce qui compte
Quand on arrive de l'autre côté
tous les deux on se rend compte
de ce truc là qu'on ne s'est pas dit
mais on se dit que finalement
on peut faire des choses assez folles
et assez grandes ensemble
et qu'en fait ça tient qu'à nous de se dire
ok, cap ou pas cap
Partie dans la foulée à vélo en direction de l'Iran
Alizé Conrot et Gérot Maudou
n'ont pas cessé leur vie de voyage
Ils ont raconté leur aventure dans un film
« bébé des cimes »
et dans un livre
nomade, sauvage et parent
publié aux éditions Juvance
Merci à Alizé Conrot pour son témoignage
et merci à vous d'avoir écouté cet épisode
Les balladeurs est un podcast du medialet Ozzers
cet épisode a été réalisé par Thomas Fyre
assisté par Nicolas Alberti
Cette histoire a été présentée par Clément Sacar
La musique est composée par Nicolas de Ferrand
Clou et Vibo s'est assuré du montage
et Antoine Martin, du mixage

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Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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