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Mishka, texte de Marie Colmond.
Mishka s'en allait dans la neige en tapant des talons. Il était parti de chez lui ce
matin-là, comme le jour commençait de blanchir la fenêtre. De chez lui, c'est-à-dire de
la maison d'Elisabeth, sa jeune maîtresse, qui était une petite fille impérieuse et
moussade. Lui, c'était un petit ours, en peluche, avec le dessous des pattes en velaux
roses, deux boutons de bottine à la place des yeux, trois points de laine à la place
du nez. En se réveillant, il s'était senti tout triste et dégoûté. Elisabeth n'était
pas gentille. Il lui fallait vingt-cinq joujoues à la fois pour l'amuser, et quand on avait
cessé de lui plaire, il n'était pas rare qu'elle vous secoua et vous jeta d'un bout
à l'autre de la pièce. Tant pis, s'il lui restait une de vos pattes dans la main.
« J'en ai assez d'être un jouet ici, » croniait Mishka, en se frottant les yeux de
ses points. « Je suis un ours après tout. Je veux aller me promener tout seul et faire
un peu ce qui me plaît, sans obéir au caprice d'une méchante petite fille. »
Y'est bien que la chambre fut tiède et, tant qu'Elisabeth dormait, plaisante, Mishka
s'était sauvée en passant par la chatière. Maintenant, il s'en allait dans la neige.
Il levait haut les pattes, l'une après l'autre, et chaque fois qu'il en posait une,
cela faisait dans la neige un petit roux rond. Or, depuis bien cinq minutes, un roi-telet le suivait.
Ces rois-telets, ces farceurs, sa à la que retroussés et sa sautilles par-ci,
par-là, on dirait toujours qu'ils se moquent de vous. Celui-ci faisait « piou, piou » dans le dos
de Mishka. Et quand Mishka se retournait, vite, il se laissait tomber dans un des petits
trous ronds que les pattes de Mishka avaient fait dans la neige. « Hum ! » disait Mishka.
« J'avais bien cru pourtant entendre. » Et dans son trou, le roi-telet mourrait de rire.
Mais tout de même, à la fin, du coin de l'œil, Mishka l'a perçu.
« Brouh ! » lui fit-il au nez en se retournant d'un seul coup.
Pauvre roi-telet, il eut si peur qu'en volant il emmêla ses ailes et que ce fût miracle s'il ne tomba pas.
Il se blottit sous un buissant et se tint désormais tranquille.
« Tra-dur-i-de-ra, tra-la-la ! » chantait Mishka en continuant sa route.
« C'est très d'amusant d'être un petit tour ce qui se promène dans la campagne. Je ne veux plus jamais être un jouet. »
Après ça, au pied d'un arbre où la neige avait fondu, il trouva un pot de miel.
Une paysanne l'avait perdu sans doute au retour du marché.
Mais le pot de miel était fermé et Mishka ne savait pas dévisser le couvercle.
Après avoir essayé de toutes les manières, il devint furieux.
« Tiens, grande bête de pot ! » dit-il en lui lançant un coup de pied.
« Va-t'en où il te plaît ! »
Et le pot se mis à rouler et, roulant, il buta contre une pierre, s'ouvriant d'eux.
« Voilà le miel ! »
« T'as vu ? Il nous dit même plus bonjour ! »
« Ah, mais ça, c'est depuis que monsieur, un petit placement ! »
« Bonjour mesdames ! »
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Naturellement, quand il eut bien déjeuné, qu'il se fut bien frotté son petit ventre rond,
il eut envie d'aller faire la sieste en haut de l'arbre.
Il grimpe à donc et s'installa dans les branches et dormit un bon coup.
Quand il se réveilla, c'était presque le soir.
Deux oies sauvages s'étaient posées à la cime de l'arbre pour se dégourdir les pattes,
et on les entendait causer.
« Quand, quand, c'est le soir du Noël ? disait lune.
Quand, quand, disait l'autre.
C'est ce soir que chacun doit faire une bonne action.
C'est ce soir que chacun doit aider son semblable,
secourir les malheureux, réparer les injustices.
« Tiens, tiens ! se disait Mishka. Je ne savais pas ça.
Et puis elle s'envolèrent au fond du grand ciel gris.
Et Mishka descendit de son arbre et repartit dans la neige,
cherchant une bonne action à faire.
Mais on eut dit que la terre où il était arrivé maintenant était toute déserte.
Pas une maison, pas un animal, rien que la neige et les grands bois.
Soudain, voici qu'il entendit des gros loups.
C'était un traîneau tiré par un reine.
Le reine était blanc, son arnais était rouge et parsemait de clochettes.
Et tout ça était très joli.
Et aussi, dans ses beaux yeux longs,
le reine avait une lumière quand on n'en voit pas sur cette terre assurément.
Sur le traîneau, il y avait un grand sac, tout gonflé, tout bossu.
C'était le reine de Noël qui faisait sa distribution,
comme ses l'usage dans les pays du Nord,
où il y a bien trop de neige pour qu'un bonhomme Noël puisse cheminer à pied.
« Grâme vite ! dit le reine à Mishka. Tu m'aideras.
Oh, ça, c'était amusant.
Le traîneau volait sur la neige.
La nuit était venue, mais il y avait tant d'étoiles au ciel qu'on y voyait comme en plein jour.
À chaque village, à chaque maison, le reine s'arrêtait et Mishka,
entrant à pas de loup, mettait dans la cheminée un chemin de fer,
un pantin, une trompette, tout ce qui lui tombait sous la main enfouillant dans le grand sac.
Mishka s'amusait comme un fou.
S'il était resté sage petit Juju dans la maison d'Elisabeth,
aurait-il jamais connu une nuit pareille ?
De temps en temps, cependant, il pensait.
« Et ma bonne action dans tout chat.
Alors ? On arriva à la dernière maison.
C'était une cabane misérable, à l'alisière d'un bois.
Mishka fourra la main dans le grand sac, tourna, fouya.
Il n'y avait plus rien.
« Reine, oh reine, il n'y a plus rien dans ton sac.
Oh, j'ai mis le reine.
Dans cette cabane, il y avait un petit garçon malade.
Demain matin, en s'éveillant, verrait-il ses boîtes vides devant la cheminée.
Le reine regardait Mishka de ses beaux yeux profonds.
Alors Mishka fit un soupir.
Embrassa, d'un coup d'œil à campagne, où il faisait si bon se promener tout seul.
Et, au sang les épaules, levant bien au ses pattes,
une, deux, une, deux, pour faire sa bonne action de Noël,
entra dans la cabane.
Sassi, dans une des bottes, attendit le matin.
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