Tom Pouce, de Jacob et Wilhelm Grimm

Durée: 12m33s

Date de sortie: 11/12/2023

Un couple âgé regrette de ne pas avoir eu d'enfant. Ils en viennent à souhaiter un enfant quelle que soit sa taille, même s'il doit n'être « pas plus grand que le pouce ». L'enfant naît alors, d'une manière plus ou moins surnaturelle. Il reçoit un nom en rapport avec sa petite taille : Tom Pouce.
 
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Tom Puss
D'après Jacob et Vile Elm Grimm
Un pauvre laboureur assis un soir au coin de son feu,
dit à ta femme, qui filait à côté de lui.
Quelle grand chagrin pour nous de ne pas avoir d'enfant.
Notre maison est si triste tandis que la guétée
est le bruit anime sale de nos voisins.
« Hélas ! » dit la femme, en poussant un soupir.
« Quand nous n'en aurions qu'un gros comme le pouce,
je m'en contenterais et nous l'aimerions de tout notre cœur.
Sur ses entrefaites, la femme devint souffrante
et mit au monde au bout de sept mois
un enfant bien conformé dans tous ses membres
mais n'ayant qu'un pouce de haut, il dire.
« Il est tel que nous l'avons souhaité
et nous ne l'en aimerons pas moins de tout notre cœur.
Il l'appelère Tom Puss à cause de sa taille.
Il ne le laissait manquer de rien.
Cependant, l'enfant ne grandit pas
et conserva toujours sa petite taille.
Il avait les yeux vifs, la physionomie intelligente,
et se montra bientôt avisé et adroit,
de sorte que tout ce qui l'entreprise lui réussit.
Le paysan s'apprêtait un jour à aller abattre du bois dans la forêt
et il se disait à lui-même.
« Ah ! si j'avais quelqu'un qui voulait conduire ma charrette...
« Père ! s'écria Tom Puss.
« Je la conduirai bien.
Vous pouvez vous reposer sur moi, elle arrivera dans le bois. Attends !
» L'homme se mit à rire.
« Comment cela est-il possible ? dit-il.
Tu es beaucoup trop petit pour conduire le cheval par la bride.
Cela ne fait rien.
Si maman veut atteler, je m'installerai dans l'oreille du cheval
et je lui crieraient où il faudra qu'il aille.
« Et bien, dit le père, nous allons essayer.
La mère a-t-elle et insta-la Tom Puss dans l'oreille du cheval.
Le petit homme lui cria le chemin qu'il fallait prendre.
« Hu ! Di ya ! Hu ! Di ya ! »
Et le cheval marcha ainsi,
comme s'il était guidé par un véritable chartier.
La charrette arriva dans le bois par la bonne route.
Au moment où la voiture tournait au coin d'une haie,
tandis que le petit criait « Di ya ! Di ya ! »
Deux étrangers vinrent à passer.
« Voilà ! s'écria l'un d'eux.
Une charrette qui marche sans que l'on voit le chartier
et c'est pendant qu'on entend sa voix.
Cet étrange en est fait, dit l'autre.
Si voilà, évoillon où elle s'arrêtera.
Elle poursuivit sa route
et s'arrêta juste à l'endroit où se trouva le bois abattu.
Quand Tom Puss aperçut son père, il lui cria
« Voit-tu, père ? Me voilà avec les voitures.
Maintenant viens me faire descendre ! »
Le père saisit l'abri du cheval de la main gauche
et de la main droite retira de l'oreille son fils
et le déposa à terre.
Celui-ci s'assoit joyeusement sur un faitu.
En voyant Tom Puss,
les deux étrangers ne surque dirent dans leur étonnement.
L'un d'eux prit l'autre à part et lui dit
« Ecoute, ce petit-être ferait notre fortune
si nous l'exibions pour de l'argent de nos grandes villes.
Achete-le ! »
Il s'adressait au paysan et lui dit
« Vendez-nous ce petit bolum, nous honorons bien soi.
« Non ! » répond le père.
« C'est mon enfant et il n'est pas à vendre pour tout l'or du monde.
Cependant, en entendant cette proposition,
Tom Puss avait grimper le long des pieds des vêtements de son père.
Il se posa sur son épaule et de là lui souffla dans l'oreille.
« Livrez-moi toujours, père, je serai bien revenu ! »
Son père le donna donc aux deux hommes pour une belle pièce d'or.
« Où veux-tu te mettre ? » lui demandait-il.
« Posez-moi sur le bord de votre chapeau.
Je pourrai m'y promener et vendre le paysage.
Je ne tomberai pas. »
Il fure comme il le demanda
et quand Tom Puss lui fait ses adieux à son père,
il l'emmenait avec eux.
Il marchait ainsi jusqu'au soir.
À ce moment, le petit bonhomme leur dit,
« Posez-moi un peu par terre, j'ai besoin de descendre ! »
L'homme otta son chapeau
et en retira Tom Puss qu'il déposa dans un champ près de la route.
Aussitôt, il s'enfuit parmi les modes de terre,
puis il se glisse dans un trou de souris qu'il avait cherché exprès.
« Bonsoir mes amis, rentrez sans moi ! » leur criait-il d'un tomocqueur.
Il voulu le rattraper et fourragère avec des baguettes
le trou de souris peine perdu.
Tom Puss s'y enfonça toujours plus avant
et comme la nuit était venue tout à fait,
il dû rentrer chez eux en colère et les mains vides.
Quand il furent partis, Tom Puss sortit de sa cachette souterraine.
Il est dangereux de s'aventurer de nuit dans les champs.
On a vite fait de se casser une jambe.
Il rencontre à par bonheur une coque vide d'escargot.
« Je pourrais passer ici la nuit en sûreté ? »
Et il s'y installa.
Sur le point de s'endormir, il entendit passer deux hommes dont lundi.
« Comment s'il prend pour dérover son or et son argent, ce Richard de Curie ?
« Je vais vous le dire ! » interrompit Tom Puss.
« Que veut dire ceci ? » s'écria l'un des voleurs effrayés.
« J'ai entendu quelqu'un parler. »
Il s'arrêtait et prétère l'oreille. Tom Puss répéta.
« Amenez-moi ! Je vous aiderai ! »
« Mais où es-tu ? »
« Cherchez par terre, » répondit-il, et du côté d'ouvir la voie.
Les voleurs finirent par le trouver.
« Comment peux-tu avoir la prétention de nous être utiles, petit drôle ? » lui demandèrent-ils.
« Je me glisserai à travers les barreaux de la fenêtre du Curie et vous passerez tout ce que vous voudrez.
« C'est bien, » répondir-t-il.
« Nous allons voir ce que tu sais faire. »
Tom Puss coula dans la chambre du Curie, puis il se mit à crier de toutes ses forces.
« Voulez-vous tout ce qu'il y a ici ? » les voleurs furent effrayés et lui dirent.
« Par le plus bas ! Tu vas éviter tout le monde ! »
Mais Tom Puss finit de ne pas avoir entendu et cria de nouveau.
« Qu'est-ce que vous désirez ? Voulez-vous tout ce qu'il y a ici ? »
La servante qui est reposée dans la chambre contigu entendit ses mots.
Elle se leva sur son séant et prête à l'oreille.
Les voleurs avaient commencé à battre en retraite,
mais ils reprirent courage et, pensant que le petit drôle voulait s'amuser à leurs dépens,
ils reverrent sur leur pas et lui dirent tout bas.
« Allons ! Sois sérieux et passe-nous quelque chose ! »
Alors Tom Puss ria encore une fois le plus fort qu'il put.
« Je vous passerai tout ! Tendez-moi les mains ! »
Cette fois, la servante entendit bien nettement, elle sauta à bas de son lit et se précipita vers la porte.
Les voleurs s'enfuirent comme si le diable eut été à leur trousse,
mais n'ayant rien remarqué, la servante alla allumer une chandelle.
Quand elle revint, Tom Puss alla se cacher dans le foin
et la servante ayant fouillé partout sans avoir rien pu découvrir,
crue d'avoir rêvé les yeux ouverts et alla se recoucher.
Tom Puss était blotit dans le foin et s'y était arrangé une bonne place pour dormir.
Il comptait s'y reposer jusqu'au jour et puis retourner chez ses parents.
Mais il luttent en voir bien d'autres car ce monde est plein de peine et de misère.
La servante se leva dès l'horreur pour donner à manger au bestiaux.
Sa première visite fut pour la grange où elle prit une brassée du foin
là où se trouvaient précisément endormis le pauvre Tom.
Mais il dormait d'un sommet si profond qu'il ne s'aperçut de rien
et ne s'éveillait que quand il fut dans la bouche d'une vache qu'il avait pris avec son foin.
« Mon Dieu ! » s'écria-t-il.
« Me voilà dans le moulin à Foulon ! »
Mais il se rendit bien compte où il se trouvait réellement.
Il prigarde de ne pas se laisser broyer entre les dents
et finalement glissa dans la gorge et dans la pence.
« Les fenêtres ont été oubliées dans cet appartement ! » se dit-il.
« Et l'on n'y voit ni soleil ni chandelle ! »
Ce séjour lui déplut beaucoup et ce qui agravaient encore la situation
c'est qu'il arrivait toujours du nouveau foin
et que l'espace qu'il occupait devenait de plus en plus étroit.
Il se mit à crier le plus haut qu'il put.
« Ne m'envoyez plus des fourrages ! Ne m'envoyez plus des fourrages ! »
La servante à ce moment était justement en train de traire la vache.
En entendant parler sans voir personne
et reconnaissant la même voix que celle qu'il avait déjà éveillée la nuit
elle fut prise d'une telle frieur qu'elle tomba de son tabouret et répondit son lait.
Elle alla en toute hâte trouver son maître et lui cria.
« Grand Dieu, monsieur le curé ! La vache parle !
« Tu es folle ! » répondit le prêtre.
Il se rendit cependant à l'étable afin de s'assurer de ce qui se passait.
À peine utile mit le pied que Tom pousse ses cria de nouveau.
« Ne m'envoyez plus de fourrages ! Ne m'envoyez plus de fourrages ! »
La frieur gagna le curé lui-même et s'imaginant qu'il y avait un diable dans le corps de la vache
il dit qu'il fallait la tuer.
Ainsi fut fait, élanjeta au fumier la pence où se trouvait le pauvre Tom pousse.
Il eut beaucoup de mal à se démêler de là et il commençait à passer sa tête quand survint un nouveau malheur.
Un loup affamé qui passait par là avala la pence de la vache avec le petit bonhomme d'une seule bouchée.
Tom pousse ne perdit pas courage.
« Peut-être ? se dit-il.
Ce loup serait-il tractable ? »
Et de son ventre où il était enfermé il cria.
« Cher Lou, je vais t'indiquer un bon repas à faire.
Et où cela ? »
dit le loup.
« Dans telle et telle maison, tu n'auras qu'à te glisser par le sous-pirail de la cuisine
et tu trouveras des gâteaux, du lard, des saucisses à bouche que veux-tu.
Et il lui indica exactement la maison de son père.
Le loup ne se le fit pas dire deux fois.
Il s'introduisit de nuit dans le sous-pirail et s'en donna à cœur joie dans le but fait aux provisions.
Quand il fut repu et qu'il voulait sortir, il s'était tellement gonflé de nourriture
qu'il ne pouvait venir à bout de repasser par la même voie.
C'est là-dessus que Tom pousse avait compté.
Aussi commença-t-il à faire dans le ventre du loup un vacarme effroyable, hurlant et gambadant tant qu'il put.
« Veux-tu te tenir en repos ? » dit le loup.
« Tu vas éveiller le monde.
« Et quoi ? » répondit le petit homme.
« Tu t'es régalé, je veux m'amuser aussi, moi.
Et il recommença son tapage.
Il finit par éveiller son père et sa mère qui se mirent à regarder dans la cuisine par la serrure.
Quand il vire le loup, il courure s'armée.
L'homme d'une hache, la femme d'une faute.
« Reste derrière ! » dit l'homme à la femme au moment d'entrée.
« Je vais lui assainer un coup avec ma hache et s'il n'en meurt pas d'un coup, tu lui couperas le ventre.
Tom pousse qui entendit la voix de son père lui cria.
« Chers pères, c'est moi ! Je suis dans le ventre du loup !
Notre cher enfant nous est rendu ! » s'écria le père plein de joie.
Et il ordonna à sa femme de mettre la faute de côté afin de ne pas blesser Tom pousse.
Puis il leva sa hache et emporta au loup un coup qui l'étendit mort.
Il lui ouvrit ensuite le ventre avec des ciseaux et un couteau et en tira le petit homme.
« Ah ! » dit le père.
« Que nous avons été inquiets sur ton sort.
Oui, père, j'ai beaucoup couru de monde. Heureusement que je puis en faire reprendre l'air frais.
Où as-tu donc été ?
Ah, père, j'ai été dans un trou de souris, dans la pence d'une vache et dans le ventre d'un loup.
Mais maintenant je veux rester avec vous.
Nous ne te vendrons plus pour tout l'or du monde ! »
dire les parents l'embrassant et le serrant contre leur cœur.
Il lui donnait à manger et à boire et lui fier confectionner d'autres vêtements,
car les siens avaient été gâtés pendant le voyage.
...
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