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des droits et des libertés fondamentales. Au civil comme au pénal, le magistrat traite
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Le soleil raconte. D'après Hans Christian Andersen, Interprétation, Chloéorie.
Maintenant, c'est moi qui raconte, dit Levant.
Oh non, si vous permettez, protesta la pluie. C'est mon tour à présent. Cela fait des heures
que vous êtes postés au coin de la rue en train de souffler de votre mieux.
Quelle ingratitude, soupira Levant. En votre honneur, je retourne les parapluies. J'en
casse même plusieurs et vous me brusquez ainsi. C'est moi qui raconte, dit le rayon de soleil.
Il s'exprima si fougueusement et en même temps avec tant de noblesse que Levant se
coucha et c'est ça de m'ugir et de grogner. La pluie le secoie en rousse pétant. Est-ce
que nous devons nous laisser faire ? Oh mais il nous suit, il nous suit tout le temps.
Nous n'allons tout de même pas l'écouter. Cela n'en vaut pas la peine.
Mais le rayon de soleil raconta. Un signe volait au-dessus de la mer immense et chacune
de ses plumes brillées comme de l'or. Une plume tomba sur un grand navire marchant
qui voguait toute voile dehors. La plume se posa sur les cheveux bouclés d'un jeune
homme qui surveillait la marchandise. On l'appelait supercargo. La plume de l'oiseau
de la fortune toucha son front, se transforma dans sa main en plume à écrire et le jeune
homme devint bientôt un commerçant riche qui pouvait se permettre d'acheter des éperons
d'or et échanger un tonneau d'or contre un blason de noblesse.
Je le sais parce que je l'éclairai, ajouta le rayon de soleil.
Le signe survola un prévert. Un petit berger de sept ans venait juste de se coucher à
l'ombre d'un vieil arbre. Le signe embrassa une des feuilles de l'arbre, laquelle se
détacha et tomba dans la paume de la main du garçon. Et la feuille se multiplia en
trois dix feuilles puis en tout un livre. Ce livre apprit aux garçons les miracles de
la nature, sa langue maternelle, la foi et le savoir.
Le soir il reposait sa tête sur lui pour ne pas oublier ce qu'il y avait lu et le
livre l'amena jusqu'au banc de l'école et à la table du grand savoir. J'ai lu son
nom parmi les noms des savants, affirma le soleil.
Le signe descendit dans la forêt calme et se reposa sur les lacs sombres et silencieux.
Parmi les nénuffars et les paumiers sauvages qui les bordent là où nichent les coucou et les
pigeons sauvages. Une pauvre femme ramassait des ramilles dans la forêt et comme elle
les ramenaient à la maison sur son dos en tenant son petit enfant dans ses bras, elle
aperçut un signe d'or. Le signe de la fortune s'élevait des roseaux près de la rive.
Mais qu'est-ce qui brillait là ? Un œuf d'or. La femme le pressa contre sa poitrine et l'œuf
resta chaud. Il y avait sans doute de la vie à l'intérieur. Oui, on sentait des cous légers.
La femme les perçut mais pensa qu'il s'agissait des battements de son propre
cœur. À la maison, dans sa misérable et unique pièce, elle pose un œuf sur la table.
Tic-tac entendit-on à l'intérieur. Lorsque l'œuf se fendia, la tête d'un petit signe,
comme en plume et d'or, pur en sorti. Il avait quatre anneaux autour du cou et comme la pauvre
femme avait quatre fils, trois à la maison et le quatrième qui était avec elle dans la forêt,
elle compris que ses anneaux étaient destinés à ses enfants. À cet instant, le petit oiseau d'or
s'envola. La femme embrassa les anneaux puis chaque enfant embrassa le sien. Elle applique à chaque
anneau contre son cœur et le leur mit au doigt. Un des garçons prit une motte de terre dans sa main
et la fit tourner entre ses doigts jusqu'à ce qu'il en sortit la statue de jason portant la toison
d'or. Le deuxième garçon courut sur le pré où s'épanouissaient des fleurs de toutes les couleurs.
Il enqueuillit une plaine poignée et les pressa très fort. Puis il trampa son anneau dans le jus,
il sentit un fourmillement dans ses pensées et dans sa main. Un an et un jour après,
dans la grande ville, on parlait d'un grand pain. De troisième des garçons mit l'anneau dans sa
bouche où elle raisonna et fit retentir un écho du fond du cœur. Des sentiments et des pensées
s'élevèrent en sons comme des signes qui volent, puis plongèrent comme des signes dans la mer
profonde, la mer profonde de la pensée. Le garçon devint le mettre des sons et chaque pays au monde
peut dire à présent « oui, il m'appartient ». Le quatrième, le plus petit, était le souffre
douleur de la famille. Les gens se moquaient de lui et disaient qu'il avait la pépi et qu'à la
maison on devrait lui donner du beurre et du poivre comme aux poulets malades. Il y avait
tant de poisons dans leurs paroles. Mais moi je lui ai donné un baiser qui valait dix baisers humains.
Le garçon devint un poète. La vie lui donna des coups et des baisers mais il avait l'anneau du
bonheur du signe de la fortune. Ses pensées s'élevaient librement comme des papillons
dorés, symbole de l'immortalité. « Quelle, quelle on rachit ! » Bougonna le vant.
« Et si ennuyeux ! » ajouta la pluie. « Soufflez sur moi pour que je m'orbette ! »
Et le vent souffla et le rayon de soleil raconta. Le signe de la fortune vola au-dessus d'un golf
profond où des pêcheurs avaient tendu leur filet. Le plus pauvre d'entre eux songeait à se
marier et aussi se maria-t-il bientôt. Le signe lui apporta un morceau d'ambre.
L'ambre a une force attractive et il attira dans sa maison la force du cœur humain. Tous dans la
maison vécurent heureux, dans de modestes conditions. Leur vie fut éclairée par le soleil.
« Cela suffit maintenant, dit le vent. Le soleil raconte depuis bien longtemps. Je me suis ennuillé.
Et nous qui avons écouté le récit du rayon de soleil, que dirons-nous ? Nous dirons,
le rayon de soleil a fini de raconter. »
Décider. Voilà ce qui définit le métier de magistrat. Décider pour garantir le respect des
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