Le Vilain Petit Canard, de Hans Christian Andersen

Durée: 21m20s

Date de sortie: 15/01/2024

Une cane couve ses œufs, mais à l'éclosion, l'un d'eux, le vilain petit canard, ne ressemble pas à ses frères et sœurs de couvée. Rejeté de tous, à cause de son physique différent, il est contraint de quitter sa « famille » et de partir, loin, pour ne plus subir leurs moqueries et leurs coups...
 
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Le vilain petit canard.
D'après Hans Christian Andersen,
Interprétation, Chloéorie.
Comme il faisait bon dans la campagne,
c'était l'été.
Les blés étaient dorés, la voine verte,
les foins coupés en bommée, ramassés en tas dans les prairies,
et une cigogne marchée sur ses jambes rouges,
si fines et si longues,
et claqué du bec en Égyptien.
Sa mère lui avait appris cette langue-là.
Au-delà, des champs et des prairies s'étendaient,
puis la forêt aux grands arbres, au lac profond.
En plein soleil, un vieux château s'élevait,
entouré de fossés,
et au pied des murs poussait des bardanes aux larges feuilles,
si hautes que les petits-enfants pouvaient se tenir tout debout sous elles.
L'endroit était aussi sauvage qu'une épaisse forée,
et c'est là qu'une canne s'était installée pour couver.
Elle commençait à s'ennuyer beaucoup.
C'était bien long, et les visites étaient rares.
Les autres canards préféraient nager dans les fossés
plutôt que de s'installer sous les feuilles pour cacter avec elles.
Enfin, un œuf après l'autre craqua.
Pip, pip, pip, pip !
Tous les jaunes d'œufs étaient vivants et sortaient la tête.
Quoi ! Quoi !
dit la canne,
et les petits se dégagaient de la coquille
et regardaient de tout côté sous les feuilles vertes.
La mère les laissait ouvrir leurs yeux très grands,
car le verre est bon pour les yeux.
Comme le monde est grand,
disaient les petits,
ils avaient bien sûr beaucoup plus de place que dans l'œuf.
Croyez-vous que c'est là tout le grand monde ?
dit leur mère.
Ils s'étant bien loin,
de l'autre côté du jardin,
jusqu'au champ du Pasteur,
mais je n'y suis jamais allée.
Êtes-vous bien là, tous ?
Elle se dressa.
Ah non !
Le plus grand œuf est encore tout entier.
Combien de temps va-t-il encore falloir couver ?
J'en ai pas dessus la tête.
Et elle se recoucha dessus.
Eh bien ! Comment ça va ?
demanda une vieille canne qui venait enfin rendre visite.
Ah ! ça dure, et ça dure,
avec ce dernier œuf qui ne veut pas se briser.
Mais regardez les autres.
Je n'ai jamais vu de canne-tons plus ravissant.
Ils ressemblent tous à leur père,
ce coquin qui ne vient même pas me voir.
Mentre-moi cet œuf qui ne veut pas craquer,
dit la vieille.
Mais c'est sans doute un œuf de dingue,
et j'y ai été prise moi aussi une fois,
et j'ai eu bien du mal avec celui-là.
Il avait peur de l'eau,
mais je ne pouvais pas obtenir qu'il y aille.
J'avais beau courir et crier.
Allez, fais-moi voir.
Ah oui, c'est un œuf de dade.
Sûrement.
Laisse-le, et apprend aux autres enfants à nager.
Je veux tout de même le couver encore un peu,
dit la mère, maintenant que j'y suis depuis longtemps.
Fais comme tu veux,
dit la vieille, et elle s'en alla.
Enfin, l'œuf se brisa.
Dis-le petit en roulant dehors.
Il était si grand et si lait que la canne étonnée le regarda.
En voilà un énorme canton, dit-elle.
Aucun des autres ne lui ressemble.
Ah, et si c'était un dindono, et bien,
nous allons savoir ça au plus vite.
Le lendemain, il faisait un temps splendide.
La canne, avec toute la famille, s'approcha du fossé.
Pfff, elle sauta dans l'eau.
Quoi ?
Comment dat-elle ?
Et les cannes-tons plongèrent l'un après l'autre,
même l'affreux gros gris.
Oh non, ce n'est pas un dindono, s'exclame à la mère.
Voyez, comme il sait se servir de ses pattes, et comme il se tient droit.
Ah, c'est mon petit à moi.
Il est même beau quand on le regarde bien.
Fah, tah, venez avec moi.
Je vous conduirai dans le monde et vous présenterai à la cour des canards.
Mais, tenez-vous toujours près de moi,
pour qu'on ne vous marche pas dessus.
Et méfiez-vous du chat.
Ils arrivent à l'étang des canards,
où régnaient un effroyable vacarme.
Deux familles se disputaient une tête d'anguille.
Ce fut le chat qui l'attrapa.
« Insivez le monde ! » dit la canne en se pourléchant le bec.
Elle aussi aurait volontiers manger la tête d'anguille.
« Jouez des pattes et tâchez de vous dépêcher,
et courbez le cou devant la vieille canne, là-bas.
Elle est la plus importante de nous tous.
Elle est de sang espagnole.
C'est pourquoi elle est si grosse.
Vous voyez qu'elle a un chiffon rouge à la patte.
C'est la plus haute distinction pour un canard.
Cela signifie qu'on ne veut pas la manger,
et que chacun doit y prendre garde.
Ne mettez pas les pattes en dedans.
Un canton bien élevé nage les pattes en dehors,
comme père et mère.
Maintenant, courbez le cou et faites « wouah ! ».
Les petits obéissaient.
Mais les canards autour de les regarder
et s'exclamer à haute voix.
Encore une famille de plus,
comme si nous n'étions pas déjà assez.
Et il y en a un qui est vraiment affreux.
Celui-là, nous n'en voulons pas.
Une canne se précipita sur lui et lui mordit au cou.
« Laissez-le tranquille, » dit la mère.
« Il ne fait de mal à personne.
Non, mais il est trop grand et malvenu.
Il a besoin d'être rocé.
Elle a de beaux enfants, cette mère, »
dit la vieille canne au chiffon rouge.
« Tous beaux !
À part celui-là, il n'est guère réussi.
Si on pouvait seulement recommencer les enfants ratés.
Ce n'est pas possible, votre grâce,
dit la mère des canton.
Il n'est pas beau, mais il est très intelligent.
Et il nage bien, aussi bien que les autres, mieux, même.
J'espère qu'en grandissant, il embellira.
Et qu'avec le temps, il sera très présentable.
Elle lui arrachera quelques plumes du coup, puis le lissa.
Du reste, c'est un mal.
Alors la beauté n'a pas tant d'importance.
« Les autres sont adorables, » dit la vieille.
« Vous êtes chez vous.
Et si vous trouvez une tête d'anguille,
vous pourrez me la porter.
Cependant, le pauvre canton,
trop grand, trop lait, était la risée de tous.
Les canards et même les poules le bousculaient.
Le dindon, né avec des éprons et qui se croyait un empereur,
gonflait ses plumes comme des voiles.
Il se précipitait sur lui en poussant des glous-glous de colère.
Le pauvre canton ne savait où se fourrer.
La fille de Bascour lui donnait des coups de pieds.
Ses frères et soeurs, eux-mêmes, lui criaient
« Si seulement le chien pouvait te prendre, phénomène ! »
Et sa mère
« Si seulement tu étais bien loin d'ici ! »
C'en était trop.
Le malheureux d'un grand effort,
s'envola par-dessus la haie.
Les petits oiseaux dans les buissons se sauvaient à tir d'elles.
« Je suis si lait que je leur fais peur, »
pensait-il en fermant les yeux.
Il courut tout de même jusqu'au grand maré
où vivaient les canards sauvages.
Ils tombaient de fatigue et de chagrin
et restaient là toute la nuit.
Au matin, les canards en voyant ce nouveau camarade s'écrièrent
« Mais qu'est-ce que c'est que celui-là ? »
Notre ami se tournait de droite et de gauche
et est salué tant qu'il pouvait.
« Tu es affreux ! »
lui dire les canards sauvages.
« Mais cela nous est bien égal,
pourvu que tu n'épouses personne de notre famille ! »
Il ne songait guère à se marier le pauvre.
Il seulement lui permettait de coucher dans les roseaux
et de boire l'eau du maré.
Il resta là deux jours.
Vingt-deux oiseaux à sauvages,
deux jars, plutôt, car c'était des mâles.
Il n'y avait pas longtemps qu'ils étaient sortis de l'œuf
et ils étaient très désinvolts.
« Écoute, camarade ! »
dire-t-il.
« Tu es lé, mais tu nous plais.
Veux-tu venir avec nous et devenir oiseau-migrateur ? »
Et dans un maré à côté,
il y a quelques charmantes oiseaux sauvages,
toutes de moiselles,
et bien capables de dire « Quoi, quoi ? »
« Elé comme tu es, je parie que tu leur plairas. »
Les deux jars tombèrent raides morts dans les roseaux.
L'eau devint rouge de leurs sang.
Toute la troupe séguilla et les fusils claquèrent de nouveau.
Des chasseurs passaient.
Ils cernaient le maré,
et il y en avait même grimper dans les arbres.
Les chiens de chasse couraient dans la vase.
Flatch, flatch, flatch !
Les roseaux volaient de tout côté.
Le pauvre canton, épouvanté,
essayait de cacher sa tête sous son aile.
Quand il vit un immense chien terrifiant,
la langue pendante les yeux étince lent.
Son museau, ses dents pointues,
était déjà prêt à le saisir quand, en clap,
il partit sans le toucher.
« Ah ! Dieu merci !
Je suis cilée, que même le chien ne veut pas mordre ! »
Il se teint tout tranquille
pendant que les plombs sifflaient
et que les coups de fusils claquaient.
Le calme ne revint qu'au milieu du jour,
mais le pauvre n'osait pas se lever.
Il attendit encore de longues heures,
puis, quittant le maré,
il courut à travers les champs et les prêts,
malgré le vent qu'il empêchait presque d'avancer.
Vers le soir, il atteignit une pauvre mesure paysane,
si misérable qu'elle ne savait pas elle-même
de quel côté elle avait envie de tomber,
alors elle restait debout provisoirement.
Le vent s'iflé si fort
qu'il fallait au canton s'asseoir sur sa queue
pour lui résister.
Il s'aperçut tout un coup
que l'un des gonds de la porte était arraché,
ce qui laissait un petit espace au travers duquel
il était possible de se glisser dans la cabane.
C'est ce qu'il fit.
Une vieille paysane habitait là,
avec son chat et sa poule.
Le chat pouvait faire le gros dos et ronronner,
il jetait même des étincelles si on le caressait
à rebrousse-poil.
La poule avait les pattes toutes courtes,
elles pondaient bien et la femme les aimait
tous deux comme ses enfants.
Au matin, il remarquait l'inconnu.
Le chat fit,
et la poule fit,
« Qu'est-ce que c'est que ça ? »
dit la femme.
Elle n'y voyait pas très clair
et crut que c'était une grosse canne égarée.
« Bon, pas d'affaires,
penses-t-elle, je vais avoir des œufs de canne.
Oh, pourvu que ce ne soit pas un mal,
nous verrons bien ! »
Le canton resta à laisser,
mais on s'aperçut très vite qu'il ne pondait aucun oeuf.
Le chat était le maître de la maison
et la poule la maîtresse.
Il disait,
« Nous et le monde ».
Il pensait bien en être la moitié du monde
et la meilleure.
Le canton était d'un autre avis,
mais la poule ne supportait pas la contradiction.
« C'est-tu pondre ? »
demandait-elle.
« Ah, non.
Alors t'es toi ? »
Et le chat disait,
« C'est-tu faire le gros dos
rond-ronné ?
« Ah, non.
Alors n'aimais pas
des opinions absurdes
quand les gens raisonnables
parlent.
Le canton dans son coin
était de mauvaises humeurs.
Il avait une telle nostalgie
d'air frais, de soleil,
une telle envie de glisser sur l'eau.
Il ne pu s'empêcher d'en parler à la poule.
« Qu'est-ce qui te prend ? » répondit-elle.
« Tu n'as rien à faire, alors tu te montes la tête.
Tu n'as qu'à pondre
ou à ronronner, et cela te passera.
« Ah, c'est si délicieux de glisser sur l'eau,
» dit le canton.
« Si excquis quand elle vous passe par-dessus la tête
et de plonger jusqu'au fond.
« En voilà un plaisir,
» dit la poule.
« Tu es complètement fou.
Demande au chat,
qui est l'être le plus intelligent
que je connaisse.
Si il aime glisser sur l'eau
ou plonger la tête dedans.
Je ne parle même pas de moi.
Demande à notre hôtesse
de la vieille paysanne,
il n'y a pas plus intelligent.
Crois-tu qu'elle a envie de nager
et d'avoir de l'eau par-dessus la tête ?
« Mais vous ne me comprenez pas,
» soupirait le canton.
« Mais alors,
si nous ne te comprenons pas,
qui est-ce qui te comprendra ?
Tu ne vas tout de même pas croire
que tu es plus malin que le chat
ou la femme.
Ou moi-même.
Re-merci plutôt le ciel
de ce qu'on a fait pour toi.
N'es-tu pas là dans une chambre
bien chaude
avec des gens capables
de t'apprendre quelque chose ?
Mais tu n'es qu'un vorien.
Il n'y a aucun plaisir à te fréquenter.
Il remarque que
moi je te veux du bien.
Si je te dis les choses désagréables,
c'est que je suis ton ami.
Essaye un peu de pondre
ou de rendre renait.
Je crois que je vais me sauver
dans le vaste monde.
Avois le canton.
Eh bien, vas-y donc.
Il s'en a là.
L'automne vint.
Les feuilles dans la forêt passèrent
du jaune au brin.
Le vent les faisait voler de tout côté.
L'air était froid.
Les nuages lourds de grêle et de neige
dans les e-nus,
les corbeaux croissés.
Croix, croix, croix.
Ah oui, il y avait de quoi greloter.
Le pauvre canton
était guerre heureux.
Un soir au soleil couchant,
un grand vol d'oiseau sortit des buissons.
Jamais le canton n'en avait vu de si beau,
d'une blancheur si immaculée
avec de longs coups ondulants.
Ils ouvraient leurs larges ailes
et s'envolaient loin des contrées glacées
vers le midi,
vers les pays plus chauds,
vers la mer ouverte.
Ils volaient si haut,
si haut que le canton en fut impressionné.
Ils tournaient sur l'eau comme une roue,
tendaient le coup vers le ciel.
Ils poussaient un cri si étrange
et si puissant que lui-même en fut effrayé.
Jamais ils ne pourraient oublier ces oiseaux merveilleux.
Lorsqu'ils furent hors de sa vue,
ils plongeaient jusqu'au fond de l'eau
et quand ils remontaient à la surface,
ils étaient comme hors de lui-même.
Ils ne savaient pas le nom de ces oiseaux,
ni où ils s'envolaient mais
ils les aimaient,
comme ils n'avaient jamais aimé personne.
Ils ne les enviaient pas,
comment aurait-il rêvé de leur ressembler ?
L'hiver fut froid,
terriblement froid.
Il lui fallait nager constamment
pour empêcher l'eau de geler autour de lui.
Mais chaque nuit,
le trou où il nageait devenait de plus en plus petit.
La glace craquait,
il avait beau remuer ses pattes à la fin épuisée,
il resta pris dans la glace.
Au matin,
un paysan qui passait le vie.
Il brise à la glace de son sabot
et porta le canton à la maison
où sa femme le rani-ma.
Les enfants voulaient jouer avec lui
mais lui croyait qu'il voulait lui faire du mal.
Il s'élança droit dans la terrine de lait
et claboussant toute la pièce.
La femme cria et levait les bras au ciel.
Alors il vola dans la barate où était le beurre
et de là, dans le tonneau à farine.
La paysanne le poursuivait avec des pincettes.
Les enfants se bousculaient pour l'attraper
et ils riaient et ils criaient.
Heureusement la porte était ouverte.
Il se précipita sous les buissons
dans la neige molle
et il y resta, anéantie.
Il serait trop triste de raconter
tous les malheurs et les peines
qu'il dut en durer en ce long l'hiver.
Pourtant, un jour enfin,
le soleil se leva,
déjà chaud et se mit à briller.
C'était le printemps.
Alors, soudain,
il éleva ses ailes
qui brûrent et le soulevers
et avant qu'il puisse en rendre compte,
il se trouva dans un grand jardin
plein de paumiers en fleurs.
Là, les lillas embaumaient
et leurs longues branches vertes
tombaient jusqu'au fossé.
Comme ils faisaient bon et printanier.
Et voilà que devant lui,
sortant des fourrées,
les trois superbes signes blancs s'avançaient.
Ils ébouriffaient leurs plumes
et nageaient si légèrement
et ils reconnaissaient les beaux oiseaux blancs.
Une étrange mélancolie
s'empara de lui.
Oh ! je vais voler jusqu'à eux
et ils me battront à mort.
Moi, s'il est d'avoir le dace
de les approcher,
m'étant pis,
plutôt mourir par eux
que pincer par les canards,
piquer par les poules
ou par les coups de pieds des filles de basse cour.
Il s'élança dans l'eau
et nagea vers ses signes plein de noblesse.
Son étonnement, ceci,
en le voyant se diriger vers lui.
Tu es moi,
dit le pauvre canton
en inclinant la tête vers la surface des eaux.
Et il attendit la mort.
Mais alors,
qu'est-ce qu'il vit,
ce reflétant sous lui dans l'eau claire.
C'était sa propre image.
Non plus comme un vilain,
gros oiseaux gris et lourdos,
il était devenu un signe.
Car il n'y a aucune importance
à être née parmi les canards
si on a été couvé dans un œuf de signe.
Il ne regrettait pas le temps des misères
et des épreuves,
puisqu'elles devaient le conduire vers un tel bonheur.
Les grands signe blancs nageaient autour de lui
et le caressait de leur bec.
Quelques enfants approchés jetant du pain et des graines,
le plus petit s'écria,
« Ah, il y en a un nouveau ! »
Et tous les enfants de s'exclamer
et de battre des mains et de danser
en appelant père et mère.
On lança du pain et des gâteaux dans l'eau.
Tous disaient, « Le nouveau est le plus beau,
si jeune et si gracieux ».
Les vieux signe s'inclinaient devant lui.
Il était tout confus, notre petit canard,
et il cachait sa tête sous l'aile.
Il ne savait lui-même pourquoi.
Il était trop heureux,
pas du tout orgueilleux pourtant,
car un grand cœur ne connaît pas l'orgueil.
Il pensait combien il avait été pourchassé
et haï alors qu'il était le même qu'en haut.
Il était le plus beau aujourd'hui,
où on le déclarait le plus beau de tous.
Les lillas en baumaient dans la verdure,
le chaud soleil est inslé,
alors il gonfla ses plumes,
le va vers le ciel son col flexible
et de tout son cœur comblé.
Il cria,
« Auraient-je pu rêver semblable félicité
quand je n'étais que le vilain petit canard ? »
« Auraient-je pu rêver semblable félicité quand je n'étais que le vilain petit canard ? »
« Auraient-je pu rêver semblable félicité quand je n'étais que le vilain petit canard ? »
« Auraient-je pu rêver semblable félicité quand je n'étais que le vilain petit canard ? »
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