Trois heures d'écran par jour en moyenne pour les enfants.
Ça, c'était avant Codomo.
Codomo, le podcast pour les enfants.
Codomo, écoutez nos histoires.
Le compte de Janot Lapin
de Béatrix Potter.
Un matin, un petit lapin s'arrêta sur le bord de la route.
Il dressa ses oreilles et écoute à venir le trottes trottes d'un cheval.
Une cariolse approchée sur la route, conduite par Monsieur Magrégor,
et, assise à côté de lui, se trouvait Madame Magrégor
avec son plus beau chapeau.
Dès qu'il furet passé, le petit Janot Lapin
se glissa sur la route et s'en alla en gombadant,
en sautant et en sautillant, pour aller voir sa famille,
qui vivait dans le bois à l'arrière du jardin de Monsieur Magrégor.
Ce bois était plein de terriers et, dans le plus soigné,
le plus sablonneux d'entre eux, vivait la tente de Janot et ses cousins,
Flopsie, Mobsie, Cotton Tail et Pierre.
La vieille Madame Lapin était veuve.
Elle gagnait sa vie en tricotant des gants en laine de Lapin et des mitaines.
J'en ai acheté une paire une fois dans un bazar.
Elle vendait également des herbes, du thé au romarin et du tabac pour Lapin.
Nous appelons ça de la lavande.
Le petit Janot ne tenait pas vraiment à voir sa tente.
Il fit le tour du vieux sapin et faillit tomber sur son cousin Pierre.
Pierre était assis tout seul.
Il n'avait pas l'air en forme et était couvert de mouchoir en coton rouge.
« Pierre ? »
dit le petit Janot dans un murmure.
« Qui a tes vêtements ? »
Pierre répondit.
« C'est les pouvantailles dans le jardin de M. Magrégor.
Et il décrit comment il avait été poursuivi dans le jardin
et comment il y avait laissé ses chaussures et manteaux.
Le petit Janot s'assit à côté de son cousin
et lui assura que M. Magrégor était parti en carioles.
Que Mme Grégor aussi.
Et, certainement pour la journée, parce qu'elle portait son plus beau chapeau.
Pierre dit qu'il espérait qu'il allait pleuvoir.
À ce moment-là, la voix de la vieille Mme Lapin raisonna dans le terrier.
« Quotentail ! Va me chercher un peu plus de camomille ! »
Pierre dit qu'il pensait qu'il pourrait se sentir mieux s'il allait faire un tour.
Il partire la main dans la main et s'arrêter sur un mur au fond du bois.
De là, ils observèrent le jardin de M. Magrégor.
On voyait bien le manteau et les chaussures de Pierre sur les pouvantailles,
qui étaient coiffées d'un vieux béret de M. Magrégor.
Le petit Janot dit.
« On va abîmer nos vêtements si on essaye de passer sous la barrière.
La meilleure solution est de descendre par un poirier.
» Pierre tomba la tête la première, mais ne se fit pas mal.
La plate-bande où il avait atterri venait d'être ratissée et la terre n'était pas dure.
On y avait semé avec des laitues.
Il les sert bon nombre de petites empruntes partout dans la plate-bande,
surtout le petit Janot qui portait des sabots.
Le petit Janot dit que la première chose à faire
était de récupérer les vêtements de Pierre pour pouvoir se servir du mouchoir après.
Il déshabillèrent les pouvantailles.
Il avait plu pendant la nuit.
Il y avait de l'eau dans les chaussures et le manteau avait un peu rétrécis.
Janot essaya le bérez, mais il était trop grand pour lui.
Fuis, il suggéra de remplir le mouchoir avec des oignons pour faire un petit cadeau à sa tante.
Pierre ne s'amusait pas vraiment.
Il entendait des bruits sans arrêt.
Janot, au contraire, était parfaitement à l'aise et il mangea une feuille de laitues.
Il dit qu'il avait l'habitude de venir au jardin avec son père
pour chercher des laitues pour leur repas du dimanche.
On appelait le papa du petit Janot, Monsieur Lapin, père.
Et les laitues étaient vraiment très bonnes.
Pierre ne mangea rien.
Il dit qu'il voulait rentrer à la maison.
Il fit d'ailleurs tomber la moitié des oignons.
Le petit Janot dit qu'il n'était pas possible de remonter par le poirier en portant des légumes.
Il prit hardiment le chemin vers l'autre bout du jardin.
Il passèrent par une petite allée couverte de planches, le long d'un mur de brique rouge tout ensoleillé.
Des souris, assises sur le pas de leur porte, croquaient des noyaux de cerise.
Elles firent un clin d'œil à Pierre Lapin et au petit Janot Lapin.
À ce moment-là, Pierre lâche à le mouchoir encore une fois.
Puis ils poursuivirent leur chemin entre peaux de fleurs, serres et sauts.
Pierre entendit à nouveau des bruits et ouvrit les yeux grand comme des sous-coupes.
Il s'arrête à naître, un pas ou deux devant son cousin.
Voici ce que nos petits Lapins virent au détour du chemin.
Le petit Janot jeta un coup d'œil et puis se réfugia en moins d'une seconde, avec Pierre et les oignons, sous un grand panier.
Le chat se leva et s'étira, puis va un renifler le panier.
Peut-être qu'il aimait l'odeur des oignons, mais quoi qu'il en soit, il s'assit sur le panier.
Et il resta assis là pendant cinq heures.
Je ne peux pas vous dessiner Pierre et Janot sous le panier, car il y faisait bien sombre,
et parce que l'odeur des oignons était terrible, sans en faisant pleurer Pierre Lapin et le petit Janot.
Le soleil descendit derrière le bois et il se fit tard dans l'après-midi, mais le chat resta assis sur le panier.
Enfin, il y eut un crissement et quelques bouts de ciment tombèrent du mur.
Le chat leva les yeux et vit Monsieur Lapin-Père, qui se pavonnait en haut du mur de la terrasse supérieure.
Il fumait une pipe de tabac à lapin et tenait une badine à la main.
Il était à la recherche de son fils.
Monsieur Lapin-Père était sans état d'âme en ce qui concernait les chats.
Il fit un bon énorme depuis le haut du mur sur le dos du chat.
Il le fit tomber du panier et le poussa à coup de pâte jusque dans la serre, en lui arrachant au passage une poignée de poils.
Le chat fut trop surpris pour le griffer.
Quand Monsieur Lapin-Père eu chasser le chat dans la serre, il en verrouillait la porte.
Puis, il revinte au panier et sortit son fils Janot par les oreilles et le fouetta avec sa badine.
Puis il sortit son neveu pierre, il prit alors le mouchoir qui contenait les oignons et sortit calmement du jardin.
Lorsque Monsieur Magrégor revint une demi-heure plus tard, il vit plusieurs choses qui lui parurent étrange.
Apparemment, quelqu'un s'était promené dans le jardin avec des sabots.
Les empreintes étaient quand même ridiculement petites.
Il ne comprit pas non plus comment le chat avait réussi à s'enfermer dans la serre, en verrouillant la porte de l'extérieur.
Quand Pierre arriva chez lui, sa mère lui pardonna parce qu'elle était bien contente de voir qu'il avait retrouvé ses chaussures et son manteau.
Cotontail et Pierre replièrent le mouchoir et la vieille madame Lapin attacha les oignons et les suspendites au plafond de la cuisine avec les bouquets d'herbe et le tabac à Lapin.
Codomo, le plaisir d'écouter.