La Princesse et le Porcher, de Hans Christian Andersen

Durée: 11m4s

Date de sortie: 22/01/2024

La princesse s’ennuie dans son château. Elle refuse tous les princes qui viennent lui demander sa main. Elle refuse tous les cadeaux, même les plus beaux. Mais un garçon a trouvé un moyen pour séduire et faire sourire la belle princesse.
 
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Trois heures d'écran par jour en moyenne pour les enfants.
Ça, c'était avant Kodomo.
Kodomo, le podcast pour les enfants.
Kodomo, écoutez nos histoires.
La princesse et le porcher.
D'après Hans Christian Andersen,
il y avait une fois un prince pauvre.
Son royaume était tout petit,
mais tout de même assez grand pour s'y marier,
et justement, il avait le plus grand désir de se marier.
Il y avait peut-être un peu de hardiesse à demander à la fille de l'empereur voisin,
« Veux-tu de moi ? »
Il l'osa cependant, car son nom était honorablement connu,
même au loin, et sans princesse aurait accepté en remerciant.
Mais allez donc comprendre celle-ci.
Écoutez plus tôt.
Sur la tombe du père du prince poussait un rosier.
Un rosier miraculeux.
Il ne donnait qu'une unique fleur tous les cinq ans.
Mais c'était une rose d'un parfum si doux
qu'à la respirer, on oubliait tous ses chagrins et ses soucis.
Le prince avait aussi un rossignol,
qui chantait comme si toutes les plus belles mélodies du monde
étaient enfermées dans son petit gosier.
Cet rose et ce rossignol, il les destinait à la princesse.
Toutes deux furent donc placées dans deux grands écrins d'argent
et envoyaient chez elles.
L'empereur les fit apportaient devant lui dans le grand salon
où la princesse jouait à la visite avec ses dames d'honneur.
Elle n'avait du reste pas d'autre occupation.
Et lorsqu'elle vit les grandes boîtes contenant les cadeaux,
elle applaudit de plaisir.
« Ah ! si seulement c'était un petit minet, dit-elle ! »
Mais c'est la merveilleuse rose qui parut.
« Comme elle est joliement faite, s'écrièrent toutes les dames d'honneur.
Elle est plus que jolie, surenchérée l'empereur,
elle est la beauté même. »
Cependant, la princesse la toucha du doigt et fut sur le point de pleurer.
« Oh ! papa ! cria-t-elle, quelle horreur !
Elle n'est pas artificielle, c'est une vraie ! »
« Fis donc, s'exclamèrent toutes ses dames, c'est une vraie ! »
« Bon, avant de nous fâcher, regardons ce qu'il y a dans la deuxième boîte,
» opina l'empereur.
Alors le rossignol apparut et il se mit à chanter si divinement
que tout d'abord on ne trouva pas de critiques à lui faire.
« Superbe ! charmant ! s'écrièrent toutes les dames de la cour,
car elle parlait toute Français, l'une plus mal que l'autre du reste.
« Comme cet oiseau me rappelle la boîte à musique de notre défunt impératrice,
dit un vieux gentillum.
« Oh mais oui, c'est tout à fait la même manière, la même diction musicale.
« Eh oui, dit l'empereur, et il se mit à pleurer comme un enfant.
« Mais au moins, j'espère que ce n'est pas un vrai, dit la princesse.
« Mais si c'est un véritable oiseau, affirmer ceux qu'il avait apporté.
« Oh ! alors qu'il s'en vole, commanda la princesse, et elle ne voulait pour rien
au monde recevoir le prince.
« Mais lui, ne se laisse pas décourager.
Il se barbouilla le visage de brun et de noir, enfonça sa casquette sur sa tête,
et elle a frappé là-bas.
« Bonjour, empereur, dit-il, ne pourrais-je pas trouver du travail au château ?
« Euh, il y en a de temps qui demandent, répondit l'empereur,
mais écoutez, je cherche un valet pour garder les cochons, car nous en avons beaucoup.
Et voilà le prince engagé comme porcher impérial.
On lui donna une mauvaise petite chambre à côté de la porcherie, et c'est là qu'il
devait se tenir.
Cependant, il s'assit et travailla toute la journée, et le soir, il avait fabriqué
une jolie petite marmite garnie de clochettes tout autour.
Quand la marmite se mettait à bouillir, les clochettes teintaient et jouaient Art
Doulibur Augustine, Alice Eastin Hin Hin.
Mais le plus ingénieux était sans doute que si l'on mettait le doigt dans la vapeur
de la marmite, on sentait immédiatement qu'elle plaît, on faisait cuire dans chaque
cheminée de la ville.
Ha, ça, c'était autre chose qu'une rose.
Au cours de sa promenade avec ses dames d'honneur, la princesse vint à passer devant la porcherie,
et lorsqu'elle entendit la mélodie, elle s'arrêta toute contente, car elle aussi
savait jouer Art Doulibur Augustine.
C'était même le seul air qu'elle su jouait, et elle le jouait d'un doigt seulement.
« C'est l'air que je sais, » dit-elle.
« Ce doit être un porcher bien doué.
Entrez et demandez-lui ce que coûte son instrument.
» Une des dames de la cour fut obligée d'y aller, mais elle mis des sabots.
Ce que j'entends le plus souvent de la part des recruteurs, c'est…
« Mais attendez Pierre, LinkedIn, c'est surtout un truc de cadre qui est basse dans les bureaux,
non ? »
Je leur réponds que sur LinkedIn, il y a 90% des professionnels français, des cadres,
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On m'a même déjà demandé s'il y avait des magiciens sur Poitiers.
« Eh ben j'en avais deux.
Avec LinkedIn, recrutez des bons profils plus vite.
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« Euh, combien veux-tu pour cette marmite ? » demanda-t-elle.
« Je veux d'y baiser de la princesse.
»
« Grand dieu ! » s'écria la dame.
« Bah c'est comme ça, et pas moins ! » insiste à le porcher.
« Eh bien, qu'est-ce qu'il a dit ? » demanda la princesse.
« Je ne peux vraiment pas le dire, c'est trop affreux.
« Alors dit-le tout bas. »
La dame donneur le murmura à l'oreille de la princesse.
« Mais il est insolent ? » dit-elle-ci, et elle s'enfuit immédiatement.
Dès qu'elle lui fait un petit bout de chemin, les clochettes se mirent atteintées.
« Écoute, dit la princesse, va lui demander s'il veut d'y baiser de mes dames donneurs.
« Moi, que non ! » répondit le porcher,
« d'y baiser de la princesse, où je garde la marmite.
« Que c'est ennuyeux ! » dit la princesse.
« Alors il faut que vous teniez tout autour de moi, afin que personne ne puisse me voir.
»
Les dames donneurs l'entourèrent, en étalant leur jupe.
Le garçon eut d'y baiser, et elle emporta la marmite.
Comme on s'amusa au château, toute la soirée et toute la journée, la marmite cuisait.
Il n'y avait pas une cheminée de la ville dont on eut su ce qu'on y préparait,
tant chez le chambélan que chez le coordonnier.
Les dames donneurs dansaient et battaient des mains.
« Oh ! nous savons ceux qui auront du potage sucré ou bien des crêpes,
ou bien encore de la bouillie ou des côtelettes.
Oh ! comme c'est intéressant !
« Supérieurement intéressant ! » dit la grande maîtresse de la cour.
« Oui, mais pas un mot à personne, car je suis la fille de l'empereur.
« Dieu nous en garde ! » fiert-elle toutes ensemble.
Le porcher, c'est-à-dire le prince, mais personne ne se doutait qu'il put être autre
chose qu'un véritable porcher, ne laissa pas passer la journée suivante sans travailler.
Il confectionna une crêcelle.
Lorsqu'on la faisait tourner, raisonnait en grinçant toutes les vales, les galots et
les polcas connues depuis la création du monde.
« Mais c'est superbe ! » dit la princesse lorsqu'elle passa devant la porcherie.
« Je n'ai jamais entendu plus merveilleuse improvisation.
Écoutez, allez lui demander ce que coûte cet instrument.
Mais je n'embrasse plus.
« Euh, il veut s'embaiser de la princesse, » affirma la dame donneur qui était allée
s'enquérir.
« Non, je pense qu'il est fou ! » dit la princesse.
Et elle s'enfu.
« Mais après avoir fait un petit bout de chemin, elle s'arrêta.
« Oh, il faut encourager les arts, » dit-elle.
« Je suis la fille de l'empereur.
Bon, dites-lui que je lui donnerai dix baisers comme hier, le reste mes dames donneurs s'en
chargeront.
« Oh, mais ce ne nous plus pas du tout ! » dit-il ces dernières.
« Oh, quelle bêtise ! » répliqua la princesse.
« Si moi je peux l'embrasser, vous le pouvez aussi.
Souvenez-vous que je vous entretiens et vous honorer.
» Et encore une fois, la dame donneur du talet s'informait.
« S'embaiser de la princesse, » a-t-il dit.
« Sinon, ils gardent son bien.
Alors mettez-vous devant moi.
» Toutes les dames l'entourèrent et l'embrassade commença.
« Qu'est-ce que c'est que cet atropement là-bas, près de la porcherie ? » s'écria
l'empereur.
Il était sur sa terrasse où il se frottait les yeux et mettaient ses lunettes.
« Mais ce sont les dames de la cour qui font des lures.
Il faut que j'aille voir. » Il releva l'arrière de ses pantoufles qui n'étaient que des
souliers dont le contrefort avait lâché.
« Ça perd l'hypopète comme il se dépêchait.
» Parce qu'il arriva dans la cour, il se mit à marcher tout doucement.
Les dames d'honneur occupaient à compter les baisers afin que tout se déroule honnêtement,
qu'ils n'en reçoivent pas trop mais pas non plus trop peu, ne remarquèrent pas du tout l'empereur.
Il se y s'assoit sur les pointes.
« Qu'est-ce que c'est ? » cria-t-il quand il vit ce qui se passait et il leur donna
de sa pantoufle un grand coup sur la tête, juste au moment où le porcher recevait le
80e baisé.
« Or d'ici ! » cria-t-il furieux.
La princesse et le porcher furent jetés hors de l'Empire.
Elle pleurait.
Le porcher grognait et la pluie tombait à Torrent.
« Oh ! je suis la plus malheureuse des créatures, j'ai mis c'est la princesse.
Que nage acceptait ce prince si charmant, que je suis malheureuse ! »
Le porcher se retira derrière un arbre et suya le noir et le brin de son visage,
jeta ses vieux vêtements et s'avance à dans ses habits princiers, si charmant que
la princesse fit la révérence devant lui.
« Je suis venue pour te faire affront à toi, dit le garçon.
Tu ne voulais pas d'un prince plein de loyauté ? Tu n'appréciais ni la rose ni le
rossignol mais, hein, le porcher tu voulais bien l'embrasser pour un jouet mécanique ?
Ont à toi ! »
Il retourna dans son royaume, ferme à la porte, tira le verrou.
Quant à elle, elle pouvait bien rester dehors et chanter si elle en avait envie.
« Ah, tu libères Augustine, allois-t-je t'en faire ? »

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