Le village de l'abandon

Durée: 11m44s

Date de sortie: 22/04/2021

Elliot a toujours aimé ses jouets de pirates. Et puis un jour, pour devenir grand, il décide de s'en séparer et quelque chose d'incroyable va se produire !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevirer. Illustration : Quentin Laville.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Carine Arnaud vous vous racontez, le village de l'abandon,
une histoire écrite par Messouin.
Bonne écoute.
Une fois par an, Elliot tristit et jouait pour les donner à ceux qui n'en ont pas.
Au début, c'était compliqué, il voulait tout garder.
Mais il a vite vu qu'il y en avait qu'il ne sortait qu'une ou deux fois par an, et
que ça ne servait à rien de les laisser prendre la poussière.
Et depuis, le rituel du tri est devenu un vrai plaisir.
Aujourd'hui, c'est un peu différent.
Elliot se sépare de ses pirates.
Il y a encore une heure, sa chambre en était remplie.
Son bureau était une île au trésor, sa table de chevet à un repère de foreband.
Le parquet, un océan sur lequel des dizaines de bateaux s'affrontaient.
Il les adorait plus que tout.
Et puis, Charlotte vint pour le goûter.
Ah Charlotte, une aventurière née, une championne d'acrobranche, une enquêtrice hors-père
experte des chasses aux œufs de Pâques, et Elliot rêvait de l'embarquer dans l'une
de ses histoires de corsaires.
Sauf qu'en entrant dans sa chambre, Charlotte sous-pirat.
Ah des pirates, super.
Ben, tu les aimes plus.
Les pirates, c'est pour les enfants Elliot.
On est en sixième maintenant.
Eh ouais, ouais, je suis trop d'accord.
Je voulais juste montrer mon ancienne chambre.
Demain, il n'y aura plus un pirate.
Je vais les donner à des enfants qui en ont vraiment besoin.
Wow, vraiment ? Mais t'es trop génial.
Elliot se sentit rougir.
Son cœur pincé guérit aussitôt.
Sauf qu'une fois seul face à sa chambre, la tristesse le submergea.
T'en fais une tête.
C'est parce que ton amoureuse est partie.
Oh là, mais c'est pas mon amoureuse.
Rien à voir.
C'est juste que j'ai pris une grande décision.
Les pirates, c'est fini.
Tu ne préfères pas juste donner ceux avec lesquels tu ne joues plus ?
Mais non, les pirates, c'est pour les bébés.
Je suis en sixième maintenant.
Faut que je grandisse.
Voilà pourquoi aujourd'hui, Elliot fait face à cinq cartons remplis à rabord de pirates.
Seul rescapé de ce désamour soudain, le Fantastique.
Une splendide frégate que ses parents lui avaient offerte pour ses sept ans.
La gorge serrée, Elliot aide ses parents à charger la voiture.
Mais cette fois, ils ne les accompagnent pas.
C'est au-dessus de ses forces.
Ils les regardent partir, puis remontent mollement dans sa chambre.
Elle lui paraît terriblement vide.
Dehors, il se met à pleuvoir des trompes d'eau.
Ça le console un peu.
Elliot adore la pluie.
Pour se changer les idées, il sort à fronter les éléments déchaînés,
protégés par ses bottes en caoutchouc et son cirée noire sur lequel il avait dessiné
une authentique tête de mort de pirates.
Elliot court, saute, fait des cabrioles avant de bondir dans un petit trou rempli d'eau.
Quelque chose craque sous ses pieds.
C'est le bateau de Captain Marie, son équipage flotte.
Elliot se baisse pour les ramasser et se fiche de surprise.
Loin d'être immobile, la demi-dousaine de bons hommes s'agit écrit à l'aide.
Elliot les sauve de la noyade et les ramène à l'intérieur.
Les pirates se sèchent avec de l'essuie-tout, puis Captain Marie prend la parole.
On doit une fierschande, Elliot.
Merci, mais comment ça se fait que vous soyez vivants ?
Aucune idée. Quand on s'est réveillé, j'imagine qu'on peut dire ça.
On a eu une peur bleue.
On était tellement paniquée qu'on a fait chavirer le bateau du carton.
Je suis désolé de l'avoir cassé. J'ai pas fait attention.
Pas grave. Avec ce délu, j'en pensais sortir de ce trou d'eau et vivre une vie d'aventure.
Mais c'est raté.
Mais non, j'ai quelque chose qui devrait vous plaire.
Elliot fonce dans sa chambre.
Sur la table de la cuisine, les pirates échangent des regards étonnés.
Mais lorsqu' Elliot revient avec le fantastique, ils sont soufflés.
On peut pas accepter, ce navire est trop précieux.
Peut-être, mais vous avez besoin d'un bateau pour vivre vos aventures.
Tu es sûr ?
Certains. Je vais vous aider à prendre le large.
Tout s'abort, les gars.
Elliot amène le fantastique et son nouvel équipage dehors.
Il pleut à Vers. Le trottoir est couvert d'un épais tapis d'eau.
Les caniveaux sont devenus des torrents.
Ce n'est peut-être pas le bon moment pour partir.
Peut-être qu'on pourrait attendre cet été et on va toujours à la mer.
L'aventure n'attend pas, mon garçon.
Des picotements chatouillent Elliot, qui rapetissent lentement, très lentement.
Si bien que le fantastique se retrouve posé, délicatement sur le trottoir.
Complètement ébêté, Elliot ne sait pas quelle émotion choisir.
La peur ou les merveillements.
Capitaine Marie lui jette une échelle de corde.
C'est pas un temps à rester à terre. Abort, moussaillon.
Le bateau glisse. Elliot grimpe à toute vitesse.
Sur le pont, fonçant vers la barre, Capitaine Marie aboie des ordres.
Tout le monde s'active. Elliot est totalement perdu.
Tout à coup, le fantastique bascule dans le caniveau.
Elliot allait passer par-dessus bord lorsqu'un pirate joue flû.
L'attrape par le pantalon et lui noue une corde autour de la taille.
Ça va secouer, tenez-vous.
Elliot se cramponne au bastingage juste avant que le fantastique ne plonge dans une bouche d'égout.
La chute est vertigineuse. L'équipage retient son souffle.
L'atterrissage est si violent que le bateau manque d'être submergé.
Pas le temps de souffler.
Le navire est emporté par les flots jusqu'à un tunnel gigantesque,
faiblement éclairé par des ouvertures, d'où yaïsent d'impressionnantes gerbes d'eau.
Le bruit est assourdissant, l'air moite et parfumé d'une écoeurante odeur de poubelles fermentées.
Soudain, le fantastique tangue. Des remous l'entourent, puis il s'élève au-dessus de l'eau.
Elliot panique ! L'équipage ne bronche pas.
Et pour cause, ils sont sur la carapace d'une tortue, ses petits l'accompagnent.
Malheureusement, le spectacle est de courte durée.
La mère aimait un sifflement aigu avant de replonger imité par ses rejetons.
« Monstre, toits de vent ! »
Elliot plisse les yeux.
Au loin, deux boules luisantes fendent l'eau.
Capitaine Marie donne un gros coup de barre à tribo, une mâchoire surgit des flots
et se referme pile à l'endroit où se trouvait le bateau.
En retombant, la bête provoque une énorme vague qui propule cela fantastique.
Personne ne panique. Bien au contraire, l'équipage entame un nouveau balai concentré comme jamais.
La bulle de peur qui paralysait Elliot éclate, libérant une énergie nouvelle.
Il doit aider ses jouets.
Et alors que tout le monde se prépare au combat, Elliot cherche une issue.
Il la trouve en rien de temps.
« Capitaine Marie, là-bas, il y a une grille ! C'est notre seule chance ! »
Sans un mot, la capitaine vire de bord.
Un vent nose et abon gonfle les voiles.
Le fantastique fuse vers sa nouvelle destination.
Un grognement retentit.
Elliot se retourne, l'alligatoire se jette sur eux.
Le fantastique s'engouffre à travers la grille, laissant l'horrible reptile s'y encastrer dans un grandement de fureur.
Les eaux verdâtres redeviennent calmes et tranquilles.
Le navire glisse paisiblement, mais tout le monde reste aux aguets.
« Terre en vue ! Non, mieux ! C'est un village ! Village en vue ! »
Elliot n'en croit pas ses yeux.
« La vie y a raison ! C'est bien un village qui se dévoile à l'horizon.
Des boîtes de conserve, des bouteilles en plastique et des cartons forment des maisons.
Chaque fenêtre laisse échapper de la lumière. Il y a même un quai.
Tandis que le fantastique accoste, un ours en peluche titanesque avance sur la jetée.
Avec sa bouche cousue, des coutures qui balafrent son corps et un œil arraché, il n'a pas l'air comode.
Il est accompagné d'une minuscule poupée radieuse, bien que sa robe de princesse soit passablement usée.
Le fantastique largue ses amars. L'ours les attache solidement, tout le monde descend.
Peu rassurer Elliot se cache derrière les matelots.
« Bienvenue au village de l'abandon. Je suis Eleonore, la mairesse.
Et voici Ours, notre gardien. Curieux comme nom de bourgade.
Et pourtant, il porte bien son nom. Nous avons tous été abandonnés, jetés à la poubelle.
Sans qu'on sache pourquoi, nous nous sommes réveillés.
Nous étions à la merci des intempéries, des animaux qui voulaient nous déchiqueter pour jouer
ou des humains qui nous piétinaient quand ils ne nous prenaient pas pour des ballons.
Alors nous nous sommes réfugiés dans les sous-sols.
Comment vous avez pu construire tout ça ?
Les humains, j'ai tellement de choses. Vous n'avez pas aidé.
Mais pourquoi vous n'êtes pas allé voir vos propriétaires pour leur parler ?
Les pirates s'écartent pour qu'Eleonore puisse voir qui lui a parlé.
Ours avance d'un pas, menaçant.
Un humain, ici ? Comment est-ce possible ?
Captain Marie leur explique tout.
Ours se détend et Eleonore les invite à la suivre dans la grande taverne
construite dans un immense carton de déménagement.
Tout le village les y rejoint, trop curieux de faire à la connaissance des nouveaux venus.
Alors que tout le monde s'installe, une nouvelle question brûle les lèvres d'Eliott.
Vous ne regrettez pas votre vie d'avant ?
Évidemment. Mais les enfants, ceux-là, assez grandissent.
Peut-être que parfois, ils se séparent trop vite de leur jouer.
Alors pourquoi ne pas nous garder dans un coin ?
Parce que c'est utile de faire le tri.
Regarde où ça nous a menés.
On n'est pas encore très nombreux à donner nos vieux jouets.
Je suis sûr que vous pouvez avoir une seconde vie.
Qui voudrait de vieux jouets abîmés ?
Moi.
Une vague détonement parcourt l'assistance.
Oui, je sais déjà où offrir mes jouets et je pourrais réparer ceux qui sont cassés
ou leur trouver un nouveau foyer.
Des picotements, chatouillent Eleonore, qui grandit, grandit, grandit, si bien que le carton de l'auberge lui reste sur la tête.
Eleonore éclate d'un rire joyeux, les jouets sont médusés.
Alors, qui veut remonter à la surface avec moi ?
Une bonne vingtaine de jouets s'avance, enthousiaste.
Les autres se regroupent autour d'Eleonore et d'Ours.
Nous restons.
Ce village est notre foyer à présent.
Je comprends.
Et vous, capitaine Marie ?
Sembleraient qu'on a un nouveau royaume exploré.
Les gars et moi, on ne peut pas y résister.
Le village va nous servir de porte d'attache.
Et c'est comme ça qu'Eliott rentre chez lui, les bras chargés de vieux jouets.
Tout crasseux et puant les égouts, il annonce à ses parents son nouveau pastan.
Raffistoler des jouets abandonnés pour les redistribuer et faire plein de reux.
Voilà les enfants.
J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
N'hésitez pas non plus à parler des petites histoires à vos copines, à vos copains
et pourquoi pas à votre maîtresse ou à votre maître pour occuper les temps calmes.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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