Décider. Voilà ce qui définit le métier de magistrat. Décider pour garantir le respect
des droits et des libertés fondamentales. Au civil comme au pénal, le magistrat traite
chaque jour des dossiers déterminants pour l'avenir. Affaire familiale, cybercriminalité,
justice environnementale. Décider pour faire une différence. Une carrière riche et diversifiée,
une formation continue et des opportunités de poste à haute responsabilité. Décider
de construire une carrière qui a du sens. Inscrivez-vous au concours de la magistrature
sur enm.justice.fr. Ceci est un message du ministère de la Justice.
Les comptes du lapin vert. Le canton désobéissant.
Mes enfants, dit la canne à ces quatre canton, ne vous éloignez pas parce que les chemins
sont pleins d'ambuches. Quand je crerai coin coin coin, vous vous rassemblerez près de moi.
Les gens âgés sont des rasotères, dit le plus grand des canton nommé Alfred. Je ne veux plus
vivre sous les ailes de maman. Je suis assez grand pour voir du pays. Et sans bruit, il quitta
le cortège familial. Au détour d'un chemin, la canne horrifiée aperçut deux oreilles et
un panache émergent d'un talu. Coin coin coin, c'est criatel, c'est le renard. Et les trois canton
d'accourir. C'était en effet Maître Renard, le plus cruel des animaux sauvages des alentours.
Maître Renard avait faim. Montez jeûné et servis ! C'était-il écrié, apercevant les canards.
Grapez sur mon dos mes enfants, dit la canne, et gagnez-on la rivière,
j'irai plus vite que vous et nous échapprons à notre ennemi. Les trois canton grimper sur
le dos de leur mère, qui déta là à grandes engembées et se jeta dans la rivière avec
son précieux fardeau. Pendant ce temps, Alfred a vide de liberté poursuivé sa promenade.
Au détour d'un chemin, il rencontra Maître Renard.
Veux-tu que nous déjeunions ensemble, petit canton ?
– Bah oui, monsieur, je veux bien. – Entre dans la salle à manger,
dit le Renard en ouvrant une gueule large comme un four.
Et avant qu'Alfred fut revenu de sa surprise, il était apé, croqué, avalé par le monstre,
qui se lécha les babines en signe de contentement.
À quelques mètres de là, la pauvre canne pleurait son petit Alfred,
et les trois canton gémissaient sur le sort de leurs frères, qui n'avaient pas voulu croire
au coin-coin de sa maman. La canne avait de loin assisté au drame.
Après son repas, le monstre s'était endormi au pied d'un arbre.
La pauvre maman cueillit des fleurs dans la prairie, et Alâ les déposait sans bruit sur le ventre de Maître Renard,
qui servait de tombe au reste de son petit Alfred.
– Mes enfants, vous avez vu où pouvait conduire la désobéissance ?
– Oui, maman, s'écrièrent les canton, nous accourerons toujours vers toi quand tu feras coin-coin-coin.