Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming !
Coucou les enfants ! Dès le 1er juillet, vous pourrez écouter la saison 2 d'un été incroyable,
notre saga estivale.
La première saison a été diffusée l'été dernier.
Aujourd'hui, je vous propose de la découvrir ou de la redécouvrir.
Elle se compose de 9 épisodes qui vous permettront de suivre les incroyables aventures de Lana,
Ilies et Arthur.
Voici l'épisode 1, la capsule temporelle.
Ce matin-là, avec Lana, ma cousine, on était posté à la fenêtre du salon à regarder
le salle-temps par la fenêtre.
Il pleuvait tellement que tout le paysage était brouillé.
Pas un coin de ciel bleu, même minuscule, ne pointait le bout de son nez pour nous donner
l'espoir que ça allait s'arrêter.
On était déprimés parce que c'était notre premier jour de vacances.
Et normalement, le premier jour des vacances, on fait des tas de choses à la perle verte.
La perle verte, c'est la maison de Mamy.
Posée dans un jardin sauvage couvert de milliers de fleurs de toutes sortes et de toutes les
couleurs, elle est entourée d'une centaine d'arbres qui offrent coin d'ombre et grimpette.
À quelques pas de la maison, se trouve un potager magique où Mamy bichonne ses légumes géants.
Avec Lana, on y a construit 5 bases secrètes.
On avait prévu de les inspecter et ensuite d'aller voir le village à insectes qu'on
avait fabriqué l'été dernier.
Mais impossible avec ce maudit rideau de pluie.
Lana s'était mise en tête de m'expliquer le rôle de la pluie dans le cycle de l'eau
quand Arthur arriva à toute vitesse sur son vélo.
Quand on ouvrit la porte, notre copain avait l'air d'une serpillère humaine dégoulinante
illuminée par un grand sourire.
C'est trop cool que vous soyez enfin là.
Tu aurais dû attendre qu'il fasse maillard pour venir et louper notre premier jour ensemble.
Ha ha, jamais de la vie !
Arthur était notre meilleur ami de vacances.
Il vivait dans le petit village en bord de mer à 10 minutes de chez Mamy.
L'été, on était inséparables et le reste de l'année, on s'écrivait et on s'appelait
pour se donner des nouvelles.
Mais Arthur, on ne pourra rien faire aujourd'hui, il fait trop mauvais.
Pas grave ! On pourrait aller à la chasse aux escargots, avec un temps pareil.
Je suis sûr qu'il y en a une armée dans votre jardin.
Peut-être qu'on croirera le roi bavue.
Le roi bavue ? Ouais, un escargot plus gros qu'une brique avec une coquille dorée.
Avant de continuer, tu devrais te changer, t'as l'air congelé.
Il avait les lèvres bleus et claqué des dents.
Lana a fil à chercher une serviette et moins jogging, un t-shirt, des chaussettes et un
gros pull.
Une fois Arthur habillé, on essorera ses affaires et on les étala sur une chaise près du feu.
Le père de Lana nous apportait des tasses fumantes d'un chocolat bien chaud.
A la première gorgée, Arthur retrouva des couleurs et poursuivit son histoire de roi
bavue, le protecteur des jardins et de tous les insectes mal aimés.
Une histoire incroyable, tout droit sorti de la boîte de les gens des anecdotes qu'ils
connaissent sur la région.
En fait, Arthur, c'est un peu un guide touristique qui ne s'arrête jamais de parler.
Sauf quand on joue.
Et c'est sans doute pour ça qu'après son histoire, Lana proposa de faire une compète
de puissance 4, qu'elle gagne à Oulama.
On enchaîna avec un double, car Arthur remporte à cette fois, puis un ono.
La partie fut très serrée, mais grâce à une faute dite d'attention de ma cousine,
je sortis vainqueur.
On réfléchissait au meilleur jeu pour nous départager quand Mamy est arrivé pour nous
proposer de faire une tarte aux riz.
Pendant que je m'occupais de la pâte sablée, Arthur et Lana écoutaient et lavaient les
riz, Mamy les dénoyautait.
Discrètement, Arthur lui enchippait.
Lana me les passait, je les enroulais dans de la pâte crue et on les gobait un délice.
Quand Mamy découvrit notre contrebande, elle se transforma en gargouille grinchose.
Mais enfin, si vous continuez comme ça, on n'aura même plus de quoi faire une tartelette.
Vous voulez en goûter une ? Nos billes de pâte à la cerise sont trop bonnes.
Je suis sûr qu'on pourrait les vendre au vilave pour se faire de l'arbre en poisse.
Sauf que j'ai prévu de faire une tarte, alors tu balais.
Mais on veut t'aider à finir.
Vous m'aiderait plus sans me laissant tranquille.
Allez, ouste !
Elle se remit à son dénoyotage.
C'était rigolo de l'avoir louché sur les cerises la langue légèrement tirée.
Arthur ne puisse empêcher de tendre le bras pour prendre une dernière cerise,
mais le regard de Mamy l'a stoppé net.
Je vais quand même pas vous chasser à coups de balais.
On souffla.
Mamy il continuea de nous fixer par-dessus cette lunette de milune.
On glissa de nos chaise, puis, traînant des pieds, on a l'as échoué dans le canapé du salon.
Dehors, les gouttes de pluie étaient presque aussi grosses que des balles de tennis.
Vous voulez faire quoi ? On pourrait cercer des cafettes secrètes dans votre maison ?
C'est pas poudlard ou narnia ici.
Evidemment, mais dans les vieilles maisons, il y en a toujours !
Sans attendre notre réaction, Arthur se leva et se mit à examiner les murs du salon
comme un écureuil en quête de noisette.
La naffia roule et ses yeux se leva à son tour pour chercher derrière les meubles.
Une seconde plus tard, je les émittais.
Après enquête, il n'y avait rien dans le salon.
On se retrouva dans l'entrée, et là, juste à côté de la porte, au ras du sol,
je remarquais qu'une grosse planche bougeait.
Du bout des doigts, je réussis à l'enlever.
Vous l'avez dit ! Il y a toujours des cafettes dans les vieilles maisons !
Alors, y a quoi dedans ?
Une grosse soie d'araignée et...
Au fond, y a un truc !
Maman passa au travers de la toile gluante et se referma sur un truc mou en tissu rech.
C'était une bourse en toile épaisse et usée, comme les vieux sacs de courrier de la poste.
Elle était remplie de billes.
On ne voyait qu'une seule personne qui pouvait nous dire ce qu'elle faisait là.
Mamy.
En arrivant dans la cuisine, une douce odeur de tarte à la cerise
en train de cuire nos châteouilles à l'énarine.
Mamy était assise à la table de la cuisine, les lunettes glissées sur le bout d'un nez.
Elle faisait des mots croisés.
Mamy, on a trouvé un truc incroyable !
Elle ne bougea pas d'un pouce.
Un vieux sac de billes cachés dans l'entrée !
Elle devait insourcille.
Montrez-moi voir.
Dès qu'elle l'a perçu, elle frétilla comme un enfant devant un poney.
Oh, mais c'est que c'est mon sac de billes !
Il y a-t-il la trouvée dans l'entrée sous une planche ?
Ma cachette secrète.
Je l'ai cachée toujours là pour éviter que mon frère ne l'échapparde.
T'avais un frère ?
Marcel, qu'il s'appelait.
Mais la maladie l'a emporté bien trop tôt.
Il ressemblait à quoi ?
Ptiom, il était tout maigréchon avec une frange sur les yeux,
mais en grandissant, il est devenu plus fort qu'un boeuf et plus beau que Jean-Marie.
Un vrai séducteur, mon Marcel.
Je dois avoir plein de photos de lui dans le grenier.
On se regarda comme des explorateurs qui venaient de pénétrer dans la tombée connue d'un faraon.
Un grenier ? Ici ? On n'en avait jamais entendu parler.
Moi, je peux plus y monter, mais vous, vous allez avoir besoin d'un balai pour y grimper.
Un instant, j'ai peur que Mamy ait perdu la boule.
Mais une trappe se trouvait bien sur le plafond du couloir.
À côté, il y a fait un petit bouton, impossible à atteindre, même pour un adulte.
Mais en montant sur un tabouret, je pouvais appuyer sur le bouton avec le manche d'un balai.
Clique ! Pchou !
La trappe savait sa doucement, comme celle d'un vaisseau spatial.
Un escalier se déploya comme une échelle de pompier.
Un escalier qui donnait sur un trou noir d'où s'échappaient des drôles de bruit,
comme si des milliers de doigts crataient le plancher.
Oh non ! Y a des fantômes de grenier !
Mais non ! C'est juste l'appui qui tombe sur le toit !
Ouais, ben ça peut être aussi une mythe de fouine ou deux rats.
Les grandis leur servent parfois de repère.
L'anal, le valaisu au ciel, en haussant les épaules et grimpa.
Artur l'a suivi, aux aguets.
Je lui emboîtais le pas, en priant pour que l'anal est raison.
Alors, tu trouves que ça sent comme une tanière d'animales ?
Peut-être qu'ils viennent juste d'arriver.
Écoute un peu. Tu verras que ça vient du toit.
Ah oui.
J'ai appuyé sur un interrupteur en prenant appui sur le rebord de la trappe pour entrer dans le grenier.
Plusieurs néons salumèrent en grésillant plus fort qu'une friteuse.
L'un d'eux crépitait.
D'après leur forme, on pouvait deviner ce qu'ils recouvraient.
Une vieille table démonter, des chaises, un porte-manteau,
des vases et une imposante mâle en bois.
Cette mâle renfermait des piles de vieilles lettres qu'on n'a pas osé lire.
Cinq albums gonflés de photos,
toute une collection de caillers décolliers drôlement bien tenus,
et un petit carnet, où l'on avait noté sur la couverture mémoire de vacances 1940.
L'anale feuta est tombée sur un sacrément beau dessin d'un vieux chêne.
C'était celui du jardin de Mamie.
Une flèche rouge pointait un coin de terre entre deux grosses racines.
Il y avait une indication. La boîte est enterrée là.
On a trouvé une carte très dure.
On prêlit à Mamie ?
Non, on va lui faire la surprise.
On sortit toute notre panoplie pour affronter la pluie.
Comme Arthur n'en avait pas, on lui a confectionné un scaffandre en sac poubelle.
Les météorites de pluie ne pouvaient pas nous arrêter.
A l'aide de nos pelles de plage, on l'a creusée, creusée, et pigne.
On l'a cogné contre un petit coffre en fer.
On était tellement impatients de montrer notre trésor à Mamie
qu'on a débarqué dans la cuisine tout dégoulinant.
Mes parents allaient nous gronder, mais Mamie les en a empêchés d'ingester de la main.
Ses yeux étaient tout brillants et son menton tremblait.
C'est pas vrai.
Mes petits aux enfants ont trouvé la boîte qu'on avait enterrée avec mon Marcell.
Fait comme une capsule temporelle.
Vrai.
Ce sont les souvenirs de notre dernier été avant que la guerre n'arrive chez nous.
On y a mis tout ce qu'on aimait.
Papa a la cherché la caisse à outil pour l'ouvrir.
Elle renfermait deux soldats de bois.
Un petit lapin en peluche, un bille boquet, un jeu de cartes,
une photo de la famille de Mamie et de sa classe.
En redécouvrant tout ça, Mamie s'illumina.
Un petit coin de sa mémoire s'ouvrit.
On passa le reste de la journée à écouter le récit passionnant de son été 1940
et aussi de tout ce qui se passa après.
Voilà les enfants. J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
N'hésitez pas non plus à parler des petites histoires à vos copines,
à vos copains et pourquoi pas à votre maîtresse
ou à votre maître pour occuper les temps calmes.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
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