Les petites histoires, ces histoires, les petites histoires, les petites histoires de Tellming.
Coucou les enfants !
Dès le 1er juillet, vous pourrez écouter la saison 2 d'un été incroyable, notre saga estival.
La première saison a été diffusée l'été dernier.
Aujourd'hui, je vous propose de la découvrir ou de la redécouvrir.
Elle se compose de 9 épisodes qui vous permettront de suivre les incroyables aventures de Lana, Ilyes et Arthur.
Voici l'épisode 9.
L'île hurlante.
L'année dernière, Arthur est resté dormir à la maison pour que l'on puisse profiter à fond de notre dernier journée de vacances.
Il avait même ramené Tornado son corguis.
Les premières lueurs du soleil nous avaient tirés du lit.
Depuis, on regardait le paysage se réveiller.
Quelques petits nuages cotonneux erraient dans un ciel bleu éclatant.
Une odeur alléchante de chocolat et de pain grillé s'échappa de la cuisine et nous fit nous y précipiter.
Mami avait préparé un petit déjeuner de champion avant que l'on parte pour notre dernier expédition.
Un défi ultime qu'on rêvait de faire depuis des années, explorer l'île hurlante.
Un petit bout de terre entouré de rochers sur lesquels les vagues prenaient un malin plaisir à envoyer valdinguer tous les curieux.
Une fois tous les vingt ans, on peut y accéder grâce à la marée du siècle.
La mer se retire si loin qu'on peut s'en approcher à pied.
Mais, d'après Mami, personne dans le village n'a jamais voulu s'en approcher.
Si on la surnomme l'île hurlante, c'est parce que tout au long de l'année, on peut entendre des cris s'en échapper.
Il paraît que ce sont les âmes de ce que la mer a emporté.
Si la plupart du temps, ce n'est qu'un chan glaçant, dès qu'il y a un peu trop de vent,
ils se transforment en concert de hurlements qui portent jusque sur la plage.
D'après, tous les villageois c'est une bénédiction.
Car par le passé, quand un danger s'approchait de la mer, l'île criait plus fort que le tonnerre,
décourageant les pirates les plus impitoyables et les conquérants les plus audacieux.
Alors que Jean-Gloutissait une tartine beurre confiture de fraise,
et Cartour terminait son troisième verre de jus de raisin,
Lana s'étira, regarda la grosse horloge de la cuisine et prie un air sérieux.
La basse-mer débute à 10h9, il est 8h12.
Ça nous laisse le temps de tout préparer, qu'est-ce qu'il nous faudrait ?
Delo, et pas juste une petite gorde, il va faire super chaud et ne pense pas qu'on trouve un robinet sur l'île.
Des sandwichs, des gâteaux et aussi le nécessaire de l'aventurier.
Un couteau suif, une lentorce, une pelle.
T'es sûre qu'on va avoir besoin de ça ?
Et si on découvre une grotte ou un trésor ?
Ce serait utile.
Il y a un trésor sur l'île, vantait rien, mais on n'est pas l'abri de faire une découverte.
Bon, je vais programmer ma montre avec une alarme.
On pourra quitter l'île sans avoir à se soucier de la marée montante.
La liste finit, on fonce à préparer nos sacs sous les japements joyeux de tornado.
Une fois près, on vit sa nos casquettes, on embrasse à mamie et les parents avant d'en forcher nos vélos, direction la plage.
Même s'il était tôt, il faisait déjà chaud et pas un brin d'air à l'horizon.
J'espérais qu'on aurait assez d'eau pour le trajet, je n'avais pas vraiment envie de finir comme une saucisse desséchée.
La mer s'était déjà bien retirée.
Le sable humide s'étendait sur des centaines de mètres.
Quelques personnes se promenaient sans doute pour pêcher des coquillages.
Au loin, encore entouré d'un peu d'eau, l'île hurlante se dressait comme un château inaccessible, protégé par un rempart de rochers, assérés.
Arthur nous avait prévenu que c'était une très mauvaise idée de marcher dans du sable mouillet avec des chaussures.
On les range soigneusement dans nos sacs, puis on entamale les 45 minutes de marche qui nous séparait de notre lieu d'exploration.
Marcher sur le sable humide me rassura.
Il était si frais qu'on ne pourrait pas finir en saucisses sèches.
Tornado était tout excité.
Parfois, il piquait des sprints incroyables avant de revenir vers nous en bondisant fièrement.
En bon chasseur, il découvrit un banc de crevettes coincés dans une mardeau,
trouva des crabes qu'il manquait de lui pincer la truffe et détéra une paguet couverte d'algues.
Plus on s'approchait de l'île, plus elle ressemblait à une mini montagne qu'on devrait escalader.
Vous croyez qu'on pourrait grimper ?
Mais oui, il y a toujours un moyen !
Et au pire, on aura essayé.
Lorsqu'on arrivait aux pieds de l'île, une très légère brise se leva.
Le champ des fantômes nous accueillit.
On frissonna avant de se détendre.
Ce champ n'avait rien de lugubre, il était juste triste et entêtant.
Contrairement à ce que je pensais, l'île n'était pas entouré d'un mur infranchissable, mais plutôt d'une forêt de pique rocheux.
Après quelques pas, le sol se transforma en matelas à au géant.
Arthur nous dit de faire attention, mais moi je trouvais ça rigolo. Plus je sautais dessus, plus le sol faisait des vagues.
Arthur se retourna.
Arrête ça tout de suite !
Trop tard.
Avec un dernier saut, je m'enfonçais jusqu'au genou.
Je rigolais plus du tout.
Des sables mouvants !
Je peux plus bouger ?
Ne panique pas ! Je sais comment te sortir de là.
Prends appui sur une zambe et commence à faire des petits battements de pied.
Puis dès que tu le pourras, fais des petits cercles avec ta zambe.
Après quelques mouvements circulaires, je sentis le sable redevenir mou.
Ça y est, j'ai l'impression que je peux la bouger.
Ok, sort ta zambe et pose ton genou sur le sol.
Tu vas refaire les mêmes mouvements avec ton autre zambe.
Je réussis à m'extraire et m'étaler dans le sable boueux.
Arthur, mes dames, relevé.
Mais comment t'as su ?
Avec les parents, on adore se balader pendant les grandes marées.
Forcément, un dourd m'a fait retrouver cointé.
Maman m'a montré comment m'en sortir.
Et parfois, on fait même des compétitions pour savoir qui est le plus habile pour se sortir des sables mouvants.
Vous avez de drôle de jeu ? En tout cas merci, t'as sauvé mon cousin.
Derrière sa grande muraille, l'île ressemblait à une grosse colline.
On grimpe pas au sommet sans difficulté.
L'endroit était magnifique, entouré d'une petite plage de sable très fin, presque blanc.
Le reste était couvert d'herbes hautes, douces échappées par petites touches d'aironces
et des bouquets de fleurs jaunes, blanches et violettes.
Quelques gros rochers étaient semés un peu partout.
Mais c'est une pile de pierres carrées qui attira notre attention.
On découvrit les restes d'un mur délabré, sur l'un des côtés d'une large surface recouverte d'imposantes
d'âles de pierres à moitié enfouies sous la terre.
Dès qu'on posa un pied dessus, une bourrasque balayale île,
le champ mélodieux des fantômes, se transforma l'espace d'une seconde en râles glaçants.
Vous croyez que c'était quoi cet endroit ?
Je sais pas, mais les fantômes ont pas l'air contents.
T'en adogronia.
L'herbe remeua, on était pétrifié.
Une grosse boule de poils blanches sorti des hautes herbes et traversa la cour de pierres.
Sans se presser, ni même faire attention à nous.
Arthur se ressaisit.
Tornado ! Si tu cours après un lapin, tu seras puni !
Le corguille regarda son maître avec un regard implorant.
Comme Arthur ne s'aidait pas, Tornado s'allongea en mettant ses petites pattes sur son museau.
Le lapin s'enfonça dans un trou près d'un buisson de ronces.
Un autre en surgit.
Il s'assit sur son derrière et nous regarda en faisant gigoter son petit museau.
Un autre lapin ne tarda pas à le rejoindre.
Il se mireta courir et à faire des cabrioles.
C'était trop rigolo, mais pas au goût de Tornado qui craqua.
Le chien se précipita vers les lapins qui restèrent figés un bref instant avant de détaler vers leur trou.
Tornado grata frénétiquement le trou et s'y engouvera en un éclair.
On l'entendit des grattements furieux suivis d'un glappissement effrayé.
Le silence se fit.
Arthur se précipita vers le trou.
Tornado ! Tornado ! Ça va mon chien ? Réponds-moi !
À travers la mélopée des fantômes, un gémissement étouffé nous parvint des profondeurs de la Terre.
Ces idées froids Arthur prit sa pelle et creusa comme un fou.
Au 10e coup, le sol s'effondra.
Avec Lana, on réussit à l'empêcher de tomber.
À nos pieds, il y avait un trou comme un gigantesque puits.
Je sortis ma lampe-torche pour la braquerie vers les profondeurs.
Les yeux de Tornado brillèrent.
Sur les parois, des pierres dépassaient pour former comme une sorte d'escalier en collimasson au marche très étroite.
Au mépris du danger, Arthur l'emprunta.
Lana aussi.
Je me sentais obligé de les suivre.
En nous entendant arriver, Tornado lâcha des aboiements joyeux.
Le puits devait faire une dizaine de mètres de profondeurs.
Par miracle, le petit chien n'avait rien.
Contrairement à ce à quoi on aurait pu s'attendre, le fond du puits n'était pas du tout humide, mais plutôt très sec.
Mais le plus étonnant, c'était que deux vieilles torches toutes couvertes de toile d'araignée encadraient un anneau argenté.
Arthur prit Tornado dans ses bras et lui fit un énorme câlin.
C'est une entrée !
Vous savez que tu allais devenir un grand façadeur de Trénor !
On était plus excités que le jour de Noël et celui de nos anniversaires réunis.
Arthur tira sur l'anneau, mais il ne bougea pas.
Il réessaya en prenant appui sur le mur, mais glissant et s'est à la parterre.
Et si on essayait tous les trois ?
Les pierres ne remuèrent pas d'un pouce.
On s'assitit, dépiter.
Lana fixait l'anneau, les renfrognait.
Elle se leva et l'examina.
Elle fronça très fort les saucils et se frotte à le menton.
Elle l'empoignait à l'anneau à deux mains et essayait de le tourner à droite.
Rien.
Puis à gauche, il pivota d'un cheveu.
Elle émit toutes ses forces.
Lana au basculat.
Un raclement sourd fit vibrer le puits tout entier.
Les torches s'allumèrent comme par magie.
Puis l'encadrement d'une porte se révélat autour de l'anneau.
On explosa de joie.
La porte s'ouvrait sans effort.
Un souffle d'air yodé nous chatouillait les narines.
Un couloir plus sombre qu'une nuit sans lune s'offrait à nous.
Arthur trembla.
Si vous voulez pas explorer le souterrain,
ce pourrait comprendre.
On peut rentrer si vous voulez.
Un écho s'empara de ses derniers mots et s'amusa avec.
On va pas partir maintenant.
L'écho reprisait parole.
Lana allume à sa lampe torche et entra.
Je lui emboîtais le pas.
Hé, attendez-moi !
A l'inverse du fond du puits, le couloir était très humide.
Il faisait très frais, presque trop.
Il se divisa très vite en une multitude de passages,
partant dans toutes les directions.
Par moment, des rées de lumière perçaient l'obscurité.
Il provenait de trous plus ou moins larges.
On marcha un moment au hasard.
Et puis, dans une galerie, on sentit un grand courant d'air.
Au bout, on découvrit une minuscule fenêtre qui donnait sur la mer.
Comme pour saluer notre arrivée, une énorme bourrasque s'y engouffra.
Le champ mélodieux des fantômes se transforma en une plainte effroyable.
Tornado aboya furieusement.
Ah, c'est pas croyable !
Une nouvelle bourrasque, plus forte que la précédente, souffla.
La plainte se transforma en un hurlement qui nous obligea à nous boucher les oreilles.
Tornado hurla à la mort.
Puis les fantômes se remirent à chanter comme si de rien n'était.
Le vent, c'est le vent qui fait vivre les fantômes.
Comment ça ?
Les couloirs, les trous, cette fenêtre.
Tout s'afforme à une espèce de flûte qui joue des airs différents
en fonction de la puissance du vent.
Et qui a pu fabriquer ça ?
Des amies ont entendu une telle histoire.
Vous vous rendez compte de la découverte qu'on vient de faire ?
C'est historique !
La montre de la nasona.
On devait rentrer sans tarder,
sinon on serait coincés sur l'île à cause de la marée.
Il y avait tellement de ramifications qu'on n'arrivait pas à retrouver notre chemin.
On trébuchait sur des pierres lisses,
on s'écorche à les mains sur les parois sans jamais retrouver le couloir
qui nous ramènerait au puits.
Veux pas mourir et fumer ?
Espèce de banane ! On va bien finir par trouver la sortie.
Tornado ? Je suis sûr qu'il peut nous ramener à la surface.
Arthur se pencha et caressa son chien.
Tu peux trouver la sortie ?
Le corguis aboya, gonflé de confiance.
Il renifle à l'air, se mit en route,
et après deux minutes qui nous semblèrent une éternité,
on déboucha sur le couloir par lequel nous étions entrés.
Dehors, de fines gouttes de pluie tombaient au fond du puits.
Le ciel était couvert de gros nuages gris.
L'un infirme à la porte secrète et tourna la nôtre.
Un râclement sourd fit à nouveau vibrer le puits.
Mais cette fois-ci, il fut suivi d'un grondement sonore.
La terre trembla.
Une pierre se détacha de la paroisse.
La panique nous saisit, on remonta à toute vitesse juste à temps.
La terre trembla encore plus et le puits s'effondra.
C'est moi qui ai fait ça ? Je voulais pas, je vous jure.
T'as rien fait de mal, Lana ?
Wep ! C'est sûr que c'est un mécanisme pour protéger le lieu,
pour éviter que le secret ne soit révélé ou un truc du sang.
Et puis, il y avait plus important.
La Marie était presque remontée jusqu'à l'île.
On ne pourrait jamais lui échapper.
On était coincés sous une sale petite pluie qui nous fouaitait le visage.
Au gré des coups de vent, les fantômes entamèrent un troll d'air.
On n'a plus qu'à attendre que les parents appellent les secours.
On va être punis à vie.
Mais non, notre aventure peut pas finir comme ça.
On devrait surtout trouver un abri, sinon on va attraper la mort.
On eut pas à chercher longtemps.
Le plus gros rocher de l'île ressemblait à une casquette à l'envers.
On regarda la côte en silence.
Tornado aboya.
Écoutez.
À travers le champ capricieux de l'île, on perçut un petit bruit,
comme si du bois se cognait contre les rochers.
Lana se leva et disparu en contrebat.
Elle réapparut rayonnante et nous fait signe de la rejoindre.
On n'en crut pas nos yeux.
Notre ticket de sortie s'éteenaient juste devant nous.
Coincé, dans une minuscule cric, un petit radeau était échaïté par le roulis des vaguettes.
En se serrant, on pouvait y tenir tous les quatre.
Deux paguets colonisés par la végétation étaient plantés dans la terre.
Le soleil persa les nuages.
La pluie c'est ça.
L'île fut à nouveau bercée par une douce mélodie.
Avec le faible courant, on eut aucun mal à zigzaguer à travers les rochers pour atteindre la mer.
On regardait l'île hurlante s'éloigner.
Personne n'osait parler.
Et puis, Arthur posa la bonne question.
On fait quoi à propos de l'île ?
Je pense qu'on doit rien dire.
Oui, il faut garder le secret.
Alors, on fait impact !
Nous avons juré de ne rien révéler du secret de l'île hurlante.
Crois de bois, crois de fer, si on mentait, on se changerait en pommes de terre.
Voilà les enfants, j'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
N'hésitez pas non plus à parler des pizzas toits, à vos copines, à vos copains,
et pourquoi pas à votre maîtresse ou à votre maître pour occuper les temps calmes.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.