Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Carine et Arnaud vont vous raconter la nuit des
étoiles filantes.
Le premier épisode de la saison 2, d'un été incroyable.
Bonne écoute.
J'attendais cette soirée avec plus d'impatience que Noël.
Et avoir les visages d'Arthur et Lana, j'étais pas le seul.
Il était à peine 19 heures et ils en étaient déjà allongés sur nos couvertures dans le
jardin de Mamie alors qu'ils faisaient encore jour.
Car ce soir-là, c'était la nuit la plus folle de l'été, celle des étoiles filantes.
Imaginez que des corps célestes parcourent des distances astronomiques pour nous offrir
le plus incroyable spectacle me donnait des frissons.
Vous connaissez l'origine des étoiles filantes ?
Ce sont des météores qui se consument en entrant dans l'atmosphère.
Pas du tout.
En réalité, ça date d'il y a très longtemps.
La Terre était amoureuse d'une planète et elle vivait une histoire magnifique qui
rendait tous les corps célestes heureux.
Mais le maître de l'univers, Zalou comme un poux, décida de les séparer.
Mais c'est horrible, il n'a pas le droit.
Techniquement si, c'est quand même le maître de l'univers.
Résultat, les deux amoureuses furent expédés dans deux galaxies complètement posées séparées
par des milliards d'années-lumière.
Et c'est quoi le lien avec les étoiles filantes alors ?
Bah y vient ! Asristés par leur sort, les étoiles se mirent en tête de les aider.
Comment ?
En devenant leur messager.
Grâce aux étoiles, les deux planètes peuvent s'envoyer des lettres et des mots doux.
Et à chaque fois qu'on voit une étoile filante, c'est un signe que la Terre reçoit
une lettre de son amoureuse.
Je savais bien que c'était qu'une légende, mais celle-là, j'aurais bien voulu qu'elle
soit vraie tellement elle était belle.
Le soleil commençait à décliner, quant à un vent violent balayel jardin.
De gros nuages gris foncés remplir le ciel.
En arriens de temps, il faisait nuit noire et un froid de canard.
Non, non, non, non ! Le spectacle va être gâché !
Ah clairement, on n'est pas prêt de voir quelque chose.
Peut-être qu'ils ne font que passer.
Ces nuages-là étaient du genre à rester et à lâcher pluie et éclair.
Ma soirée préférée était ruinée.
Dépité, on est rentré dans la maison.
Ma mie préparait un gâteau.
En nous voyant, elle regarda par la fenêtre, posa ses ustensiles, puis va nous voir.
Ah, c'est pas de chance les enfants, mais j'ai peut-être une solution.
À moins de contrôler la météo, je vois pas bien ce que tu peux faire.
Alors je ne contrôle pas la météo, mais je connais le monde vroteux.
Mais pourquoi j'y ai pas pensé ? Et comment ça va régler notre souci ?
Il culmine à 1909 mètres et son sommet est toujours balayé par les vents.
Si bien que les nuages ne peuvent jamais s'y accrocher et que le ciel est toujours dégagé.
T'es génial, mamie.
Sauf que le temps qu'on arrive, il fera nuit noire.
On arrivera au meilleur moment.
Euh, si on arrive au sommet.
On se parle pas de grimper une colline, mais d'une ascension de 1909 mètres par un temps super pourri.
La nuit des étoiles n'est pas ta super soirée préférée de l'année.
Bah si.
Alors, c'est pas une route de montagne qui va t'arrêter ?
Cinq minutes plus tard, on avait terminé nos préparatifs.
On s'est alignés, tous les trois devant mamie qui passent à nos pactages en vue,
comme un colonel leur est fait avec ses troupes.
Du verre, c'est bon.
Land torche ?
C'est bon.
Tente ? C'est bon.
Chocolat ?
Euh, chocolat ?
Ha ha, tenez, ça c'est moi qui vous l'offre.
Bon, tout me semble en ordre.
Vous êtes parés.
Dépêchez-vous et profitez bien.
Je vous attends demain pour le petit déjeuner.
On embrasse à mamie et on se mit en route.
Arthur pédalait en tête.
Malgré les nuages menaçants, la balade était agréable
et seul le réveil des chouettes soulignait le silence profond de la vallée
de notre tendre et nostalgique.
Au détour d'un virage,
les arbres s'effacèrent pour laisser place à une silhouette colossale.
Impressionnés, on posa tous un pied à terre.
C'est sale, mon venteur ?
En pierre et en terre.
Mais il est gigantesque.
Oui, il y a plein de cyclistes qui viennent reviver le défi.
Et tu l'as déjà fait ?
Jamais.
Mais on ne va jamais y arriver.
Oh, tu le sauras qu'en essayant.
Et puis, on est là.
On entame à l'ascension alors que la nuit tombait.
Arthur ouvrait la marche.
Lana pleine d'entrains le talonais.
J'étais nettement moins enthousiaste
mais hors de question de rester à la traîne.
Le mont venteux portait bien son nom.
Même en bas, le vent s'en donnait à cœur joie.
Pour le contrée, on se colla les uns derrière les autres
tels des cyclistes professionnels.
On se relayait pour soulager celui qui était en tête de Ploton
et qui affrontait les bourrasques pour protéger les deux autres.
C'était vraiment une super technique.
Mais le vent semblait avoir compris notre manège
et il se mit à souffler dans tous les sens.
Pire, plus on grimpaient, plus ses rafales étaient violentes.
La sortie de route pouvait arriver après chaque coup de pédale.
Mais il ne fallait pas lâcher
et surtout ne pas poser un pied à terre sinon impossible de repartir.
Lana était devant.
Elle pédalait de toutes ses forces la tête rentrée dans les épaules.
Derrière elle, Arthur était en danseuse l'air concentré.
Moi, je n'emmanais pas large.
J'étais à bout de souffle et l'émolait en feu
sans compter que le vent me faisait pleurer.
Ce que je redoutais se produisit.
Lana s'arrêta et nous avec.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Un bout de verre s'est planté dans ma roue.
Un bout de verre ici.
Non mais dis-moi que je rêve.
Ah, tu rêves pas.
On a de quoi réparer ça ?
Bah non, forcément.
On n'a rien.
Juste une pauvre pompe.
On va finir à pied.
L'immunité !
Arthur sortit un chewing-gum.
Tout en démontant la roue de Lana,
il le mastiqua avec entrin.
Il repéra le trou dans la chambre à air,
machouya une dernière fois,
et colle mata la crevaison.
Il remonte à le tout,
puis redouble à d'effort pour regonfler le pneu
avec la mini pompe qu'on avait à disposition.
T'es vraiment le meilleur !
Qu'est-ce qu'on ferait sans toi ?
À cause du temps,
on eut toutes les peines du monde à reprendre notre ascension.
Mais on lâchait rien.
J'ouvrais la marche,
lorsque la dernière ligne droite se présentât.
Plus escarpée et plus venteuse
que tout le reste de notre parcours.
Le vent était si violent
qu'on avait l'impression de faire du sur place.
C'est pas vrai !
Ah, yo !
En jetant un œil derrière moi,
je vis Arthur à terre.
Son vélo étalait sur lui.
Je me précipitais.
Arthur, ça va ?
Pas du tout !
Ma chaîne s'est cassée,
et je me suis meslamenfée mal au main en tombant.
Et moi, mon pneu est à nouveau à plat.
On aurait dû t'écouter, Eliès.
On n'était pas à la hauteur.
Au moins, on aura essayé.
Ils abandonnaient.
Elle, la fonceuse,
et lui et le zébulon.
Vraiment.
Je n'y croyais pas.
Mon cœur s'embrassa.
Hors de question.
Mais tu vois bien qu'on peut plus rouler.
Et alors ?
On va terminer, Appy.
C'est pas sérieux.
On ferait mieux d'rentrer.
Appy, au beau milieu de la nuit.
Tu crois que c'est sérieux, ça ?
À quelques mètres,
il y a le plus beau spectacle du monde qui nous attend.
On n'a pas fait tout ça pour rien.
T'as raison.
Les yeux d'Arthur et de Lana
retrouvèrent leur flamme.
On poussa nos bigelous
en faisant de notre mieux
pour ne pas se faire baloter
dans tous les sens par le vent.
Le sommet atteint.
On s'écroula.
On était tous épuisés,
mais heureux d'avoir vaincu le mont venteux.
Au-dessus de nous,
le ciel étoilé qui aurait dû être notre récompense
était complètement bouché.
Mais c'est pas vrai.
Le monde est contre nous ou quoi ?
Mamy n'a pas pu se tromper, quand même.
Non.
Le mont venteux est vraiment connu pour salter les nuages.
Arthur avait à peine fini sa phrase
qu'une bourrasque baléya a elle seule tous les nuages,
révélant un splendide ciel étoilé.
Là !
Regardez !
Une étoile filante !
Rattée, c'est un avion.
Ah !
Là, et là ?
Non, ça clignote.
Ça doit être un satellite.
Là !
Vous l'avez vu ?
Ah oui !
Ce fut la première d'une longue série.
Il y en avait que l'on apercevait le temps d'un battement de cile,
d'autres que l'on pouvait suivre pendant une poignée de seconde.
Certaines, plus pariceuses, prenaient tout leur temps.
Elles avaient des reflets bleus, jaunes et parfois verts.
Eh bien, elles en ont des choses à se dire ces deux planètes.
C'est ça d'être amoureuse.
Par contre, je me demande comment elles font
pour que le maître de l'univers ne voit pas qu'elle continue à communiquer.
Aucune idée ?
Arthur, tu sais ?
Je suis sûr qu'il rêve de la terre et de son amoureuse.
Avec Lana, on du voir une centaine d'étoiles messagères,
avant de sombrer nous aussi dans les brèdes morphées.
Voilà les enfants.
J'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux
ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.