Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Coucou les enfants, aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter le carnet perdu, le troisième
épisode de la saison 2 d'un été incroyable.
Bonne écoute.
Les randos à vélo, j'aimais ça, mais franchement, avec ce soleil de plomb, j'aurais préféré
mille fois être au bord d'une plage.
Sauf que, face à Arthur surmotiver et Lana déterminer à engloutir des kilomètres,
je faisais pas le poids.
Heureusement, un magnifique paumier de bord de route me donne à l'occasion rêvé d'un
petit arrêt ombragé.
En prime, un banc qui offrait une vue imprenable sur le bord de mer.
T'abuses un peu, ça fait même pas 20 minutes qu'on roule.
En même temps, on avait rien pris pour le goûter.
Là, avec toutes ces pommes, on est servi.
Et puis, j'ai supersoif.
Quelque chèque sous tes pieds.
Je me penchais pour voir.
Il y avait un carnet épais et jaunis par le temps.
Sur la couverture, était inscrit en lettres manuscrites.
Les jantes d'une bourguette de bord de mer.
Hein, quoi ?
Montrevoir.
Arthur le saisit.
Et le feuilletat frédétiquement.
Ah mais ça part du puissant souhait, du moulin de marée, du pont coupé et de tas d'autres
endroits collus dans le coin.
Et les dessins sont magnifiques.
Tu sais à qui il est ?
Non.
Les âmes évus un trésor pareil.
Si ça se trouve, c'est une nouvelle chasse au trésor organisée par le maire, comme
celle de l'an dernier.
Pfff, n'importe quoi.
Ça se voit que ça n'a pas été imprimé.
Et puis, on l'aurait reçu dans notre botonnet.
Elle marque un point.
Le maire dit toujours que ces idées d'animation doivent profiter à tous les enfants du village.
N'empêche, ça ressemble à un jeu de piste.
C'est quoi le premier endroit ?
Le puissant souhait.
Lana, enfourchant son vélo, il nous regarda.
Arthur, tu ouvres la route ?
Notre rando se transforme en course de vitesse.
On fonça à toute Berzin que jusqu'à un recoin du village où se trouvait un vieux
puits scellé par une grille de métal.
Arthur n'eut pas besoin du carnet pour nous raconter la légende à son sujet.
Ce fut là, il n'exhausse pas les voeux.
Mais il est unique.
Parfois, on peut voir des ans tout frissonnant et grimacant sans la procès.
Après s'être assuré que personne ne les regarde, ils prennent une grande inspiration
et se pensent au-dessus de la grille et hurlent la plein poumon des mots que celles
le puits peuvent entendre.
Puis ils repartent le cœur leser.
Pourquoi ?
Parce que ce puits là est un vrai glouton qui dévore les très grosses peurs de ceux
qui heureusement se les exprimer.
Je connais quelques personnes par chez moi qui devraient l'essayer.
Et où pourrait-être cacher l'indice qu'on cherche ?
Peut-être qu'il est coincé entre les pierres.
On examina chaque interstice, mais pas l'ombre d'un bout de papier.
On souleva les cailloux, regardant dans les touffes de mauvaises herbes, tout autour.
Rien.
On a dû louper un truc dans le carnet.
Ou peut-être que c'est pas un jeu de piste et que quelqu'un l'a perdu.
Marc Tapage.
Hein ?
Quel page ?
Mais non, Marc Tapage, le libre-hase du village.
Il s'appelle vraiment comme ça.
Si le parent lui en fait une mauvaise blague.
Oh il a pas l'air de s'en plindre.
Au village, on s'ennomme sa librairie, la librairie de l'inscini.
Parce que le tapage qu'il attient a toujours le livre que vous cherchez.
Sauf que nous, on cherche le propriétaire d'un carnet perdu, pas d'un livre.
Peut-être que c'est lui qui a lancé ce jeu de piste ?
Je sais pas.
Mais s'il y a bien quelqu'un qui peut nous aider, c'est Marc.
Il en connaît un rayon sur les livres.
En quelques coups de pédale, on se retrouva devant une toute petite librairie, avec de
grandes baies vitrées chargées de livres.
Des vieux murs en pierre de travers et un écriteau peint à la main sur lequel on pouvait
lire « librairie tapage » fondée en 1735.
En ouvrant la porte, le teintement d'une cloche nous accueillit.
Une agréable odeur de café et de noisette vint nous châtouiller les narines.
Sauf qu'il n'y avait pas l'ombre d'un Marc.
Bonjour.
Un homme surgit de derrière le comptoir, les bras chargés de livres.
Bonjour les enfants.
Que puis-je pour vous ?
On a trouvé ce carnet rempli de légendes.
Et on se demandait si c'était pas un jeu de piste.
Euh, ou un carnet perdu.
Je peux l'examiner ?
Lana lui tendit le carnet.
Il le prit délicatement comme un bijou.
Dès que son regard se posait sur la couverture, il lâcha un cri de joie.
Où avez-vous trouvé ce trésor ?
Près d'un grand pommier sur la route du bord de mer.
Vous savez à qui il appartient ?
Oui.
C'est l'un des carnet de légendes de papy-histoire.
Quel truffe ! J'aurais dû m'en douter !
Papy-histoire ?
Le vieux monsieur qui raconte des histoires aux enfants.
Saxour, à l'heure du goûter, sur la place du village.
J'adorerais l'écouter.
Ces histoires sont incroyables !
Parfait ! On a pu qu'elle eue ramener son carnet, il va être sacrément content.
Ça risque d'être... compliqué.
Papy-histoire est partit en vacances ?
Non, Arthur.
Hier, alors qu'il se promenait,
Anatol a fait une crise cardiaque.
Arthur me fait de l'impression d'un soleil qui s'éteint.
Avec Lana, on resta à planter là, sans trop savoir quoi faire.
Arthur articule à des mots qui ne voulaient pas sortir.
Il est à l'hôpital, et je crois bien que revoir ce carnet l'aidera à aller mieux.
Sauf qu'on ne sait pas comment y aller.
Je vais vous y conduire.
D'habitude, j'adore les choses qui sentent le propre.
L'intérieur d'une voiture tout juste nettoyée.
Le salon où Mamy vient de passer la servière.
Le linge tout juste à repasser.
Mais cet hôpital, schlingait.
Il schlingait les produits qu'on nous met avant les picures.
Il schlingait le gel hydroalcoolique.
Il schlingait les gens malades et les médecins qui courent dans tous les sens.
M. Tapage nous accompagnait jusqu'à la chambre de papy-histoire.
Lana, entre timidement,
Arthur n'osa pas.
Eh, bon non plus.
Pourquoi est-ce que j'avais peur comme ça ?
C'était quand même le compteur qui m'avait fait rêver chaque été
quand j'étais petit qui se trouvait dans ce lit.
C'était grâce à lui
qu'Arthur était devenu notre ami à Lana et moi.
Et d'après les bipes des machines, il n'était pas mort.
Non.
Ce n'était pas de voir ce vieux monsieur allongé qui me terrifiait.
C'était le silence
entrecoupé de bipes réguliers qui s'échappaient d'une machine reliée à papy-histoire.
Du coin de l'œil,
je vis Arthur essayer de retenir ses larmes.
Il renifla au chalatette et finit par entrer.
Il trifouilla un peu le carnet,
comme s'il ne savait pas par quel boule prendre
puis le posa sur le lit.
Bonjour papy-histoire.
On a trouvé ton carnet sous un pommier
et monsieur Tapaz nous a dit que ça te ferait plaisir de l'avoir.
Tu sais,
il va vraiment falloir qu'on s'y tréveille parce que sinon
le goûter au vilage va redevenir un moment affreusement ennuyeux.
Plus personne ne s'y regroupera sur la place pour t'écouter.
T'as encore plein de sceau à nous apprendre sur les lézantes de la raison
et sur ta vie d'avant.
T'es le seul à être capable de nous faire voyager avec tes mots.
Alors guérie, s'il te plaît.
Sans m'en rendre compte,
une larme pointait déjà sur le bout de mon menton.
Lana serrait les points très forts et se mordait les joues.
J'ai vu que ton carnet a été plein de lézantes
que je connaissais pas.
J'ai pas du tout envie de les lire.
Je veux que ce soit toi qui me l'ai raconte.
Et pas qu'à moi.
Et puis tu le sais, moi je veux devenir un grand compteur.
Et comment vous vais faire si t'es pas là pour m'apprendre ?
Les joues d'Arthur se changèrent en rivière.
Lana et moi, on ravala nos larmes pour aller faire un câlin à notre copain.
Il essuie à ses yeux d'un revers de manche et pointa Papistoire du doigt.
L'après le livre ?
Arthur ne rêvait pas.
La main de Papistoire s'était posée sur le livre,
l'index coincé entre des pages.
On n'osait pas bouger d'un cil, ni même respirer.
On dirait qu'il veut que tu lui lises une histoire.
Tu crois ?
Les bibles de la machine à laquelle était relié Papistoire s'en balèrent.
La ligne verte qui dessinait des montagnes sur le petit écran en-dessus de sa tête se mit à danser.
Je pense qu'on a la réponse.
Arthur ouvrit le livre à l'endroit indiqué par Papistoire.
C'est la lézante des deux colombes, sa préférée.
Il s'installa dans le fauteuil posé à côté du vieux compteur et s'éclaircit la gorge.
Au bout de l'unique impasse du village, il y a une toute petite bâtisse
dont la porte est surmontée de deux colombes scultées qui ont une histoire.
Il y a très longtemps, à cet emplacement, il y avait une maison en torsie et pan de bois branlant.
Celle d'un vieil homme solitaire qui n'avait pour seule rissesse qu'un couple de colombes a prévoisé.
Un jour d'hiver, la terre tremble et la maison s'effondra.
Par miracle, le vieil homme et la femelle s'en sortirnt indemnes,
mais le mal, lui, se retrouva en case sous la montagne de Grava.
Sa compagne s'occupe pas de lui.
Des ours durant, elle le nourrit de graines ramassées dans les grandes
et l'abreuva de l'eau de la rivière qu'elle gardelait dans son bec.
Les habitants finirent par s'apercevoir des allées venues de la colombe.
Ému par sa détermination, ils aideraient le vieil homme à déblayer les décombres et à libérer le captif.
Finalement, les deux oiseaux furent réunis et remercièrent leur sauveur avec le plus beau des balais aériens.
Ces paupières toujours fermées, papistoires souris, Arthur, Sylvina.
Voilà les enfants, j'espère que l'histoire vous a plu.
N'oubliez pas de nous mettre plein d'étoiles sur votre application de podcast
et de nous envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou par mail.
Ça nous donne plein de force pour la suite.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.