Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui vous allez écouter Guilangue et le Bâtique Magique
Episode 2, le Magicien des eaux.
Mais avant de commencer, nous aimerions connaître votre animal préféré les enfants.
Vous pouvez nous transmettre votre réponse en commentaire sur les réseaux sociaux, à
AroBase en volet compté ou en avis sur Apple Podcast.
Cette animal sera le compagnon de Guilangue, Mango et de leurs amis dans les prochaines aventures.
Et maintenant, je vous laisse au cœur des îles du Sulawesi.
Bonne écoute !
Écoute, écoute le champ des vagues et du ciel qui se confondent.
Écoute le bruit de la pirogue qui fend les eaux profondes.
Écoute la pluie qui vient lever la brume.
Écoute le rocher immobile qui embrasse l'écume.
Écoute les arbres de la jungle qui bruisent de mille vies.
Écoute et tu sauras la magie de l'architelle de Sulawesi.
Trois jours ont passé depuis que la vague géante a détruit le village des Bajos.
Guilangue et son père Agus ont accueilli la famille de Marwa et Joko dans leur cabane le temps qu'ils puissent reconstruire la leur.
Mais leur cabane est petite.
Alors, ils dorment tous à même le sol, leur souffle la l'unison dans la nuit.
Toute la journée, les coups des marteaux de pierre résonnent entre les récifs.
Les Bajos travaillent à reconstruire leur village.
Certains vont chasser dans la jungle, mais aucun pêcheur ne part en pirogues.
La vague a détruit toute la barrière de Corail.
Les quelques coraux qui n'ont pas été ensevelis par le sable sont devenus gris comme des arbres morts.
Les grandes anémones de mer qui se balançaient au rythme des vagues,
les petits poissons multicolores qui se chamaillaient dans les rochers,
les longues algues tranquilles, les étoiles de mer.
Toutes la vie a disparu.
Les Bajos ont le cœur lourd,
les rires des enfants du village ne ricochent plus dans les vagues.
Même Mango, le petit toucan, ne chante plus.
Leur seul espoir, c'est Eka.
Voilà trois jours qu'elle est assise en tailleur sous le grand bagnon,
les yeux fermés, les mains posées sur ses genoux.
Son bâtique rouge forme comme une grande corolle de fleurs autour d'elle.
Parfois, il ondule un peu et s'intille sous le soleil.
Mais le visage des cas reste impassible.
Elle est ailleurs.
Par-delà, le village et la plage.
Elle est au chevet d'ibou sous-sous, la grande barrière de corail.
Et elle se demande comment lui redonner vie.
Au matin du quatrième jour,
Eka ouvre les yeux et replie son bâtique sur ses frais les épaules.
Les Bajos se rassemblent tous autour des cas.
De sa voire forte et douce, elle explique.
Pour réparer Ebo sous-sous et lui redonner vie,
il nous faut tisser et peindre un bâtique ou des eaux.
Parmi nous, il y a un sage, un magicien des eaux.
Il est encore tout jeune, ce n'est qu'un enfant.
Mais ses pouvoirs sont suffisamment grands
pour qu'ils puissent maîtriser la magie du bâtique
et redonner vie à la grande barrière de corail.
À condition que son cœur soit limpide comme la mer.
Geylang Marwa et Joko se regardent, intriguées.
Tout autour d'eux, les enfants du village s'agit
et leurs parents les regardent les sourcils froncés.
Lequel d'entre eux est ce magicien ?
Je ne sais pas non plus qui cela peut être.
Mais mon bâtique, lui, le sait.
Seul cet enfant arrivera à le faire danser.
Poursuient-cas en faisant glisser le bâtique de ses épaules
et en le posant délicatement sur le sol.
Elle paraît encore plus fraile sans son bâtique.
Ses longs cheveux blancs courant jusqu'en bas de son dos.
Le bâtique repose sur le sol.
Les enfants s'approchent.
Geylang observe les motifs qui sont peints sur le rouge et carlates.
Il n'a jamais rien vu d'eau si beau.
Les couleurs et les formes s'entremêlent
comme dans un paysage de montagne.
Un paysage de terre solide et puissant.
Écarts encouragent les enfants.
Allez, venez.
Qui veut essayer de faire danser mon bâtique ?
Marois n'a peur de rien.
Fier, elle s'avance en claquant des doigts
et se campent devant le bâtique les deux points sur les hanches.
Elle tend la main vers lui et claque des doigts.
Le bâtique se soulève.
Tout le monde retient son souffle.
Marois serait-elle l'élu ?
Un sourire triomphant flotte déjà sur ses lèvres.
Mais d'un coup, le bâtique s'enroule autour du poignet de Marois et l'envoie à terre.
Elle roule sur le sable et se redresse les sourcils froncés.
Écari.
Tu as voulu le dresser en lui montrant ta force.
Mais le bâtique, lui, ne se soumet pas à la force.
Il la retourne contre toi.
Allez, qui d'autre ?
Un garçon au cheveux noir attaché en une longue tresse s'approche.
C'est Bintang, le cousin de Marois et de Joko.
C'est déjà un très bon pêcheur et il nage vite et loin.
Gilan vient bien l'observer depuis son bagnant.
Il aime sa façon de plonger dans les plus grosses vagues et de chevaucher l'écume sans peur.
Bintang s'agenouille devant le bâtique et fait glisser ses mains sur l'étoffe.
S'il y a bien un enfant qui pourrait être le magicien des eaux, c'est lui.
Sous les doigts de Bintang, le bâtique frissonne.
Écale observe de ses yeux violines en silence.
Le bâtique ondule doucement, mais il ne danse pas.
Bintang se relève.
Le bâtique reconnaît ton amour de l'eau, mais tu n'as pas la magie.
Bintang sourit, hoche la tête et va s'asseoir avec les autres enfants.
Tous les enfants du village passent les uns après les autres.
Certains d'autres crient ou se couchent sur le bâtique.
Joko essaye de lui parler le langage de la jungle, mais rien.
Le bâtique ne danse pas et le soleil effleure déjà la mer.
Les bâts de joeux se regardent avec inquiétude.
Est-ce qu'Ekase serait trompée ?
Elle ne dit rien.
Elle passe sa main dans ses longs cheveux blancs et regarde les enfants, un par un.
Gielang se fait tout petit derrière les autres, mais Ekase attrape son regard.
Elle marche jusqu'à lui et lui prend doucement la main.
« Toi, tu n'as pas essayé ?
« Viens ? » dit-elle en l'amener doucement près du bâtique.
Gielang fait nom de la tête.
Il n'a pas envie d'essayer. Il a un peu peur.
Mais il sent comme un courant qui passe entre Ekase et son bâtique et qui ricoche contre lui.
Il sent qu'il doit le faire.
Derrière lui, les enfants du village rient et se moquent un peu.
« Si personne n'a réussi, c'est pas lui qui va y arriver. Il sait rien faire ! »
Gielang ferme les yeux et oublie les voix autour de lui.
Il écoute le silence sans lui.
Peu à peu, un chant monte de son cœur jusqu'à ses lèvres.
Il ne le retient pas et se met d'achanter.
Un grand silence enveloppe le village.
Le vent s'est arrêté.
Seule la voix fluète de Gielang perce le soir qui tombe.
Puis, un mur mûre d'émerveillement court sur les lèvres des pageaux.
Gielang ouvre les yeux.
Le bâtique flotte devant lui.
Il se courbe, se soulève, se plisse et se déplisse et son étoffe scintille.
Il danse.
Lorsque le chant de Gielang se tarie, le bâtique retombe doucement sur le sol.
Et quand le ramasse s'embrouit, il le remet sur ses épaules.
Puis, tous les bâtchos forment une grande ronde de la joie autour de Gielang.
Mais lui a envie de pleurer et se sent complètement perdu.
Il cherche ses amis des yeux.
Marois et Joko le regardent avec admiration.
D'un seul échange de regard, Joko voit que son ami se sent mal.
Il s'approche de lui et l'entraîne hors de la ronde.
Il descend sur la plage.
Gielang se met à pleurer.
Je ne veux pas être magicien des eaux.
Je veux qu'on me laisse tranquille.
S'englote-t-il contre l'épaule de son ami.
Joko le réconforte en le prenant dans ses bras.
Puis, il le regarde et lui dit.
Toi seule peut choisir qui tu veux être, Gielang.
Tu as un grand pouvoir, mais personne ne peut obliger à t'en servir si tu ne le veux pas.
Ces mots calment son ami.
Il s'assoit sur le sable tout de la plage.
Mais j'ai peur de ne pas réussir et j'ai peur Kikaï et son bâtique se soient trompés.
Tu crois vraiment qu'ils peuvent se tromper ?
Lui répond Joko en souriant.
Le sourire de Joko est si communicatif que Gielang se met à sourire aussi.
Des bruits de pas derrière eux les font se retourner.
C'est Marwa et Eka qui s'approchent.
Je sais que tu as peur.
Lui dit Eka.
Je comprend cette peur.
C'est une bonne peur, une peur innocente et saine.
Le village a besoin de toi et de ta magie pour survivre.
C'est un lourd fardeau et tu as peur d'échouer.
Mais tu n'es pas seul, Gielang.
Je vais t'aider.
Oui, et nous aussi on va t'aider, hein Joko ?
Ranchéry Marwa.
Bien sûr, on te laissera pas tout seul.
Ensemble on va y arriver à fabriquer ce bâtique des eaux.
Répondent Joko.
Gielang se sent tout de suite plus léger.
La confiance d'Eka et de ses amis lui libèrent le cœur.
D'accord.
Souffle-t-il.
Eka sourit.
Elle écarte les bras et s'assoit sur le sable.
De la pointe de son doigt, elle trace un carré dans le sable.
Pour créer un bâtique magique, il faut d'abord tissir une toile.
Ça, c'est moi qui vais le faire avec l'aide de ton père.
Toi, tu devras le peindre, Gielang.
C'est les couleurs du bâtique qui lui donnent sa magie.
D'accord, on va trouver de la peinture alors.
Pas si vite.
Il ne faut pas n'importe quelle couleur.
Il faut des couleurs si pures qu'elles semblent avoir créé le monde.
Des couleurs de vie.
Joko ouvre des grands yeux.
Mais où est-ce qu'on trouve ça ?
Dans la nature.
Lui répond Gielang.
Oui, tu as compris.
Seul la nature peut offrir de tels trésors.
Il en faudra trois.
Du rouge comme le soleil du levant.
Du jaune comme le rayon pur qui réchauffe les coeurs.
Et du bleu comme la nuit qui tombe en silence.
Complait Gielang.
Il a tout à coup l'impression de parler un langage qu'il connaitrait depuis toujours.
Et qu'elle le regarde en souriant et hoche la tête.
Des amités drômes dans ta recherche.
Partez dès demain.
Nous n'avons pas beaucoup de temps si nous voulons réparer la barrière de Corail.
Dans quelques jours, la vie aura complètement disparu.
Et nous ne pourrons plus rien.
Mais comment je vais savoir pour les couleurs ?
Et où est-ce que je dois chercher ?
Demande Gielang un peu désemparé.
Écoute Gielang.
Écoute.
Et tu sauras la magie.
...
Vous venez d'écouter Gielang et le Bâtique Magique.
Nous vous donnons rendez-vous lundi prochain pour la suite de l'aventure.
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