Bonjour à tous et à toutes. Avant d'écouter ce nouvel épisode de Guilangue le Bâtique
Magique, je voudrais adresser un message à vous tous qui nous écoutez. Vous qui pouvez
vous sentir comme Guilangue ou Marois, tantôt porté par vos rêves, tantôt animé par
l'envie de courir, parfois paisible au milieu de la nature, parfois gesticulant dans tous
les sens. L'important c'est de se sentir bien avec soi et avec les autres. Et pour
ça il y a la méditation. Notre ami Antoine Gèrelier a créé Namatata pour tous les Guilangues
et toutes les Marois. C'est une application avec des histoires pour les petits comme pour
l'écran, pour apprendre à méditer, écouter son corps et à trouver son équilibre. Si
vous avez envie d'essayer, vous pouvez entrer le code Guilangue sur le site Namatata pour
avoir 50% de réduction pendant un an. Et maintenant je vous laisse avec Guilangue,
Marois et Joko pour la poursuite de leurs aventures.
Écoutes les arbres de la jungle qui bruisent de mille vies. Écoutes et tu sauras la magie
de l'archipel de sous la oise.
Le jour s'élève sur le village des Pajos. De gros nuages d'un blanc de satin se reflètent
dans la mer. Comme tous les matins, Guilangue grimpe sur son bagnon. Il n'a pas fermé l'œil de la
nuit. Hier, il a réussi à faire danser le bâtik des cas. Hier, il est devenu quelqu'un
d'important pour le village, un magicien des eaux, le seul qui pourrait redonner vie à la barrière
de Corail. Pourtant, il a peur d'échouer et de décevoir les habitants du village. Mais une fois
au sommet de l'arbre, ses doutes et ses craintes se dissolvent dans l'air pur du matin. Il doit partir
à la recherche des trois couleurs de vie pour peindre le bâtik des eaux. Mais il ne sait pas trop
par où commencer. Alors, il ferme les yeux et écoute. Il laisse sa respiration se calmer d'elle-même
et il la suit. Inspire, expire, inspire, expire, inspire. Peu à peu, à travers le brissement
des vagues et les champs des oiseaux, Guillon gantant comme un mur-mure. Une voix qui s'élève et
qui l'appelle. La voix de la jungle. Il ouvre les yeux. En face de lui, les arbres de la jungle se
dressent derrière la colline au frangipanier. Guillon n'a aucun doute. C'est là-bas qu'il doit
aller pour trouver la première couleur. Une scellesse glissait du bagnon et rejoint sa cabane.
Son père Agus est en train de préparer le petit déjeuner. Il pelle de grosses
mangue juteuses et fait cuire du riz. « Il faut que j'aille dans la jungle, » lui dit Guillon.
Agus hauche la tête. « D'accord. Mais tu n'iras pas seul. Emmène Marois et Joko avec toi. Marois
connaît bien la jungle et Joko parle le langage des animaux. Ils pourront t'aider.
Guillon va réveiller ses amis et tous prennent un copieux petit déjeuner. Entre deux bouchées,
Marois a vu de son couteau et Joko discute avec Mango. Guillon aime écouter son amie
quand il parle aux animaux. Ça a l'air tellement facile. Sa voix glisse et chante comme celle de
son ami le toucan. Mango dit que c'est une bonne journée pour aller dans la jungle.
Sourit Joko. Les trois amis mettent quelques fruits et un peu de riz dans leur sac. Marois s'est
chassé. Il ne manque rien. Agus prend son fils dans ses bras. Guillon sent la douceur et la force
tranquille de son père qui déclabousse et ça lui fait du bien. Il part en direction de la jungle.
Au fur et à mesure, les avances entre les arbres, l'air se fait plus moite et Guillon sent son
t-shirt lui coller à la peau. Il regarde autour de lui en se demandant comment il va faire pour
trouver la couleur. Marois se faufile entre les arbres avec agilité et Joko a les yeux rivés sur
le sol à l'affût des traces des animaux. Mango, lui, vole de ventes chambranches au dessus de leur
tête. Soudain, Joko s'arrête et s'accroupit devant une large trace sur le sol. Guillon, si nous
continuons sur ce chemin, nous entrons sur le territoire d'Ari Maokumbang. C'est une vieille panthère.
Elle veille sur la jungle. Je ne pense pas qu'elle apprécie qu'on vient d'adherger.
Guillon ferme les yeux et inspire profondément. Ils sentent de nouveau les profondeurs de la jungle
qui l'appellent droit devant. Je sais par là qu'il faut aller. J'en suis sûre. Bon, si tu es sur
retoit, sous Pierre Joko, mais il vaudrait mieux prévoir une offrande pour Arema Okumbang,
ou c'est nous qui risquons d'être l'offrande. Marwa hausse les épaules et touche son couteau
attaché à sa ceinture. Ah oui ? Eh ben, envers à ça ! dit-elle sur un tendu de défi.
Toucher Marwa. Il y a beaucoup de situations qui ne se résolvent pas à grand coup de couteau.
Lui répond guillonne. Oui, mais parfois c'est bien utile. Sourit Marwa en s'accrochant à
Lianne. Elle prend son élan et s'élance à travers les arbres. D'un coup de couteau,
elle tranche une papaye qui tombe au pied de Joko. Elle rit. Et les touquans lui répondent
de leur crise trident. Joko et DuLan se regardent, sourient et croquent dans la papaye.
Toute la journée, il marche dans la chaleur humide de la jungle, se faux filant sous les Liannes,
en jambons de petits marécages. Peu à peu, les bruits du jour autour d'eux
laissent place aux bruits de la nuit. L'écrit des singes s'effacent et les croissements
des grenouilles prennent leur place. La lune se lève doucement au-dessus des arbres.
Bon, il faut qu'on s'arrête pour la nuit. Observe Marwa. Joko lève la tête. Une nuit
de chauve souris prend son envol depuis un grand palissandre.
Mieux vaut dormir en hauteur, nous serons à l'abri des prédateurs, explique Joko.
Les trois amis griment dans le palissandre. Guy Lang sensut ses doigts, les corses douces
et chaudes de l'arbre amies. Il laisse ses mains courir sur le bois. Les nœuds, les courbes,
la forme des branches racontent l'histoire de l'arbre, une histoire secrète qu'il
ne peut que deviner. En se vissant de branche en branche, Marwa grimpe jusqu'au sommet en
quelques secondes. « Oua, venez voir ! »
Crit-elle une fois en haut. Guy Lang et Joko la rejoignent. Le paysage qui s'offre à
eux les émerveille. La lumière de la lune bène la jungle d'un halo argenté. Les millions
d'arbres bruissent sous les millions d'étoiles. Devant ce spectacle, Guy Lang sens son corps
se fondre dans la nature autour de lui. « C'est tellement beau ! » murmure Joko.
Tous les trois s'enfoncent peu à peu dans le sommeil. Dans les rêves de Guy Lang, les couleurs
sont tremelles et la voix des cares résonne. « Écoute, Guy Lang, écoute et tu souras la magie. »
Les premiers rayons du soleil rebondissent sur les feuilles du palissandre. A côté de lui,
Guy Lang entend Marwa qui s'étire et Joko qui caresse les plumes de mango d'une main
encore en dormant. Il ouvre les yeux. Le verre des feuilles de la jungle tout autour de lui
l'enveloppe. « Alors, Guy Lang, est-ce que tu sais où il faut qu'on aille pour trouver les couleurs ? »
lui demande Marwa. Guy Lang fait nom de la tête. « Je ne sais pas grave, on va continuer à avancer
et on finira bien par trouver. « Hé, recordez, des singes à lunettes ! » dit Joko en montrant
du doigt une tribu de singe gris aux yeux cerclés de blanc perché sur une branche. Mais Guy Lang ne
l'écoute pas. Son attention est ailleurs. Il a vu quelque chose dans un arbre, une toute petite
chose, un reflet dans le soleil de vent. Il en éclat un petit rayon rouge, rouge vif, rouge comme le soleil
le vent, rouge vermeil. Tout à coup, il se sent rempli par cette couleur. Dans tout son corps,
résonne le rouge. Il se dress sur la pointe des pieds. L'éclat est bien là, au sommet d'un
arbre gigantesque. « Là-bas ! C'est là-bas ! » crée Guy Lang. Marwa et Joko se retournent et
regardent dans la direction pointée par Guy Lang. D'où ils sont, ils ne peuvent apercevoir qu'un
tout petit point rouge. Mais il est si fort qu'il ira dits toute la jungle autour de lui.
« On dirait une feuille ! » dit Joko. « Où bien une fleur ? » suggère Marwa.
« Oui, c'est une fleur ! » lui répond Guy Lang. « C'est la première couleur, la couleur du soleil
levant. Il descend du pas descendre et rejoint une larbre à la fleur rouge. C'est un arbre immense,
et son tronc est lisse comme du verre. Ces premières branches sont très hautes, Guy Lang soupire.
« Aucune prise, impossible de grimper sur cet arbre. Si au moins on pouvait atteindre les
premières branches, après, ce serait plus facile de trouver déjà puits. Et puis, les shio...
« Ne te décourage pas si vite ! » dit Marwa en s'approchant du tronc. Elle pose sa main sur
les corse et ferme les yeux. Tout doucement, ses doigts apprivoisent la paroi de l'arbre.
Elle fait le tour du tronc et rouvre les yeux. « C'est possible ! Dangereux, mais possible ! » affirme
tel. Guy Lang et Joko lisent la détermination dans son regard. Ils savent que Marwa s'est lancée
un défi. Plus rien ne pourra la faire changer d'avis. Marwa retire ses chaussures. Elle sert le
tronc entre ses bras et ses jambes, et tout doucement, elle commence à grimper. Mango vole tout autour
de l'arbre pour l'encourager. Même si elle a très peur, Guy Lang ne peut s'empêcher d'admire la force
et la souplesse de Marwa, qui semble ne faire plus qu'un avec l'arbre. Plus elle s'éloigne du sol,
et plus Joko et Guy Lang retiennent leur souffle. Une chute à cette hauteur, et ce serait la fin.
Mais Marwa progresse, centimètre par centimètre, sans jamais regarder en bas. Elle finit par atteindre
les premières branches, et elle disparaît dans le feuillage d'eau fût de l'arbre. Au bout d'un
moment qui leur paraît interminable, Joko finit par apercevoir les pieds de Marwa parmi le verre
des feuilles. Elle redescend. La fleur rouge entre les dents. Les deux garçons sautent de joie. Marwa se
laisse glisser le long du tronc jusqu'à eux. Ils sautent à son cou. Marwa rit. J'ai réussi !
Étant la fleur à Guy Lang. De près, elle est encore plus belle. D'un rouge si profond, il la glisse dans son
sac. Il sait que dans quelques jours, elle perdra sa couleur. Il lui reste encore deux couleurs à trouver
pour pouvoir peindre le bâti de l'eau. Il n'a plus beaucoup de temps. Soudain, Joko se retourne aux aguets.
Le four est à côté de Bruis. Il est un feulement grave et profond retentit.
« Arremao kongbang ! » murmure-t-il. En un bon, la panthère se retrouve face à eux. Ces babines
retroussées sur ses longs gendans asserrées. Marwa est tout fin cri. Et Joko s'accroupit
en signe de soumission. Guy Lang, lui, est fasciné. Quelque chose dans cette panthère a retenu son regard.
Vous venez d'écouter Guy Lang et le Bâtiques Magiques. Nous vous donnons rendez-vous lundi
prochain pour la suite de l'aventure. Si l'histoire de Guy Lang dans les îles du Soulawesi vous a plu,
n'hésitez pas à la partager autour de vous, à nous mettre 5 étoiles sur Apple Podcast et à
nous écrire pour partager vos ressentis. Retrouvez-nous sur les réseaux à Arrobase en volet
comté. À très vite !