Le vol de l’eau - version Alex et Emile.

Durée: 19m56s

Date de sortie: 13/10/2021

Imaginez qu'un beau matin, vous constatiez qu'il n'y a plus une goutte d'eau. Que feriez-vous ? Pour Alex et Emile, c'est évident : il faut enquêter !


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle avec l'aide de Aellia, Denise et Gabin.Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Quentin Laville.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires, les petites histoires, les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud va vous raconter le vol de l'eau, version Alex et Émile.
On l'a écrite avec Aélia, Denise et Gabin.
Trois auditeurs qui sont venus à mon premier atelier de création d'histoire.
Saturday, 8h.
Alors que les habitants du village prennent leur petit déjeuner les yeux micro, Alexandre
et Émile sont levés depuis bien longtemps.
Après avoir crapaïté pendant de longues heures, Émile trouve enfin l'endroit idéal
pour sa mission matinale.
Un talu a 10 mètres à peine d'un endroit de la rivière où les animaux aiment venir
se désaltérer.
Bien caché derrière un gros buisson, il met en place son appareil photo comme un vrai
pro.
Alexandre en profite pour grimper à un arbre et relever son défi préféré.
Tenir le plus longtemps possible en faisant le cochon pendu.
Cette fois je vais tenir jusqu'à ce que t'es pris ta photo.
Tu peux descendre alors.
Y'a une maman Ours qui arrive avec ses petits.
Trop bien.
Alors et puis attendre un peu, je suis sûr que j'allais battre mon record.
Tu vas les faire fuir.
La maman dresse une oreille inquiète.
Sa progéniture est en alerte.
Alexandre et Émile se transforment aussitôt en statut.
Rassuré par le silence, la famille Ours se détend et s'approche de la rivière.
Dès qu'il commence à s'abreuver, Alexandre a les mitrailles.
Soudain, la mère bondit les froids et se carapate suivi par ses petits.
Qu'est-ce qui leur prend ?
Je sais pas moi, j'ai tellement retenu mon souffle que je crois que j'ai battu mon record.
Les Ours, ça ne s'en fût pas comme ça pour rien.
Ils ont senti un grand danger, on ferait mieux de partir.
Émile, t'entends ?
Non, rien.
Justement, on devrait entendre la rivière, non ?
Pûrer des pinards, la rivière est totalement assaique.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Y a peut-être un truc qui bloque l'eau en amont, genre un barrage de castor.
N'importe quoi, les castors savent pas en montagne.
Et pourquoi pas, ils ont peut-être déménagé, elle est chouette notre forêt.
Même un barrage de castor, ça laisserait passer l'eau.
Et là, y a même pas un petit filet.
C'est peut-être des super castors ingénieurs.
Mais bien sûr.
Et les marmottes, elles mettent les tabettes de chocolat dans du papier d'aluminium.
Hein ?
C'est ce que dit mon beau-père, quand on lui dit un truc qui n'est pas vrai.
Bref, on va remonter la rivière pour comprendre ce qui a causé ce phénomène, pas très très naturel.
Et depuis quand les castors, c'est pas très très naturel ?
Ce sont pas des castors, Alex.
On verra bien qui a raison.
Mermottes, chocolat, papier d'aluminium.
Les enfants sautent dans le lit de la rivière à sécher et en remontent le cours.
L'avantage d'un tel chemin, c'est qu'il est bien plus praticable que la forêt.
Nul besoin de zigzaguer entre les arbres gigantesques et toutfus,
d'éviter les racines à croche-pâtes ou les pierres sournoises tapis sous la mousse.
Mais il faut ignorer les poissons morts, gisant, sa et la.
Et ça soulève le cœur d'Alexandra et Émile.
Et pas seulement à cause de l'odeur.
Les pauvres, il n'avait aucune chance de s'en sortir.
C'est le castor, ils vont le regretter.
Il n'y a pas de castor dans cette forêt, Alex.
Ouais, ben, si on trouve le responsable, je vais lui donner un coup de poing
qui lui fera faire le tour de la terre.
Oui, ben avant d'agir, on va observer ce qui se passe plus haut.
Oh, stop ! Plus un bruit.
Émile s'arrête.
Ses yeux font des looping comme ceux d'un animal apporé.
Chantons un truc !
Ça fait...
Chantons rien du tout.
Ça vient d'où ?
Un peu plus loin devant, je crois.
Ils avancent prudemment.
À chaque pas, le bruit devient plus clair.
Comme celui d'un petit aspirateur qui n'aspirait que de l'air.
Ils finissent par en trouver l'origine.
Plantés au milieu du lit de la rivière, un trou noir,
pas plus large qu'un bol.
Des petites étincelles bleutées grésillantes s'en échappent.
Pûrée de cerise !
C'est ce petit bidule qui a aspiré toute l'eau.
Un seul moyen pour le savoir.
Émile sort sa gourde et verse un filet d'eau.
Avant même qu'elle ne touche le sol, elle est aspirée.
L'appareil lâche un feu d'artifice d'étincelles
avant un bzzz bzzz bzzz.
Ponctuée par un petit nuage de fumée.
Le bruit s'arrête aussitôt.
Pûrée tiens !
Bon, t'avais raison.
C'était pas des castors.
Ouais, mais impossible qu'il ait tout aspiré.
Il doit en avoir d'autres.
Peut-être qu'ils sont tous reliés avec des tuyaux et tout.
Émile se met à creuser avec précaution tout autour de la machine.
En n'a rien de temps, il le détère.
Pas de traces de canalisation.
Le drôle d'aspirateur n'est qu'un tube noir au bout pointu
couvert d'une myriade de piquants comme un cactus.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Ce truc n'est pas venu ici tout seul.
Il y a forcément quelqu'un derrière tout ça.
Émile fourre la machine dans son sac à dos,
puis les enfants reprennent la route.
Ils ouvrent l'œil à la recherche d'autres aspirateurs.
Deux cents pas plus loin,
Alexandra aperçoit un autre trou,
pas plus large qu'un bol,
mais vide cette fois.
Quelqu'un est venu retirer la machine, tu crois ?
Les enfants poursuivent leur progression
en élaborant des théories.
Pour Alexandra, c'est peut-être un géant,
super géant et très très sale
qui avait besoin d'eau pour se laver.
Émile pense au contraire que c'est forcément un savant fou
qui a créé ses drôles d'aspirateur à eau.
Mais pourquoi faire ?
Mystère.
Un bourdonnement sourd coupe court à la discussion.
Ça vient de la forêt.
Tu crois que c'est encore un sabidule ?
Ça ressemble plutôt au bourdonnement d'une ruche.
Faut qu'on aille voir ce que c'est.
Tu crois pas ?
Bon, ok.
Les enfants s'extirpent du lit de la rivière.
À mesure qu'ils s'enfoncent dans la forêt,
ils ont l'impression que c'est le sous-bois tout entier
qui vrombit.
Soudain, une abeille leur passe sous le nez.
En regardant Welfile,
Émile blémit.
Un peu plus loin,
une énorme ruche cassée en deux j'y a terre.
Entourée d'un essai géant et furieux
qui fonce droit sur eux.
Plus haut et de poire !
Faut se tirer de là !
Les deux amis d'Étal hurlant à plein poumon
pour se donner la force de courir le plus vite possible.
Alexandra et Émile slalomnt entre les arbres.
Distancés, les abeilles abandonnent.
Les enfants s'écroulent par terre,
les poumons en feu.
Rappelle-moi de pas t'écouter la prochaine fois.
Désolé,
je crois qu'on a un soucis.
On est perdu.
Effectivement, ils sont affalés au beau milieu
d'un coin de forêt qu'ils ne reconnaissent pas.
Puret de saucisse, mais c'est pas vrai !
Bon, pas de panique.
On a juste à chercher de la mousse sur les arbres.
Elle bouge toujours au nord.
Et comme la montagne est au nord du village,
on n'aura plus qu'à la longer
pour retrouver le lit de la rivière.
Exactement.
Ils n'ont aucun problème à en trouver.
Le nord, en ligne de mire,
il progresse à travers la forêt Tufu.
Après une bonne quinzaine de minutes à Krapahuté,
ils tombent sur un chemin de terre accidentée
au bout duquel se trouve une cabane.
Toutes déglinguées,
couvertes de tellement de lierres et de feuilles
qu'elles se font presque dans le décor.
Juste à côté, un filet de camouflage
recouvre quelque chose d'imposant.
Va voir ce que c'est.
Émile opine du chef.
Telle des ninjas silvestres,
les enfants se faufilent jusqu'à la bâche verdâtre.
Alexandra la soulève le plus délicatement possible.
En découvrant ce qu'il y a dessous,
elle est tout faun crie de surprise.
C'est une camionnette de l'usine, l'eau du lac,
celle qui met l'eau de source de la vallée en bouteille.
Mais pourquoi quelqu'un chez eux se plancra ici ?
Non.
Ne me dis pas que c'est l'eau du lac
qui a volé l'eau de la rivière.
Toi tu restes ici.
Je vais voir si y a quelqu'un à l'intérieur.
Telle une ombre, Alexandra s'approche de la cabane.
Elle jette un œil discret par la fenêtre,
mais s'écarte aussi sec et se fige,
alors qu'un vacarme de tous les diables
retentit à l'intérieur.
Et puis, plus rien.
Juste le silence.
Alexandra rejoint Emile en catimini.
Je crois que la personne à l'intérieur
a eu plus peur que moi.
Et si on allait la rassurer ?
Les enfants s'approchent de la porte,
mais n'ose pas l'ouvrir.
Alors, ils toquent.
Bonjour.
Monsieur, madame,
désolé de vous avoir fiché la trouille.
On ne vous veut aucun mal, on est juste des enfants.
Pas de réponse.
On entre, hein ?
Alexandra ouvre la porte en grand
sur une minuscule pièce,
plus en désordre que sa chambre et celle d'Emile.
Sauf qu'ici, ça pue le fromage de pied.
Et dans un coin,
maladroitement caché sous une nappe à carreau,
quelqu'un tremble comme une feuille.
Il faut pas avoir peur comme ça.
La personne sursaute et laisse échapper un gargouilly.
Vous avez fort ? J'ai des coups qui chocent.
Emile farfouille dans son sac à dos
et fait glisser le paquet.
Une main plus large qu'une pêle à tarte
sort timidement, tâtonne
et fait disparaître le goûter.
C'est gros, bon.
Moi, c'est son préféré.
Vous voyez, on est vraiment des gentils.
On veut juste comprendre ce qui se passe.
L'inconnu se redresse,
la nappe glisse, révélante une femme,
bâti comme une armoire à glace,
avec une drôle de dégaine.
Des cheveux courts en pétard,
des haillons pour vêtements et des sabots au pied.
Alors moi, c'est Alexandra.
Et moi, Emile.
Moi et Max.
Pourquoi tu te caches ici ?
Pour pas avoir problème.
C'est toi qui es responsable de ce bazar ?
Un peu.
Comment ça un peu ?
L'eau de la rivière a disparu et tous les poissons sont morts.
Espèce de gros dindon,
mais tu vas le regretter.
Pas tapé, Max.
Et Max devait fabriquer Aspirot
comme Big Boss voulait.
Emile farfouille une fois de plus dans son sac à dos
et sort le drôle de tube noir
qu'ils avaient détéré dans le lit de la rivière.
Alors, c'est toi qui as fabriqué ça ?
Oh la la la la la la la.
Vous avez trouvé un...
Oh la la la.
Pas bon, pas bon, pas bon.
Et Max va avoir maousse, probablement.
Devez-vous t'autodétruire après avoir Aspirot ?
Donc ce machin aspire vraiment l'eau.
Mais il en voit où ?
Direct dans le repère secret de Big Boss.
Et c'est qui Big Boss ?
Big Boss, l'eau du lac.
Le grand patron de l'usine ?
Vi.
Mais il exploite déjà plein de sources.
Pourquoi il a fait ça ?
Et Max, c'est pas.
Tu as créé ce truc sans savoir à quoi ça allait servir.
Et Max, pas idiotes, mais sans fiches.
Et Max aime juste Maximaouz des filles.
Et Big Boss a dit et Max l'avait relevé avec brio.
Et t'es fier ?
Hum... demi fier.
Et Max a fait prouesse, mais pour vilaine personne.
Et Madame Lagénie aurait pas pu s'en douter avant ?
Et Max l'a compris après grande aspiration.
Et Max appelait Fissa Big Boss pour dire qu'on avait fait grosse, grosse bêtises.
Mais Big Boss l'a rigolé et l'a ordonné à Max de rappliquer.
Sauf qu'Max a pas voulu et l'est venu d'en planque.
Dis-moi que tu as imaginé un truc pour remettre l'eau en place ?
Non, mais si Max trafique code machine de contrôle, ça, possible.
Et cette machine se trouve dans le repère secret du Big Boss de l'eau du lac.
Vi...
Alors on sait ce qu'il nous reste à faire.
L'improbable trio monte dans la camionnette.
Et Max se volant, direction la demeure de la famille du lac.
Famille richissime qui a construit il y a fort, fort longtemps,
l'usine de l'eau du lac.
Un impressionnant complexe mettant l'eau en bouteille de toute la vallée.
La camionnette caotte à travers la forêt,
avant de rejoindre la route principale.
Elle monte au sommet de la montagne, à deux pas des neiges éternelles,
jusqu'à un chalet majestueux, digne des plus beaux films de Noël.
Et Max coupe le contact devant un portail en fer forgé,
dont des barreaux forment les lettres D et L.
Derrière, un magnifique escalier de pierre s'élève à travers de majestueux sapins.
Nous continuons avec pieds.
Elle sort un trouceau de clé et entraîne les enfants à travers le parc forêt,
sans croiser personne.
Ils contournent le chalet pour arriver devant une porte dérobée qui s'ouvre à la volée.
Big boss !
Face à eux, un gros bonhomme chauve à la face écrasée.
Son costume blanc donne l'impression qu'il est couvert de flocons de neige.
Le tic tac de son énorme montre
est la seule chose qui brise le silence de plomb qui vient de tomber.
À chaque seconde, son visage se froisse un peu plus.
Jusqu'à ce qu'il explose d'une colère froide.
Celle très trèche !
Tu pensais vraiment que je ne m'attendais pas à ce que tu viennes contrarier mon plan génial ?
Tu es aussi, hum, futé qu'un palais.
Au moins, Max a compris qu'elle avait fait quelque chose de mal.
À cause de vous, toute la vallée va mourir.
Un grognement furieux retentit.
Un molosse aussi grand qu'un poney surgit lentement de derrière son horrible maître.
Et Max et les enfants se recroquent vide terreur.
Du lac s'approche des milles, avec un sourire sadique et lui assaine une pichonnette sur le front.
Crétin !
Oh, cette vallée ne va pas mourir. Elle va me rendre riche !
Celle cacate chameois !
Le dog lâche un aboiement enragé.
Silence !
Le chien queen.
Les enfants se ratatinent et Max recule d'un pas.
Bouclez-la et laissez-vous l'igoter bien gentiment.
Les mains dans le dos tout de suite.
Tout le monde s'exécute et se retrouve avec les poignées fiscelées comme des rôties.
Suivez-moi.
À moins.
Oh, que vous ne vouliez servir d'amuscle à Cerberre.
Ils ne se font pas prier.
Du lac les conduit à travers une enfilade de couloir jusqu'à un vaste salon bibliothèque
où ils marquent un arrêt devant une imposante cheminée.
L'horrible bonhomme frappe deux fois dans ses mains.
Le feu est comme soufflé.
Le foyer bascule révélant un trou.
Du lac s'y jette.
Et Max passe la première.
Les prisonniers hésitent.
Cerberre grogne et il n'en a pas le choix.
Aussitôt entré dedans, ils chutent à l'intérieur d'un toboggan.
Après une glissade à mille à l'heure, ils se retrouvent projetés sur un maclamoltonné.
Alors qu'ils reprennent leurs esprits, une incroyable lumière les éblouit.
Rien à voir avec celle du soleil, d'une ampoule ou d'un néon.
Celle-ci est pâle et tiède.
Les yeux d'Alexandra et Émile s'écarquillent.
Ils sont sur une sorte de grande terrasse creusée à même la pierre.
Loin au-dessus d'eux, une voûte de cristaux éteint celle.
En dessous, des trompes d'eau s'échappent de trous noirs suspendus dans les airs
pour alimenter un lac s'étendant bien au-delà des limites de leur vision.
Alors c'est ici que toute l'eau de la vallée est renvoyée.
Tout au juste, Auguste.
Impressionnant, non ?
Fier comme un coque, du lac s'approche d'une machine cribelée d'une tripotée
de bouton clignotant et bipant.
Des chiffres défilent à toute vitesse sur des compteurs.
Et ce n'est pas près de s'arrêter.
Big Boss remettra haut en place.
Au contraire, j'en veux plus, plus, plus, plus, je veux toute l'eau du monde.
À quoi ça va vous servir ?
Ah mais qui l'est tard celui-ci ?
Le pétrole déclenche des caires.
Alors, imagine ce que les gens feront pour de l'eau.
Je vais être riche.
Big Boss rêve des genoux.
Et Max aidera pas vous.
Oh, alors les enfants vont se faire dévorer par Cerberre ?
Vous, horrible.
Tu sais ce qu'on dit ?
La fin justifie les moyens.
Je veux pas mourir.
J'ai pas terminé mon air pied de la vallée.
T'inquiète Emile, on va s'en sortir.
Oh, j'aimerais bien savoir comment.
Vous savez, je suis un peu comme Max.
J'aime les défis.
Votre seul poids commun, c'est votre bêtise.
C'est vous, l'idiot.
Bientôt, les autorités vont vous arrêter.
Ah oui, et bien, comment pourrait-il me trouver ?
Ce lac Choutirain est indétextable.
Alors que du lac Fanfaronne,
Alexandra sent un léger mou dans ses liens.
C'est plus qu'il ne lui faut.
Depuis qu'elle est toute petite,
elle regarde en boucle des vidéos
sur des magiciens rois de l'évasion.
Un mouvement de poignée par-ci,
une torsion par-là,
regroupé ses doigts pour que sa main
soit la plus fine possible,
et voilà, libérée.
Alexandra esquisse un léger sourire.
Du lac le voit.
Qu'est-ce que tu trouves drôle, becasse ?
Que soit libre, espèce de vieille croquette.
Du lac blémi.
Il sort un boîtier surmonté d'un gros bouton rouge,
mais Alexandra lui saute dessus.
L'horrible bonhomme se débat, l'éjecte,
mais emporté par son élan, il trébuche,
tête la première sur la machine.
Bonk !
Il s'étale, inconscient.
Alexandra s'empresse de dénouer les liens de ses amis.
À une max de jouets.
Elle fait craquer ses jointures,
soulève une trappe,
située sur le côté de l'énorme appareil de contrôle,
et trip à tous l'intérieur.
Soudain, l'eau cesse de couler,
avant d'être soudainement aspirée
par les trous noirs
dans un grandement de fin du monde.
La machine s'affole,
surchauffe et lâche un bzzz bzzz.
Ponctué par un nuage de fumée noire.
Voilà, on remise en place.
Maintenant, nous, partir.
Mais avant, on doit s'occuper de du lac.
En n'a rien de temps,
les enfants arrangent l'afreux bonhomme
en paupiette toute saucissonnée.
Ça devrait le retenir le temps qu'il faut.
Et Max et les enfants
empruntent l'ascenseur juste à côté du taux-bogand
pour remonter droit dans le salon bibliothèque.
Un rond flement les faits sursautés.
C'est Cerber qui est en train de roupiller.
Pour ne pas le réveiller,
il s'éclipse sur la pointe des pieds.
Une fois dehors,
Max sort son téléphone.
Vous appelez gentillant
pour arrêter Big Boss et Max.
Mais tu nous as aidés.
Je suis sûr que si on leur explique,
tout finira bien pour toi.
Les enfants s'asseillent sur les marches du péron
et appellent la police.
10 minutes plus tard,
des dizaines d'hélicoptères
de la gendarmerie et de l'armée
atterrissent autour du chalet.
Du lac est arrêté et condamné
à la prison à vie.
Les enfants deviennent de véritables héros
bien au-delà de leur valet.
Et Max,
il paraît qu'elle est devenue une inventrice de génie
travaillant pour les services secrets du pays.
Mais si on vous le demande,
motu c'est beau secouzu.
Avec des héros différents,
l'histoire aurait pu se passer totalement différemment.
Rendez-vous la semaine prochaine
pour découvrir une autre version de l'histoire.
Encore merci à Aélias, Denis et Gabin
de m'avoir aidé à écrire cette version.
J'espère que l'histoire vous a plu.
Si vous aimez des petites histoires,
n'hésitez pas à en parler autour de vous.
C'est le meilleur moyen d'aider le podcast à grandir.
N'hésitez pas à demander à vos parents
nous envoyer un petit mot
pour nous dire ce que vous pensez du podcast.
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Je vous embrasse
et je vous dis à bientôt.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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