Le vol de l’eau - version Han et Zoé.

Durée: 21m26s

Date de sortie: 21/10/2021

Imaginez qu'un beau matin, vous constatiez qu'il n'y a plus une goutte d'eau. Que feriez-vous ? Han et Zoé eux, vous menez l'enquête.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle avec l'aide de Neil, Charlie, Joséphine, Joakim, Axel et Joshua. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Quentin Laville.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud va vous raconter le vol de l'eau, version Hanezoé.
On l'a écrit avec Neil, Charlie, Josephine, Joachim, Axel et Jochois.
6 auditeurs qui sont venus à mon second atelier de création d'histoire.
Saturday, 7h30.
Michel le hamster sort de sa cage, saute sur le lit de son maître et le réveille avec
une salve de l'échouille.
Han grogne et roule de son lit.
Michel grimpe sur son épaule.
Le garçon s'étire, bat et comme un hippopotame, puis se dirige vers le salon.
Bonjour papa.
Bonjour maman.
Bah, ils sont où ?
La table du petit des jeunis est dressée.
Chocolat chaud, tartine, jus d'orange, céréales et croissants toutillés avec un petit mot.
Partis ramasser des escargots, bonne matinée, bisous au cœur.
Bah au moins ils nous ont pas emmenés cette fois.
Se lever aux aurores un samedi, quelle enfer.
Moi j'aurais bien aimé y aller.
Mais bon, je vais en profiter pour terminer ma fusée en carton.
Et toi, tu vas faire quoi ?
Bon là là, j'en sais rien.
Vous regardez une série ou lire un truc, mais là je me fais rinter. T'en veux ?
Ouais, mais pas trop chose, s'il te plaît.
Il ne risque pas.
Aucune goutte ne sort du robinet.
Zoe réessaie une fois, deux fois, trois fois sans plus de succès.
M'enfin, dit Han, il devait y avoir une coupure d'eau ce matin.
Aucune idée. Tu veux qu'on appelle les parents ?
Ouais, inutile.
Alors chasse aux escargots et un moment de communion avec la nature.
Ils coupent toujours leur téléphone.
Sans criagard, Michel bondit de l'épaule de Han et fonce vers l'entrée.
Michel, au pied ! On est restés promener après le petit neige.
C'est pas un chien Han, c'est un hamster.
Et alors, Michel adore faire des promenades le week-end.
Sauf que Michel est un hamster du genre tranquille.
Et là, il gratte la porte en coïnant.
Son maître se lève et le prend délicatement dans les mains.
Mais le rongeur proteste.
Le voilà maintenant qui pointe du museau la fenêtre.
Intrigué, Han jet un œil.
Dehors, une dizaine de villageois émacés sur le pont.
Le nez plongé dans la rivière l'air inquiet.
Pour comprendre, les enfants sortent et découvrent avec stupeur
que le cours d'eau est à sec.
Une seconde plus tard, Robert,
le vieux joueur d'échec du village,
déboule en levant les bras,
les yeux levés vers le ciel, terrifiés.
L'eau du grand lac a disparu.
Notre belle vallée est condamnée.
Il y a un long silence.
Des échanges de regard affolés.
Puis tout le monde se rue au bord du grand lac.
Le vieux Robert ne y eut et pas.
Le grand lac, la fierté de toute la vallée,
n'est plus qu'un gigantesque cratère
jonché d'algues de cailloux
et de poissons à l'agonie.
Il y a même des épaves de barque,
un coffre au trésor et un squelette de dinosaure inconnue.
Mais comment autant d'eau peut disparaître ?
Le dérèglement climatique.
Un monstre qui a bu toute l'eau.
Un trou géant qui a aspiré le lac
avant de se refermer.
Un festival de théories démarre.
Soudain Michel s'agit et glisse des mains de son maître.
Il se réceptionne avec une roulade
d'indes d'un cascadeur
avant de filer à travers la foule.
Michel, reviens !
Il faut le rattraper, il va se faire pitié-lit !
Ils n'ont pas à chercher bien loin.
Le hamster se trouve à quelques mètres de là
près d'une rampe de mises à l'eau pour les bateaux.
En les voyant arriver,
Michel pointe du museau.
Une petite flacteau ?
Alors, qu'il n'y a plus une goutte nulle part ?
Ton hamster est équipé d'un détecteur ou quoi ?
N'importe quoi ! Michel est un hamster d'exception !
Et là, il y a des traces de pas mouillées. Suivons-les !
Les enfants remontent la piste
jusqu'à une place de parking vide.
Alors quelqu'un est sorti mouillé
du grand lac avant de prendre sa voiture.
C'est peut-être un peu plus grand.

Et pourquoi pas ?
Une fois de plus.
Michel s'agit.
Renifle les traces.
Disparer dans le buit son voisin
avant de revenir un instant plus tard
en poussant péniblement
un vieux carnet.
Sans hésiter,
Anne l'ouvre.
Ces pages sont noircies
d'un millimélo de listes cauchés,
de calculs complexes,
de drôles, de croquettes,
de banquiers et à la fin,
une carte de la vallée
grossièrement dessinée.
Un endroit est entouré plusieurs fois en bleu.
L'usine de l'eau du lac.
Un gigantesque complexe
qui met en bouteille l'eau des sources de la vallée.
Il y a un truc écrit à côté.
Retrouvez Big Boss
après mission.
Punesse !
Alors on a bien affaire à un voleur d'eau.
Et si on se dépêche, on pourra peut-être le rattraper.
On y va direct, sans prévenir le maire.
Tu crois qu'il va croire 2 enfants
et leur hamster flairer d'un 10 ?
Bah on a une preuve quand même.
Tu parles.
Il va dire qu'on cherche à attirer l'attention
et que c'est pas un jeu et tout.
Les enfants consultent la carte à la fin du carnet.
Pour rejoindre l'usine, le plus rapide
c'est de passer par la forêt,
puis le plateau des mille pierres.
C'est un vrai champ de crosse là-bas
et ton scout n'est pas vraiment tout terrain.
Ouais c'est pas faux.
Alors prenons la grande route.
Les enfants foncent chez eux.
Alors qu'ils enfourchent le bolide
Michel se pelotonne bien à l'abri
dans le switcher de son maître.
Traversant les rues silencieuses
pas la frais par la rivière asséchée
ils ont l'impression de quitter un village fantôme.
Raisonne plus pour trouver le coupable au plus vite.
La grande route accrochée à la montagne
est plus déserte que le village.
Condition idéale pour mettre les gaz.
C'était sans compter sur un dit de poule discret
mais suffisamment large et profond
pour que la roue avant butte dedans.
Les enfants font un impressionnant vol plané
suivi d'un roulet boulet.
Or mis leurs vêtements à un brin déchiré
ils n'ont rien.
Contrairement au scooter
qui est fort à mocher.
Dans leur malheur
un espoir point au loin
la station service du vieux Raymond.
Zoe redresse son scooter
et commence à le pousser et aider par son frère.
Après bien des efforts
ils arrivent à destination.
En voyant leur triste état
le pompiste garagiste a court.
Comment avez-vous fait votre côte les loupios ?
Marou s'est prise dans un trou.
Enfin !
Un dit de poule ça peut pas se rentrer.
On était trop pressés.
Pour mourir ?
Les jeunes nos jours.
Et où vous foncier comme ça ?
Vous n'allez pas nous croire.
Ça aurait pour avoir avec la disparition de l'eau.
Comment avez-vous dîné ?
Cette côte à se preuve rend tout le monde zinzin.
Bah pas nous en tout cas.
On sait même qui a fait le coup.
Raymond ?
Ouais.
C'est les gens de l'eau du lac.
On a même une preuve.
Regardez.
C'est la perlée poupiette.
Les du lac n'aurait pas osé.
Vous nous croyez ?
Vedements !
Ils font peut-être travailler toute la vallée
mais la famille du lac ne pense que l'argent.
Alors peut-être bien qu'ils se sont réveillés
en se disant que l'eau de nos sources, ça ne le suffisait plus.
On voulait mener l'enquête.
Sauf que maintenant on va mettre une éternité à aller à pied à l'usine.
Allez, vous inquiétez pas.
Votre scooter aurait à mocher, mais je vais le remettre en état.
Éfissant !
En véritable virtuose de la clé à molette,
Raymond s'active.
En deux temps trois mouvements, le scooter est comme neuf.
Les enfants sont soufflés.
Avant d'intendre l'usine,
il leur reste un obstacle à franchir.
Les six lacets.
Six virages très raides et zigzagants follements.
Pas du tout taillés pour ce genre d'épreuve,
le pauvre scooter avance comme un vieux paresseux détendu du slip.
Dernier virage est une vraie libération.
Malheureusement, un nouveau problème.
Et de taille cette fois-ci se dresse devant eux.
Un éboulement.
Oh non, c'est pas vrai !
On n'a plus qu'à faire demi-tour.
C'est pas quelques rochers qui vont nous arrêter.
C'est un mur de pierre.
Jamais tu pourras le passer.
Zoe s'arrête au pied du tas de rochers.
L'escalade pour jeter un œil de l'autre côté puis
descend à un sourire accroché aux oreilles.
Si je prends assez de vitesse,
cette grosse pierre va me servir de tremplin.
Non, c'est trop dangereux.
On continue à pied.
Mon scooter, ma décision.
Sans attendre la réponse de son frère,
Zoe enforche son scooter.
Une fois à bonne distance,
elle marque un temps d'arrêt,
souffle un grand coup,
puis met les gaz en poussant un hurlement
pour se donner du courage.
Affond les banaaaaannnes !
Le scooter file comme une flèche
sur le tremplin improvisé.
Anne ferme les yeux,
un bruit sourd retentit.
Terrifié, à l'idée de ce qui a pu arriver à sa soeur,
Anne gravit la main de roche
comme un cabri.
Sa soeur rayonne.
Son scooter est en un seul morceau.
Woohoo !
Je te l'avais dit que ça passeraient.
L'usine de l'eau du lac est en vue.
Une imposante forte reste
d'acier encastrée dans la montagne.
Vrombissante,
comme si un monstre ronflait à l'intérieur.
Seule moyen de passer,
un portail,
gardé par un homme posté dans un abri de verre.
Zoe s'arrête pile de vent,
si brusquement que le garde sursaut.
Ouloh !
Pourquoi vous êtes si pressés les infas ?
Zoe sort, son plus beau mensonge.
C'est pour une interview.
Hum, bon bah,
j'irai l'écrire.
Je répète tout les jours.
Si vous me prévenez pas,
je peux pas faire entrer les gens à qui vous aviras.
Mais est-ce qu'on m'écoute ?
Bien sûr que non.
On peut pas entrer ?
Bien sûr que si.
Vous venez voir qui ?
Je sais pas.
Comment saurais-vous pas ?
Mon maître a juste dit
que je dois interviewer
quelqu'un de l'usine.
Il fallait prendre rendez-vous, mon petit.
Bah on savait pas.
Mais je te l'avais dit, Anne.
Notre accident, c'est un signe.
On aurait dû rentrer.
Un accident ?
Vous avez eu un accident et vous êtes venu ?
Bah ouais, on a pas le choix.
Sinon mon frère aura une punition pour devoir non-rendu.
Quoi ?
Mais ton maître est horrible.
Il a pas été séclair dans ses conseils,
et il vous punit.
Bon, bon, bon.
Laisse-moi vous verre si je peux faire quelque chose.
Le garde décroche son téléphone,
bla-blat, puis lève le pouce en triomphant.
Hé, vous pouvez rentrer.
Mame, je sais pas au quoi on va vous recevoir.
Vous connaissez pas son nom ?
Ha ha ha ha !
Ça se prend toujours la première fois,
mais ça peut être vraiment, je sais pas au quoi.
Hanezo et Pouf.
Le portail s'ouvre sur un impressionnant balai
de chariot chargeant
d'innombrables palettes de bouteilles
dans des camions.
Punez, ils sont encore de l'eau.
On va faire avouer cette madame, je sais pas quoi.
Une petite femme, voutée en jean basquette,
les attend devant l'entrée de l'usine.
Bonjour les enfants,
je suis Anna Chepaquois,
directrice de la communication de l'usine de l'eau du lac.
Quand j'ai appris que vous aviez bravé
un lac-cident pour une interview,
je me suis libérée aussi tôt pour répondre à vos questions.
Merci.
Vos réserves d'eau n'ont pas disparu ?
Notre usine est plus sécurisée
qu'une base militaire secrète.
Rien ni personne ne peut toucher
à notre précieuse haute source.
Ça doit bien vous arranger.
Ça arrange tout le monde.
Nous pouvons voler au secours de toute la vallée
avec nos réserves.
Mais tu n'insinues tout de même pas
que nous avons volé l'eau du lac.
Pas du tout, cette catastrophe
embrouille le cibolo de tout le monde.
Vous savez, il y en a qui pensent
que c'est un monstre qui a bu toute l'eau.
Bon, pas très bien.
Alors si vous êtes vraiment là pour une interview,
je vous écoute.
Han se prend au jeu et lui offre
un flore-illège de questions inventées à la volée.
Madame Chépaquois s'entousiasme
et lui révèle tout ce qu'il y a à savoir
sur la production de l'eau en bouteille,
l'histoire de l'usine et de son fondateur,
Robert Dullac.
Un visionnaire.
C'est Maurice Dullac, son arrière
petit-fils-puissance disque qui dirige aujourd'hui l'usine.
Est-ce que je pourrais le rencontrer ?
Avec ça, j'aurai la meilleure note.
Malheureusement, Monsieur Dullac
s'est absenté pour quelques jours.
Mais je peux lui transmettre votre question.
Je dois rendre mon devoir lundi matin.
Ce sera trop tard.
Dommage.
Ah, tu me vois navrer.
Au bon sang, le temps file.
Je dois retourner à mes affaires.
Laissez-moi vous raccompagner.
La cour est à présent déserte.
Tous les camions sont partis livrer leur précieuse bouteille
dans la vallée.
Le portail s'ouvre et les enfants enfourent
leur scooter.
Sauf que Zoé ne prend pas du tout
la direction du village.
Qu'est-ce que tu fais ?
On va aller rendre une petite visite au patron de l'eau Dullac.
Se rendre chez les Dullac n'a rien de compliqué.
Tout le monde sait où ils habitent.
Au sommet de la montagne,
à deux pas des neiges éternelles.
Dans un château de pierres noires
qui ficheraient les chocottes aux pierres des fantômes.
La route s'arrête devant un portail
en fer forgé,
dont les barreaux forment les lettres D et L.
Derrière,
un escalier de pierres se perd
dans une forêt peuplée d'arbres crochet
et des normes rochers semblables à des monstres figés.
Comment on va rentrer ?
Le portail s'ouvre en silence.
Un grognement
de chien de l'enfer
fait surseuter les enfants.
Entre les arbres,
un molosse écumant de baves apparaît
suivi de son maître.
Une grande tige,
au visage sirreux et au sourire mauvais.
Son costume vert foncé
lui donne l'air d'un haricot vert maléfique.
Avec une jambe de bois
et une canne surmontée d'une tête de mort dorée.
Je n'attendais pas de morveux ce soir.
Zoé
ravale sa peur
et sort à nouveau l'un de ses plus beaux mensonges.
On voulait absolument vous rencontrer.
Le molosse lâche un gémissement étonné.
Du lac,
lève un sourcil circonspès.
Tout le monde pense que c'est vous qui avez volé l'eau.
Alors, on devait vous voir.
Parce qu'on pense que vous êtes un génie.
C'est vrai qu'il faut une intelligence.

Or du commun pour mettre au point un plan aussi
génial.
Alors vous pourriez nous expliquer
comment vous avez fait ?
Ah...
Et je vais même faire mieux.
Je vais vous le montrer.
Traverser le parc forêt avec du lac
et son chien de l'enfer est une épreuve
même en plein jour.
À chaque bruit, les enfants sursautent,
persuader que l'un des arbres
crochus ou l'une des roches monstrueuses
va les dévorer.
L'imposante porte du château
les accueils d'un horrible grincement.
Avant de leur présenter,
un vaste hall d'entrée illuminée
par des milliers de bougies.
Sans décrocher un mot, ni un sourire,
du lac les entraîne à travers
un couloir lugubre,
jusqu'à un vaste salon bibliothèque.
L'horrible chien
va s'allonger dans son panier.
Du lac, lui, s'arrête
devant une grosse cheminée.
Il tape trois fois le sol avec sa canne.
Le feu s'éteint, et le foil y bascule,
révélant un ascenseur rutilant.
Le génie du mal grimpe et d'un geste
de la tête, invite les enfants
à le rejoindre.
« Zouff ! Clac ! »
La porte se ferme.
Des sangles leur ariment les pieds,
puis l'ascenseur chute,
comme dans une tour infernale.
Zoe et Han se cramponnent l'un à l'autre.
Du lac ne brouge pas.
Soudain tout s'arrête,
et la porte s'ouvre.
Une incroyable lumière éblouie Han et Zoe.
Rien à voir avec celle du soleil,
d'une ampoule ou d'un néon.
Celle-ci est pâle et tiède.
Leurs yeux s'écarquillent.
Ils sont sur une sorte de grande terrasse,
creusée à même la pierre.
Loin au-dessus d'eux,
une voûte de cristaux est incel.
En dessous,
des trombes d'eau s'échappent
de trous noirs suspendus dans les airs,
pour alimenter un lac,
s'étendant bien au-delà
des limites de leur vision.
Du lac à l'air satisfait de son effet.
Impressionnant n'est-ce pas ?
Tout l'eau de la vallée est ici.
Comment avez-vous réalisé ce miracle ?
Fier comme un coque,
du lac s'approche d'une machine
criblée d'une tripotée de boutons
qui clignotent et bipent en rythme.
Sur plusieurs écrans,
des chiffres défilent à toute vitesse.
Grâce aux aspiraux,
des petites merveilles
qui, une fois posées au fond d'un lac
ou près d'une source,
transporte l'eau à droit
dans ce lac souterrain secret.
Et vous l'avez fabriqué tout seul ?
J'ai été assisté.
Un génie s'est toujours centouré.
Et qu'est-ce que vous allez faire
de toutes ces taux ?
Mais la vendre partit.
Euh...
C'est pas ce que vous faisiez déjà ?
Réfléchis un peu.
Que se passe-t-il si l'eau disparaît ?
C'est la panique ?
Oui.
Et son prix, grimpe en flèches.
Le pétrole déclenche des guerres.
Alors,
imagine ce que les gens
feront pour de l'eau.
Alors, la vallée,
ce n'est qu'un début.
Oui. Et bientôt, les aspiraux
voleront toute l'eau du monde.
Ah, c'est formidable.
Bon, on doit rentrer maintenant.
Ouais, on doit pas être en retard
pour le déjeuner.
Vous me prenez
pour une saucisse aux herbes, les enfants.
Ce trop vilain, vous savez.
Du Lac sort un boîtier
surmenté d'un gros bouton rouge.
Je vais appeler mes gardes
et vous jeter aux oubliettes.
Zoe ne se démonte pas et tente
une dernière ruse.
Trop tard, vous avez perdu Du Lac.
Oh, j'aimerais bien savoir pourquoi.
Notre discussion a été enregistrée.
Vous allez moins dire en prison.
Non.
Tu vas me faire croire
que nous sommes sur écoute.
Bah, parfaitement. Alors, qu'on est
à des centaines de mètres sous terre.
Alors, qu'est-ce que ça change ?
Mais tu m'as pris pour une quiche aux jambons.
Rien ne capte ici bas.
Alors,
comment pouvez-vous appeler vos gardes ?
Eh bien...
Vous n'y avez pas pensé.
Ah, tu parles d'ingénie.
Viens, Zoe, on s'en va.
Une minute m'en veut.
Alors que Han tourne les talons,
Du Lac lui saisit les pôles.
Aussitôt, Michel s'extire
du switcher de son maître et mort
le poignet de l'horrible bonhomme.
Oh, Mstère, enlevez-moi, c'est enroreur !
Fout de panique.
Du Lac secoue vigoureusement son bras,
mais le rongeur ne lâche pas sa prise.
Horrifié par sa ténacité,
le pauvre homme se met à bondir
et à courir dans tous les sens.
Han lui fait un crotch-pat. Du Lac trébu
tête la première sur la machine.
Bonk !
Il s'étale inconscient.
Zoe bondit de joie.
Han lui fixe la machine.
On doit arrêter ce machin.
Parce que t'as le manuel ?
Non, mais y a peut-être un bouton d'arrêt.
Les enfants cherchent minutieusement,
soulèvent un minuscule capot
situé à la rière de la machine
et découvrent un bouton rouge et jaune
gravé du mot «arrêt».
Fébrillement, Han le presse.
Aussitôt, l'eau s'arrête de couler
avant d'être souternement aspirée
par les trous noirs dans un grand monde
fin du monde.
La machine s'affole,
surchauffe et lâche un Bzong !
Pauque tué d'un nuage de fume énoir.
L'immense lac souterrain est totalement
assaique.
Les enfants empruntent l'ascenseur
en sens inverse pour arriver en mode express,
droit dans le salon bibliothèque.
Le molosse de l'enfer roupit tranquillement
dans son panier.
A l'autre bout de la pièce,
un téléphone s'enfile.
Han et Zoe s'en approchent sur la pointe
des pieds, le décroche,
puis s'éclipse dans le couloir
toujours sur la pointe des pieds.
Allô ces Zoés et Han Fragenson,
on sait qu'il y a volé l'eau.
10 minutes plus tard, des dizaines
des hélicoptères de l'armée des boules.
Du lac est arrêté sur le champ.
Les enfants et leur hamster sont célébrés
en véritables héros.
Et quelque chose me dit qu'après une aventure
pareille, leur vie ne sera pas de tout repos.
On vous laisse imaginer la suite.
Encore merci à Anil, Charlie, Joséphine,
Joachim, Axel et Jochois
de m'avoir aidé à écrire cette version.
J'espère que l'histoire vous a plu.
Si vous aimez les petites histoires,
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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