Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui vous allez écouter l'épisode 6 de sur les traces de Baikal.
Comme tu l'entends depuis le début de l'enquête, il y a de nombreux oiseaux en montagne.
Ici, à Courchevel, le tetralier est l'une des espèces emblématiques mais aussi en voie de disparition.
Cette oiseau noire, avec une touche de rouge sur la crête, a une spécificité.
Il pont sous la neige.
Alors, pour éviter d'être dérangé par les skieurs et skieuses,
certaines zones du domaine de Courchevel sont interdites aux humains,
afin de laisser cette oiseau si particulier se reproduire tranquillement.
Alors, si tu viens ici, ne t'étonne pas que certaines zones soient balisées par des corps de jaune pour en empêcher l'accès.
C'est sans doute que des tetraliers ilogent et profitent du calme.
Maintenant que tu en sais plus sur cette oiseau,
t'en l'oreille et enfile ton accessoire d'enquêteur et d'enquêtrice.
Il est temps de résoudre cette enquête.
Bonne écoute !
Est-ce que vous voyez ce petit chalet bâché dans la montagne ?
Tranquille, il dort sous son édredon de neige.
Bersé par le vent qui freudonne dans les sapins.
Mais attention, élémentaires mes chers enfants,
ne vous fiez pas aux apparences,
car la montagne est toujours calme, juste avant l'avalanche.
Ah ! Tu revois la deux retours parmi nous pour retrouver Balcal, le chien sauf d'ailleurs.
Nous sommes tout près du but, je le sens.
D'ailleurs, as-tu deviné qui entre Emilio Octave et Nino
a pu être inocenté lors de la descente des pistes ?
Eh bien, c'était Octave.
Rappel-toi, il a pris la piste la plus longue pour se rendre à la fête de la montagne.
La tranquille mimile.
Il ne peut donc pas être à l'heure du rendez-vous fixé par le message codé.
Alors que Emilio et Nino, eux, ont pris la piste bleue et la piste rouge,
ils peuvent donc arriver à temps.
Bravo à toi si tu es arrivé aux mêmes conclusions.
John regarde autour de lui.
Le soleil se réverbère sur la neige et l'ébloui.
Des enfants se jettent des boules de neige,
la fanfare du pic de l'aiguille accorde ses cuivres,
la fête de la montagne a commencé.
Mais aucune trace de Charlie.
Elle sait comme volatiliser.
Mais où est passé Charlie ?
Se demande John.
C'est bientôt l'heure du rendez-vous.
Comment faire pour pister les deux derniers suspects et découvrir qui a enlevé Baikal ?
John aperçoit Anna et Serge qui boivent un verre de vin chaud près du grand chapitreau.
Sans déchausser ses skis, ils glissent jusqu'à eux.
Est-ce que vous auriez vu Charlie ?
Ah non !
Je croyais qu'elle était avec toi.
Lui répond Anna.
Et Ninon et Emilio ?
Je crois que Ninon est allé du côté du stand des bergers.
D'accord, merci !
Que faire ?
Surveiller Emilio ou essayer de retrouver Ninon ?
Emilio a l'air bien occupé.
John pousse sur ses bâtons et prend la direction du stand des bergers.
Des bordères collent tout fringant, l'accueil en aboyant Guillermo.
Mais Ninon n'est pas là.
John s'apprête à faire demi-tour,
lorsqu'il aperçoit deux traces de ski qui s'éloignent en direction de la forêt.
Son instant le pousse à suivre ses traces.
Il se glisse entre les arbres.
Le brouhaha de la fête s'éloigne.
Les ombres des sapins forment de grandes taches sombres sur la neige.
Le chemin se rétrécit et de longs branches agripe son écharpe sur son passage.
John frissonne.
Tout à coup, il entend comme un petit gémissement d'animales provenant de derrière un buisson.
Aïkal ?
Murmure John plein d'espoir.
Mais il a à peine le temps de reprendre son souffle, qu'une main se plaque sur sa bouche.
Hum, hum, hum, hum.
Chut, chut, c'est moi !
fait la voix de Charlie à son oreille.
Elle retire sa main.
John la regarde avec des aurons.
Charlie, mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Où étais-tu passé ?
Chuchotte-t-il.
Charlie lui fait signe de ce terre et compte on le buisson le plus silencieusement possible.
Mais rien.
Ou plutôt aussi, le bonnet de Ninon par terre dans la neige et des traces de ski qui sortent du sentier et qui s'enfoncent plus loin dans la forêt.
Charlie ramasse le bonnet et se gratte le sourcil gauche.
Elle fait toujours ça quand elle réfléchit.
Puis, elle se retourne vers John.
J'ai trouvé la pomme.
Elle est garée plus bas.
Je t'invite, c'est presque l'heure du rendez-vous.
Elle glisse habilement entre les sapins.
John suit ses traces.
Ils arrivent en haut d'un talu.
En contre bas, au bout d'un petit chemin, une camionnette verpe hausse est garée.
Les pneus à moitié enfouillent dans la neige.
John n'en revient pas.
Celui qui l'a amené jusqu'ici doit sacrément bien connaître la montagne.
Il se mette ta couvert sous un arbre et attend.
Charlie explique.
J'ai aperçu Ninon qui s'éloignait quand on était en bas de la piste.
J'ai décidé de la suivre et je ne t'ai pas prévenu parce qu'on ne sait pas qui on a à faire et ça risque d'être dangereux.
Mais tu n'en fais désir d'aiement qu'à ta tête.
Mais pourquoi Ninon ?
Tu penses qu'elle est coupable ?
Charlie hoche la tête.
Peut-être.
En tout cas, ce poil de chac on a retrouvé sur son écharpe m'intrigue.
Et puis, que faisait-elle toute seule dans la forêt ?
Peut-être qu'elle va venir récupérer la voiture.
Espère John.
Mais les minutes passent et personne ne vient.
Le coupable nous a peut-être repéré.
Ils avancent jusqu'à la voiture.
Charlie relève le numéro de la plaque d'immatriculation sur son petit carnet vert.
John sent qu'ils sont tout près du but.
Il regarde à travers la vitre.
Tout à coup, un petit clic le fait sursauter.
C'est Charlie qui vient de forcer la serrure de la portière avec une épingle.
Elle se glisse à l'intérieur.
Les clés sont sur le contact.
En gardant ses gants pour ne pas laisser d'emprunt, elle ouvre le vide poche.
Et se bouche le nez.
Un vieux morceau de l'art tombe à ses pieds.
Tiens, je suis sûre que c'est avec ça que le ravisseur a appâté Baikal.
C'est critel.
Elle fouille les portières, les dessous des sièges, mais rien, pas d'indice.
Il doit bien y avoir quelque chose.
Le ravisseur est censé récupérer cette voiture.
Mais pour aller où ?
On lui a forcément laissé une indication.
John se mord la lèvre.
Soudain, son regard tombe sur le vieux lecteur de disque à côté du tableau de bord.
Sans réfléchir, il tourne les clés dans le contact et appuie sur le bouton lecture du lecteur de disque.
Le peau d'échappement de la voiture tout saute et une voix de femme un peu trénante et nazillarde s'élève dans l'habitacle.
John jurorait qu'il a déjà entendu cette voix quelque part.
Mais l'enregistrement n'est pas de bonne qualité et il n'arrive pas à la reconnaître.
Ici, racle la troncante pour 4 zones cross-sillantes.
Les chiens sont au refuge du mouton noir.
Transfaire prévu cette nuit.
Amène la voiture au hameau des personnages à 22h.
Il soit prudent.
Le bonnet à carreau et son petit acolyte, collent au basque.
John et Charlie se regardent, bouge-bés.
Le bonnet à carreau ?
Et son petit acolyte ?
Mais c'est nous ?
Un grand sourire illumine le visage de Charlie.
Mon cher John, il y a dans cet enregistrement de nombreuses indications.
Déjà, nous savons où est Baikal.
Oui mais nous ne savons toujours pas qu'il l'a enlevée.
Je n'en suis pas si sûr.
Il y a un indice qui pourrait nous indiquer qu'il est coupable.
Mais il nous faut en avoir le coeur net.
Retournons à la fête.
Ils font demi-tour et retournent au chapitaux.
Le bruit de la fête qui bat sans plein les surprends, après le silence de la forêt prise dans la neige.
Charlie pousse John du coude et lui montre d'un coup de menton, ni non,
qui se tient en retrait sous un arbre et se gratte l'oreille.
Elle se dirige vers elle, un sourire au lèvre.
John cherche Emilio du regard.
Il est sous le chapitaux, le nez dans ses casserelles.
John se rapproche.
Emilio ne le voit pas.
Il est bien trop concentré sur les lardons qui grésillent dans sa poêle.
Tout à coup, un détail frappe John.
Une toute petite chose.
En apparence sans importance, mais qui lui glace le sang ?
Nous avons trouvé la pomme, mais le ravisseur n'est pas venu au rendez-vous.
Grâce à John, nous avons pu écouter un enregistrement laissé à l'attention du ravisseur dans la voiture.
Je pense qu'il y a dans cet enregistrement un élément qui peut nous permettre d'identifier là ou le coupable.
Est-ce que tu as une idée de qui il s'agit ?
Si c'est le cas, écrive vite son nom en commentaire.
Nous te retrouvons lundi prochain pour la suite et la fin de l'enquête.
D'ici là, ouvre l'œil.
Bonne nuit.