Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires, les petites histoires, les petites histoires de Tellming !
Aujourd'hui, Karine Arnaud vous vous racontait, Zely et les Mides d'Ancre, une histoire que
j'ai écrite grâce à Lina.
Réveille, petit déjeuner, brossage de dents, enfilage de tenues, tricotage sur le chemin
de l'école et, dans la cour de récré, arriver en classe.
La matinée de Zely se déroule on ne peut plus normalement.
Bien, sortez votre manuel de français !
Les enfants s'exécutent et aussitôt les visages se crispent.
Des lèvres sont mordillées, des regards inquiets sont échangés.
Mme Douce-amère lève un sourcil, bouge de travers.
Une main timide, presque tremblante se dresse.
Qui a-t-il, Timmy ?
Il y a plus de mots.
Plus de mots.
Dans ton manuel ?
Timmy hoche la tête.
L'institutrice balaie la classe du regard.
Les enfants se statuifient.
Elles s'avancent au premier rang et saisissent le livre d'histoire de la pauvre Géraldine,
qui se recroque vie comme une tortue terrifiée.
De plus en plus, ses joues rose-poudrée virent aux rouges et carlates.
Le cœur de Zely s'emballe, mais pas pour la même raison que ses amis.
De l'encre qui disparaît, Scrib se rède retour, elle plonge la main dans son cartable
pour sortir son cahier d'exercice.
Ces mots et ses calculs sont bien là.
Rien de plus normal.
Son ami démon est parti pour de bon.
Et puis de toute façon, les démons de son espèce modissent tout ce qui permet d'écrire
pas les manuels.
Zely reste pensive, tournant et retournant les pages de son manuel impeccablement blanc.
Zely, je peux savoir ce qui vous prend ?
Désolé, Madame, j'essayais juste de comprendre ce qui se passe.
Je vais vous dire ce qui se passe.
L'un de vous essaie de me faire perdre mes moyens.
Et bien, vous savez quoi ?
Je vais rester calme et trouver d'autres manuels pour vous connaître une bonne punition collective.
Personne n'ose broncher.
Timmy, surveille la classe en mon absence.
Madame Douce-Amère disparaît dans un claquement de porte qui fait sursauter toute la classe.
Les enfants patientent, sagement, longtemps, trop longtemps.
Et alors que les premiers murs mûrent bruisse timidement, la porte s'ouvre.
Ce n'est pas Madame Douce-Amère, mais Bertrand Boucke, le nouveau responsable de la BCD.
Les enfants le dévisage étonné.
Experts en rogards fuyant, le bonhomme esquive la vingtaine de pères dieux.
Il reste là, à se tortiller les doigts, blancs comme un linge, transpirant du front et incapable
d'articuler le moindre mot.
Mais après d'interminables secondes silencieuses et au prix d'un effort surhumain,
il arrive à briser ce silence embarrassant.
Madame Douce-Amère, à fin malaise, elle sera absente à un moment.
On va être prêts partis dans les autres classes.
Ront comme des sous-coupes.
Les yeux de Bertrand Boucke entament un concours ou de voltage aérienne.
Ses doigts se transforment en sac de nœuds.
Vous devriez prévenir, M. le Directeur ?
Le responsable de la BCD sursaut et referme la porte.
Les bruits de ses chaussures à tel honnêt résonnent dans le couloir.
Peu de temps après, le directeur apparaît, Bertrand Boucke, derrière lui.
D'une voie lasse, ils annoncent aux enfants qu'ils vont bel et bien être répartis dans les autres classes.
Sauf que cette fois-ci, aucun manuel ne semble avoir été épargné.
Dans toutes les classes, les manuels ont perdu l'être aisé illustration.
Encore un mystère que Zélie se doit de résoudre.
Après cette drôle de journée d'école, elle file immédiatement chez sa mamie pour tout lui raconter.
En apprentie tricoteuse chevronnée, elle n'a pas oublié de lui apporter son manuel d'histoire.
Sans attendre, elle se rend dans la cuisine et enfourne les manuels dans le four à micro-onde,
fabriqué par Josette, l'experte en gadget des tricoteuses.
Elle pianote sur des boutons et tout d'un coup, l'appareil rompit avant d'émettre un concert de bip autoritaire.
Deux minutes plus tard, le micro-onde laboratoire d'analyse émet un ding, avant de cracher un morceau de papier.
Non d'une pelote, on a affaire à des mythes d'encre.
Elle dévore l'encre des livres ? Ah, pas tout à fait !
Elle l'absorbe pour la recracher dans les immenses livres de leurs maîtres.
Ainsi, ils saccaparent toutes les connaissances qu'ils souhaitent.
Dans les temps anciens, nombre de grandes bibliothèques ont subi les assauts de ces ignoble insectes.
Cela fait pourtant belle lurette qu'ils ont disparu.
Pourquoi ressusciter ces insectes pour voler les connaissances des manuels d'une école primaire ?
Pour le savoir, il va falloir que tu ouvres grands tes yeux et tes oreilles.
De mon côté, je vais mettre les tricoteuses en état d'alerte.
Le long de matin, alors qu'elle attend dans la cour en tricotant,
Zélie entend que Mme Douce-Amer ne viendra pas aujourd'hui et qu'elle reste ingénieble.
Elle apprend également que tous les manuels sont désespérément vierges.
Et ceux de la BCD alors, Zélie décide d'aller y faire un tour.
Elle n'aurait jamais cru croiser devant la porte son ami.
Timmy ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Euh... Tu promets de ne pas te moquer ?
Évidemment, pourquoi je ferais ça ?
Zélie, une idée. Peut-être que si les livres de la BCD n'ont plus les mots comme nos manuels...
M. Bouc a peut-être vu quelque chose.
Ouais, on a passé la même saude.
Mais la BCD est fermée et M. Bouc est absent.
Une chance que Roger, l'homme à tout faire de l'école, choisit ce moment pour pointer le bout de sa moustache.
Euh... Zotons des Bertra ?
Oui.
Sans vil que la BCD remplit de livres en vierges, les bonnes serviront de débats.
Directeur a autorisé rester chez lui.
Oh le pour ! Il doit être malheureux.
Recomme à cochon, oui, dans la boue plutôt même. Il n'y a rien à faire.
Zélie et Timmy échangent un levier de sourcil accompagné d'une mou passive.
Vous souriez où il habite ?
Mais pourquoi donc ça vous intéresse ?
Bah même si il est content, c'est quand même quelqu'un qui aime les livres.
Alors on se dit qu'il doit forcément être un peu triste. On aimerait lui apporter un petit mot.
Bon c'était pour venir ça.
Bah j'ai aucune idée d'où il habite. Mais bougez-pôt, je vais vous chercher ça.
Zélie et Timmy ne laissent rien paraître, mais ils n'en reviennent pas d'avoir menti aussi naturellement en duo.
Il patiente.
Bientôt, la cloche annonce qu'il faut rejoindre la classe. Zélie patiente, Timmy lui, trépigne.
Roger réapparaît et est soufflé et leur temps à bout de papier griffonné de pâtes de mouche.
Bon désolé les mouflers, on m'a demandé de dégripper une porte qui coûtait et puis euh...
C'est pas grave et merci.
Pas ça alors, c'est pas croyable.
Quoi ?
Il habite dans la vieille maison, enfin c'est moi.
Qui d'après Timmy est censé être abandonné depuis mille ans ?
Le lendemain matin, Timmy passe devant la fameuse maison et ce matin encore,
les fenêtres sont bien condamnées de parpaix et sa porte en métal entier et fraction solidement fermée.
Impossible que qui que ce soit y habite.
Bon mais pour le moment, il est temps de se rendre à l'école.
Logiquement, cette matinée leur semble interminable et la récréation du matin sonne comme une vraie libération.
Dans le couloir, Zélie glisse à Timmy.
On doit aller voir ce qui se passe là-bas.
Bah non.
Non, à midi.
Mais il y a Quentin et si on se présente pas, on aura des problèmes.
Zélie lui expose son plan et à la pause du déjeuner, les deux amis se mêlent à la petite troupe d'enfants qui rentrent manger chez eux.
Mais juste avant qu'ils ne franchissent la grille, une ombre se dresse devant eux.
Oh, popo, popo, vous deux, vous n'êtes pas censés être à la cantine ?
Si, mais ces mamans, elles m'aident d'être entrées.
J'imagine que tu as un mot sur ton carnet de correspondance.
Oh non.
Voyons, eh, ne faut pas te mettre dans un état pareil.
C'est Pytoun, entre tes calies.
Elle vient juste d'être prévenue.
Je suis désolé.
J'imagine que tu l'accompagnes.
Oui, euh, un assistance psychologique.
C'est à ça qu'on reconnaît les amis.
Allez-y.
Le plan de Zélie a marché comme sur des roulettes.
Malgré tout, elle tient sa mine triste et Timmy, trop stressée à l'idée que la surveillante ne les rattrape par le col,
retient son souffle jusqu'à être suffisamment éloignée.
Une fois les cols hors de vue, ils foncent jusqu'à la fameuse maison.
Une fois devant, Timmy a l'impression d'être un poussin face à un curdon.
Comment on va faire pour entrer ?
Aucune serrure ne me résiste.
Doudou ouvre tout.
Aussitôt, le doudou de Zélie sort de sa poche, se détricote pour prendre la forme d'une clé qui rentre parfaitement dans la serrure.
Clac !
La porte s'entrouvre.
La mâchoire de Timmy manque de se décrocher.
Qu'est-ce que... comment tu... t'es une ?
Tricoteuse ! Enfin, une apprentie, hein.
Réseau de les mystères, c'est notre truc.
Les poupées tracales et chapatoises, les sculptures végétales, les souvenirs de Timmy s'emboîte et tout s'éclairent.
La porte donne sur une pièce parfumée à la poussière.
La faible lumière des vieilles ampoules grésillantes façonne des ombres tapis derrière le mobilier abandonné.
Mais au moins, cela leur permet de voir où ils mettent les pieds.
Si la lumière est allumée, c'est bien qu'il y a quelqu'un ici.
Peut-être qu'on devrait aller voir la police ?
Pour leur dire que M. Booc vole l'encre de Manuel Scolaire ?
Bah euh... ouais, non, t'as raison, c'est pas une super idée.
On perdrait notre temps et puis, on est juste là pour récupérer des indices.
Ensuite, j'irai voir Mamy.
Ta Mamy, elle est aussi une tricoteuse.
Les enfants tendent l'oreille.
Pas un bruit.
L'inspection générale du réchossé commence.
Timmy se détend, même si elle est lugubre,
cette maison tout en béton et carrelage ne lâche pas le moindre craquement,
ni bruit étrangement angoissant.
Là, il y a des truffes de ce côté de l'ébibiotèque.
On dirait qu'il peut glisser.
Les enfants s'en pressent de la pousser, mais elles ne bougent pas d'un pouce.
Ils se mettent à chercher un levier parmi les quelques vieux livres et biblios posés sur les étagères.
Mais aucun ne fait l'affaire.
Un cadre attire toutefois l'attention de Timmy,
pas parce qu'il est travers,
mais parce que de fines traces comme d'effrauntements l'entour.
Comme s'il avait pivoté et râpé le mur de nombreuses fois.
Timmy essaye.
Le cadre bouge et dans un bruit d'engrenage rouillé,
la bibliothèque glisse pour révéler un passage
donnant sur un escalier de fer qui plonge dans les entrailles de la terre.
Zélie n'hésite pas un seul instant à descendre.
Timmy, pas vraiment rassuré à l'idée de ce qu'il pourrait découvrir en bas,
lui on boite quand même le pas.
Après une longue descente,
il débouche dans un drôle d'atelier.
Les murs sont couverts de bocaux dans lesquels flottent des drôles de trucs.
Des tuyaux transparents font de sacrés looping à travers la pièce.
Ils partent tous d'une sorte d'énorme mixeur à côté duquel repose,
empilée, des vilariums remplis d'insectes virvoltaux.
Les mites ? T'as vu tout ce qu'il y a ?
Et ça, qu'est-ce que ça fait ?
Les tuyaux montagnorusses sont connectés à une cuve en verre au bas de laquelle
est encastré un petit robinet.
Un livre ouvert, j'y a terre.
Intrigué Zélie le ramasse et feuillette les pages.
Ce sont les mots de nos manuels.
T'as entendu ?
Les enfants se retournent et aperçoivent madame Doucamère
saucissonnée et baillonnée dans un coin.
Ils se précipitent pour la délivrer.
Merci les enfants.
C'est Bertrand Bouc qui vous a fait ça ?
Oui, lorsque je suis allé le voir, je l'ai surpris entouré d'un tas de
de de de de de mites gonflées comme des ballons
et il s'est jeté sur moi et il m'a saumé.
Vous avez oublié ?
Non, mais en lisant la fin du livre que tu tiens,
il a pondi de joie en disant qu'il avait tiré le gros lot
avant de partir comme une fusée.
Zélie s'empresse d'aller à la dernière page et se décompose.
Ah non !
Quel est ce gros lot dont Bertrand Bouc a parlé ?
Et pourquoi Zélie a l'air catastrophée ?
Vous le saurez en mai en découvrant la seconde et dernière partie de cet épisode.
Voilà l'histoire est finie. J'espère qu'elle vous a plu.
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Et si vous avez des envies ou des idées d'histoire,
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ou un message sur Facebook ou Instagram.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.