La page interdite - rediff

Durée: 16m43s

Date de sortie: 07/04/2022

Imaginez que vous adorez lire, et que votre rêve est de devenir le plus grand monstrologue de tous les temps. Maintenant imaginez que vous tombiez sur Monstropedia, un livre monde peuplé de monstres rares. Oseriez-vous le lire, même si l'on dit qu'il est maudit ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Je voulais vous dire que c'est grâce à Leni que j'ai eu l'idée de cette histoire.
Il m'avait laissé un super commentaire sur Apple Podcast.
Alors, si vous aussi vous avez des idées, n'hésitez pas à demander à vos parents de
me les envoyer.
Bonne écoute.
La page interdite.
J'adore lire.
Dans ma chambre, il y a tellement de livres et de parchemins qu'ils forment un labyrinthe
pour atteindre mon lit.
Mais il y a quelque chose que j'aime encore plus que la lecture.
C'est déambulé dans les ruelles du quartier des lettres.
J'y vais tous les jours pour dénicher un trésor à lire.
Malheureusement, je n'en trouve plus depuis plus d'un mois.
Les vendeurs disent que j'ai tout acheté, mais je sais que c'est impossible.
Je n'ai que huit ans.
Je peux pas voir tout lu.
Il y a forcément quelque part dans le monde un livre qui m'attend.
Ce matin, qu'elle est juste derrière Grémoire et Sortilège, j'aperçois un nouveau magasin,
des monstres et des lettres.
Je pousse la porte.
Un patient dit « Découvrez des merveilles ».
En entrant une odeur de café mélangé à de la vanille ma cueille.
Devant moi, une falaise de livres se dresse.
Ma déception est immédiate.
Pas un seul nouveau livre à l'horizon.
Je continue mon exploration, entraînant les pieds sans trop y croire.
Derrière le comptoir, une femme, qui a plus l'air d'une vieille aventurière que d'une
vendeuse de livres, allume une pipe en consultant un vieux parchemin.
En voyant mon manège, elle lève un sourcil.
« Par tous les monstres, qu'est-ce qu'il ne va pas ?
Mes livres ne te plaisent pas ? »
« Si, énormément même.
Mais je les ai déjà tous.
C'est comme si j'avais lu tout ce qu'il y avait à lire sur les monstres.
Ha ! À peine dix ans et ça se croit le plus grand monstre-log de tous les temps.

Pour qui elle se prend cette vieille cheminée ? Les monstres, c'est ma grande passion.
Plus tard, je serai effectivement le plus grand monstre-log du monde, quoi qu'elle
en pense.
L'expert ultime, l'allié le plus précieux des plus grands héros du royaume, les chasseurs
de monstres.
Je veux la défier à monstre quiz pour lui montrer ce que je vaux quand mon regard se
pose sur un vieux grimoire.
Posé dans une vitrine en verre, fermée par un gros cadenas comme un trophée.
Sur sa couverture craquelée, on lit encore le titre qui commence à s'effacer.
« Monstre Pedia, la plus grande collection de monstres de tous les temps.
»
« Ça va, petit ? »
« Quoi ? »
« T'as la bouche ouverte, les urons comme des plat à tarte.
»
« C'est le livre derrière vous ? »
« Oh, ça, c'est un souvenir de ma vie d'avant.
»
« N'aimes-tu pas que c'est vous qui l'avez écrit ? »
« J'y ai mis tous les monstres du monde, même des spécimens en voie de disparition
comme des bruitosorbes. »
« Oh, trop bien ! Il coûte combien ? »
« Il n'a pas de prix. »
« Quoi ? Mais tout a un prix. »
« Pas ce livre, il n'est pas à vendre. »
« Mais quand un marchand montre quelque chose, c'est pour le vendre.
Tout s'achète au quartier des lettres. »
« Il y a toujours des exceptions et ce livre en est une. »
« Prétenez-moi alors.
Tenez, je vous donne toutes mes économies. »
« L'argent ne m'intéresse pas. »
« Bon, alors pourquoi vous venez des livres ? »
« Hum, tu marques un point.
Et je ne peux pas te le prêter. »
« Ça fait des mois que je cherche un nouveau livre.
Comment je vais faire pour devenir le plus grand monstre lobe du monde, moi ? »
« Malgré moi, mes yeux s'embuent.
Je suis désespéré.
J'ai la conviction que mon avenir se joue avec ce livre et cette sorcière m'empêche
d'y avoir accès.
D'un geste de félin, la crue élevendeuse attrape la première larme qui s'échappe de
mon œil sur son index et la porte à sa bouche. »
« C'est une larme de désespoir véritable, ça, où je ne m'y connais pas. »
« Les rides de la vieille dame dansent.
Je ne sais pas si elle sourit ou si elle grimace, et contre toute attente, elle se retourne.
Sa proche de la vitrine sort le précieux livre et le pose sur le comptoir.
Il est encore plus épais que ceux de chez Grimoire et Sortilège.
Sa couverture est recouverte d'un tas de gravures de monstres dont la plupart m'est
inconnue.
Je n'y comprends rien.
En une minute, elle a changé d'avis à propos du livre.
Je suis si excitée que je ne peux pas m'empêcher de sortir sur place.
« Je veux bien te le prêter, mais à une condition.
Ne lis jamais la première page.
Elle est maudite.
« Maudite ? Mais… »
« Promis ? »
« Promis. »
Les gens se montrent en son trésor et me le tentent.
Je crois bien que je ne suis jamais rentré aussi vite chez moi.
Ainsi sur mon lit, je contemple à nouveau la couverture.
Avec tous ces monstres finement gravés, elle m'impressionne.
C'est comme être devant la porte d'un nouveau monde.
Je repense à cette histoire de malédiction.
Je trouve ça curieux.
Et pourquoi ne me dire que la première page n'est pas tout le livre ?
C'est mes midiôts.
Sauter la première page n'a rien de compliqué.
Une petite voix se joint à ma réflexion.
« C'est sûrement un test pour voir si tu as ce qu'il faut pour devenir le plus grand monstre-log de tous les temps.
« J'hésite.
« Si tu ne la lis pas, tu risques de passer à côté d'une information essentielle.
« Je me laisse convaincre et j'ouvre monstre-pédia à la première page.
« Lisez les lignes.
Elles t'ouvriront de nouveaux horizons.
C'est un ordre.
« Sans le vouloir, mes lèvres bougent et je commence à lire à voix haute.
« Paniquer, j'essaie de fermer le livre, mais mes bras ne bougent pas.
« J'essaie de fermer les yeux, il reste grand ouvert.
« Un rire sinistre éclate à mon oreille.
« Une main se pose sur mon épaule.
« Je hurle si fort que je tombe de mon lit,
« entraînant une grande pile de livres dans la chute.
« Mon père se tient devant moi et se retient de rire.
« Ah, tu m'as fait une de ses peurs, merci.
« Désolé.
« Non, vraiment merci.
« Je crois que tu m'as sauvé.
« Vraiment, des monstres allaient surgir de ton livre et te dévorer.
« T'es pas drôle.
« Tu as fini par trouver un nouveau livre.
« On dirait un vieux grimoire de sorcier.
« C'est le plus grand recueil sur les monstres de tous les temps, un trésor.
« Tu as dû y laisser tout ton argent de poche.
« Même pas.
« La nouvelle libraire me l'a prêté en me faisant promettre de ne jamais lire la première page.
« Elle est maudite et je crois bien que c'est pas une blague.
« Tu es sûr.
« Pourquoi me dire juste la première page ?
« Mais je suis sûr que c'est un test pour voir si tu oses braver les interdits.
« Laisse-moi essayer.
« Papa prend le livre et lit la première page.
« Comme c'est une langue inconnue, il lit très lentement.
« Il termine fier de lui.
« Me regarde.
« Et d'un coup, le livre l'aspire comme un vieux spaghetti.
« Le grimoire tombe lourdement sur le plancher et se referme dans un petit rire sinistre.
« Je déboule devant des monstres et des lettres.
« La libraire fume la pipe tranquillement assise sur les marches de l'entrée.
« Un problème ?
« Mon père, il est.
« Je lui tend le grimoire sans pouvoir revenir mes larmes.
« Sans un mot, elle le prend et me fait signe de la suivre dans sa librairie.
« Elle place un panneau fermé sur la porte et ferme à clé.
« Ton père a lu la première page ?
« Il pensait que c'était un test de courage.
« Il voulait me montrer.
« Mais moi, j'ai entendu une voix.
« Sans lui, j'aurais été aspiré.
« C'est de ma faute.
« Je n'aurais jamais dû te le prêter.
« Je pensais que tu étais prêt.
« Dit.
« C'est quoi, ce livre ?
« Un livre monde.
« Comment ?
« Je croyais que c'était une légende.
« Ils existent, bel et bien petit.
« Celui-ci appartient à ma famille, les belles montes.
« La famille belles montes ?
« Les fondateurs de l'Académie Stremont,
« l'école qui forme l'élite des chassants de monstres.
« Ces belles montes, là, oui.
« Je m'appelle Irvia.
« La fille unique de Clarissa et Simon.
« Mais vous avez disparu il y a 40 ans ?
« Tout le monde vous croit mort ?
« Mort de honte, oui.
« Quand j'étais plus jeune,
« je voulais devenir la plus célèbre des monstrologues.
« En parcourant les archives des belles montes,
« je suis tombée sur ce livre monde.
« Quelques monstres très anciens le peuplaient.
« Ça m'a donné l'idée d'y enfermer
« tous les monstres que l'on pouvait capturer.
« À l'aide de la formule que j'avais inscrite
« sur la première page, le lecteur était propulsé
« au cœur du livre dans le plus grand parc monstrologique
« jamais créé.
« Grâce à ça,
« on pouvait étudier les monstres sans voyager.
« Des milliers de personnes se pressaient
« pour visiter ce monde pendant une journée,
« une semaine ou des mois.
« Un jour, filto,
« un sorcier aux cheveux de feu
« et à la peau blanche comme la neige,
« va me voir.
« Il exigeait que je libère les monstres enfermés
« dans monstre aux pédias.
« J'ai refusé.
« Il est entré dans une colère noire.
« Si les monstres sont prisonniers de ce livre,
« les humains qui liront la première page le seront aussi.
« Par réflexe, j'ai réussi à lancer un sort
« qu'il expédia dans le livre.
« Mais le mal était fait,
« le grimoire était maudit.
« J'avais si honte de cet incident
« que j'ai choisi de disparaître
« et d'emporter ce livre avec moi.
Mais il va devenir quoi, mon papa ?
« Mais t'inquiète pas, on va le chercher.
« Et comment ?
« Avec cette clé.
Yervia détache d'un médaillon
une petite clé toute simple.
Elle l'approche de la couverture du grimoire,
et les dessins de monstre se déforment
pour dessiner un trou de serrure.
La libraire y plonge la clé et la tourne.
Autour de nous, tout devient gris.
Le claque sonore d'un verrou résonne.
Un clignement Dieu plus tard
nous voilà au sommet d'une colline,
un chemin zigzag jusqu'à la forêt
qui nous fait face.
Désert, lac, volcan, toundra,
une infinité de paysages
forme d'un puzzle géant
où tous les climates semblent réunis.
Des ruines d'enclos,
vestiges du parc monstrologique
sont parsemées un peu partout dans le paysage.
Un volopant,
une sorte de gigantesque serpent arc-en-ciel
doté d'une corne,
flotte à l'horizon avec ses petits.
C'est un véritable paradis pour les monstres.
Irvia commence à regarder les alentours.
Elle n'a aucun mal à trouver une piste fraîche.
Mais après une dizaine de pas,
elle grogne et crache par terre.
Les traces s'arrêtent nettes,
comme si mon père avait été emporté par un monstre volant.
Mon dissorsier, il a enlevé ton père !
Où il a servi de dîner à un horrible pterosaurus ?
Pendant des dizaines d'années,
j'ai veillé à ce qu'aucun humain ne soit victime de la malédiction.
Fais-moi confiance !
C'est lui qui a envoyé un comité d'accueil.
Soudain, au pied de la colline,
les arbres s'agitent.
Trois gigantesques, l'autre argenté,
aussi grandes que des chevaux, surgissent de la forêt.
Elles tirent un lourd traîneau
dirigé par un monstre poisseux doubleux.
Arrivé à notre auteur, la tâche s'arrête.
Le conducteur descend.
Je tends au passage des poissons à sa monture.
Il n'est pas plus grand qu'Irvia.
Deux de ses yeux la fixent,
trois autres sont braqués sur moi.
Ils nous lancent un sourire plein de crocs jaunis et bavueux.
En voyant nos têtes crispées, ils se ravisent.
Moi, t'as vouloir du mal à humain.
Vous viendrez aider humain mal ?
Je n'ose pas répondre.
Attends, attendons la réaction d'Irvia.
On ne se laissera pas capturer facilement.
Slimo, pas capturez-vous.
Slimo, besoin aide.
Filto, zin, zin, si vous le cassez,
veut nous libérer.
Il a trouvé un moyen de rompre mon sort.
Goutte de rêve d'humain,
dernier ingrédient.
Il le bientôt finit,
sorti lège.
Tous les monstres libres,
mais plein de monstres pas vouloir partir,
comme Slimo.
C'est vrai que ça a l'air d'un paradis ici.
Et tu sais où est mon papa ?
Dans la tanière du ciel,
Slimo emmenez-vous.
Avec les loutres géantes ?
Vous, faire confiance à Slimo.
La course à travers la forêt ne semble pas avoir de fin.
Calé au fond du traîneau,
j'ai l'impression d'être un vieux sac à patates.
Irvia, elle, ne bronche pas.
L'attlage fonce si vite que je me demande
comment Slimo fait pour éviter tous les arbres.
Tout à coup, leurs ombres volent en éclats
pour laisser place à un ciel bleu
qui s'étend à perte de vue.
Je me redresse,
étant dit qu'un vent glacé s'engouffre dans mes cheveux,
une vision me claque au visage.
Suspendu au milieu des cieux,
un formidable château flotte au-dessus du monde.
Sa plus haute tour semble harponner le soleil.
Des milliers de fenêtres la fond brillent comme un diamant,
j'allusement protégé par des hordes de monstres volants.
— Tenez-vous !
Sans chercher à comprendre,
je m'agrippe à ce qui me tombe sous la main.
Un souffle d'air puissant comme un torrent me coupe le souffle,
tandis que les énormes loutres et le traîneau s'accrochent à ce courant et décollent.
Irvia ne bouge pas d'un cile.
Je me retiens de crier.
Mon cœur bat à tout rompre.
Plus on s'élève dans le ciel,
plus on prend de la vitesse,
plus mon estomac veut expulser mon petit déjeuner.
On dessine une boucle qui semble interminable,
puis le traîneau finit par se poser, s'embrouit, devant une porte colossale.
— Vous, descendre et suivre-moi !
Irvia sursaut dans un ronflement digne d'un porcimax.
— Vous avez dormi tout le trajet ?
— Le transport, ça m'a toujours bercé, c'est plus fort que moi.
On suisse limo à travers un enchevêtrement de couloir.
Au début, je fais de mon mieux pour essayer de tout mémoriser.
Mais lorsque l'on commence à emprunter des tobogans
et des escaliers la tête à l'envers, j'abandonne.
Après plusieurs centaines de mètres,
Slimo emprunte une rampe et glisse dans un trou sans fond.
Irvia le suit.
J'hésite jusqu'à ce que des gratements inquiétants derrière moi
ne me forcent à me lancer.
On se retrouve dans une sorte de grand laboratoire de sorciers.
Des tas de tubes courent sur les murs.
Des chaudrons fumes, des machines cifles tout autour de nous.
Devant nous, un sorcier épanché sur une drôle de machine reliée
à un casque posé sur la tête de mon père, inconscient.
— Maître Filton ?
— Slimo, mon loyale valait, je t'étais châti de ne pas m'appeler maître.
Je ne te suis en rien supérieur.
— Visiteur, vouloir, parlez-vous.
Mon dis sorcier, libère ce pauvre bourgre, il ne t'a rien fait.
— Mais si cette bonne vieille Irvia, le temps ne t'a pas gâté,
après toutes ces années étudaines, enfin venir me rendre une petite visite.
Veux-tu que je t'apprenne une bonne nouvelle ?
Je serai bientôt libre et tous les monstres avec moi.
— Mais les monstres du Livre Monde n'ont pas du tout envie de partir.
— Mais moi, si, je vais pouvoir parler à d'autres humains,
manger des santouilles de chococombres et boire du jus de banane à des soirées
réservées aux sorciers.
— Si les monstres se sentent libres et en sécurité ici,
vous voulez leur imposer de partir ?
— Un mot de plus et je te transforme en pomme de terre.
Si je pars, ils partent.
Pas de choix à tout le monde ou personne.
— La clé ?
— Quoi, la clé ?
— La clé du Livre Monde.
Grâce à elle, on pourrait ramener Philto et laisser les monstres ici.
— C'est hors de question.
C'est à cause de lui que tout le monde me croit mort depuis 40 ans.
Il a détruit ma vie.
— Mais c'est toi qui a détruit la mienne, 40 ans que de vie ici, tout seul.
— On pourrait dire que vous êtes quits aujourd'hui, non ?
Est-ce qu'ils vous intéressent tous les deux ?
C'est le bien-être des monstres, non ?
— Oui.
— Oui ?
— Alors, Monsieur Philto, vous levez la malédiction ?
Irvia, vous acceptez de relâcher les monstres qui veulent partir ?
Ensuite, on déchire la première page comme ça,
plus aucun humain ne pourra venir déranger le monde des monstres.
— Il restera la clé.
— Et c'est parfait.
On la protégera et on continuera à parcourir le monde
à la recherche de monstres qui souhaitent vivre en paix, loin des humains.
Quand dites-vous ?
— Ma foi, ça me semble une bonne manière de finir ma carrière.
— Je n'aurais pas dit mieux.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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