Leclerc bonjour !
Bonjour, je voudrais parler à Madame Loïc.
Madame Loïc ?
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Un Halloween irlandais.
D'après les récits de Lady Francesca Wilde.
C'est tu d'où vient la fête d'Halloween,
aujourd'hui fêté dans le monde entier ?
Des États-Unis ?
Eh bien non.
Halloween y est très populaire,
mais cette fête y a été importée,
comme nombre de traditions,
par des émigrés venus d'ailleurs.
D'Hirlande, plus précisément.
Bien avant qu'on creuse des citrouilles en Amérique,
les enfants irlandais fabriquaient des lanternes
avec des navets.
Et cela fait plusieurs centaines d'années
qu'ils se déguisent pour réclamer des gâteaux à leurs voisins.
Mais une des traditions d'Halloween préférée des irlandais,
c'est surtout de se retrouver autour du feu,
pour raconter des histoires sur cette terrible nuit.
Grâce à Lady Francesca Wilde,
la mère du célèbre écrivain irlandais, Oscar Wilde,
nous en connaissons certaines.
Au XIXe siècle, cette patriote prit la plume pour défendre sa patrie,
c'est-à-dire pour réclamer l'indépendance de l'Hirlande,
quitte à risquer la prison.
Mais aussi pour recueillir les contes et légendes celte
venues de la nuit des temps.
Car préserver cette magie, ces récits,
c'était renforcer l'âme de son pays.
Écoutons donc ce qu'elle raconte sur la nuit du 31 octobre,
à la veille du sombre mois de novembre.
Avant toute chose, il faut savoir que l'île d'Hirlande,
l'air de son ongélique, n'est pas peuplé que par les irlandais.
Non.
Les déoïtes, les druides l'enseignaient déjà il y a des siècles.
Celle qui régnait sur les vertes collines de l'île,
c'était les chers, c'est-à-dire les fées.
Les fées d'Hirlande étaient joyeuses et généreuses,
pleines de couleurs et de beauté.
Les contes irlandais les évoquaient souvent avec tendresse,
car elles savaient prendre pitié des malheureux
et récompenser les généreux.
Surtout, elles enchantaient le pays.
Grâce aux fées, les puits, les arbres,
l'air lui-même se chargait de magie.
Elles construisaient leur palais dans les troncs des obépines
et parcouraient les fleurs d'un pas plus léger que la rosée.
Et à l'automne, qui voltait au milieu des feuilles châteoyantes,
embrasant la campagne d'Hirlande,
les fées.
Le vent chariait leurs rires et leurs musiques,
des airs auxquels personne ne pouvait résister.
Pas même les fées de la mer,
qui bien souvent sortaient des flots sur leurs blancs chevaux
pour rejoindre leurs cousines des collines.
Ensemble, elles buvaient le nectar à la coupe même des fleurs
et lancaient des ronds de zandiable.
Leur danse était si vivante
que des champignons poussaient un cercle sous leur pied.
C'étaient les fameux cercles des fées.
Et les campagnes irlandaises en étaient parsemées.
Mais attention,
les fées pouvaient être aussi capricieuses et cruelles
qu'elles semblaient charmantes.
Par exemple, si par malheur un humain osait briser un cercle de fées,
leur vengeance le poursuivait.
Qui conque s'aventurerait à les espionner,
à entrer dans leur danse sans y être invité
ou à pénétrer leurs secrets, pouvaient le payer de sa vie.
Surtout, les fées avaient beau-être, immortelles,
ou pouvoir se métamorphoser à volonté,
elles jalousaient les humains.
Elles leur en voulaient d'être naturellement grands et forts.
Certaines vouaient leur vie à fabriquer des sortilèges
et des potions pour tourmenter les humains.
Puis elles les enseignaient aux sorcières
pour qu'elles terrorisent leurs voisins.
Et certaines fées allaient même jusqu'à voler des bébés humains
dans leur berceau.
Ainsi, on devait offrir le meilleur du pays,
mais aussi le pire.
Et tout le monde faisait très attention à ne pas les couroucer.
Il y avait un soir en particulier
où les fées étaient terriblement inquiétantes.
C'était le dernier soir d'octobre,
le dernier soir des saisons d'été.
La magie se faisait noir,
la frontière entre la vie et la mort s'effacait.
Toutes les créatures magiques qu'on appelait en Irlande,
le petit peuple, se réunissaient autour des fées
et les esprits les rejoignaient
pour boire et danser jusqu'au coucher de la Lune.
Gard à qui les approchaient ?
C'était une nuit redoutée des mortels,
une nuit de mystères interdits.
Alors, le soir du 31 octobre,
dans toute l'Irlande, on se pressait pour rentrer chez soi,
avant la tombée de la nuit.
C'était aussi la nuit préférée du petit Chiu.
Toute la soirée, au coin du feu, il insistait.
Grand-père, raconte encore l'echer.
Il adorait entendre parler des fées et de leur pouvoir.
Il était fasciné quand grand-père imitait leur roi,
décidant de couvrir un mortel de bienfait
ou de le châtir à jamais.
Ha ha ! Con l'exécute !
Ha ! Non ! Ha ha !
Grand-père, encore !
Chiu faisait tout pour être apprécié des fées.
Il guettait leur scintillement dans les fleurs,
leur musique dans le vent.
Il scrutait les obépines pour voir leur palais
et s'émerveillait de leurs cercles.
Mais de loin pour ne pas les offenser.
Très souvent, le soir, à table,
il cachait son dessert et le déposait ensuite à la fenêtre.
Le matin, il avait disparu,
emporté par les fées,
ou par un grand-père gourmand.
Et bien sûr, le 31 octobre,
Chiu se précipitait pour rentrer avant la nuit.
Il écoutait les histoires de grand-père toute la soirée.
Puis, du fond de son lit, il tendait l'oreille.
Les fées dansaient-elles sur les collines ?
Avez-elles été rejointes par les esprits de l'autre monde ?
Chiu n'avait pas très bien compris qui étaient ces fameux esprits.
Mais, hors de question de sortir vérifié,
il lui suffisait d'imaginer le roi l'attraper pour se mettre à trembler.
Puis, les mois de novembre passèrent,
et les années aussi.
Un jour, grand-père mourut,
et les histoires se tuent.
Chiu grandit.
Il devint un homme,
qui ne pensait plus guerre ou fésée à leur coutume.
C'est ainsi qu'un 31 octobre,
alors que Chiu avait 30 ans,
il partit péché.
Le poisson abondait ce jour-là,
et ses filets se remplissaient plus vite qu'ils ne pouvaient les tirer.
Chiu était si occupée que la nuit le surprit.
De retour sur la rive,
un curieux spectacle l'attendait.
Des centaines de lumières brillées,
portées par une foule de gens qui avançaient vers les collines,
dans les rires et les champs.
Chiu s'approcha d'eux.
Et donc, joyeuse troupe,
où allez-vous comme ça ?
Un petit vieux répondit.
Rejoins-nous, Chiu King,
pour la plus belle fête de ta vie.
Oui, viens, et porte ce panier.
Rajouta une jeune femme au cheveux roux.
Le panier n'était pas léger.
Mais Chiu était intrigué.
Qui était ces inconnus qui connaissaient son nom ?
En tout cas, il n'était pas homme à refuser une fête.
Et quelle fête !
En haut de la colline,
un merveilleux festin les attendait.
Les boissons coulaient à flots,
et les plats se remplissaient de vivres dignes d'un palais.
Déjà, on s'élancait au son des harpes et des corne muses
pour danser la jigue.
Plus qu'aucune autre,
cette danse exprimait la fougue des Irlandais.
Chiu posa le panier,
prête à sauter au bras de la jeune femme au cheveux de feu,
quand le couvercle du panier se souleva.
Un an, dix formes, maléfiques, ont sorti.
C'était un véritable diable au teint.
Chiu était tétanisé.
Merci de m'avoir porté, Chiu.
Et voilà pour ta peine.
Le diable claque à des doigts,
et les mains de Chiu se remplir de pièces d'or.
Loin de s'en réjouir,
Chiu était terrorisé.
Il se rappelait soudain les récits de son enfance,
et compris son imprudence.
Il était dehors, après la nuit, un 31 octobre.
Pas de doute, cette fête,
c'était celle des fées et de leurs amis du petit peuple.
Pauvre de lui, qu'avait-il fait ?
Vite, il pouvait peut-être encore s'enfuir.
Mais une trompette retentit.
Et l'on annonça.
Le roi Finvara.
La foule s'ouvrit devant Chiu,
et un somptueux carrosse apparaît.
Un homme en descendit,
vêtue d'un pourpoint d'un verre éclatant,
le front s'endort et de pourpre.
Le roi.
A son bras,
la reine était resplandissante dans sa robe d'argent,
sur laquelle ses cheveux coulaient en casquades d'or.
Chiu les aurait reconnues sans peine.
Tant grand-père l'élu avait décrit.
Le roi Finvara promena les yeux,
satisfait sur la foule des créatures magiques.
La nuit promettait d'être réussie.
Mais à la vue de Chiu,
son regard se durcit,
et furibond, il s'écria,
« Qui a laissé un homme venir ici ? »
Les rires et les chants se tuent devant sa colère.
Allait-il tuer sur le champ cet insolent ?
Quand le roi Finvara reprit la parole,
son ton s'était rempli de fiel.
Tu as voulu braver les esprits ?
Dancer toute la nuit ?
Eh bien, tu vas être servi.
Mais cela risque fort d'être ta dernière danse.
C'est parti, mes amis !
Un grand éclat de rire,
une musique en diable et Chiu se trouve à projeter
au milieu d'une folle ronde.
De tour en tour, la musique jamais ne s'arrêtait,
et Chiu pouvait à peine respirer.
Il ne tiendrait pas longtemps ce rythme en diable,
mais ses jambes étaient en sorcelée,
impossible de les arrêter.
Et est-ce la vengeance du roi des Fées ?
Allait-il mourir en dansant ?
Les Fées, il a l'entouré.
Il y avait le diable Autin,
le vieillard, la fille aux cheveux de feu,
et tous ceux qu'il avait croisés.
Et puis d'autres visages, toujours plus nombreux,
toujours plus pâles, presque fantomatiques.
Et est-ce les esprits de l'autre monde ?
La ronde allait toujours plus vite,
et Chiu distinguait à peine leur trait.
Et pourtant, certains de ses visages,
si étranges, lui semblaient familiers.
Le diable Autin lui glisse.
Tu ne les reconnais pas ?
Allons, concentre-toi !
Chiu plissa les yeux, et l'horreur le saisit.
Cette fille d'une pâleur de spectre,
elle était morte l'an passé.
Et à côté, c'était le garçon qu'on avait retrouvé noyé.
Là-bas, leur ancienne voisine,
ses fameux esprits, c'était donc ceux des morts.
Chiu avait les pieds en sang,
sa poitrine le brûlait,
mais tout ça n'était rien à côté de la terreur qu'il ressentait.
Et il en était certain maintenant.
Il n'aurait chaper pas vivant.
Déjà, son cœur flanchait.
Il désespérait, lorsque ses yeux croisèrent un dernier visage,
un visage qu'il n'aurait jamais espéré retrouver.
Ce fron généreux,
ses beaux yeux sombres,
cette bouche pleine d'histoire,
c'était son grand-père,
ou plutôt son esprit.
Chiu aurait aimé lui dire quelque chose,
mais la main glacée de grand-père le saisit par le bras
et le projeta hors du cercle.
Le choc a sauma Chiu,
mais il eut le temps d'avoir une dernière pensée.
Son cher grand-père l'avait sauvée.
Chiu se réveilla,
dans l'herbe, le lendemain matin.
Il n'y avait plus une trace du passage des fées.
Même les pièces d'or du diable haute-in avaient disparu de ses poches.
Mais Chiu savait qu'il n'avait pas rêvé.
Ses pieds écorchés,
la marque noire que la poignée de son grand-père avait laissé sur son bras
et tout son corps fourbu en témoignée.
Peu importe, grâce à son grand-père,
Chiu avait survécu à cette terrible nuit.
Il en connaissait désormais le secret.
Il avait vu les morts sortir de leur tombe pour rejoindre les fées.
Et une chose était sûre,
Chiu ne serait plus jamais de la fête.
À partir de ce jour-là,
Chiu King passa les 31 octobre barricadés chez lui.
Et si vraiment il fallait sortir,
c'était avant la nuit et déguisé.
Pas question que les fées le reconnaissent.
Il vous conseille d'ailleurs de faire de même
et de sortir vos plus beaux costumes qu'en vient Halloween.
Conte-moi, l'aventure est un podcast chéri FM
réalisé par une équipe de revenants.
A l'écriture, la passeuse de légende,
Marion Lemoine.
A l'interprétation, la fête énébreuse,
Léa Dégaré.
A la réalisation et au mix,
le druide Cédric Le Doré.
A la production,
l'esprit d'Annais Kopman.
On espère que tu as aimé cette histoire d'Halloween
de Lady Francesca Wilde.
Si tu veux en écouter une autre,
son fils, Oscar, a écrit l'histoire du fantôme de Canterville.
Le fantôme qui n'arrivait pas à faire peur.
Et nous l'avons raconté sur Conte-moi l'aventure.
Avez-tu reconnu le nom d'Oscar Wilde ?
Nous dédions cet épisode à Ernest et Augusta
et à tous ceux qui dévorent les podcasts comme des bonbons.
N'hésite pas à nous laisser des étoiles et des commentaires.
On adore vous lire.
A bientôt pour une nouvelle aventure.