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Compte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chéri FM.
Le vaillant soldat de plan.
D'après le compte, Danz Christian Andersen.
Quand on parle de la magie de Noël,
on pense souvent à la joie des enfants qui découvrent leur cadeau.
Mais pensons un instant à celle des jouets.
Les poupées, les peluches, les jeux de cartes ont été conçus,
fabriqués précisément pour ce moment.
Lorsque les enfants les débale, c'est leur vie qui commence.
Et à eux, les aventures.
Ce maître à leur place, c'est ce qu'a fait le grand compteur d'Annois,
Anders Christian Andersen.
Il a imaginé l'histoire d'un des jouets les plus populaires de la fin du XIXe siècle.
Le soldat de plan.
Alors, après notre épisode sur l'Arène des Neiges,
suivons à nouveau Andersen au cœur de l'hiver.
Et découvrons les aventures du vaillant soldat de plan.
Comme des milliers de ses frères avant lui et des milliers ensuite,
le héros de notre histoire était né du même plan,
coulé dans un même moule.
Et pourtant, il ne leur était pas tout à fait semblable.
Il avait été coulé en fin de cuve,
quand il ne restait plus à ses deux plombs pour un soldat entier.
Alors, il lui manquait une jambe.
Personne ne s'en était aperçu.
Et le petit soldat unis jambiste avait été placé
auprès de 23 soldats complets dans une belle et grande boîte.
Il n'y avait plus qu'à attendre de trouver leur destinataire.
Plusieurs mois passèrent, qu'en vingt ans fin, la nuit de Noël.
Dans tout le Danemark, des familles se pressèdent au coin du feu,
prêtes à ouvrir leur présent.
Quelles surprises les attendaient.
Dans un salon de la ville, devant la cheminée,
un enfant ouvrait une grande boîte.
Oh oui, des soldats de plomb ! Merci, merci, merci, merci, merci !
Le petit soldat de plomb fut posé sur une table.
Là, tout droit sur sa seule jambe, tenant son fusil,
il bu le salon des yeux.
Le sapin décoré, les enfants riant, les jouets bariolés,
le festin de Noël.
C'était donc ça, le monde, toute cette beauté, cette joie.
Il observait chaque mouvement, pour n'en rien rater.
Jusqu'à ce qu'un nouveau jouet soit déballé, qui apa toute son attention.
C'était un château de papier, aux détails enchanteurs.
Dans son parc, des arbres entouraient un petit lac en miroir,
sur lequel se reflétaient des signes de cire.
Mais surtout, dans ce château, vivait une dame plus enchanteurée, sans corps.
Autour de son cou, altier, un ruban bleu, orné d'une paillette,
soulignait le plus beau visage que le soldat pouvait imaginer.
Comme elle était gracieuse, sylphide, au bras tendu comme des ailes.
Et, flèche ultime pour le cœur du soldat, elle se tenait sur une jambe, comme lui.
C'est que la demoiselle était une danseuse.
Son autre jambe était levé haut, très haut, en arabesque,
cachée par un jupon de tulle, qui s'ouvrait comme un éventail.
Une jambe ou deux, le petit soldat était amoureux.
Une fois les enfants couchés, les joujous s'animèrent.
Ils s'étaient tant ennuyés dans leur boîte, à eux la liberté.
Le petit singe frappa des cymbales, les crayons dansèrent sur le papier,
les poupées se mirent en rondes, la fête était lancée.
Et quelle fête ! Des parties de colin maillard et de cache-cache à foison,
un bal effraîné au son des boîtes à musique.
Les jouets s'en donnaient à cœur joie.
Seule la danseuse et notre soldat ne bougaient pas.
Le bonhomme de Plomb n'avait Dieu que pour elle.
Et plus il l'a regardé, plus il l'aimait.
Il ne se faisait pourtant pas d'illusion.
Cette dame habite dans un château, et moi, une boîte avec 23 autres soldats.
Comment s'intéresserait-elle à moi ?
Mais la danseuse était touchée par ce soldat s'y vaillant,
qui tenait des heures durant, droit sur sa jambe, et l'a regardé sans l'approcher.
Courageux, amoureux, respectueux, son regard se fondit peu à peu dans le sien.
Le temps leur semblait suspendu, et pourtant, minuit sonat.
Au douzième coup, dans un grand fracas, une boîte s'ouvrit à côté du soldat.
Un diable en surgit, monté sur ressort, qui lança d'un air retort.
Ha ha ha ! Regarde ailleurs, jeune soldat, ou tu le regretteras.
Le soldat ignora la menace, mais le diable insista.
Tu n'obéis pas ? Attends donc demain, et tu verras.
Le lendemain matin, les enfants accoururent pour retrouver leur jouet.
Tiens, ils ne se souvenaient pas de les avoir laissés dans une telle pagaille ?
Allez, il était l'heure de jouer.
Au grand dame du soldat, le château de papier disparut derrière le canapé, et s'amie avec lui.
La seconde après, c'est lui qui fut emporté.
On disposait les soldats pour le combat.
Bah, celui-ci n'a qu'une jambe. Il ne peut pas charger.
Ah ! Installe-le sur la rue ! Il défendra le bastion avec sa baïonnette.
Le soldat fut donc déployé devant la fenêtre ouverte, tenant la rue en joue.
Mais alors, fusse l'effet du vent, ou bien, un coup du diable emporté par un souffle puissant,
le soldat tomba dans la rue.
Voilà qu'après le salon, il découvrait le monde.
Mais l'aventure n'était guère à son goût cette fois.
Sa baïonnette s'était coincée entre deux pavés, et il était en mauvaise posture, tête en bas et jambon l'air.
Et surtout, il était loin de sa belle.
Il se crut sauver en entendant les enfants venir le chercher.
Il est où ? Je sais pas, il a dû tomber par là !
Leurs souliers très pignettes autour de lui, manquant de l'écraser.
Mais il ne le voyait pas, et ne l'entendait pas crier.
À moi ! À moi !
Soudain, une goutte, puis deux, et le déluge.
Ah non, il pleut ! Vite, on rentre !
Les enfants, bredouille, coururent se réfugier, abandonnant notre vaillant soldat à son triste sort.
Quand l'orage fut passé, deux autres gamins arrivairent.
Oh, regarde par terre, un soldat !
Tiens, il lui manque une jambe !
Hé, j'ai une idée, s'il peut pas marcher, faisons-le naviguer !
Ils attrapèrent un vieux journal, et en deux temps trois mouvements enfirent un joli navire.
Il n'y avait plus qu'à embarquer le soldat de plomb, et placer le tout sur le ruisseau, dans le caniveau.
Notre héros, c'était à peine réjoui d'être remise à l'endroit que le courant l'emportait.
Si la dame de son cœur avait été là, s'eût été une belle aventure, une croisière romantique,
mais le bateau, enfilant, l'en éloignait, et dans son cœur de plomb, notre vaillant soldat pleurait.
Les gamins, eux, étaient ravis, et le suivaient en battant des mains.
Or, que le courant était fort après l'orage, que leur bateau avançait bien.
Quand... sa pristie ! La fête était finie, la frais l'embarcation s'était engouffrée dans un trou sous le trottoir.
Dépité, ils rebroussaient chemins. Le vaillant soldat contemplait son sombre destin.
Que de mes aventures ! Je suis sûr que c'est le diable qui me fait tout ce mal.
Mais, peut m'importe-rait toutes ces avanis, si seulement ma dame était avec moi.
Voilà la seule vraie douleur, être tenu loin d'elle.
Ils faisaient presque aussi noir dans le canal que dans sa boîte, mais deux énormes yeux l'huire soudain dans l'obscurité.
C'était un rat d'eau, une bête presque dix fois plus grosse que lui, qui tendait ses griffes vers le bateau.
Passport, montrez votre passeport !
Exigeait-il. Le vaillant soldat ne frémit pas, mais il fut soulagé quand la barque esquiva le rat.
Le monstre les poursuit vite en s'égozillant.
Arrêtez-le ! Arrêtez-le ! Il n'a pas à montrer son passeport ! Ce soldat est en or la loin !
Heureusement, le bateau prenait de l'avance. Le courant était de plus en plus fort, et de l'autre côté, déjà, le soldat apercevait le jour.
Mais quel était donc ce fracas ?
Au bout du canal, là, une chute d'eau !
Le soldat tenta de se jeter en arrière pour retenir la barque, mais trop tard.
L'embarcation tournoi à plusieurs fois avant d'atterrir sur l'eau et se mettre à couler.
A moitié englouti, le soldat crut entendre la voix du diable qui chantait.
Soldat, le péril est grand, voilà la mort qui t'attend ! Ha ha ha !
Sa dernière pensée partait vers la danseuse, quand un gros poisson passant par là, le goba.
Après des mois dans une boîte, voilà qu'il était coincé dans le ventre d'un poisson.
Tout aussi sombre, mais plus agité, et sans ses frères pour lui tenir compagnie.
Mais, même dans cette nouvelle épreuve, il ne se décourage à pas.
Combien de temps passent-ils allongés là, au fond du poisson ?
À attendre Dieu sait quoi ?
Sa patience, en tout cas, paya.
Car un jour, la neige monotone fit plaça des mouvements plus étranges.
Comme si le poisson était tiré, balotté, jeté, taté, soupeusé, emporté.
Et soudain, le soldat vise à prison se déchirer, et le jour éclater.
C'est que le poisson avait été péché, vendu au marché, et éventré par une cuisinière,
qui fut tout étonnée d'y trouver un soldat de plomb.
Voilà qui amuseraient la maisonée.
Elle courut au salon.
Oh, regardez les enfants, regardez ! Un soldat !
Il pourra remplacer celui que vous avez perdu,
même si, il est un peu abîmé, il n'a qu'une jambe.
Moi, le soldat n'ancrut pas ses yeux.
Azar, incroyable, il était revenu dans le salon où il avait été déballé.
La belle danseuse ne devait pas être loin.
Quel bonheur ! Tout à son amour, il l'a cherché des yeux.
Et il ne vit pas sur le manteau de la cheminée, le sourire du diable s'est schissé.
Avant qu'il ait pu trouver sa dame, le petit garçon le saisit et cracha avec mépris.
Papa m'en a déjà racheté un tout-neuf, avec deux jambes.
Pas besoin de ce soldat raté.
Et il le jeta au fond.
Les flammes, vos races, engloutir le soldat de plomb.
Déjà sa baïonnette se tordait et sa jambe unique disparaissait.
Et le soldat pleurait, fondait à grosse goutte de plomb.
Ses tresses effacaient, son torse s'applâtissait.
Mais aucun brasier n'était plus ardent que celui de l'amour dans ses yeux.
Enfin, il voyait enfin, là, devant la cheminée, posé sur le guéridon, la danseuse de papier.
Elle penchait vers lui son éternel arabesque et son regard était assez tendre pour calmer toutes les brûlures.
Ce sachant aimé, notre vaillant soldat était prêt à affronter la mort.
Mais il ne serait pas seul.
Dans un souffle, son ami de papier s'envola et de pirouette en pirouette dans ses aériennes.
Elle atterrit dans le feu contre son beau soldat.
Ce soir-là, quand la cuisinière vida le foyer, elle trouva au milieu des cendres un cœur de plomb sur lequel luisait une paillette.
C'était les restes du soldat et de la danseuse unies par les flammes pour l'éternité.
Elle posa ce tendre gage sur la cheminée, à côté du diable en boîte qui pendouillait, éteint, défaite.
L'amour avait vaincu ses funestes projets.
Conte-moi l'aventure est un podcast chéri FM réalisé par de joyeux l'uron, à l'écriture, le crayon magique Marion Lemoine,
à l'interprétation, la clown, Léa Desgaré.
A la réalisation et au mix, la boîte à musique, Cédric Le Doré, à la production, le diable-otin, Anaïs Kopman.
On espère que cette histoire vous a plu et on vous souhaite de très belles fêtes de Noël, pleines de magie, d'histoire et d'amour.
On pense très fort aux enfants qui nous entourent et qu'on aime d'amour et à vous tous qui nous écoutez,
comme Gabriel, Raphaël, Nicolas, Esther, Rebeka, Augustin, Louise, Simon, William, Antoine, Raphaël, Valentin, Hamel, Nahir, Néla, et tant d'autres.
Toi non plus n'hésite pas à nous laisser des étoiles et des commentaires.
Vous voir aimer le podcast, c'est notre plus beau cadeau.
A bientôt pour une nouvelle aventure.