Bonjour à toutes et à tous ! Avant de commencer cette nouvelle histoire, nous voulions vous
partager un podcast qui pliera aux enfants comme aux parents qui nous écoutent.
Il s'agit du podcast Mes Premières Histoires.
Mes Premières Histoires est un podcast engagé pour l'éducation inclusive et non-genrée.
Ici, les histoires proposées mettent tous les enfants à l'honneur,
n'enferment personne dans des caisses et abortent tous les sujets sans tabou.
Dans ce podcast, tu trouveras des lectures de livres comme l'histoire incroyable de Malala,
ou encore des histoires originales comme Ibrahyme veut faire de la danse. Voici un extrait.
Durant la journée, il commence à demander à ses amis ce qu'ils soient de faire comme sport cette année.
Plusieurs réponses lui sont données. Du football, du judo, du caracté. Mais aucune
des ses réponses ne donne envie à Ibrahyme. Lui, ce qu'il veut faire, c'est de la danse.
Pourquoi aucun de ses copains ne veut faire de la danse aussi ? Ibrahyme remarque d'ailleurs
que dans la cour de récréation, les garçons jouent à leurs jeux et les filles jouent aux leurs.
Généralement, les filles jouent à la marée ou à l'élastique, tandis que les garçons
jouent au ballon ou à la bagarre. Mais le ballon et la bagarre n'intéressent pas Ibrahyme.
Chaque mercredi retrouve donc un épisode de mes premières histoires. Cette semaine,
c'est la lecture du livre Papa et Baa de Sophie-Andréa Nsen qui te sera proposée. Une histoire
qui traite de la maladie au sein d'une famille recommandée à partir de 8 ans. Et petit clin d'œil
pour les parents, le podcast propose aussi des interviews de professionnels de l'éducation.
En attendant, découvre la nouvelle histoire d'envoler compté, Maë et les feuilles de
printemps. C'est une histoire unique en un seul épisode qui se passe au pied d'un grand être. Bonne
écoute !
C'est un petit chemin de mousse qui mène à une clérière et à l'arbre centenaire. Il est le
gardien de la forêt. Des souvenirs nichent dans son tronc majestueux. Et des histoires se balancent
sur ses branches comme au temps de feuilles dans le vent. Voilà quelques jours que la clérière
bruise d'un nouveau printemps. Ça a commencé par un prime vert caché sous le lierre, puis
quelques violettes posées sur la mousse. Et voici que le soleil réchauffe la sève qui coule dans les
branches du être. Celui-ci se déploie et s'étire comme s'il sortait d'un long sommeil. Au bout de
ses branches, de tout petit bourgeon de feuilles apparaissent, d'un verre frais et neuf. Une berge
renait de crise posée sur une branche s'envole. Elle a entendu des bruits de pas qui se rapprochent.
Bientôt une jeune fille aux cheveux cour et brun entre dans la clérière. Elle s'arrête et regarde
autour d'elle. Le petit ruisseau, les buissons doroncent et l'arbre immense juste devant. Il
règne une atmosphère paisible. La jeune fille s'appelle Mai et elle se sent tout à coup étrange
mon calme. Ses pensées ne s'entrechoquent plus dans sa tête. Elle glisse, limpide comme l'eau du
petit ruisseau. Elle s'approche de l'arbre et regarde ses branches. Un petit bruit sement vient
résonner dans le creux de son oreille. Mais il est interrompu par une petite voix aigu.
Ah tu es là ! C'est sa grande sœur Yann. Mais c'est génial cette clérière, on va pique-niquer
ici. Alors où est-ce que j'ai rangé la nappe ? Là c'est parfait, on sera au soleil. Mai a à peine
le temps de se retourner que Yann a déjà sorti toutes les affaires de son sac. Elle lisse une grande
nappe à réurverte et jaune et l'étail entre les pâcrettes. C'est pas mal. Bon et maintenant les
sandwichs, la salade et le couteau suisse. Qu'est ce que j'aurais fait ? Ah il est dans la petite
poche. Alors alors ça ce sont les tomates et les oignons. Bon et qu'est ce que j'ai fait de la sauce ?
Ah mais il doit y avoir un petit caillou sous la nappe, ça fait une bosse. Ah bah ça
alors un escargot. Tu veux avoir plus loin petite bête, allez ? Bon et maintenant la bouteille d'eau,
les verres. Yann est comme ça. Elle sautit et elle frigote comme un petit pinceau. Mai a toujours
pensé que sa sœur avait dû être un oiseau dans une autre vie. Un oiseau tout fin perchait sur
de longues pattes avec une houpette qui s'agit au sommet de sa tête. Mai tu viens manger ? Mai !
Mai sort de s'épenser. Oui je rêve. Tu sais bien que c'est mon activité préférée ? Réponds Mai en
souriant. Yann est ce qui s'insourir et osent les épaules. Ah bah oui ça j'avais remarqué. Allez
vite en t'asseoir. Mai s'asseoir en tailleur sur un coin de la nappe. Devant elle sont posées
de petites boîtes en plastique colorées dans lesquelles sont soigneusement rangées des rondelles
de tomates et de concombre, des cornichons, des tranches de jambons. Sa sœur les a disposées de la
plus grande à la plus petite. Yann est comme ça. Elle aime ranger, trier et classer les choses. Mai
est bien différente. Sa chambre est une jungle et elle est toujours en retard. Elle croque dans
une rondelle de tomates et sesuient les doigts sur son pull. Sa sœur pince les lèvres et devient aussi
rouge que la tomate mais elle ne dit rien. Mai trouve que Yann ressemble beaucoup à leur papa.
Elle a la même façon de parler et d'occuper ses mains. Yann et Mai ont le même papa mais pas la même
maman. Après le repas, Yann range les petites boîtes dans son sac, se couche sur la nappe et s'endort.
Mai et elle retirent ses chaussures et glissent ses pieds dans l'herbe. Sa pico dé sa chatouille,
c'est comme des milliers de petites caresses. Il se rapproche de l'arbre. Le même bruissement que tout
à l'heure vient lui chattouiller l'oreille. C'est drôle, elle a l'impression qu'il traverse
tout son corps. Elle pose ses mains sur la branche la plus basse et se hisse avec légerter dans
l'arbre. Ses pieds se posent sur les corps shrugueuses. Le bruissement se fait tout un coup plus fort.
Il se transforme en murmure. Elle continue de grimper. Elle jette un coup d'œil en bas.
Le sol s'éloigne à mesure qu'elle passe de branche en branche mais elle n'a pas peur.
Perchée sur son arbre, elle se sent libre. Le bruis se fait de plus en plus fort. Elle tend
l'oreille et se concentre. Elle a l'impression que plein de petites voies murmurent son prénom.
Est-ce que je rêve ? Mais non, j'entends bien monde. Mais qui êtes-vous ? Où êtes-vous ?
Demande-t-elle à voix haute. Nous sommes là, tout autour des toits.
Maille regarde à droite, à gauche, mais elle ne voit rien d'autre que la paisible clérière.
Elle avance sur la branche. Maille, où êtes-vous ?
Ici, ici, là. Et là, encore ici. Regardez le vent.
Regardez le vent. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Maille s'arrête et réfléchit. Elle lève la tête en direction du ciel.
Mais comment voir le vent ? Il est invisible. Sauf quand il fait bouger les feuilles des arbres.
Elle se penche et attrape une petite branche devant elle. De petites feuilles vertes se balancent doucement.
Ça y est, tu nous as trouvé, nous, les petites feuilles de printemps ?
Maille, ça soit sur la branche pour reprendre ses esprits. Il lui arrive souvent des choses un peu étranges,
mais c'est bien la première fois qu'elle parle à des feuilles d'arbres. Elle passe
doucement un doigt sur la feuille. Et ça jatoille !
Maille sent comme un petit frisson sous ses doigts.
Dis, Maille, est-ce que tu voudrais te sentir comme une feuille ?
Comme une feuille ? Oui, être légère comme nous.
T'es laissée portée par le vent. Te sentir volée ?
Maille aimerait bien, mais elle se demande comment c'est possible. Elle enche la tête.
Il faut que tu le dise. Oh, il est fort.
Oui, je vais bien.
À cet instant, elle sent son corps se soulever dans les airs et ses pieds se détacher de la branche.
Mais, mais, mais je vols !
Elle tourbillonne dans les airs portées par le vent. Elle voit la clérière, sa soeur endormie entre les violettes
et le bois qui s'étend autour d'elle.
Puis doucement, elle redescend et vient se poser sur la nappe.
Waouh, mais c'était incroyable !
Elle se précipite sur Yann.
Réveille-toi, réveille-toi ! Yann ouvre les yeux surprises.
Hein ? Quoi ? Mais qu'est-ce qui se passe ?
Viens, viens ! Il faut que je te montre quelque chose !
S'écri Maille en entraînant sa soeur vers l'arbre.
Allez, grimpe avec moi.
Mais pourquoi ? Tu vas voir.
Mais on va tomber, c'est trop ! Et puis j'ai le vertige, moi.
Maille prend les mains de sa soeur dans les siennes et plonge ses yeux dans les siennes.
Est-ce que tu me fais confiance ?
Yann regarde Maille et elle sent ses craintes s'envoler.
Oui.
Elle pose ses pieds sur la branche et y lit son corps à la force de ses bras.
Maille l'encourage.
Yann s'accroupit sur la branche.
Ses chaussures glissent sur les corse et elle a peur de tomber.
Fais confiance à ton corps.
Tes pieds savent mieux que toi ce qu'il doit faire pour ne pas tomber.
Enlève tes chaussures.
Le suggère Maille.
Yann a envie de laisser tomber les drôles dits de Maille et de redescendre.
Mais le sourire mystérieux le sasseur l'intrigue.
Elle repense à leurs excursions d'enfants dans les bois.
Maille est toujours un peu dans la lune qui n'avait peur de rien.
Et elle qui s'occupait de prendre de l'eau, des provisions
et faisait attention de ne pas trop s'éloigner du chemin.
Elle formait une bonne équipe finalement.
Elle laisse tomber ses chaussures au pied de l'arbre
et continue de grimper sans regarder le sol qui s'éloigne.
Maille, elle, se concentre pour suivre les murs murs des feuilles.
Elle tend la main à Yann et l'aide à se lisser sur la dernière branche.
Mais tu m'emmènes où comme ça ?
Maille fait signe à sa soeur de rester silencieuse et ferme les yeux.
Yann l'observe, partagée entre l'étonnement et l'admiration.
Sa soeur a l'air si sereine, perchée en équilibre sur sa branche.
Mais elle se demande bien ce qu'elle est en train de faire.
Soudain, Maille rouvre les yeux et lui prend la main.
Yann, est-ce que tu veux te sentir comme une feuille ?
Quoi ?
Est-ce que tu veux te sentir libre comme une feuille d'arbre portée par le vent ?
Yann regarde sa soeur dans les yeux.
Elle pourrait se demander ce qu'elle lui raconte et vouloir au descendre de l'arbre.
Mais pour la première fois depuis très longtemps,
elle lâche prise et décide de faire entièrement confiance à quelqu'un.
Oui, d'accord.
Et voilà que Maille l'entraîne dans le vide.
Un cru de surprise s'échappe de ses lèvres.
Elles vont s'écraser.
Mais… mais non.
Non !
Elles volent.
Elles tourbillonnent dans le vent.
Et leur rire amplisse la clairière.
Et avec eux, le rire silencieux de milliers de feuilles de printemps.
Elle se pose doucement sur le sol.
Un souvenir magique s'étissait entre elles.
Et toi ?
Est-ce que tu as aussi un souvenir magique avec quelqu'un ?
Si tu en as envie, tu peux le partager avec nous en commentaire.
Peut-être nous inspirera-t-il une nouvelle histoire ?
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler-conté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !